MONDE

1792-1981

La Veuve fonctionne partout


Palmarès du Pacifique : Nouvelle-Calédonie, Polynésie



Date Heure Lieu Nom Crime Exécution Condamnation
11 août 1864 Papeete (Tahiti) Deux Chinois La guillotine fut construite sur place
25 septembre 1867 Presqu'Ile Ducos (Nouvelle-Calédonie) Sobres, Matapon, Soupesale et Tiver Néo-Hébridais. Condamnés pour le massacre d'une famille de cinq personnes - dont le domestique et deux enfants âgés de 4 et 1 ans. Première exécution capitale effectuée par la guillotine en Nouvelle-Calédonie.
18 mai 1868 Ouvanou (Nouvelle-Calédonie) Dix condamnés Kanaks.
16 juillet 1868 Ile Nou Hamida ben Cella Bagnard depuis 1866
13 janvier 1871 Ile Nou Alphonse Louis Rémy Bagnard depuis 1868
10 mars 1871 Ile Nou François Multédo Bagnard depuis 1866
28 novembre 1871 Ile Nou Louis Victor "Isidore" Brun Bagnard depuis 1866.
02 décembre 1873 Ile Nou Charles Dominique Giovacchini Bagnard depuis 1867
15 avril 1874 Ile Nou Auguste Petitclair Bagnard depuis 1870
05 novembre 1874 Ile Nou Jean Gros Bagnard depuis 1867
20 mai 1875 Ile Nou Auguste Rose Bagnard depuis 1866
28 septembre 1875 Ile Nou Firmin Pradal Bagnard depuis 1873
09 mai 1876 Ile Nou Calixte Lavorelle Déporté en 1871 suite à la Commune.
13 octobre 1879 Ile Nou Louis Emile Prou Bagnard depuis 1876 20 septembre 1878
29 avril 1880 Ile Nou Marie François Joseph Dubois Bagnard depuis 1875
22 juin 1881 Ile Nou Louis Joseph Thieux Assassin du gardien Gerbe 24 décembre 1880
09 février 1885 Ile Nou Louis Rotatori et François Ferrari
17 juin 1886 Ile Nou Joseph Veschi et Luigi Mosca Veschi, condamné pour meurtre à Bastia à vingt ans de travaux forcés. Condamné le 6 novembre 1877 pour viol. Devenu domestique chez M.Roger, propriétaire terrien à Gadjy, le 19 octobre 1885, suite à l'invitation d'un ouvrier canaque d'aller à la chasse, il s'empare d'un fusil Lefaucheux et abat trois autres prisonniers, domestiques dans la même propriété que lui, sans qu'il soit en état d'ivresse... Il tirera sur un quatrième homme sans le toucher, puis se rendra à la police aux alentours de la Dumbea. Mosca, Italien, condamné à perpétuité le 28 mai 1884 à Aix-en-Provence. Le 21 février 1884, à Marseille, ce garçon de 24 ans tue à coups de couteau ses anciens logeurs, les époux Gatto. Le mari avait 75 ans, l'épouse 64 ans : ils logeaient des compatriotes Italiens et jouissaient d'une très bonne réputation. Mais Mosca était un mauvais payeur, et pour éponger une partie de la dette qu'il leur devait, les Gatto avaient retenu sa montre. Furieux, il s'était acharné sur eux en pleine nuit avec une violence incroyable - la femme avait été presque décapitée. La cour d'assises des Bouches-du-Rhône rend un verdict de mort... ou presque : les jurés avaient voté la mort, mais au moment de la lecture des questions, une irrégularité fut remarquée, les jurés durent retourner en salle de délibérations... et optèrent pour la peine tout juste inférieure des travaux dorcés à perpétuité. Mosca tue un concessionnaire arabe.
28 décembre 1887 Ile Nou Julien Fouilleul et Jacques Roumieux Tuèrent un Kanak
16 septembre 1889 Ile Nou Léonard Bonnaud et Charles Joseph Deslin Tuèrent le 03 décembre 1888 leur co-détenu Menesson, en lui sciant le cou avec le couvercle d'une boîte de conserve. 29 juin 1889
19 novembre 1889 Ile Nou Joseph François Morin Bagnard depuis 1884
16 avril 1890 Ile Nou Marius Jugy et Joseph Pascal Recordier Scièrent le cou de leur co-détenu Pierre Achille Lacroix, faible et sexagénaire, le 18 décembre 1888 en se servant d'un arceau de barrique affûté pour la peine ! 25 juin 1889
18 avril 1890 Ile Nou Eugène "Varin" Pivet et Antoine Boiron Pivet tente d'assassiner son co-détenu Emile Abadie. Boiron tente d'assassiner un Kanak, Bevaya, qui l'avait reconnu comme bagnard évadé et s'apprêtait à le livrer aux gendarmes. 28 juin 1889 et 26 juillet 1889
30 août 1890 Ile Nou Jacques Fontbertasse, Alphonse Marquelet et Louis Edouard Lecomte Evadés du camp de Gomen entre septembre et octobre 1889, sèment la terreur dans la région, et finissent par assassiner un libéré du nom de Cousin, devenu épicier à Tinip, pour lui voler 600 francs et quelques denrées avant de s'enfuir en Australie. Leur complice Brelle est condamné à cinq ans de double-chaîne après admission de circonstances atténuantes.
12 septembre 1890 Ile Nou Jean Hortion
13 février 1891 Ile Nou Pierre Bidaux 29 ans, libéré le 14 février 1890. Le 2 avril 1890, à Pouembout, égorge à coups de couteau la veuve Gilbert, 72 ans, avant de lui dévorer le visage et les seins et de violer le cadavre. 24 juillet 1890
15 mars 1892 Ile Nou Paul Génicot Bagnard depuis 1885
13 mars 1893 Ile Nou Charles Louis Amat
30 août 1893 Ile Nou Buquet Condamné à mort, gracié. Sur l'île Nou, tente de tuer le surveillant Brandin. Très courageux.
09 avril 1895 Ile Nou Chedli ben Amor Tebourski
13 mai 1895 Ile Nou François Gustave Granger Bagnard depuis 1872
26 février 1902 5h20 Ile Nou Arthur Louis Joseph Thaise 40 ans, ransporté en 1882. Auteur d'une série de vols, arrêté à Dumbia en possession d'une arme à feu, il s'évade lors de son transfert en prison en poignardant mortellement un garde Canaque qui l'escorte. Il est rattrapé très rapidement. Au réveil, dit avoir faim, mange des sardines, du poulet, qu'il arrose de vin et de rhum. Pendant qu'on le toilette, il s'adresse au bourreau Macé et lui dit : "C'est pas parce que ton boulot, c'est de couper des têtes, que tu ne peux pas trinquer avec moi !" Macé accepte l'invitation. Devant la machine, Thaise avoue son crime, mais réfute la préméditation. Après que sa tête soit tombée, Macé saisit la tête et lui demande s'il l'entend. Deux ou trois crispations de mâchoire sont remarquées. Première exécution avec la guillotine Berger livrée quelques semaines plus tôt.
13 juin 1902 6h05 Ile Nou Etienne Marie Normand 40 ans, bagnard depuis 1883, lépreux. Assassine sur l'île Art - léproserie pénitentiaire - un co-détenu.
04 octobre 1902 Ile Nou ? John William Indien.
06 décembre 1905 Nouméa Khenatra Miloud Ould-Ali Auteur de plusieurs assassinats en Algérie. Tua le rélégué Boisson sur l'Ile des Pins. 1000 personnes. Suite à la mort du bourreau Macé, son successeur trop nerveux, fait de l'exécution une boucherie : libérant le couteau trop tôt, il décapite le condamné au niveau du front. En essayant de hisser le mouton, la corde lâche et il faut se munir de l'échelle pour fixer un câble à la corde, remonter le couteau et finalement la décapitation soit effective. 21 juin 1905
08 janvier 1906 Lundi, Nouméa Dasma Japonais, tua un colon. 26 juin 1905
08 novembre 1909 Mercredi, Nouméa Pierre Arrighi 50 ans. Condamné le 01 décembre 1884 par les assises de Corse à perpétuité pour tentative de meurtre sur la personne de son beau-frère. Devenu chef de la "Bande rouge", sévissant entre Pouembout et Koné : un certain Grimigni, épicier, fils de forçat, lui propose de commettre des meurtres. L'épicier avait emprunté de l'argent à deux hommes et était dans l'incapacité de le leur rendre. Arrighi fait assassiner par son homme de main, l'Algérien Kouider Zermani, un certain Vincent, à qui Grimigni devait 8200 francs. L'homme est abattu chez lui, pendant le dîner, et sa paillotte incendiée : la bande est payée 60 francs. Un mois plus tard, M.Franceschi est supprimé de la même façon, et quelques jours après, la bande s'attaque au mineur Rostoucher, un soir sur la route, pour lui voler son salaire. Kouider Zermani est abattu par un gendarme à son arrestation, en 1908, au col de Nessamou. Grimigni et Santacroce sont condamnés à 20 ans de bagne, Meunier à dix ans, et Mme Voisin à cinq ans. Au réveil, répond au prêtre qui l'exhorte à croire en Dieu : "S'il y avait un Dieu, je ne serais pas là, puisque les vrais coupables sont la femme et Santacroce..." A peine la toilette terminée, il se lève, secoue les épaules et déclare : "Ah, les amis ! Prêt pour l'action !" Il se confesse et communie. Arrivé devant la guillotine, dressée sur les quais, s'avance avec courage. 23 mars 1909
08 octobre 1920 Nouméa Emile Oué et Doui Tiatein Kanaks. Membres de la rébellion de 1917.
04 décembre 1920 Nouméa Gimin et Sadijo Javanais. Leur complice Naessidi, condamné à mort avec eux, est grâcié. 22 mars 1920
14 novembre 1921 Papeete (Tahiti) Kouan-Yu Assassina en 1920 l'épicier chinois Wong Fat à Papeete pour le voler. 02 février 1921
08 mars 1923 Nouméa Djelloul ben Miloud ben Reghdi 56 ans environ, ancien relégué pour vols, condamné en outre pour meurtre à 7 ans de travaux forcés à Nouméa en 1898. Fin décembre 1921, s'associe avec un autre Arabe, Korichi, pour conduire un troupeau de bétail entre Pouembout et Bourail. En chemin, aux abords de Moindah, assomme mortellement Korichi pour lui voler le peu d'argent qu'il possède, sa jument, des vêtements et un revolver. 28 juin 1922
1926 Papeete (Tahiti) Deux chinois
28 août 1931 Port-Vila (Nouvelles-Hébrides) Bui van Buoc, Nguyen Huu Doc, Nguyen Hiep, Cao Nam Loi, Le Dac Quach et Vu Van Que Tonkinois. Qutre d'entre eux, le 25 août 1929, massacrent à coups de hache et de machette M.Chevalier, contremaître et gérant de la plantation Malo-Pass sur l'île de Malo. Les deux autres assassinent en mai 1929 un autre Tonkinois pour le voler. Exécutés place de la Milice française.
12 décembre 1931 Nouméa Temon Javanais.
23 mai 1933 Nouméa Joseph Abdelkader et François Ali Voleurs récidivistes. Tuent Mme Devaux le 15 juillet 1931, qu'ils assomment, égorgent puis violent à tour de rôle avant de lui voler un peu d'argent et quelques objets. Leur complice, Joseph Boudellal, condamné à mort avec eux, est gracié. 17 mars 1932
24 mai 1934 Nouméa Asti Javanais. Condamné aux travaux forcés pour assassinat - une personne assommée d'un coup de machette, puis la tête broyée à coups de pierre -, s'évade en janvier 1933. Hébergé avec un autre fugitif du nom de Mohamad par les époux Kromosemiko à la Foa, le 24 janvier 1933, il tue ses hôtes à coups de hache et de sabre d'abattis pour voler 50 francs. 27 juin 1933
10 mai 1940 5h30 Nouméa Matmoesin Javanais, coolie. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, tente de s'évader de la prison de Nouméa avec un autre prisonnier le 01 novembre 1938 : surpris par M.Jean, planton de police, l'abat. Condamné par le TMS de Nouméa, arrêt cassé pour vice de forme, condamné à nouveau. Dernière exécution en Nouvelle-Calédonie. 05 février 1939, 23 septembre 1939


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