FRANCE

1832-1869

Condamnations à mort (1832-1869)

Les condamnés à mort 2 (liste non exhaustive)

Notes :
- La ville où se passe l'exécution capitale (ou bien où l'arrêt stipulait qu'elle aurait lieu) n'est indiquée que quand elle diffère de la ville où la condamnation a été prononcée.
- La mention d'une grâce sans précisions supplémentaire indique une commutation en peine de travaux forcés à perpétuité. En cas de commutation supérieure (vingt ans ou dix ans de travaux forcés), l'information est mentionnée.
- Si la juridiction qui prononce la peine n'est pas la cour d'assises régulière, le fait est précisé dans la colonne "Lieu".

Condamnation Lieu Nom Crime Décision
1832 Carcassonne
1832 Caen Gracié
1832 Angoulême Gracié
1832 Metz Deux condamnés Gracié
1832 Riom Gracié
1832 Vesoul Deux condamnés Gracié
1832 Paris Gracié
1832 Niort Gracié
1832 Auxerre Gracié
1832 ? Blot Fausse monnaie Gracié, peine commuée en quinze années de réclusion. Entériné le 23 juin 1832.
04 janvier 1832 Niort René Baudouin, Pierre Gabard, Jean Bourreau et Jacques Martineau Conscrits réfractaires, membres de la bande du général Diot, chouans. Graciés
07 janvier 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Jean-René Gaboriau 23 ans, chef chouan. Avec ses hommes, attaque à coups de pierre le 22 avril 1831 au Bonpère cinq soldats qui s'étaient lancés à leurs trousses. Le 14 septembre 1831, à Saint-Prouant, attaquent la ferme Guilbaud, torturent le père et tentent de tuer le fils. Arrêt cassé, condamné à Niort aux travaux forcés à perpétuité le 06 avril 1832.
janvier 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Pierre Gaugain Pourvoi rejeté en février 1832
21 janvier 1832 Laval Marie-François-André Madiot et René Tessier 30 ans chacun, "Chouans", brigands de grands chemins, auteurs de vols, viols, tortures et actes de barbarie. Leurs complices Daguin et Pasquier sont condamnés à huit ans de réclusion. Guillotinés le 05 avril 1832
01 février 1832 Chaumont Joseph Massard Assassinat Guillotiné le 10 avril 1832
février 1832 Chaumont Jean-Baptiste Laurin Infanticide Gracié
février 1832 Moulins Jean Imbert Assassinat Pourvoi rejeté le 08 mars 1832.
04 février 1832 Paris Prosper "Garsonnet" Quartsonnet Assassine à coups d'alêne de cordonnier Muller, logeur au 12 rue Saint-Nicolas-d'Antin. Gracié le 08 mai 1832
07 février 1832 Saintes Louis Vivien Détestant sa belle-famille, séquestre son beau-père, Louis Favreau, septuagénaire, le 13 novembre 1831 à Fontaine-Chalendray, et le tue le lendemain à coups de serpe et de marteau. Guillotiné le 25 avril 1832
11 février 1832 Rouen Pierre-Prosper Ballière PARRICIDE, 18 ans. Tua le 24 septembre 1831 à Yvetot sa grand-mère, la veuve Ballière, de douze coups de hache dans la tête pour la voler. Guillotiné le 26 juin 1832
16 février 1832 Versailles Jean-Baptiste Boullaud Ouvrier agricole, déjà condamné à six ans de prison pour vol par les assises de Versailles. Tue le 13 octobre 1831 à Jumeauville les époux Thévenon, cultivateurs sexagénaires (arme jamais identifiée) avant de les voler. Ceux-ci l'avaient licencié en avril pour son attitude grossière et il avait décidé de se venger. Guillotiné le 13 juillet 1832
18 février 1832 Montauban Jean-Pierre "Castagne" Dugès Cultivateur. Auteur d'un vol avec effraction suivi d'un incendie volontaire pour cacher les traces de son larcin le 30 août 1824. Gracié le 21 avril 1832, peine commuée en dix ans de réclusion
19 février 1832 Vesoul François Thiault 58 ans, cultivateur. Assassina d'un coup de fusil en pleine tête, tiré de l'extérieur à travers la fenêtre, sa belle-mère Mme veuve Caritey au hameau des Granges-Guénin, commune de St-Barthélémy le 26 novembre 1831. Veuf d'Hélène Caritey, décédée après un an de mariage, Thiault détestait sa belle-mère depuis que celle-ci était parvenue à se faire rembourser la dot. Guillotiné le 04 juin 1832
20 février 1832 Saint-Flour Jean Jourdes 36 ans, cultivateur. Assassinat Guillotiné le 21 mai 1832
22 février 1832 Saintes Jean Mulon 22 ans. Tente d'empoisonner avec une soupe aux bulbes de colchique, le 05 octobre 1831, six semaines après leurs noces, sa jeune femme Madeleine Sicard, 16 ans, et récidive le lendemain, la rendant gravement malade mais ne pouvant la tuer car dès lors, elle refuse de manger les plats qu'il lui prépare. Il avait choisi la demoiselle Sicard qui possédait une fortune de 10.000 francs plutôt que son autre prétendante, Madeleine Fétiveau, qu'il préférait physiquement. Lors de la première tentative, un convive imprévu, Desonches, consomme la rôtie (soupe froide de pain, de sucre et de vin) empoisonnée et meurt au bout de trois jours de souffrance. Se suicide en prison fin avril 1832.
26 février 1832 Dijon François Brochot Aubergiste. A Chelsey, blesse le 09 novembre 1831 à coups de fusil sa fille Françoise, et son frère Pierre : ruiné par sa propre faute, il avait vu sa fille confiée à son frère, et les dettes envers elle s'accumuler. Guillotiné le 02 juin 1832
27 février 1832 Évreux Victoire-Aimée Thoret, veuve Vidal Assassina les époux Hodard à Ingouville. Condamnée en première instance par les assises de Seine-Inférieure, arrêt cassé. Guillotinée le 04 juin 1932
04 mars 1832 Pau Jean Dussaud
mars 1832 Châlon-sur-Saône Emilien Allaire Incendie Pourvoi rejeté le 21 avril 1832. Gracié.
09 mars 1832 Rodez Jean-Louis Boussagol et Jacques Boussagol Faux-monnayeurs Arrêt cassé en avril 1832
13 mars 1832 Gap Jean-François Chevalier Pour une querelle d'intérêts, met le feu, le 06 septembre 1831 à Vitrolles, à la maison de sa belle-soeur, Marie Roche, veuve Chevalier, manquant brûler vifs les deux enfants de cette dernière, heureusement secourus par des voisins avant d'être blessés. Arrêt cassé le 18 mai 1832.
13 mars 1832 Paris - 1er Conseil de guerre Victor Pothier Fusilier du 25e régiment de ligne. Ivre mort, le 05 janvier 1832, rue Traverse, attaque les soldats Mutzenger et Schiels sans la moindre provocation de leur part, et les blesse à coups de sabre. Mutzenger, touché au bas-ventre, meurt quelques heures plus tard.
14 mars 1832 Toulouse Jean Bonnet et Marguerite Latreille 56 ans, tisserand et 48 ans, journalière. Fabriquèrent deux fausses pièce de 5 francs et une pièce de quarante sous à Frouzins, et s'en servirent pour acheter du tabac à Cugnaux et à Plaisance. Pourvoi rejeté le 21 avril 1832. Graciés, peine commuée en dix ans de réclusion. Entériné le 05 juillet 1832.
16 mars 1832 Troyes Claude "Lacroix" Gueux 27 ans. Voleur récidiviste, condamné en 1830 à huit ans de prison pour vols, est incarcéré à la centrale de Clairvaux. Tue à coups de hache le 07 novembre 1831 le gardien-chef Delacelle qui le brimait sans cesse avant de tenter de se suicider. Guillotiné le 01 juin 1832
19 mars 1832 Toulouse Pierre Dournac 57 ans, cultivateur. Empoisonne avec une soupe de haricots à l'arsenic son gendre Antoine Loupsan à Bellegarde-Sainte-Marie le 13 février 1830 pour se venger d'une dispute concernant une vache. Réfugié en Espagne, condamné par contumace le 16 septembre 1830, arrêté sitôt revenu en France. Guillotiné le 19 mai 1832
24 mars 1832 Rouen François-Jérôme Larcher, Adrien-Ciriaque "La Tulipe" Borain et François-Narcisse Dupressoir Marchand de porcs et de veaux, ? et marchand colporteur. Assassinent le 18 septembre 1830 à Mauquenchy la veuve Blondel et son fils Jacques-Narcisse, 25 ans, à coups de pistolet et de couteau, pour les voler. Suspecté de complicité, Benoît Dupressoir est acquitté. Guillotinés à Neufchâtel le 30 juin 1832
26 mars 1832 Albi Jean-François Tournié 36 ans, propriétaire. Le 18 février 1831, à Arthès, empoisonne son épouse Cécile Delpont, enceinte de neuf mois, avec de l'arsenic. La jeune femme accouche d'un bébé mort-né le 21 février et décède à son tour le 22. Tournié trompait sa femme avec leur bergère, Marie-Anne Nègre, et Cécile envisageait de le quitter. Guillotiné le 21 mai 1832 ?
10 avril 1832 Niort Joseph Délime 23 ans, conscrit réfractaire. Chouan, complice de Diot. Gracié
15 avril 1832 Digne Pierre Barrême 24 ans. Le 28 novembre 1831, à Moustiers, dans la montée de Courchon, attaque Mmes Honoré et Joseph Bondil ainsi que leurs filles pour leur voler 5 fr 80. Le 1er décembre 1831, près de Châteauneuf, dans la Coueste de l'Aï, tire un coup de fusil dans la cuisse de Marc Bouteille lors d'une attaque à main armée. Gracié
02 mai 1832 Nantes - Conseil de guerre Jean-Joseph Héquilly Voltigeur au 44e de ligne. Abat d'un coup de fusil aux Aubiers (Deux-Sèvres) un fermier qui lui servait de guide. Gracié.
07 mai 1832 Brest - Tribunal maritime spécial Petit 36 ans, ancien militaire, forçat, tailleur au bagne. Tente d'assassiner le 25 avril 1832 le sous-adjudant Alamani d'un coup de ciseaux dans le bas-ventre. Autrefois incarcéré à Toulon, avait commis un assassinat pour lequel son compagnon de chaîne avait été condamné et exécuté. Guillotiné le 08 mai 1832
10 mai 1832 Alençon François Trottet 57 ans, vétérinaire. Ruiné, furieux que son voisin Beaudouin ait acheté ses biens immobiliers et mobiliers, l'empoisonne le 26 janvier 1832 à Alençon avec une galette si bourrée d'arsenic que les cristaux en sont visibles à l'oeil nu dans la pâte. Avait déjà été acquitté en 1819 par la même cour d'assises pour avoir empoisonné une famille avec un tonneau de cidre mêlé de sublimé corrosif, qui causa la mort de la mère et des deux filles. Suspecté également de deux incendies criminels et d'empoisonnements sur les bestiaux. Guillotiné le 23 juillet 1832
14 mai 1832 Rennes Julien Caro Quinquagénaire, chef de chouans. Capitaine de la Nouée pendant les Cent-Jours. Condamné en première instance à Vannes le 13 décembre 1831, arrêt cassé. Guillotiné le 25 juin 1832
15 mai 1832 Angoulême Jean Boucq Guillotiné le 05 septembre 1832
16 mai 1832 Saint-Flour Gabriel Mique 34 ans, cordonnier. Guillotiné le 26 juillet 1832
17 mai 1832 Rouen Bigot et Duport Anciens forçats, faux-monnayeurs. Fondent et emploient de fausses pièces de 50 centimes et de 1 franc de juillet à décembre 1831 dans les environs de Rouen. Duport avait été condamné précédemment pour faux en écriture authentique et publique Graciés
mai 1832 Cahors Jean Mérit Fracasse avec une pierre le crâne de son beau-père Donnadille, menuisier, le 05 septembre 1830 près de Saint-Céré Arrêt cassé le 28 juin 1832. Condamné à Agen aux travaux forcés à perpétuité en septembre 1832.
22 mai 1832 Angoulême Mathieu Gonthier 40 ans, douanier. A Anville, blesse au bras son beau-frère David de deux coups de fusil pour une question d'argent et se réfugie en Espagne. Apprenant par un ami que sa logeuses, Mme Berthomé, a déposé contre lui, il revient en France et le 10 avril 1832, l'abat d'un coup de fusil ainsi que sa fille de 15 ans. Guillotiné le 25 juillet 1832
1832 Valence Joseph Rossi Participa au meurtre de M. et Mlle Béranger d'Arce Guillotiné le 26 juillet 1832
25 mai 1832 Grenoble Claude Bermoux Assassinat Guillotiné le 05 septembre 1832
mai 1832 Dijon Laurent Vuillemot Assassinat Pourvoi rejeté le 28 juin 1832. Gracié.
30 mai 1832 Montauban Pierre Canitrot, Jean "Baraquet" Lafforgue et Richard Vital-Labit Le 05 décembre 1831, pour s'évader de la maison d'arrêt de Castelsarrasin, tuent à coups de couteau le concierge, Dutronc, 60 ans, ainsi que son petit-fils, et blessent grièvement M.Fernando, tambour de la garde nationale, qui cherchait à les empêcher de fuir. Labit est gracié, les deux autres guillotinés le 20 septembre 1832
juin 1832 Vannes Joachim Loyal, Joseph Loyal, Jean Audot et Jean Besnard Chouans. Arrêt cassé le 19 juillet 1832
07 juin 1832 Mende Barthélémy Rouvière 30 ans, cultivateur. Met le 04 février 1832 aux Bondons le feu à une grange à fourrages et à bestiaux appartenant à M. Bazalgette, un voisin qu'il détestait. Arrêt cassé le 12 juillet 1832. Condamné aux travaux forcés à perpétuité à Nîmes le 27 novembre 1832.
15 juin 1832 Paris Nicolas-Frédéric Benoît PARRICIDE, 21 ans, fils d'un juge de paix. Le 9 novembre 1829, à Vouziers (Ardennes), égorge sa mère Pauline et dérobe 6000 francs-or. Laisse accuser des cambrioleurs, puis un charcutier, Labauve, connu pour sa haine de la famille Benoît, et qui est acquitté du meurtre le 30 juillet 1830. Quittant sa région pour Paris, devient l'amant d'un garçon de son âge, Joseph Formage, 17 ans, à qui il parle de son crime. Un an après la fin de leur relation, Formage, sans le sou, fait chanter Benoît et réclame 50 écus comme prix de son silence. Dans la nuit du 22 juillet 1831, hôtel des Bains à Versailles, égorge Formage à coups de rasoir dans sa chambre. Premier(?) procès à utiliser la possibilité de circonstances atténuantes. Guillotiné le 30 août 1832
23 juin 1832 Troyes Michel Gombault 45 ans. Traqué par les villageois de Dosnon après un vol de grain au moulin, il blesse d'un coup de pistolet à la poitrine Elie Person, un villageois. Person meurt le 1er janvier 1832. Son complice Louis Arnoult, 22 ans, est condamné à quinze ans de travaux forcés. Pourvoi rejeté le 27 juillet 1832.
23 juin 1832 Paris - Conseil de guerre Pierre-Henri Hassenfratz Rue de Poissy, assassine le sergent Lemoine (pendant les journées du 05 et 06 juin 1832 ?) Arrêt cassé le 30 juin 1832, condamné par la cour d'assises de la Seine à dix ans de travaux forcés le 10 août 1832.
28 juin 1832 Laval - Conseil de guerre Trois hommes Chouans. Arrêtés les armes à la main.
23 juin 1832 Château-Gontier - Conseil de guerre Alexis Sauvage et Michel-Jean Chopin 37 ans, cordonnier et 54 ans, percepteur, chouans.
28 juin 1832 Château-Gontier - Conseil de guerre Michel "Francoeur" Menant 64 ans, paysan. Participe aux révoltes de 1793, 1799 et 1815, capitaine des chouans.
29 juin 1832 Pierre Chapellier
02 juillet 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Jean Guignard Provocation à la désertion et embauchage. Condamné en première instance à dix ans de travaux forcés par les assises des Deux-Sèvres, arrêt cassé. Gracié en octobre 1832
14 juillet 1832 Bayonne - Conseil de guerre Marc Donat Grenadier au 48e de ligne de Bordeaux. Tire deux coups de fusil sur le sergent-major Godard, le blessant au bras. Condamné en première instance par le Conseil de guerre de Bordeaux, arrêt cassé.
juillet 1832 Évreux Louis-Jean Leguay et Denis-Augustin Deslandes 50 ans, marchand d'oignons et 34 ans, ouvrier agricole. Attaquèrent dans la nuit du 10 au 11 février 1832 au hameau du Bourg-Labbé, commune de Muzy, les époux Agoutin, cultivateurs septuagénaires, et tuèrent M.Agoutin de plusieurs coups de couteau. Félicité Huquefer, épouse Leguay, complice, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés le 17 octobre 1832
août 1832 Brest - Tribunal maritime spécial Charles-Jacques Lambrecht Forçat à vie. Le 03 août 1832, tente d'assassiner le sergent Duval de trois coups d'un grand clou aiguisé. Guillotiné avant le 23 août 1832
18 août 1832 Saintes François Gicailleau 34 ans, cultivateur à Gourvillette. Ayant acheté la propriété de ses beaux-parents en viager et désireux d'en hériter au plus tôt, empoisonna à l'arsenic, le 1er décembre 1829, son beau-père, François Guy, le poison étant mélangé à plat de haricots. Tenta d'empoisonner sa belle-mère, Marie Levêque, veuve Guy, en janvier 1832, ainsi que sa belle-soeur Marie Guy et le fils naturel de celle-ci, Vincent, 4 ans, avec un plat de fèves, ne réussissant qu'à leur donner une grave intoxication alimentaire. Récidiva le 22 mars avec des haricots, puis le 30 mars avec une soupe : Marie Levêque ne survécut pas, Vincent Guy fut sauvé par les médecins pour n'en avoir mangé qu'une seule cuillérée. Guillotiné à Saint-Jean-d'Angély le 17 octobre 1832
18 août 1832 Bastia Antelino Marsili 66 ans, cultivateur à Matra. Assassina son beau-frère Bernamonti pour hériter de ses biens.
23 août 1832 Paris Cuny Cuisinier. Tire un coup de pistolet d'arçon le 05 juin 1832 sur deux policiers, rue des Noyers, sans les toucher. Gracié
23 août 1832 Valence Sylvestre Tronc Assassina MM.Rouvière-Cartier et Carle en 1815 Pourvoi rejeté le 27 septembre 1832. Gracié.
24 août 1832 Paris Lepage Tire une douzaine de coups de fusil le 06 juin 1832 sur des gardes nationaux, pointe Saint-Eustache. Pourvoi rejeté le 04 octobre 1832. Gracié.
1832 Versailles Jacques-Philippe Desnus Meurtre et vol Pourvoi rejeté le 04 octobre 1832. Gracié. Entériné le 07 décembre 1832.
02 septembre 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Pierre-Charles Bernard et Louis Guillet Chouans. Membres de la bande de Gaboriau. Le 14 septembre 1831, à Saint-Pronant, attaquent la ferme Guilbaud et frappent le père et le fils à coups de crosse de fusil. Graciés le 25 janvier 1833, peine commuée en vingt ans de travaux forcés.
03 septembre 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) François Robin Empoisonna sa femme Marie Huffeteau, dont il était séparé, à Pouzauges le 09 juin 1832 avec du pain à l'arsenic ; sa fille Rose est également intoxiquée par le pain. Avait déjà tenté plusieurs années plus tôt de l'abattre d'un coup de fusil. Guillotiné le 05 février 1833
03 septembre 1832 Niort Marc Secondi Corse, déserteur du 1er léger, membre d'une bande armée. Arrêté le 22 avril 1832 à Voué. Tortura en 1831 les époux Roulard avec des braises : le couple, laissé en vie, fut assassiné quelques jours plus tard pour avoir osé porter plainte à la gendarmerie. Assassina le maire d'une commune proche de Parthenay après l'avoir attiré dans un guet-apens, assassina trois personnes attaquées sur la route. Guillotiné à Parthenay le 03 octobre 1832
11 septembre 1832 Vannes Radenac Surpris les armes à la main en avril 1832 à Cruguel Pourvoi rejeté le 09 novembre 1832. Gracié.
18 septembre 1832 Coutances Jean-Baptiste Gellée, Perrine Gillette Élisabeth Jouvet, épouse Gellée et Louis Gellée Le 24 février 1832, à Millières, tuent à coups de barre de fer et de ciseau à bois leur gendre Auguste Legresle, qu'ils détestaient. Adélaïde Gelée, veuve Legresle, 29 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé
04 octobre 1832 Laval Camille de Pontfarcy, René-Jacques Guays, Amand de Monfrand, Arsène de Pignerolles, Leroger, "Lebrun" Letessier et Joseph Landry 39 ans, 40 ans et 31 ans, propriétaires ; ancien député-maire de Laval ; ex-capitaine-trésorier au 12e régiment d'infanterie légère ; réfractaire ; 54 ans, garde des propriétés des de Pontfarcy. Chouans.
04 octobre 1832 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Louis Bouchet Chef chouan. Le 30 septembre 1831, à Saint-Martin-des-Noyers, à la tête d'une troupe, tente d'assassiner à coups de baïonnette Louis Cacaud, son demi-frère Bouhier et bat leur mère. Attaquent la même nuit la maison des Bazin, débitants de tabac, les époux Bodet, M.Charrier et le boulanger Chanouard. Tente d'abattre un soldat au moment de son arrestation à Beauregard le 10 mars 1832. Pourvoi rejeté le 23 novembre 1832.
06 octobre 1832 Paris Pierre-Joseph Lecouvreur 44 ans, tailleur de pierres et fabricants de brides de sabots. Fournit le 05 juin 1832 chez lui, au 132, rue de Charenton, des munitions aux insurgés. Marie-Jeanne Scelles, 40 ans, sa compagne, est acquittée. Pourvoi rejeté le 24 novembre 1832. Gracié le 08 février 1833
octobre 1832 Nantes - Conseil de guerre Espiart 21 ans, fusilier au 29e de ligne. Déserte pour intégrer le rang des chouans.
17 octobre 1832 Paris Charles-Julien Toupriant et Hippolyte Bainse 23 et 30 ans, relieurs-cartonniers. Rue Montmartre, dans la nuit du 05 au 06 juin 1832, font feu avec des couleuvrines en carton sur les gardes nationaux à l'angle de la rue Montmartre et du passage du Saumon. Graciés le 22 décembre 1832
1832 Évreux Sever Rousée et Martin 22 ans. Bandits sévissant à la Vallée des Boves, sur la route de Caen à Paris. 42 chefs d'inculpation : le 09 octobre 1831, attaquent à Brionne la diligence de Bernay, et tire une balle dans la direction du cocher qui parvient à fuir. Le 12 octobre, près de Malbrouck, sur la route de Caen à Paris, attaquent M.Tranchard et le dévalisent. Le même soir, assaillent le cocher Prévost, et se font remettre une montre et 50 francs d'argent. Le 15 octobre 1831, lors de l'attaque de M.Deschamps, voiturier, lequel est défendu par quatre amis, manquent tuer d'un coup de fusil M. Seblery avant de s'enfuir et d'être arrêtés dans une auberge voisine. Rousée père est condamné aux travaux forcés à perpétuité, un autre à six ans de travaux forcés, un autre à cinq ans, la femme Martin à cinq années de prison, Lebrun est acquitté.
04 novembre 1832 Chaumont François Stoquiaux Tua un garde forestier. Guillotiné le 08 février 1833
05 novembre 1832 Chaumont Louis-Nicolas Goujeat Incendie et vol Pourvoi rejeté le 02 décembre 1832. Gracié.
10 novembre 1832 Moulins Pierre "Picton" Pontet et François Martin Etranglent le 16 mars 1831 à Vernusse, au château de Puy-Guillon, Michel de Rollat, 86 ans, pour lui voler 3000 francs. Leur complice, la veuve Madeleine Pontet, mère de Pierre et épouse en secondes noces de François, est condamnée à six ans de prison. Martin est gracié, Pontet est guillotiné le 09 février 1833
12 novembre 1832 Douai Antoine-Joseph Armand et Jules "Delaval" Mark Acteurs au théâtre de l'Odéon, voleurs et escrocs. Assassinèrent de huit coups de couteau, dont trois au coeur, l'épouse d'Armand, à Adinkerque (Belgique), le 17 janvier 1832, et jettèrent le cadavre dans la mer du Nord. Guillotinés à Dunkerque le 09 février 1833
20 novembre 1832 Douai Louis Despret et "Gueule Brûlée" Quesnoy Assassinent le 05 avril 1832 à Saint-Amand-les-Eaux la tante de Louis, Marie Despret, veuve Deloffre, puis la jettent dans un puits pour lui voler 1246 francs. Leur complice, "Louis Brice" Broutin, est condamné à quinze ans de travaux forcés. Despret guillotiné à Saint-Amand le 15 février 1833
22 novembre 1832 Rennes Jean Bouffort Pour refaire sa vie avec sa voisine, noye le mari de sa maîtresse dans un fossé en le maintenant sous l'eau avec un pilon, puis tente d'étrangler sa propre femme avant de la tuer à coups de hache. Guillotiné le 31 janvier 1833
23 novembre 1832 Bastia Pierre-Marie Giovannelli 24 ans. Assassine de deux coups de fusil, le 06 juin 1832 à Calcatoggio, Ferdinand Gentili, sans véritable raison. Déjà jugé pour meurtre de M.Pereti, domestique des Gentili, en 1831, mais acquitté grâce au témoignage de sa seconde victime. Guillotiné le 02 avril 1833
25 novembre 1832 Toulouse Barthélémy Ané et Bertrand "Marquis" Dupin 54 ans, artiste vétérinaire et 56 ans, carillonneur. Tuent en l'assommant Jean Perbost, 75 ans, cultivateur, le 01 mars 1832, dans la forêt de Landhorte pour le voler puis jettent le corps dans le ruisseau du Soumès, où il fut récupéré huit jours plus tard. Dupin devait 200 francs à la victime qu'il ne comptait pas rembourser, et Perbost avait refusé que sa fille épouse le fils Ané. Complice présumé, François Duchein, 24 ans, tailleur, est acquitté. Dupin est guillotiné le 22 février 1833. Ané obtient un sursis pour faire d'ultimes révélations, puis se pend en prison. Mis en cause, Pierre Cassagne et Jean Lacroix comparaissent devant les assises en août 1833 et sont acquittés.
27 novembre 1832 Évreux Marie-Catherine Flensi, épouse Delas 58 ans. A Saint-Éloi-de-Fourques, décide d'empoisonner son troisième petit-fils, qu'elle avait décidé de tuer alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère. Le 28 et le 29 juillet 1832, nourrit le bébé de deux mois avec une bouillie mêlée d'arsenic, causant la mort du nourrisson. Pourvoi rejeté le 27 décembre 1832. Graciée.
02 décembre 1832 Caen Jean-Baptiste Gellée, Perrine Gillette Jouvet, épouse Gellée, Louis Gellée et Adélaïde Gellée, veuve Legresle Le 24 février 1832, à Millières, tue à coups de barre de fer et de ciseau à bois leur gendre Auguste Legresle, qu'il détestait. Condamné en première instance par les assises de la Manche, arrêt cassé. Adélaïde avait été condamnée aux travaux forcés à perpétuité en première instance. Jean-Baptiste est guillotiné le 01 mars 1833, sa femme, son fils et sa fille sont graciés.
03 décembre 1832 Lyon François Guerre Meurtre et vol Guillotiné le 20 février 1833
05 décembre 1832 Angers Urbain Plançonneau 42 ans, vétérinaire. A Andard, le 05 août 1830, empoisonne ses oncle et tante, les époux Terrier, leur mère, la veuve Tesnier, et leur voisin, Chardon, avec de la soupe aux choux à l'arsenic, puis avec des prunes cuites. Terrier meurt le 24 septembre 1830, la veuve Tesnier le 18 octobre 1830, et la veuve Terrier survit après huit mois d'alitement, mais demeurant handicapée à vie. Le 24 juillet 1832, à Gonnes, met de l'arsenic dans la farine de son beau-frère, Moreau, serrurier : toutes les personnes qui mangent du pain deux jours après sont atteints de violents vomissements et diarrhées. Guillotiné le 18 février 1833
14 décembre 1832 Paris Miroy 23 ans, marchand de peaux de lapins. Le 21 janvier 1832, à Isselles (Belgique), assassine à coups de couteau Morin, son collègue, pour lui voler son argent. Pourvoi rejeté le 11 janvier 1833. Gracié en mars 1833.
1833 Nancy Gracié
1833 Paris - Conseil de guerre Joseph François Léger Meurtre lors des journées du 05 et 06 juin 1832. Arrêt cassé, condamné à Paris aux travaux forcés à perpétuité, arrêt cassé le 18 mai 1833, condamné à Versailles aux travaux forcés à perpétuité le 08 août 1833.
12 janvier 1833 Paris Jules-Stanislas Forthom 22 ans, marchand des quatre saisons. Le 06 juin 1832, rue Saint-Martin, tire des coups de fusil sur les soldats de la garde nationale. Victor Hébert, 17 ans, bijoutier, jugé avec lui pour des faits similaires, est acquitté. Pourvoi rejeté le 14 février 1833. Gracié en mars 1833, peine commuée en quatre années d'emprisonnement.
23 janvier 1833 Paris - Conseil de guerre Huard Sous-officier de vétérans. Tue de trois coups de couteau, le 23 décembre 1832 rue Sainte-Hyacinthe-Saint-Michel, sa maîtresse, Augustine Lascret, domestique, enceinte de quatre mois, qui avait l'intention de le quitter. Gracié. Entériné le 19 avril 1833.
24 janvier 1833 Niort Hilaire Bourreau PARRICIDE. En septembre 1832, à Thouars, égorge d'un coup de couteau son père avec la complicité de sa mère et de sa soeur, qui sont acquittées. Guillotiné le 18 avril 1833
26 janvier 1833 Paris François Régey 39 ans, ancien sergent de ville. Le 30 août 1832, empoisonne à l'acide prussique son ami Ramus, garçon de caisse, pour lui voler environ 3100 francs, puis dépèce son corps et le jette dans la Seine au niveau du pont de Tournelle. Guillotiné le 02 mars 1833
février 1833 Évreux Jean-Baptiste Bourcier 60 ans. Tente d'abattre de deux coups de fusil à Saint-Melin le 29 juin 1832 M.Hamel après avoir falsifié un testament qui faisait de lui l'héritier des biens de M.Hamel. (Condamnation également marquée le 29 juillet 1832 ?) POurvoi rejeté le 25 avril 1833. Gracié.
03 mars 1833 Riom Antoine Cressin 30 ans, cultivateur. Pour une question de délimitation entre leurs terrains, tue son frère de trois coups de bêche dans la tête le 27 octobre 1832 à Aulzat-sur-Allier. Guillotiné le 18 mai 1833
07 mars 1833 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) François Guesdon 22 ans, membre de la bande de chouans de Bouchet. Participe à l'attaque du courrier de Saumur, agresse la famille Cacaud le 30 septembre 1831, au cours d'une soirée où Louis Cacaud est blessé à coups de baïonnette, où son beau-frère Bouhier est frappé à la tête à coups de crosse de pistolet, et où la mère Cacaud a les doigts broyés à coups de crosse de fusil pour avoir tenté de venir en aide à son fils. et participe à l'assassinat du maréchal-des-logis Bléré. Avait déjà été condamné pour d'autres faits à vingt ans de travaux forcés. Gracié
09 mars 1833 Albi Pierre Hébrard et Marie-Anne Bosc, veuve Bonnet 50 ans, domestique, et 37 ans, fermière, amants diaboliques. Le 26 août 1832 à Tonnac, étranglent avec une corde Jean-Baptiste Bonnet, époux de Marie-Anne et patron d'Hébrard, et mettent en scène son corps dans la grange pour faire croire à un suicide. Guillotinés le 10 juin 1833
13 mars 1833 Rodez Jean Dausse et Joseph Carcenac Cultivateurs à La Garrigue, près de Requista, décidèrent de tuer Marianne, la jeune épouse de Dausse, car celle-ci se plaignait de l'affreuse influence de Carcenac sur son mari. Dans la nuit du 21 au 22 mai 1832, Dausse mit le feu à la maison, espérant que Marianne y mourrait, mais comme elle parvint à s'en sortir, Dausse l'égorgea à coups de serpette, arme fournie par Carcenac. Guillotinés le 01 juin 1833
23 mars 1833 Montpellier Jacques "Bitirac" Seneaux A Cambon, le 19 mai 1832, tente de tuer à coups de règle de scieur de long et de bâton Joseph Vidal, 45 ans, propriétaire au hameau du Req, sans raison véritable. Pourvoi rejeté le 02 mai 1833. Gracié
30 mars 1833 Paris Denis Didier 33 ans, courtier de commerce. Le 05 juin 1832, prend d'assaut le poste de la place Maubert. Jugé par le Conseil de guerre pour ce fait, condamné à 20 ans de fers, arrêt cassé et renvoyé devant la cour d'assises. Arrêt cassé le 02 mai 1833. Condamné à Versailles aux travaux forcés à perpétuité le 29 mai 1833.
30 mars 1833 Chartres Michel-Denis Forges 27 ans, cordonnier, ayant déjà purgé 5 ans de centrale à Melun pour vol en 1826. Le 26 août 1832, à Tillières, tente de tuer à coups de bâton Louis Guérin, 65 ans, journalier, pour lui voler 46 francs, son couteau et sa montre. Le coup porté fut si violent que des éclats d'os du nez furent retrouvés incrustés dans le bois. La victime en reste borgne et sujette à de grosses pertes de mémoire. Guillotiné le 01 juin 1833
02 avril 1833 Orléans Jean Creuzot Âgé d'une vingtaine d'années. Empoisonna à l'arsenic son épouse Mme Carpenville, son aînée de 25 ans, pour refaire sa vie avec sa maîtresse Mme Janvier. Cette dernière est acquittée. Guillotiné à Montargis le 15 juin 1833
03 avril 1833 Orléans Pierre-Alexandre Creuzot Cousin germain du précédent condamné. Assassine à coups de hache un couple de mendiants, Edmé Milhaud et Marie Briçon, dans la nuit du 06 au 07 janvier 1833 à Aussy pour se venger de Milhaud qu'il haïssait. Guillotiné le 08 juin 1833
mai 1833 Angoulême Pierre Jécher et Bernard Latournerie Bagnards condamnés à perpétuité, évadés du bagne de Rochefort. Le 18 janvier 1833, à Angoulême, attaquent la veuve Drouet, épicière, qu'ils étranglent si fort qu'ils lui en brisent la colonne vertébrale avant de lui écraser la tête sous une porte pesant 60 kilos, pour la voler. Guillotinés le 06 juillet 1833
09 mai 1833 Angers Michel Auguste Réveillon Assassina la veuve Métivier Guillotiné le 10 juillet 1833
11 mai 1833 Caen Jacques Madeleine 42 ans, ouvrier charpentier, déjà condamné pour coups et blessures en 1812 à cinq ans de prison. A Saint-Jacques-de-Lisieux, le 09 novembre 1832, abat d'un coup de pistolet M.Maintrieu, cultivateur, mari de sa maîtresse. Avait déjà tenté d'empoisonner son rival avec des cantharides. La veuve Maintrieu, en fuite, est jugée par contumace. Guillotiné à Lisieux le 29 juin 1833
17 mai 1833 Melun Pierre "Victor" Lecoq 24 ans, manouvrier. Auteur de plusieurs cambriolages et de vol de grains à Valence-en-Brie. En février 1833, lors d'un cambriolage, tente d'assassiner Bérénice Saulnier. Gracié le 07 septembre 1833.
20 mai 1833 Toulouse Bernard Travère Tue d'un coup de hache dans la tête le 21 août 1832 à Binos son oncle Jean-François Travère, dont il était l'héritier et qui envisageait de le déshériter parce que le jeune homme voulait épouser une femme que Jean-François n'approuvait pas. Guillotiné le 23 juillet 1833
21 mai 1833 Melun Antoine "Patu" Brette et Jacques Edmé Piquet 42 ans, berger et 40 ans, cultivateur. Auteurs de plusieurs vols dans la région de Montereau. Incendient volontairement plusieurs maisons du hameau du Plessis, à Châtenay, dans la nuit du 31 août au 01 septembre 1832, causant la mort du petit Roux, 3 ans, dans les flammes. Exécution prévue à Provins. Condamnés à mort une seconde fois huit jours plus tard pour un autre crime. Guillotinés à Châtenay le 26 août 1833.
25 mai 1833 Toulouse Jean Janet A Gibel, entre le hameau des Martys et Lamandre, abat de deux coups de feu le 19 janvier 1833 Baptiste Lautré, et tente de tuer à coups de bâton Jean Lautré, son futur gendre. Oncle maternel des frères Guillaume et Baptiste Touja, il avait très mal pris que leur grand-mère paternelle, Cécile Serres, veuve Saury, deshérite les deux garçons à cause de leurs mauvais traitements et préfère donner procuration sur sa fortune à Baptiste Lautré, son gendre, qui la respectait comme sa propre mère. Guillaume Touja, Baptiste Touja et le domestique de Janet, Germain Descuns, sont respectivement condamnés aux travaux forcés à perpétuité, à vingt ans et dix ans de travaux forcés. Guillotiné le 23 juillet 1833
29 mai 1833 Melun Antoine "Patu" Brette, Jacques Edmé Piquet, Louis Piquet et Jacques-Côme Piquet 42 ans, bergers, 40 ans, cultivateur, 26 ans, manouvrier et ?. Auteurs de plusieurs vols dans la région de Montereau. Attaquent le 28 novembre 1830 à Balloy la ferme de Rozelle, propriété de la famille Morin. Jettent Anne Morin, la fille, dans un puits - elle s'en sort vivante -, et abattent d'un coup de fusil Anne-Catherine Fourquenay, veuve Morin, la maîtresse des lieux, en emportant 20.000 francs. Nicolas "Trouvé" Chevalier, 38 ans, batteur en grange, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Louis et Jacques-Côme sont graciés, Brette et Jacques-Edmé guillotinés à Châtenay le 26 août 1833
25 juin 1833 Privas Marie Breysse, épouse Martin, Jean Martin et Jean Rochette Tenanciers de l'auberge du Coula, située à Lanarce, au hameau de Peyrebeille, surnommée l'auberge rouge ; Marie était la fille de l'ancien propriétaire, et Martin son époux, tandis que Rochette était leur domestique. Auraient au fil des années tué les rares voyageurs qui osaient y passer la nuit entre 1807 et 1831 (soit 53 victimes selon Rochette). La seule mort qui leur sera vraiment reprochée est celle du colporteur Antoine Anjolras, retrouvé le 26 novembre 1831 sur les bords de l'Allier. Possible erreur judiciaire ! Guillotinés à Lanarce le 02 octobre 1833
03 juillet 1833 Moulins Jean-Pierre "Candal" Boussac Tentative d'incendie Arrêt cassé le 25 juillet 1833, rejugé à Riom.
05 juillet 1833 Niort Jean Géron et René Viez Chouans. Attentat contre la sûreté de l'État et rebellion contre la gendarmerie. Arrêt cassé le 31 août 1833. Acquittés le 17 décembre 1833 à Poitiers.
08 juillet 1833 Niort Pierre Coupry 24 ans, cultivateur, Chouan. Suspecté également d'une tentative d'assassinat à Moncoutant contre Raphaël Florisson, propriétaire. Arrêt cassé le 31 août 1833. Renvoyé devant les assises de la Vienne.
09 juillet 1833 Niort François Charruault Chouan. Assassina M.Hamon. Gaborit est acquitté, Grégoire condamné à 4 ans de prison. Pourvoi rejeté ou arrêt cassé le 22 août 1833.
13 juillet 1833 Niort Jacques "Le capitaine noir" Bory Chef d'une bande de chouans. Assaille le 26 mars 1832, entre Chanteloup et la Chapelle-Pitié, le colporteur Lemoff, qu'il frappe à coups de fusil pour voler deux aunes de galon blanc. Le 10 août 1832, en compagnie de quatre acolytes, se présente chez M.Ravix, maire de Lhoumois, l'attache et l'abat de deux coups de fusil. Il survit une nuit entière à ses blessures. Aurait également tenté d'assassiner le 12 septembre 1832 à Parthenay le fils Bouchet, étudiant en droit à Poitiers, qui survit mais conserve définitivement une balle dans l'abdomen. Condamné également pour attentat contre la sûreté intérieure de l'Etat. Son complice Secondi avait été exécuté au même endroit l'an précédent. Jugé une première fois le 12 avril 1833, mais l'affaire est renvoyée à la session suivante. Guillotiné à Parthenay le 18 septembre 1833
19 juillet 1833 Périgueux Jean Favard Assassinat et vol Guillotiné le 09 octobre 1833
20 juillet 1833 Évreux François-Jean Dejors 28 ans, cultivateur. Etrangle dans la nuit du 10 au 11 janvier 1833 à Vernon son épouse Augustine Pointel, au bout de huit mois de mariage, et tente de faire passer sa mort pour un suicide. Maltraitait la jeune femme depuis le début et avait déjà tenté d'empoisonner avec un bouillon au vert-de-gris à la Toussaint 1832. Leur fille, née huit jours plus tôt, ne survit que quelques jours au décès de sa mère. Guillotiné le 24 septembre 1833
08 août 1833 Douai Liévin-Cornil Demey Assassine sa tante, Constance Vandenkerkove, épouse Mortier, à Cassel le 24 mars 1832 à coups de fourche et de planche pour lui voler 360 francs. Élevé par son oncle et sa tante, il avait été mis à la porte de la ferme à cause de son comportement voleur. Guillotiné à Cassel le 10 octobre 1833
08 août 1833 Paris François-Théophile Lemoine 38 ans, cuisinier, déjà incarcéré trois ans à la centrale de Melun pour faux, libéré le 19 novembre 1831. Egorge à coups de couteau de cuisine le 29 janvier 1833 la veuve Idatte, femme de chambre de Mme Dupuytren, au 2, rue Joubert, pour voler de l'argenterie, des cachemires et des bijoux. Premier procès le 12 juillet 1833 reporté à cause de l'absence d'un témoin capital. Pierre-Augustin Gillard, chef de cuisine, 32 ans, est condamné à dix ans de travaux forcés et à l'exposition. Guillotiné le 26 septembre 1833
18 août 1833 Toulouse Pierre Biran Garçon meunier au hameau de Vigneaux, commune de Pelleport (Haute-Garonne). Noya sa femme Monique Panneboeuf, épouse Biran, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1832, dans un lavoir public de Caubiac, où le corps est repêché le 01 décembre suivant. Il trompait et battait son épouse et celle-ci envisageait de le quitter. Arrêt cassé le 19 septembre 1833
18 août 1833 Bastia Pasquale Crudeli 32 ans. Le 31 décembre 1827, à Cuttoli, abat d'un coup de fusil Simon Torre : il l'avait un peu plus tôt blessé d'un coup de stylet au cours d'une dispute, car le cheval de Crudeli était venu brouter le champ d'orge de Torre, et ce dernier entendait porter plainte. Fugitif, condamné à mort par contumace le 28 juin 1830. Suspecté d'avoir, dans la nuit du 08 au 09 juillet 1831, abattu son beau-frère Valentini qui avait déposé contre lui au procès, mais acquitté pour ce crime. Gracié
1833 Le Puy-en-Velay Jourde Précipite sa femme dans un puits et l'empêche de remonter avec un bâton. La victime survit. Pourvoi rejeté le 26 septembre 1833. Gracié
24 août 1833 Lyon Prosper Deschamps 24 ans, déserteur d'un régiment d'artillerie sarde, apprenti en atelier. Poignarde le 26 juillet 1833 son patron, M.Parenton, au 8, rue de la Barre à Lyon, causant sa mort le 3 août. Mobile : la vengeance. Deschamps était si sale que les autres ouvriers refusaient de toucher le pain après qu'il s'en soit servi - il se mouchait dans ses doigts, entre autre choses. Le 21 juillet, empêché par Mme Parenton de se couper du pain tout seul, il avait proféré insultes et menaces qui lui avaient valu d'être licencié sur le champ. Guillotiné le 28 septembre 1833
août 1833 Rodez Pouyer Pourvoi rejeté le 05 octobre 1833. Gracié
28 août 1833 Rodez Amans Héran Abat de deux balles de pistolet le 29 mars 1833 à Gilborgues Thomas Galy, cultivateur de Grioudas, son ancien associé, qui venait lui réclamer remboursement d'une dette, avant de l'achever d'un coup de pelle à feu dans la tête, puis de l'éventrer d'un coup de couteau. Dissimule le corps sous un tas de pierres. Avait également, dans la nuit du 07 au 08 septembre 1824 abattu d'un coup de feu dans le ventre Marguerite Verg, épouse Rames, de Gilhorgues, et mis le feu au corps. Guillotiné le 16 novembre 1833
09 septembre 1833 Vannes Pierre Hervio Guillotiné le 25 novembre 1833
19 octobre 1833 Saint-Brieuc Guillaume Guézou 55 ans, cultivateur à Plouha. Egorge à coups de couteau le 29 juin 1833 dans un champ de Plouha Marguerite Kergoat, 14 ans, vachère. Guillotiné le 14 décembre 1833
29 octobre 1833 Niort Julien Desaivre Chouan Guillotiné le 17 décembre 1833
23 novembre 1833 Pau Jean Bugnets Tente de tuer Pierre Arroumega qui l'avait surpris en train de dévaliser sa vigne. Pourvoi rejeté le 26 décembre 1833. Gracié.
décembre 1833 Montauban Pierre Biran Garçon meunier au hameau de Vigneaux, commune de Pelleport (Haute-Garonne). Noya sa femme Monique Panneboeuf, épouse Biran, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1832, dans un lavoir public de Caubiac, où le corps est repêché le 01 décembre suivant. Il trompait et battait son épouse et celle-ci envisageait de le quitter. Condamné en première instance par les assises de Haute-Garonne, arrêt cassé. Guillotiné le 08 février 1834
11 décembre 1833 Nantes Jean-Marie Huet, Jean "Daube-les-Bleux" Poulain et Julien "Bouin" Louis Réfractaires, membres de la bande de chouans de Terrieu, dit "Coeur-de-Lion", auteurs de plusieurs assassinats et incendies. Le 07 novembre 1831, attaquent et dévalisent Charles Erondelle, notaire à Châteaubriand ; en juin 1832, à Juigné, attaquent Louis Pichard, cordonnier ; le 04 juin 1832, à la Chapelle-Glain, agressent Louis Gauthier, laboureur. A la Jonchère, enlèvent Mlles Ragereau et Gicquel, domestiques, en pleine nuit, la conduisent en pleine forêt où ils les font mettre nues et les fouettent à coups de rameaux de houx pour les punir d'avoir ravitaillé des militaires. Tentent de tuer à coups de bâton le 27 septembre 1832 près du Moulin-de-la-Salmonuette Jean Lameth, boucher. Le 03 octobre 1832, tentent d'assassiner à coups de fusil, M.Maire, directeur de forges et maire de Moisdon. Le 07 octobre 1832, pillent la maison de M.Jambu, maire de Tréfieux, le frappent à coups de bâton dans la poitrine, puis font subir le même sort à son voisin, M.Chapelain, alors qu'ils s'enfuient. Le même soir, au cabaret Bordet, battent à coups de crosse de fusil plusieurs consommateurs, dont MM. Pelé et Raimbaut. Le 07 décembre 1832, manquent tuer à coups de bâton M.Péan, domestique. Le 31 décembre 1832, à Erbray, battent les époux Pourrias, cabaretiers, et M.Leroux, boucher. Le 23 mai 1833, à la Nautière, frappent à coups de pierre Julien Leroy. Leur complice Pierre Cadot est condamné à perpétuité. Poulain avait été condamné le 05 décembre précédent à quinze ans de travaux forcés par la même cour d'assises pour avoir, le 30 août 1831 près du château de la Jonchère, participé à une fusillade contre une troupe d'infanterie du 14e léger, au cours de laquelle un soldat meurt et quatre autres sont blessés. Huet est gracié, les deux autres guillotinés à Châteaubriand le 29 janvier 1834
décembre 1833 Privas Jean-Pierre Pourchas et Marie Blanchet, épouse Pourchas 50 ans, cultivateur et 47 ans, ménagère. A Vocance, le 25 février 1833, tuent à coups de pierre et de bâton le fils de Jean-Pierre, Jean-Baptiste, 22 ans, pour profiter de l'héritage que lui avait légué sa défunte mère, et tentent de faire croire à un accident : lors d'une crise d'épilepsie, le jeune homme serait tombé sous les sabots de l'âne qui l'aurait piétiné à mort. Soupçonnés d'avoir, en 1830, empoisonné Marie Poulenard, la première femme de Pourchas, pour pouvoir se marier - Marie Blanchet étant la servante de la famille à l'époque. Pourvoi rejeté en mars 1834. Graciés
1834 Saint-Flour Un condamné
08 janvier 1834 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) François Barbotteau Chouan. Participe au pillage des fermes Bacaud et Rouhier, à Saint-Martin-des-Noyers le 30 septembre 1831, et à la torture de leurs occupants. Pourvoi rejeté le 13 février 1834.
14 janvier 1834 Paris - Conseil de guerre Braün Soldat au 61e régiment. Frappe d'un coup de couteau dans le dos le sergent Meaux le 05 décembre 1833 qui l'avait surpris ivre et lui ordonnait de se rendre en salle de police.
avril 1834 Lille - Conseil de guerre Simonin Chasseur au 3e régiment d'infanterie légère. Tente d'assassiner le 13 février 1834 à Dunkerque le sergent-major Vessio.
21 avril 1834 Alençon Jean "Seurin" Guittard Maquignon. En avril 1833, entre Nogent-sur-Sarthe et Sablé, tente d'abattre d'un coup de fusil son compagnon de route, Chardon, qui échappe à une blessure grave grâce à une bretelle de cuir qui amortit l'impact. Guillotiné le 31 mai 1834
avril 1834 Laval Breton Chouan, auteur de plusieurs crimes en Vendée. Arrêt cassé le 29 mai 1834, renvoyé devant les assises du Maine-et-Loire
29 mai 1834 Évreux Rose Quesney Domestique, empoisonna son maître Guillotinée le 16 août 1834
04 juillet 1834 Saint-Mihiel Pierre Noël 24 ans, marchand colporteur à Erize-Saint-Dizier. Assassine Antonio Alberici, colporteur italien. Guillotiné le 13 septembre 1834
04 juillet 1834 Draguignan Auguste-Louis Loubier 26 ans, boulanger, ancien gardien de bagne. Le 26 mars 1834, à Toulon, rue de l'Armedieu, tue d'un coup de couteau Marguerite-Henriette, prostituée, sa maîtresse, qui voulait le quitter. Guillotiné à Toulon le 05 septembre 1834
09 août 1834 Caen Marie-Adélaïde Hébert, épouse Hébert PARRICIDE, 44 ans, ménagère. A Quetiéville, le 14 mai 1834, tente d'empoisonner à l'arsenic Marie-Catherine Auney, veuve Hébert, sa mère, 74 ans, pour hériter plus rapidement de ses 500 francs de rente. La victime, ayant trouvé un goût bizarre au lait qu'elle consommait, avait fait boire un chien qui était mort presque aussitôt. Guillotinée le 17 octobre 1834
18 août 1834 Versailles Jean-Baptiste Coquelin Incendie volontaire d'une maison et d'une grange à Flins-sur-Seine. Pourvoi rejeté le 26 septembre 1834.
20 août 1834 Auxerre François Devaux Mendiant. Le 18 avril 1834 à Foissy-sur-Vanne, abat d'un coup de fusil un laboureur qui lui avait refusé l'aumône, puis en abat un second, payé en cela par le garde-champêtre Legrand et les époux Lhoste, qui lui avaient offert à boire et prêté le fusil.
27 août 1834 Rouen Jean-Baptiste Heu Cordonnier. Incendie à plusieurs reprises les maisons des femmes qui refusaient ses demandes en mariage. Exécution prévue à Dieppe. Pourvoi rejeté le 01 octobre 1834. Se pend en cellule le 08 octobre 1834.
31 août 1834 Saint-Flour François Bournazel, Annet Betalioulou, Isabeau Bournazel, épouse Betalioulon et Marguerite Dalger, épouse Bournazel 55 ans, fournier, 23 ans, maçon, ? ans, ménagère et 56 ans, fournière. A Mauriac, tuent leur créancier, M.Lestrade, qui les harcelait et jettent le cadavre dans un précipice. Isabeau graciée, les trois autres guillotinés le 31 octobre 1834
25 septembre 1834 Nantes Jean Martin et Jean Beillaud 25 ans, laboureur, et 24 ans, conscrit réfractaire. Intègrent les rangs de la chouannerie de Châteaubriant - complices de Huet, Louis et Poulain, jugés en 1833 - le 21 février 1831 en désertant sur la route qui les mène à l'appel à Nantes. Participent à un guet-apens près de Segré au cours duquel un soldat et tué, et quatre autres blessés. Louis Hamon, 26 ans, laboureur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Beillaud gracié, Martin guillotiné le 31 décembre 1834
26 octobre 1834 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Jean-François Bouron 24 ans, chouan, réfractaire de Saint-Georges-de-Pontidoux. Le 02 septembre 1832, vole chez M.Masson deux pistolets et 193 francs. Le 03 septembre 1832, à Grosbreuil, attaque le moulin de la Blaire, propriété de la famille Chevalier, pille les lieux, bat les occupants et abat le fils Chevalier, 24 ans, qui tentait d'aller chercher du renfort. Le 28 octobre 1832, à Sainte-Flaive, à la tête d'une quinzaine d'hommes, assaille la ferme Robin, abat le maître des lieux d'une balle dans la bouche et viole sa fille aînée. Le 30 novembre 1832, à Beaulieu, attaque la maison du sabotier Rabillé, blesse à coups de baïonnette la servante Marie Gendronneau qui résistait, et volent 390 francs, du pain, du tissu, des fourchettes d'étain et six livres de beurre. Condamné le 24 octobre 1834 à dix ans de travaux forcés pour de nombreux vols. Arrêt cassé le 29 novembre 1834.
01 novembre 1834 Alençon Jacques Drouère Marchand de mouron. Tente d'abattre d'un coup de fusil Mlle Breuiller le 1er juillet 1834 à Notre-Dame-Daprès parce qu'il voulait cambrioler la ferme familiale et qu'elle constituait un obstacle. Il la blesse gravement au cou et à l'épaule. Guillotiné le 20 janvier 1835
06 novembre 1834 Douai Célestine "Saint-Jean" Fiévet Journalière à Solre-le-Château. Accouche le 09 juin 1834 d'un enfant qu'elle étrangle aussitôt et dissimule sous sa paillasse. La fouille de son lit permet de retrouver un autre corps de bébé né à terme et étranglé. Au final, Célestine avait eut dix enfants, les trois premiers confiés à des hospices, le quatrième mort-né et les six derniers assassinés, même si seules deux dépouilles furent retrouvées. Guillotinée à Solre-le-Château le 17 février 1835
24 novembre 1834 Saint-Flour Jean Jurquet 62 ans, aubergiste et boucher. A Neuvéglise, dans la nuit du 22 au 23 mars 1834, égorge de plusieurs coups de couteau la veuve Nozières, 55 ans, pour piller son armoire. Arrêt cassé le 27 décembre 1834, renvoyé devant les assises du Puy-de-Dôme. Se pend en cellule le 18 janvier 1835.
02 décembre 1834 Albi Jean-Baptiste "Carrat" Dalbys, Jean-Pierre "La Lèbre" Salabert et François Guillaume "Le Tondu" Ginestet 25 ans, chiffonnier, 38 ans, portefaix et 24 ans, matelot. Dans la nuit du 24 au 25 janvier 1834, à Gaillac, assassinent à coups de couteau de cuisine, de poignard et de baïonnette, Dominique Coutaud, 68 ans, négociant en grains, sa femme handicapée Marie Fonvieille, et leur servante Marie Gardès, 58 ans, pour les voler. Anne Dalbys, épouse Antoine, et Anne Julia sont acquittées. Dalbys est gracié, les deux autres guillotinés à Gaillac le 16 février 1835
05 décembre 1834 Perpignan Jean "Cavail d'Espagne" Guisset et Pierre "Parotte" Segui 26 et 23 ans, contrebandiers. A Ille-sur-Têt, attaquent pour piller la métairie Monyer, le 10 novembre 1834, et tuent de deux coups de sabre dans le flanc le fermer Salvat. Robello, dit "Mey", 43 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés le 16 février 1835
31 décembre 1834 Angoulême - Conseil de guerre Joseph Bonnet Caporal des grenadiers au 57e de ligne. Poignarda deux officiers de son régiment. Arrêt cassé le 08 janvier 1835
1835 Saintes Gracié
08 janvier 1835 Amiens Jean-Baptiste Têtu Au hameau de Houdent, commune de Tours-en-Vimeu, empoisonne sa belle-soeur, Mme Boileau, le 03 septembre 1834 en mélangeant de l'arsenic à de la farine. Guillotiné le 09 mars 1835
19 janvier 1835 Angoulême - Conseil de guerre Joseph Bonnet Caporal des grenadiers au 57e de ligne. Poignarda deux officiers de son régiment. Déja condamné le 31 décembre 1835, arrêt cassé.
07 février 1835 Douai Louis Gaspard, Jean-Pierre Brunois et Louis Grésy 23 ans, 22 ans et 17 ans, prisonniers à la centrale de Loos. Fin décembre 1834, tentent de tuer à coups de sabot et de chaise leur co-détenu Leroy, sous prétexte qu'il s'agit d'un espion, mais en réalité pour être envoyés au bagne ou à la mort pour ne plus avoir à séjourner à Loos. Condamnés le même jour aux travaux forcés à perpétuité pour avoir incendié la prison. Grésy est gracié en raison de son jeune âge, Gaspard et Brunois guillotinés à Lille le 08 avril 1835
07 février 1835 Angers Jean-François Bouron 24 ans, chouan, réfractaire de Saint-Georges-de-Pontidoux. Le 02 septembre 1832, vole chez M.Masson deux pistolets et 193 francs. Le 03 septembre 1832, à Grosbreuil, attaque le moulin de la Blaire, propriété de la famille Chevalier, pille les lieux, bat les occupants et abat le fils Chevalier, 24 ans, qui tentait d'aller chercher du renfort. Le 28 octobre 1832, à Sainte-Flaive, à la tête d'une quinzaine d'hommes, assaille la ferme Robin, abat le maître des lieux d'une balle dans la bouche et viole sa fille aînée. Le 30 novembre 1832, à Beaulieu, attaque la maison du sabotier Rabillé, blesse à coups de baïonnette la servante Marie Gendronneau qui résistait, et volent 390 francs, du pain, du tissu, des fourchettes d'étain et six livres de beurre. Condamné le 24 octobre 1834 à dix ans de travaux forcés pour de nombreux vols. Condamné en première instance par les assises de la Vendée, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 20 mars 1835. Gracié. Entériné le 13 mai 1835.
12 février 1835 Laon Jean-Baptiste Boileau 23 ans. Braconnier, assassine le 02 juin 1834 dans le bois Dumesnil, à Lacroix Charles Hochet, garde-champêtre, avec son propre sabre pendant que celui-ci dormait. Victor Daret, 30 ans, et François-Alexandre Boileau, 18 ans, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Jean-Louis Boileau, 16 ans, est acquitté. Guillotiné le 28 mars 1835
16 février 1835 Saintes Jean Trapier et Catherine Thénaud, épouse Trapier 53 ans et 60 ans. Noient dans une mare le 16 octobre 1834 à La Chapelle-des-Pots la soeur de Jean, Marie Trapier, 65 ans, ancienne domestique du curé, pour hériter plus vite des 3000 francs qu'elle avait économisés. Leur fils Pierre Trapier, 24 ans, est acquitté. Guillotinés le 16 mai 1835
12 mars 1835 Châteauroux Georges "Nevers" Lancery et Jacques Lancery 62 et 24 ans, père et fils. Assassinent de huit coups de couteau et de serpe, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1835 à Déols, Elisabeth Grimault, veuve Bordet, 63 ans, propriétaire d'une tannerie, pour lui voler une somme indéterminée (entre 400 et 2500 francs). Georges avait été jugé devant les assises de la Nièvre, suspecté d'avoir, en 1826, étranglé dans son sommeil pour la voler la veuve Coguet, marraine de l'un de ses enfants, et dérobé 700 francs et une croix en or... qui furent d'ailleurs retrouvés chez eux. Arrêt cassé.
13 mars 1835 Lyon Joseph Brunner Employé à l'imprimerie sur tissu de Pierre Château, à Villefranche, se sentant brimé pour tous ses gestes par son employeur et par le contremaître jamais satisfaits, il démissionne en décembre 1834, et il tue Château le 02 janvier 1835 de trois coups de couteau pour se venger. Guillotiné le 05 juin 1835
14 mars 1835 Foix François Sabary Maréchal-ferrant à Montferrier. Assassina sa victime de cinq coups de hache dans la tête pour le voler. Guillotiné le 23 mai 1835
15 mars 1835 Rouen Pierre Poulain 36 ans, ancien militaire. Etrangla en septembre 1834 à Rocquemont le berger Pierre "La Bête" Scellier pour lui voler sa bourse et son couteau, et jeta le corps dans une marnière où il fut retrouvé le 18 septembre suivant. En 1831, avait sauvé la vie de la petite Julien, gravement blessée d'un coup de couteau à la gorge par Hiard, qui fut condamné et exécuté. Guillotiné le 13 mai 1835
17 mars 1835 Nantes Mathurin Brochard 38 ans, cultivateur. Louant les terres d'Elisabeth Michel à La Vincée, commune de Pont-Saint-Martin, l'assassine le 18 novembre 1834 et cache son corps dans un fossé. Guillotiné le 18 mai 1835
13 avril 1835 Montauban Jean-Baptiste Théron 63 ans. Tue à coups de fusil à Bioule en janvier 1835 Emma Caussade, épouse Théron, sa belle-fille et de Mme Caussade, née Pélissier, employée de maison ; ruiné par les manigances de la mère Caussade et de sa bru, il avait décidé de se venger. Guillotiné le 06 juin 1835
26 avril 1835 Mont-de-Marsan Michel Larrieu et Pierre Menaut Larrieu abat, le 11 décembre 1834 à Saint-Paul-en-Born, Jean Duollé d'un coup de fusil. En querelle avec son voisin Duollé, Menaut avait payé 10 francs Larrieu pour que ce dernier abatte son rival. Guillotinés le 14 juillet 1835
16 mai 1835 Rennes Joseph Corvoisier 45 ans, laboureur. Le 19 décembre 1834, à La Chapelle-Bouëxic, tue d'un coup de tranche à la tête son frère Jean Corvoisier avec lequel il était en querelle pour l'héritage de leur autre frère disparu plusieurs années plus tôt, et le dépèce en six morceaux qu'il cache dans un vieux four désaffecté. Arrêt cassé le 11 juin 1835.
23 mai 1835 Melun "Jean Labourbe" 42 ans environ, identité incertaine. Etrangle le 29 octobre 1834 à Solers Marie Le Roy, veuve Bazille, 76 ans, riche rentière connue pour sa générosité, et sa bonne Marie Milot, 66 ans, la battant comme plâtre avant de l'étrangler à son tour, et de voler environ 8.000 francs, de l'argenterie et deux montres en or. Guillotiné le 11 juillet 1835
27 mai 1835 Nîmes Joseph Bourelly 22 ans, dévideur de soie, incarcéré à la centrale. Le 02 février 1835, tente de tuer de deux coups de couteau dans le cou le gardien Philippe Raymond. Jean Mathieu, boucher, son complice, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Gracié le 22 juillet 1835
29 mai 1835 Limoges Pierre Gaudeix et Jeanne Labussière, veuve Bouleau 30 ans, marchand tailleur et 33 ans, cultivatrice. Le 02 février 1835, à Saint-Pardoux, tuent à coups de marteau Léonard Bouleau, le mari violent et ivrogne de Jeanne, François Bouleau, 14 ans, est envoyé en maison de correction jusqu'à ses vingt ans. Jeanne est graciée, Gaudeix guillotiné le 23 septembre 1835
04 juin 1835 Épinal Jean-Joseph Saleur 33 ans, cultivateur à Saulxures-les-Bulgnéville. Empoisonna sa soeur. Son autre frère est condamné à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné à Bulgnéville le 21 septembre 1835
08 juin 1835 Limoges François Jean Meillat Militaire en congé. Assassine le 17 janvier 1835 à Bersac le mari de sa maîtresse, Léonard Ballet, meunier, d'un coup de fusil dans le bas-ventre avant de l'achever à coup de bâton. Son complice Jean Tournier est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 23 septembre 1835
13 juin 1835 Agen Donatien-André Miquel PARRICIDE, 17 ans. Le 18 mars 1835, au domaine du Causé, commune d'Agnac, abat d'un coup de fusil en plein visage son père André, médecin et propriétaire, après l'avoir empoisonné la veille puis lui avoir dérobé ses économies. Guillotiné le 16 septembre 1835
20 juin 1835 Bordeaux Jean Benjamin et Jacques Seurin Frères de lait. Assassinèrent près de Saint-André-de-Cubzac en hiver 1834 le garçon chapelier Leclerc pour le voler. Guillotinés le 17 septembre 1835
21 juin 1835 Chartres Louis-François Henry et Marie-Marguerite Germond, épouse Henry PARRICIDES, tuèrent à coups de fusil, de hachette et de clous, dans la nuit du 09 au 10 janvier 1835 à Saint-Eliph, François Germond, 55 ans, Marguerite Sagot, épouse Germond, 56 ans, et leur fils René-Lambert Germond, 19 ans, pour hériter plus rapidement de leurs biens. Guillotinés le 15 septembre 1835
24 juin 1835 Chartres Louis-Augustin Duperche A Saint-Prest, auteur de trois incendies volontaires dans la nuit du 06 au 07 mars 1834, le 13 septembre 1834 et le 07 mars 1835. Gracié
12 juillet 1835 Bastia Michel Bonnetti et Charles-François Bonnetti 52 et 20 ans, père et fils. A Vignale, le 07 juin 1834, tuent de trois coups de hache dans la tête le frère de Michel, dont ils étaient les héritiers. Le corps est retrouvé le 17 juin dans les maquis. Pourvoi rejeté le 20 octobre 1835. Graciés.
17 juillet 1835 Bourges Georges "Nevers" Lancery et Jacques Lancery 62 et 24 ans, père et fils. Assassinent de huit coups de couteau et de serpe, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1835 à Déols, Elisabeth Grimault, veuve Bordet, 63 ans, propriétaire d'une tannerie, pour lui voler une somme indéterminée (entre 400 et 2500 francs). Georges avait été jugé devant les assises de la Nièvre, suspecté d'avoir, en 1826, étranglé dans son sommeil pour la voler la veuve Coguet, marraine de l'un de ses enfants, et dérobé 700 francs et une croix en or... qui furent d'ailleurs retrouvés chez eux. Condamnés en première instance par les assises de l'Indre, arrêt cassé. Guillotinés à Déols (Indre) le 29 septembre 1835
31 juillet 1835 Colmar Jacques Weyland
05 août 1835 Albi François-Joseph Jacques Cazelles 52 ans, négociant en chaux. Dans la nuit du 24 au 25 janvier 1834, à Gaillac, assassinent à coups de couteau de cuisine, de poignard et de baïonnette, Dominique Coutaud, 68 ans, négociant en grains, sa femme handicapée Marie Fonvieille, et leur servante Marie Gardès, 58 ans, pour les voler. Antoine "Ressegou" Bougnol, 28 ans, cultivateur, et Pierre Solomiac, 22 ans, maçon, sont respectivement condamnés à 15 et 10 ans de travaux forcés. Complice de Dalbys, Salabert et Ginestet, condamnés le 02 décembre 1834. Guillotiné le 31 octobre 1835
05 août 1835 Laval Bazile-Pascal Marcadet et François-Marie Serrebourse Chouans. Guillotinés le 21 octobre 1835
11 août 1835 Angers Élisabeth Guillemet, veuve Langlois Empoisonne à Saumur le 16 mai 1835 son mari François Langlois, marchand chaisier. Dès les premiers jours de leur mariage, elle commença à le détester et quand elle perdit leur premier enfant au bout de plusieurs mois de grossesse, il la soupçonna d'avoir provoqué cette fausse couche. Pourvoi rejeté le 10 septembre 1835. Graciée.
12 août 1835 Laon Louis-Ruffin Duplessis 19 ans, berger. A Branges, le 10 mai 1835, frappe sa mère d'un coup de couteau parce qu'elle lui faisait des reproches sur son intempérance, avant de se frapper de la même arme au bas-ventre. Mme Duplessis meurt le 12. Guillotiné le 31 octobre 1835
14 août 1835 Paris Roch Bélard Soldat au 22e régiment de ligne. Tue à coups de hachette dans la nuit du 31 janvier au 01 février 1835 son ancien patron, M.Babois, 33 ans, chapelier, au 4, impasse Coqueret, pour le voler. En 1831, avec deux complices, avait abattu la croix du clocher de l'église Saint-Louis-en-l'Île. Guillotiné le 24 octobre 1835
19 août 1835 Blois Joseph-Auguste Renvoizé 18 ans, tonnelier. Assassine à coups de couperet dans la nuit du 13 au 14 mars 1835 à Blois M. Dubois, son parrain, et la femme de ce dernier, Mme Pitoy. Guillotiné le 14 novembre 1835
01 septembre 1835 Rouen - Conseil de guerre Noël Essillard Fusilier-vétéran à la 15e compagnie. A Gaillon, abattit d'une balle dans le dos son sergent. Fusillé vers le 13 octobre 1835
02 septembre 1835 Beauvais Jean-Baptiste Lemaire 55 ans. Père incestueux, tue en leur brisant le crâne le 24 avril 1835 à Margny les jumeaux nouveaux-nés, issus de ses relations avec sa fille Victorine, qu'il violait depuis l'âge de 14 ans, puis va les enterrer dans le jardin. Elle avait déjà eu deux enfants de lui : il avait fait disparaître le premier le 08 juin 1830, et donné une potion abortive à la jeune fille au bout de cinq mois de grossesse en novembre 1831. Victorine Lemaire, 27 ans, est acquittée. Guillotiné le 05 décembre 1835 (première exécution au Franc-Marché)
10 septembre 1835 Coutances Angélique Piel et Marie Cruchon, veuve Piel 23 ans et 65 ans, toilières en crin, fille et mère. Empoisonnèrent à l'arsenic Marie, leur soeur et fille, entre le 09 et le 12 mai 1835 à Champrepus, pour jouir plus vite d'une petite propriété que leur victime s'était payée. Marie-Louis Piel, employé de culture à Jersey, est acquitté. Marie est graciée, Angélique est guillotinée le 07 décembre 1835
15 septembre 1835 Vannes Joseph Corvoisier 45 ans, laboureur. Le 19 décembre 1834, à La Chapelle-Bouëxic, tue d'un coup de tranche à la tête son frère Jean Corvoisier avec lequel il était en querelle pour l'héritage de leur autre frère disparu plusieurs années plus tôt, et le dépèce en six morceaux qu'il cache dans un vieux four désaffecté. Condamné en première instance par les assises de l'Ille-et-Vilaine, arrêt cassé. Guillotiné à Maure (Ille-et-Vilaine) le 23 novembre 1835
10 novembre 1835 Moulins Jean Gouteaudier 26 ans, cultivateur. Le 02 septembre 1834 à Arfeuilles, assassine d'un coup de pistolet dans la tête Jean-Claude Mosnier, le mari de sa maîtresse. Jacques Jonard et Jeanne Moulins, veuve Mosnier, 25 ans, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 25 décembre 1835. Gracié.
12 novembre 1835 Caen Pierre Rivière PARRICIDE, 21 ans, berger. A Aunay, le 03 juin 1835, tue sa mère enceinte de sept mois, sa soeur Victoire, 18 ans et son frère, Jules, 7 ans à coups de serpe. Gracié. Se pend à la centrale de Beaulieu le 20 octobre 1840.
14 novembre 1835 Nancy Michel Bitche Le 27 octobre 1834, à Phalsbourg, tue à coups de couteau les soldats Pierre Genève et Bflum, sans véritable motif qu'une haine tenace envers Genève. Pourvoi rejeté le 24 décembre 1835. Gracié.
15 novembre 1835 Paris Pierre-Victor Avril et Pierre-François Lacenaire 25 ans, menuisier et 32 ans, commis-voyageur, déjà condamnés plusieurs fois pour vols. Le 13 décembre 1834, passage du Cheval-Rouge à Paris, assassinent leur ancien co-détenu, Jean-François Chardon, dite "Tante Madeleine", escroc notoire, à coups de tiers-point et de merlin, ainsi que sa mère grabataire, pour voler quelques pièces d'argent. Le 31 décembre 1834, au 66, rue Montorgueil, Lacenaire blesse à la nuque d'un coup de tiers-point M.Genevay, 18 ans, garçon de recettes, qui s'enfuit avant que le malfrat ne puisse lui dérober sa sacoche contenant 13.000 francs. Son complice dans cette dernière affaire, Hippolyte "François" Martin, 30 ans, parqueteur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés le 09 janvier 1836
20 novembre 1835 Colmar Anne-Marie Rimelé, épouse Uhlmann et Joseph Waldeck
21 novembre 1835 Saintes Jean Barribas 28 ans, tailleur de pierres. Tente de tuer son ex-fiancée, Marie Vrillaud, 26 ans, à coups de bâton, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1835 à Clairac. Aurait quelques années plus tôt tué le frère sourd-muet de cette dernière en le précipitant dans la Dordogne. Guillotiné le 06 février 1836
21 novembre 1835 Paris Joseph David 40 ans, ancien militaire. Assassine Jeanne-Françoise Montgelard, épouse David, sa belle-soeur, le 09 juillet 1835 à l'Hôtel des Invalides, d'une balle de pistolet dans la tête. Il détestait depuis l'enfance son frère aîné, Pierre-Ignace, et était tombé amoureux de sa belle-soeur qui s'était toujours refusée à lui. Guillotiné le 27 janvier 1836
02 décembre 1835 Bastia Dominique-Louis Antomarchi et Charles-Dominique Romani A Cervione, le 10 septembre 1834, quelques heures après une dispute, blessent d'un coup de fusil au bas-ventre et au bras droit Antoine-Pierre Antomarchi, frère de Dominique-Louis, huissier de la justice de paix, qui décède des suites de ses blessures vingt jours plus tard. Pourvoi rejeté le 05 février 1836. Graciés.
05 décembre 1835 Grenoble François Reynaud Le 21 juin 1835, entre Ginaz et Jonage, tue M.Drevon à coups de pieu pour le voler. Jean-Claude Reynaud est acquitté, André Blayon et Jean-Claude "Roch" Robert sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 11 mars 1836
11 décembre 1835 Lyon Gilbert Bernigat Commis-marchand. Assassine à coups de couteau le 23 août 1835 Mme Colenson, sa maîtresse, parce qu'elle venait de le quitter pour Claude Grenier, lequel est blessé légèrement à la cuisse. Gracié
19 décembre 1835 Rouen Prosper Decaux 32 ans, domestique. Étrangle le 30 novembre 1834 son ancienne patronne Mme Denoyelle, mère du maire de Neufchâtel, pour la voler. Guillotiné le 03 mars 1836
30 décembre 1835 Paris Auguste-Claude Michel Déjà condamné trois fois. Le 26 mai 1835, à l'angle des rues du Faubourg-Saint-Honoré et d'Anjou, tente de tuer de deux coups de couperet dans la tête Coquard, garçon de cave, pour le voler. Pierre Valade, maçon, déjà passé en jugement douze fois, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Pourvoi rejeté le 04 janvier 1836. Gracié
1836 Le Puy-en-Velay Gracié
1836 Metz Gracié
13 janvier 1836 Mont-de-Marsan Bernard Bernadet 63 ans, fermier. Au service du couple Cazeneuve, devenu l'amant de la jeune Anne Capdeville, épouse Cazeneuve, 19 ans, il devait laisser le fermage à un autre le 18 septembre, tue Cazeneuve trois jours auparavant. Persuadée que son mari, Cazeneuve, était un sorcier, Anne cherchait à l'empoisonner : elle est condamnée à dix ans de travaux forcés. Guillotiné le 24 mars 1836
15 janvier 1836 Paris Marin Lhuissier Tapissier au 36, rue de Richelieu. Homme volage, ayant quitté son épouse pour vivre avec une jeune femme de 21 ans sa cadette, au 92 de la même rue, la quitte à son tour quand elle tombe enceinte pour se mettre en couple avec Catherine Ferrand, qui ignore tout de sa femme et de sa maitresse et accepte de l'épouser. Le 22 avril 1835, quelques heures après avoir déménagé ensemble au 92, rue de Richelieu (!), tue d'un coup de massette Catherine, puis la coupe en deux avant de la transporter en charrette à bras jusque devant le palais Bourbon pour la jeter dans la Seine. Mobile : il n'avait pas assez d'argent pour entretenir ses trois ménages ainsi que ses trois enfants, et Catherine avait 450 francs d'économies qu'elle avait imprudemment confiés à son amant. Guillotiné le 01 mars 1836
09 février 1836 Perpignan Martret Ribo PARRICIDE, 25 ans, cultivateur. Tente d'abattre à coups de fusil son père Gil Ribot, puis abat sa mère Catherine à Porta le 02 novembre 1835 parce que ceux-ci avaient refusé de lui prêter dix francs. Guillotiné le 13 avril 1836
13 février 1836 Saintes Thomas Perrotin 45 ans, ancien militaire. Assassine le 14 juillet 1835 à Cognehors son frère André à coups de pierre pour une question d'héritage. Pourvoi rejeté le 17 mars 1836. Gracié.
15 février 1836 Paris - Chambre des Pairs Giuseppe Fieschi, Pierre Morey et Pierre-Théodore-Florentin Pépin 40 ans, mécanicien, Corse, 61 ans, sellier et 35 ans, épicier. Bonapartistes, conçoivent une "machine infernale" - une mitrailleuse primitive dôtée de 25 canons - qu'ils utilisent pour tenter d'abattre Louis-Philippe 1er le 28 juillet 1835, alors qu'il passe devant le 56, boulevard du Temple. Le Roi n'est pas touché, mais dix-huit passants sont tués et vingt-deux autres blessés, dont le maréchal Mortier. Guillotinés le 19 février 1836
26 février 1836 Limoges Pierre Mazin Aubergiste. A Tulle, abat de deux coups de pistolet le 12 mars 1835 le fils de sa seconde épouse, Jean-Baptiste Giroulet, pour que les biens du jeune homme reviennent à sa mère. Traduit devant les assises de la Corrèze le 12 juin 1835 ; le public s'y montre si exalté que l'affaire est renvoyée à une session ultérieure, puis devant une autre cour d'assises afin que la décision des jurés ne soit pas influencée par l'excitation de la foule. Guillotiné le 28 mai 1836
avril 1836 Le Mans Chapelain 52 ans, cultivateur. Ayant mis enceinte sa maîtresse, la veuve David, 29 ans, étouffe le bébé dès sa naissance le 08 septembre 1835 à Charancé, cache le corps dans un coffre plusieurs jours avant d'aller l'inhumer dans les champs de Coulombiers. La veuve David est acquittée. Gracié
13 avril 1836 Amiens François-Denis Baillet Tonnelier. Assassine à Montdidier le 21 février 1836 sa patronne, Mlle Cauvel de Beauville, de 55 coups de bâton pour la voler. Guillotiné le 10 juin 1836
26 avril 1836 Mont-de-Marsan Jean Labat 19 ans, marchand colporteur. Abat d'un coup de fusil M.Larrieu le 24 janvier 1836 à Mézos pour lui voler sa montre et son couteau. Guillotiné le 13 juillet 1836
08 mai 1836 Nancy François-Louis Pierrot 22 ans. Le 13 décembre 1835, entre Bulligny et Crépey, assassine à coups de hache Antoine Creusot, 22 ans, marchand de vins à Rupt pour lui voler 220 francs. Son frère Jean-Baptiste Pierrot, 19 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 20 août 1836
31 mai 1836 Paris Benito Pereyra 28 ans, ouvrier ébéniste, Espagnol, ancien dominicain. Le 25 octobre 1835, assomme à coups de chaise puis perce d'un coup de fleuret le coeur de son compatriote, l'abbé Juan Ferrer, 60 ans, qui l'hébergeait au 6, rue de la Rotonde-du-Temple, pour lui voler son livret de caisse d'épargne contenant 900 francs et sa montre. Il accuse un complice, Juan Garcia-Ulloqui, 43 ans, déjà impliqué en 1834 dans l'empoisonnement d'un autre prêtre espagnol, mais totalement innocent dans cette affaire. Guillotiné le 04 août 1836
04 juin 1836 Bastia Antoine Valeri Gracié
10 juin 1836 Beauvais Clément Isoré A Beaumont-sur-Oise, égorge à coups de serpette le 24 mars 1836 sa maîtresse Marguerite Francolin, épouse Aubert, qu'il maltraitait depuis six ans. Gracié le 11 août 1836
13 juin 1836 Beauvais Jean-François "Batardy" Geffroy Tue à Bailleul-le-Soc le 10 mars 1836 M.Balny, marchand blatier à Coivuel, en l'assommant à coups de bâton avant de l'égorger et de lui voler sa ceinture contenant l'argent. Guillotiné le 24 septembre 1836
15 juin 1836 Nantes Joseph "Vigouret" Deniau Poignarde mortellement Jacques Minguet, marchand de volailles, à Chevrolière le 27 décembre 1834, pour lui voler 100 francs. Pierre "Saumur" Archet et Mathurin "Griolet" Neveu sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 21 septembre 1836
16 juin 1836 Nantes Mathurin Rolland 47 ans, laboureur, ayant déjà été condamné à cinq ans de prison pour vol de cheval. Noye à Jans, dans la nuit du 13 au 14 avril 1836 sa fille Jeanne, 6 ans, sans raison véritable. Guillotiné le 21 septembre 1836
24 juin 1836 Troyes Anne-Claudine Tribouley, épouse Juneau PARRICIDE, 49 ans. Jette dans le puits à Montfery sa mère qui la gênait trop le 30 décembre 1835. Guillotinée le 10 août 1836
09 juillet 1836 Paris - Chambre des Pairs Louis Alibaud 26 ans, ancien officier, anarchiste. Tenta d'abattre Louis-Philippe avec une canne-fusil au niveau du Pont du Carrousel le 25 juin 1836. La balle ne blesse personne et se fiche dans le toit du carrosse royal. Guillotiné le 11 juillet 1836
16 juillet 1836 Carpentras Louis Bourgues 38 ans, ouvrier agricole. Etouffe et précipite dans un puits le 16 octobre 1835 au hameau des Blanchards, commune de Saint-Saturnin-les-Apt, Félicienne Mézard, épouse Geoffroy, 17 ans, sa belle-fille. Second mari de sa mère, il abusait d'elle depuis ses 14 ans et elle venait de se marier pour lui échapper, ce qui l'avait rendu fou de rage. Guillotiné à Apt le 12 novembre 1836
20 juillet 1836 Rochefort - Tribunal maritime spécial Jean-Marie Jacquemard 38 ans, journalier, détenu au bagne : condamné aux travaux forcés à perpétuité par les assises de la Haute-Saône en 1820 pour meurtre de son beau-père. Incarcéré à Toulon puis à Rochefort, bénéficiait d'une peine améliorée. Tua le 11 juillet 1836 de deux coups de barre de fer Pierre Cocher, 34 ans, un co-détenu qui l'avait dénoncé comme "mouchard". Guillotiné le 22 juillet 1836
08 août 1836 Caen Auguste-Louis Maufras 29 ans, garçon boulanger, récemment libéré de la centrale de Beaulieu. Le 07 juin 1836, chemin de Tilly, entre Caen et Bourguébus, frappe à coups de bâton et poignarde le docteur Le Bidois pour le voler. Touchée au bas-ventre, la victime survit. Guillotiné le 01 novembre 1836
12 août 1836 Saint-Brieuc François Lancien 34 ans, scieur de long. Guillotiné à Plouaret le 30 novembre 1836
18 août 1836 Bastia Félix-Antoine "Tambone" Battesti 36 ans, bandit. Le 05 septembre 1833 vers Lugo di Nazza, au lieu-dit Macchioncello, abat de cinq balles François-Jean Alerini, car celui-ci servait d'indicateur aux forces de l'ordre contre les maquisards. Le 08 novembre 1833, abat Marie-Laurence Serravalle, 25 ans, à Pietricazzi, elle aussi pour avoir souvent servi de guide aux soldats dans leur traque aux bandits. Guillotiné le 29 novembre 1836
21 août 1836 Rodez François Ferrières Tailleur. Le 24 avril 1835, précipita Louis Turlan, 92 ans, dans les eaux du Lot à Entraygues-sur-Truyère, après l'avoir assommé pour le dévaliser. Guillotiné le 30 novembre 1836
25 août 1836 Troyes Marie-Jeanne Préaux 36 ans, domestique. Aux Grandes-Chapelles, le 15 juin 1836, met le feu à la grange de son patron Thomas. Devenue sa maîtresse depuis cinq ans, elle maltraitait les trois filles qu'il avait eues d'un premier mariage et sa vieille mère, et avait déjà blessé ce même jour un voisin, Bourrier, qui était venu l'empêcher de continuer ; sans doute pensait-elle l'incriminer en allumant le siniste. Arrêt cassé le 22 septembre 1836.
30 octobre 1836 Mont-de-Marsan Jean Lalanne et Jean Saubion 60 ans, forgeron et 30 ans, vigneron à Préchacq. Tuent le 11 février 1835 à coups de fusil et de haut-volant M.Seps avant de le jeter dans l'Adour pour partager 2.000 francs qu'il avait confiés à Lalanne ; le forgeron avait une terrible emprise sur la victime, et Saubin, lui, la détestait. Saubion est gracié, Lalanne guillotiné le 09 mars 1837
16 novembre 1836 Nîmes Louis Garmard 32 ans, cultivateur. Dérobe des vers à soie à son voisin Rousset, maire de Fontfouillouse. Ce dernier déposant plainte contre lui, il se rend début juillet 1836 à la bergerie du domaine de Borgne, propriété de Rousset, égorge les brebis, les porcs et les chèvre et brise les outils. Peu après, dans la nuit du 06 au 07 juillet 1836, retourne au même lieu et incendie chaque bâtiment du domaine, manquant y faire périr un enfant au berceau. Son beau-fils Alexandre Gal, 16 ans, forcé d'être son complice, est condamné à rester en maison de correction jusqu'à 20 ans. Gracié le 13 février 1837.
02 décembre 1836 Valence Célestin Vietti 35 ans, chanteur ambulant, Italien. Assassine à coups de couteau le 25 août 1836 près de Montélimar l'aubergiste Jean "Cadet" Alibert pour lui voler 25 francs. Guillotiné le 27 février 1837
03 décembre 1836 Dijon Pierre Pommier Incendie Gracié
08 décembre 1836 Laon Jean-Baptiste Lacour Bat à mort sa soeur, la veuve Darvilliers, 46 ans, le 15 février 1836 à Tréloup, pour en hériter plus rapidement, et abandonne le corps dans les écuries pour laisser penser qu'elle a été piétinée par les chevaux. Garlot, son demi-frère voiturer, Boudin "Jacquot", vigneron, Vernier, maître maçon et Châtelain, domestique, sont tous acquittés. Guillotiné à Château-Thierry le 14 avril 1837
17 décembre 1836 Chartres Victor Davoust 25 ans, déchargeur à Mantes. Tua la veuve Lambert pour la voler. Condamné le 14 août 1836 aux travaux forcés à perpétuité par les assises de Seine-et-Oise pour avoir commis trois crimes : le 30 août 1835, entré par effraction chez la veuve Féron, il l'avait étranglée avec ses jarretières avant de piller la maison ; le 24 novembre 1835, à Viroflay, assommé le voiturier Leleu pour voler 300 francs ; pour avoir, le 05 décembre, à Pontchartrain, frappé à coups de bâton son ami Louis Robin, pour voler 330 francs venant de la vente de veaux - il avait été acquitté de la mort de la veuve Féron. Guillotiné le 13 avril 1837
1837 Metz Gracié
1837 Beauvais Gracié
19 janvier 1837 Périgueux François Authier Colporteur. Empoisonna au vitriol son collègue Guillaume Hubert pour lui voler 400 francs. Guillotiné le 12 juillet 1837
17 février 1837 Vesoul Dominique Tribout 28 ans, militaire au 25e régiment de ligne. Viole, poignarde et mutile atrocement Marie Cuny le 20 novembre 1836 à Corbenay. Accusé en outre d'une tentative de viol sur une jeune femme de Corbenay. Guillotiné le 10 juillet 1837
17 février 1837 Reims Bernard "Naufragé" "Prunckelmann" Kempfer 32 ans, Westphalien, vagabond. Dans la nuit du 03 au 04 août 1836 à Reims, frappe de deux coups de lime dans le flanc et l'épaule gauche M. Mersié-Tambour, tenancier de l'auberge du Gros-Bourdon, qui venait de le surprendre en plein cambriolage de son argenterie. Pourvoi rejeté le 01 avril 1837. Gracié. Entériné le 01 juillet 1837.
21 février 1837 Cahors Louis Jean Amadieu 32 ans, cultivateur. Mari violent et débauché, empoisonne à Anglars en avril 1835 son fils Jean, âgé d'un mois. En août, empoisonne son beau-père Jean Bladou, puis fait subir le même sort à son épouse, Marie Bladou, 26 ans, qui trépasse le 18 septembre 1836. Guillotiné le 08 juillet 1837
25 février 1837 Perpignan Jean Aubert, Joseph Aubert et Marie Aubert, épouse Tarrène Tuent d'un coup de pierre, sur la route de Clara à Prades le 20 novembre 1836, leur beau-frère et mari Pierre Tarrène avant de le jeter dans un ravin où coule le torrent Coli de Crue, pour une question de terrains.
01 mars 1837 Toulouse Hilaire Attané A Roquefort, empoisonne pendant l'année 1833 son épouse, ses deux enfants, sa mère, un oncle de sa seconde épouse, puis son père Jacques le 09 décembre 1833. Récidive en empoisonnant sa soeur Marguerite Attané, épouse Becqué, le 17 août 1836 : condamné pour ce seul meurtre. Guillotiné le 03 juillet 1837
12 mars 1837 Coutances David Le Sénéchal et Françoise-Jacqueline Roupnel, épouse Le Sénéchal Cultivateurs. Tentèrent en juin 1836 à Lapenty d'empoisonner leur gendre, M. Marcou, puis tuèrent leur fille et leur gendre le 21 novembre 1836. Guillotinés à Mortain le 01 juillet 1837
24 mars 1837 Chartres Pierre-Simon Robert 21 ans, garçon meunier. Le 21 septembre 1836, à Saint-Projet, tue à coups de fusil Johannes Dumesnil, maire de la commune, et sa domestique, Marguerite-Agathe Bidard, veuve Meissonnier. Dumesnil, dans des affaires immobilières, avait donné raison aux rivaux de Julie Barbier, épouse Denis, patronne et maîtresse de Robert, et celle-ci avait décidé de se venger en chargeant son amant de faire le travail à sa place. Julie Barbier est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Robert est guillotiné le 08 juillet 1837
21 avril 1837 Saint-Mihiel Jean-Baptiste Pillot 35 ans, cultivateur. Assassine Nicolas Étienne Champenois, 71 ans, son beau-père, à Cousances-les-Cousancelles le 16 février 1837. Guillotiné le 18 juillet 1837
25 avril 1837 Paris - Chambre des Pairs Pierre-François Meunier Tira le 27 décembre 1836 un coup de pistolet sur Louis-Philippe. La balle, brisant une vitre du carrosse, blesse trois princes au visage. Gracié
28 mai 1837 Bourg-en-Bresse Claude Gay et Claude Descombes 29 ans, tisserand et 34 ans, jardinier. Etranglèrent avec une corde Laurence Thévenard, veuve Poncet, 50 ans, cultivatrice à Genouilleux dans la nuit du 27 au 28 octobre 1836, pour lui voler 400 francs et une montre. François-Joseph Châtelain, 52 ans, horloger ambulant, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 16 septembre 1837
08 juin 1837 Gap Dominique Pelleautier 57 ans, cultivateur à Vitrolles. Devenu l'amant de sa propre fille, lui fit presque chaque année entre 1823 et 1836 un enfant, qu'il se chargeait d'étouffer dès la naissance. Arrêté suite à la mort du dernier enfant, né le 02 décembre 1836 en présence de témoins. Sa fille est condamnée à dix ans de travaux forcés. Guillotiné le 16 août 1837
17 juin 1837 Tours Antoine Piltan 42 ans, jardinier. A Limeray, empoisonne avec des catharides le 03 décembre 1836 sa femme Marguerite Gangnant, 51 ans, et récidive sur Silvain Hyron, 54 ans, jardinier, mari de sa maîtresse, le 08 janvier 1837. Geneviève Beauvais, veuve Hyron, 48 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 12 août 1837
23 juin 1837 Rochefort - Tribunal maritime spécial Luigi Gavioli 29 ans, détenu au bagne. Condamné aux travaux forcés à perpétuité le 30 novembre 1833 pour avoir, le 31 mai 1833 à Rodez, tué à coups de couteau ses compatriotes Leopold Lazzareschi, 39 ans, avocat et Luigi Emigliani, 39 ans, et blessa gravement à la poitrine Ursula Giouvardi, la femme d'Emigliani, qui se précipitait à leur secours. Ses victimes ne partageaient pas ses opinions républicaines. Avait été condamné en Italie à trois ans de galères pour désertion, et avait également assassiné le 08 mars 1831, avant de rejoindre la France, assassiné un homme. A Rochefort, s'estima brimé, et tua d'un coup de couteau dans le ventre l'adjudant Croidieux et le garde-chiourme Pique, et blessa gravement au ventre un autre adjudant. Guillotiné le 03 juillet 1837
17 juillet 1837 Draguignan Nicolas Gascioli
20 juillet 1837 Douai Nicolas "Gérald" Darty Détenu à la prison de Loos. Tente de mettre le feu à un atelier le 07 avril 1837. Son complice Dallennes est acquitté. Pourvoi rejeté le 19 août 1837. Gracié.
22 juillet 1837 Évreux Pierre-Aimé Pinel 30 ans, journalier. Assassine le 25 décembre 1836 à Giverville son épouse en la battant avant de la noyer dans une mare. Guillotiné le 15 septembre 1837
04 août 1837 Montpellier Thomas Armély 50 ans, mendiant, ancien berger, déjà jugé par les assises de l'Hérault pour vol en 1820. Étrangle le 28 mai 1837 à Fos Dominique Douat, colporteur chiffonnier, avant de lui enfoncer un morceau de bois dans les narines et de lui cogner la tête sur une pierre pour lui voler ses biens, avant de jeter le corps lesté d'une pierre dans les eaux du Portel. Guillotiné le 05 octobre 1837
12 août 1837 Albi Antoine Delluc 42 ans, cordonnier. Condamné le 27 janvier 1831 à cinq ans de bagne pour avoir violé une fillette. Son attitude avait fait fuir son épouse qui refusait de reprendre la vie commune : le 22 mars 1857, à Roussayrolles, abat d'un coup de fusil sa belle-mère, Marie Arnald, veuve Gayrard, puis va à Monestiès faire subir le même sort à son épouse, Marie Gayrard. Guillotiné le 30 septembre 1837
17 août 1837 Rouen Laurent "Maugrendre" Saint-Yves Le 17 avril 1837, à Guerville, tentent de tuer à coups de fusil le curé Gondré et sa bonne au cours d'un cambriolage. Tirard, 42 ans, berger, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 22 février 1838
24 août 1837 Aix-en-Provence Pascal-Antoine Jouve 29 ans, sans profession. Condamné en 1830 à cinq ans de réclusion pour vol, purge sa peine à Nîmes puis revient en août 1836 dans sa ville natale de Roquevaire. Tentant d'abuser de sa soeur, il est chassé par son père. Le 10 juin 1837, à Aubagne, enlève la jeune Honorine Solard, 9 ans, en allant la chercher à l'école sous un faux prétexte, et la viole sous la menace d'un couteau. Le 16 juin, s'introduit par effraction dans un cabanon appartenant à son père, vole armes, vivres et munitions avant d'y mettre le feu et d'observer l'incendie à distance. Prévient un voisin de son acte de pyromanie et profère des menaces contre sa famille. Dans les heures qui suivent, posté arme à la main sur la route, braque une dizaine de cultivateurs qui passaient par-là puis, à un berger qui n'a rien à lui donner, offre (!) une gorgée d'eau et une miche de pain ! Tente d'arrêter une diligence, mais le cocher lui décoche un coup de fouet : Jouve tire un coup de fusil sans blesser quiconque. Peu après, aperçevant son père dans un champ en compagnie de deux gendarmes déguisé, tente de lui tirer dessus sans toucher personne, et est finalement arrêté. Guillotiné le 30 septembre 1837
29 août 1837 Beauvais Louis-Sébastien Caillotte PARRICIDE. Bat et étrangle sa mère, la veuve Caillotte, 79 ans, à Précy-sur-Oise le 13 mai 1837 pour accélérer l'héritage. Guillotiné le 18 octobre 1837
31 août 1837 Versailles Nicolas-Simon Blanquet et Marie-Hélène Mennecier, épouse Blanquet Dans la nuit du 15 au 16 février 1836, à Ableiges, égorgent de deux coups de couteau la cousine de Nicolas, Marie-Françoise Blanquet, veuve Simonnot, qu'ils hébergeaient depuis son veuvage un an plus tôt, pour la dépouiller de ses économies, soit 315 francs. Graciés
03 septembre 1837 Beauvais Jean-Pierre-Elie Guillot Le 1er août 1837, à Nogent-les-Vierges, viola et tua d'une vingtaine de coups de couteau sa soeur Augustine Guillot, 17 ans. Guillotiné le 18 octobre 1837
05 septembre 1837 Bayonne - Conseil de guerre de la 20e division Joseph-Frédéric Desgranges Sergent-major. A la caserne de Pau, le 15 novembre 1836, massacre à coups de couteau M. Pam, maître tailleur du 18e léger, son épouse et leurs enfants de six et trois ans pour le voler. Fusillé à Bayonne le 08 novembre 1837
14 septembre 1837 Bordeaux Catherine Bardeau, épouse Métreau 36 ans, cultivatrice. Tente de faire assassiner d'un coup de feu son mari Jean Métreau le 18 août 1836 à Pélissac. Inculpé, le neveu de la victime - et amant de Catherine -, François Martin, 19 ans, est condamné à cinq ans de fers en décembre 1836, et après son procès, les suspicions se portent sur la femme et l'enfant de la victime. Leur fils, Elie Métreau, 17 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 12 octobre 1837. Graciée.
13 octobre 1837 Quimper François Mazé 30 ans, cultivateur. Marié le 09 janvier 1837 à Anne Béon, veuve Lemins, mère de cinq enfants qu'il commence à maltraiter sitôt après les noces, piétine à mort le petit Jean-Pierre, 3 ans, le 08 mai 1837. Guillotiné le 26 janvier 1838
24 octobre 1837 Moulins Pierre Malhuret 33 ans, tailleur de pierres. Assassina sa femme Philiberte Anne Dalphaud. Guillotiné le 02 février 1838
30 octobre 1837 Rochefort - Tribunal maritime spécial José Carilla 19 ans, Espagnol. Condamné par les assises des Basses-Pyrénées en 1835 aux travaux forcés à perpétuité pour avoir, le 14 septembre 1835, près de Pau, assassiné son patron, M.Bertrand, cultivateur, à coups de bêche, pour lui voler un bouton de métal qu'il avait pris pour une pièce d'or. Enfermé à Rochefort, le 24 octobre 1837, au cours d'une dispute avec un autre forçat, Naideau, s'empare d'une gournable - une cheville servant à la construction des navires - et lui fracasse le crâne avec. Guillotiné le 11 novembre 1837
18 novembre 1837 Rodez Joseph Rigal A la Borie, dans la nuit du 11 au 12 juin 1837, étrangle la femme de son père, Marie Boyer, veuve Rigal, qu'il détestait et jette son corps dans un bassin. Son complice Pierre Thémines, idiot du village, est acquitté mais confié à l'asile. Arrêt cassé le 29 décembre 1837
27 novembre 1837 Angoulême Jean "Comte" Aumaître 69 ans, cultivateur, malfrat sévissant à Yviers, plus précisément au hameau de Rassac. Quatre squelettes sont ainsi déterrés en février 1837 par des cantonniers sur le bord d'un chemin. Ils ne furent jamais identifiés, mais auraient été des marchands de bestiaux abattus à coups de fusil, lapidés, étranglés et dévalisés dix ans plus tôt, entre le 28 février et le 11 avril 1827. L'un des auteurs, Lapierre, est arrêté le 11 mai 1827 pour vols, et meurt incarcéré à Limoges le 21 octobre 1828. Quatre autres assassinats possibles sont rapportés par des témoins, mais aucun corps supplémentaire n'est jamais retrouvé. Jean Gadrad, 24 ans, est condamné à quinze ans de prison. Guillotiné le 07 février 1838
07 décembre 1837 Grenoble Joseph-Victor Girard Colporteur. Abat d'un coup de fusil puis poignarde à huit reprises le 04 juin 1837 à Gresse son beau-frère, Barthélémy Niert. Homme violent, pris de haine envers sa belle-famille, avait tenté plusieurs fois en cinq ans d'attenter aux jours de Barthélémy Niert, père et fils. Guillotiné le 24 février 1838
décembre 1837 Nancy Pierre Laner Laboureur. Assassine de six coups de hachette à Volmunster (Moselle) le 1er mars 1837 M.Turpin, 26 ans, receveur de l'enregistrement et des domaines. Condamné en première instance par les assises de la Moselle le 20 août 1837 aux travaux forcés à perpétuité, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 11 janvier 1838. Gracié.
14 décembre 1837 Beauvais Jean-François Tantot 24 ans, ouvrier tonnelier, deux fois condamné. Libéré de Melun le 1er avril 1837. Assassine M.Fourtin et sa soeur, cultivateurs octogénaires à Bury dans la nuit du 25 au 26 avril 1837 pour les voler. Jacques Fourtin, 7 ans, ne survit que parce qu'il est tombé du lit au moment de l'attaque et n'a pas été remarqué par les criminels. Louis Chantrelle, 28 ans, est condamné à vingt ans de travaux forcés, et le père Chantrelle, 58 ans, est acquitté. Guillotiné le 17 février 1838
16 décembre 1837 Auxerre Jean-Joseph Croisé Artiste vétérinaire. Payé par la famille Michaut 15 francs pour empoisonner le père Imbert, tente de l'intoxiquer le 12 août 1837 à La Chapelle en mettant une pilule d'arsenic dans son déjeuner : Imbert et sa domestique survivent à la tentative. Les Michaut avaient, en 1830, acheté un champ de blé en viager à Imbert mais pour une question d'élagage de haies non effectués, refusaient désormais de s'acquitter en temps et en heure de leur dette, causant des tensions supplémentaires entre Imbert et eux. Bien que Croisé n'ait aucun grief envers Imbert, il fut le seul condamné, Pierre Michaut, sa femme et leur fils étant acquittés ! Guillotiné le 02 mars 1838
01 février 1838 Metz - 1er Conseil de Guerre François Berdot Canonnier au 10e régiment d'artillerie. Arrêté pour vol, évadé, le 28 novembre 1837, à Metz, assassine la veuve Jacquin, mère de sa concubine en la jettant dans la Moselle, persuadé qu'elle a fait capoter son alibi pour le soir du vol.
10 février 1838 Caen Michel Mordant 62 ans, cordonnier, ancien forçat, libéré en janvier 1837. Le 08 avril 1837, à Saint-Gatien-des-Bois, à la tête d'une bande, attaque la maison de la veuve Guillon, tue d'un coup de sabre le domestique Joseph Chéron, blesse la servante Marie Le Grip. Guillotiné le 02 avril 1838
13 mars 1838 Paris Auguste Rodolphe 22 ans, cordonnier, réclusionnaire libéré. Tua le 19 septembre 1837 Isidore Jobert, 20 ans, à Pontivon, près du Bourget, route de Reims, pour lui voler 1200 francs. Son complice Jean-Baptiste Gilbert, 22 ans, voit son procès repoussé pour des raisons d'aliénation mentale. Pourvoi rejeté le 12 avril 1838. Gracié
20 mars 1838 Brest - Tribunal maritime spécial Joseph Baudelet Condamné au bagne pour meurtre de son épouse en 1834. Cuisinier dans l'aile médicale, renvoyé le 30 août 1837 pour avoir insulté sa supérieure, Soeur Sainte-Malch, infirmière. Remis en poste le 30 octobre suivant - trop bon cuisinier, son absence provoquait les plaintes des patients -. Le 05 mars 1838, il égorge la religieuse avec un couteau de cuisine qu'il avait fait aiguiser dans la journée. Guillotiné le 10 avril 1838
22 mars 1838 Rouen François Fournier, Toussaint Fournier, Nicolas Fournier et Napoléon Godry Le 16 octobre 1836 au soir, tuent à coups de barre de fer le père Lhermina, curé de Saint-Martin-le-Gaillard, 79 ans, sa nièce Marie-Rose Cayeux, 18 ans, et sa bonne Céleste Paris, quadragénaire. Si Toussaint Fournier et son épouse Sophie Godry sont arrêtés, l'absence de preuves empêche l'inculpation de tous leurs complices présumés. Le 20 novembre 1837 à Douvrend, tuent de la même façon le père abbé Michel, 85 ans, ainsi que sa servante Javotte Latteux, qui survit deux jours au crime, et M.Carpentier, beau-frère du curé, venu rendre visite à son parent. Une adolescente, Elisa Testu, fille de l'instituteur local, a survécu à un coup qui lui a fait perdre aussitôt connaissance. Cette fois, on arrête Jean-François Fournier et Napoléon Godry, respectivement frère et beau-frère de Toussaint, puis son père Nicolas. Sophie Godry est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés à Saint-Martin-le-Gaillard le 13 juin 1838
25 mars 1838 Strasbourg Georges-Philippe Magnus 29 ans, voiturier. Tue et égorge à coups de hache, le 17 octobre 1837 à Roppenheim, Alexandre Léopold, fabricant d'huile à Hatten. Loué comme chauffeur, il avait conduit Léopold à Strasbourg pour vendre 26 quintaux d'huile, et l'avait tué pour s'emparer de son argent avant d'enterrer le corps dans un champ proche de chez lui. Guillotiné le 25 mai 1838
30 mars 1838 Rouen Olivier Guinche 43 ans, terrassier. Assassina à coups de couteau le 25 novembre 1837 à Beuzeville Jacques Mallet, 86 ans, laitier pour lui voler 5000 francs. Se trahit quand, le 02 décembre, il alla porter plainte auprès du procureur ; la veille, il avait été dévalisé par un ancien forçat et quatre prostituées de la somme de 3.500 francs qui lui restaient, sans pouvoir expliquer aux autorités d'où venait l'argent à l'origine ! Guillotiné le 26 mai 1838
25 avril 1838 Douai Jacques-Frédéric-Désiré Allaert Déserteur du 8e régiment de cuirassiers, ouvrier tisserand chez Gilles-François Salomé, à Estaires. Le 07 septembre 1837, assassina à coups de ferrement sa collègue Aimée Wirquin, domestique, pour cambrioler la maison plus tranquillement ; il emporta des boucles d'oreilles en or, une redingote, deux chemises, et la chaîne en or de sa victime. Arrêté le 04 janvier en Belgique où il s'était réfugié. Guillotiné à Estaires le 21 juin 1838
05 mai 1838 Saint-Flour Charles-Antoine "Toine" Capdau 37 ans, cultivateur. Le 07 octobre 1837, à Allanche, près de l'auberge d'Escanis, tire un coup de feu et tue de plusieurs coups de bâton ferré le maquignon Carles pour le voler. Arrêt cassé le 31 mai 1838
14 mai 1838 Saint-Mihiel Jean-Nicolas Pernet PARRICIDE. Abat d'un coup de fusil dans la poitrine son père le 18 février 1833 à Viéville, et parvient à faire croire à un accident de chasse. Les années suivantes, fait usage de son arme sur plusieurs personnes contre lesquelles il a des griefs, et qui n'échappent à la mort que par chance ; en tentant d'abattre le 23 juillet 1837 François Didion, il fait un faux pas, et le tir passe au-dessus de la tête de Didion ! Guillotiné le 31 juillet 1838
15 mai 1838 Angers Édouard Anciulewitz Polonais. Assassine à coups de hachette le 03 janvier 1838 à Angers sa voisine de palier, la veuve Huet, 69 ans, pour lui voler ses bijoux et son argenterie. Guillotiné le 07 juillet 1838
mai 1838 Angers Jacquine Theuillier Infanticide Pourvoi rejeté le 31 mai 1838. Guillotinée ?
19 mai 1838 Versailles Jacques-François "Théophile" Lamy Tua, avec la complicité de ses deux fils, Charles et Denis, tua le 12 décembre 1837 à Chevreuse, au hameau de Mousseau, M.Levacher, fermier de 81 ans, en le brûlant pour lui faire dire où il cache ses économies, avant de l'achever à coups de petite enclume et de marteau. Guillotiné le 02 août 1838
22 mai 1838 Angoulême Jacques Sauzet PARRICIDE, 27 ans, cultivateur. Tue à coups de bâton et de sabot à Lessac le 17 décembre 1837 son père Jean parce que celui-ci refusait qu'il épouse sa domestique adolescente - laquelle n'était pas du tout intéressée par lui ! Guillotiné le 25 juillet 1838
27 mai 1838 Melun François-Nicolas Couvreur Manouvrier à Louhans. Abuse pendant des années de sa belle-fille, Mlle Périllet, et tue chaque enfant né de ses relations. Mlle Périllet est acquittée. Gracié. Entériné le 27 août 1838.
01 juin 1838 Gap Aimé Deliessy et Simon Larue 36 ans, ouvrier, et 33 ans, couvreur, détenus à Embrun. Tentèrent le 05 janvier 1838 de tuer le gardien Alibert à coups de plateau de bois et de couteau lors d'une évasion de la maison centrale d'Embrun, et blesse au bras le gardien Ramo qui venait à son secours. Guillotiné le 13 août 1838
1838 Nancy Sébastien Val Complicité de parricide avec Delunet. Déjà condamné aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre fin 1837, début 1838, pourvoi rejeté le 24 janvier 1838. Delunet, 17 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié en septembre 1838
07 juillet 1838 Draguignan Carmino Rosso 35 ans, italien, chaudronnier ambulant. Décapita à coups de rasoir à Draguignan le 30 janvier 1838 le père Martin Truc, moine, 84 ans, qui l'avait hébergé pour la nuit. Il avait appris la veille de la bouche même du vieil homme qu'il venait de vendre un héritage. Guillotiné le 26 septembre 1838
14 juillet 1838 Paris Victor Jadin 32 ans, serrurier, déjà condamné en 1833 à huit et douze ans de bagne pour cambriolage. Le 1er janvier 1838, rue des Peites-Ecuries, frappe de quatre coups de ciseau Hermance Ducreus, pour lui voler sa montre et son livret de caisse d'épargne. Son complice, Jean-Baptiste Frêchard, 32 ans, serrurier-mécanicien, impliqué dans l'affaire Lacenaire et déjà condamné aux travaux forcés à perpétuité, est condamné à... Guillotiné le 21 juillet 1838
16 juillet 1838 Périgueux Léonard Michel Domestique. Le soir du Mardi-Gras 1838, empoisonna avec une soupe à l'acide arsénieux François Perrot, 61 ans, le mari de son ancienne collègue - devenue maîtresse - Élisabeth Chaumont, veuve Perrot, 28 ans. Il avait toujours refusé de l'épouser à cause de leur pauvreté, mais par son mariage, elle était devenue riche. Élisabeth est condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
24 juillet 1838 Périgueux François Pasquet Assassinat Guillotiné le 31 octobre 1838
25 juillet 1838 Périgueux Jean Boise Père incestueux, viole pendant des années sa fille Marie. En 1830, un jeune cultivateur convaincu d'épouser Marie Boise se suicide peu avant les noces pour avoir surpris sa promise et son futur beau-père ensemble... En février 1837, à Lajemaye, Boise tue l'enfant nouveau-né qu'il a eu avec sa fille, et le 28 février 1838, à Saint-André-le-Double, récidive. Seul le bébé de Lajemaye est retrouvé enterré dans un fournil. Arrêt cassé
07 août 1838 Caen Jean-Baptiste Barbier 23 ans, ouvrier couvreur. Assassinat et vol. Guillotiné le 15 octobre 1838
18 août 1838 Dijon Jean Guéneau-Sordot et Anne Bourseau, épouse Guéneau-Sordot Meuniers à Courcelles. Incitent leur fils Pierre, handicapé mental, à mettre le feu au moulin de Frénoy, demeure de leur rival Pierre Rigault et de sa famille, dans la nuit du 19 au 20 mai 1838, pour se venger de leur réussite. Pierre est acquitté. Guillotinés le 13 octobre 1838
19 août 1838 Versailles Jean-Baptiste Guillon 20 ans, garçon boucher. Le 11 avril 1838, à Cormeilles-en-Parisis, égorge de deux coups de couteau sa grand-tante, Mme Lelièvre, qui lui avait vendu ses biens en viager et qui jouait les mauvais payeurs. Guillotiné le 29 octobre 1838
24 août 1838 Riom Charles-Antoine Capdau 37 ans, cultivateur. Le 07 octobre 1837, à Allanche (Cantal), près de l'auberge d'Escanis, tire un coup de feu et tue de plusieurs coups de bâton ferré le maquignon Carles pour le voler. Condamné en première instance par les assises du Cantal, arrêt cassé. Guillotiné le 10 octobre 1838
24 août 1838 Albi Étienne "Icher" Taillefer 56 ans. Ancien métayer de M.Facieu père à Lisle-sur-Tarn, licencié le 20 novembre 1837, traîne l'affaire devant le tribunal de Gaillac qui donne tort à Taillefer et le condamne aux dépens ainsi qu'à verser une somme de 250 francs à son ancien propriétaire. Acceptant la conciliation, en apparence seulement, abat au jour prévu pour l'expertise, le 09 juillet 1838, M.Facieu fils de deux coups de fusil dans l'abdomen et dans la poitrine. Guillotiné à Lisle-sur-Tarn le 29 octobre 1838
24 août 1838 Melun Nicolas-Étienne Desfourneaux quincaillier. Mari violent, à Fontainebleau, empoisonne sa femme Marie-Madeleine Poinsot avec une tasse d'acide arsénieux le 26 mai 1838. Guillotiné le 20 septembre 1838
24 août 1838 Metz Marguerite Roeder 35 ans, domestique, Luxembourgeoise. Tomba enceinte cinq fois de son employeur, Antoine Groff, voiturier à Thionville, en 1829, 1832, 1834, 1836 et le 15 mai 1838. Les corps des bébés, vraisemblablement étouffés dès la naissance, furent retrouvés dans la fosse septique de la maison. Guillotinée à Thionville le 18 octobre 1838
29 août 1838 Versailles Aimé-Benjamin Michel 54 ans, couvreur en chaume. Dans la nuit du 02 au 03 mai 1838, assassine à coups de bûche à Écouen son beau-père, Herbillon, perruquier septuagénaire, à qui il avait acheté sa maison en viager. Suspecté d'avoir par le passé causé la mort de ses deux premières épouses. Sa femme, Nicole-Julie Herbillon, est condamnée à... Guillotiné le 29 octobre 1838
31 août 1838 Angoulême François "Auguste Wodothendal" Olligschlager 24 ans, boucher. Lapide et égorge à coups de rasoir le 26 octobre 1837 près de Verteuil son compagnon de voyage, Louis Wimet, 18 ans, garçon coiffeur, pour lui voler son argent et ses outils de travail. Guillotiné le 31 octobre 1838
03 septembre 1838 Le Mans Marie Legeal 22 ans. Fille-mère, tue son second enfant, une fille de quatre mois, en lui faisant avaler de l'acide sulfurique. Graciée
05 octobre 1838 Chaumont Symphorien Boucher et Jeanne Boucher 67 ans et 34 ans, cultivateurs, père et fille. Assomment à coups de bâton et étranglent le 18 mars 1833 à Baissey Jean-Baptiste Mathey et son épouse pour les voler et mettent le feu à la maison. Soupçonnés dès le départ, mais remis en liberté, les preuves de leur culpabilité ne sont découvertes qu'en 1838. Nicolas Boucher et Jean-Baptiste Perrot sont acquittés. Exécution prévue à Baissey. Graciés
24 octobre 1838 Paris Catherine Lefèvre 32 ans, domestique. Accouche le 29 avril 1838 à La Chapelle d'une petite fille à qui elle broie la tête avec les mains. Avait comparu en 1827 devant les assises de Metz pour un crime similaire ; son amant Remy, père de l'enfant, avait été condamné à mort et exécuté, elle acquittée. Graciée le 14 décembre 1838
31 octobre 1838 Paris Alexandre-François Perrin 24 ans, ouvrier imprimeur. Fils d'une concierge, rue Transnonain, tente de séduire la fille d'une des locataires. La mère ayant refusé les avances, il tente de les tuer toutes deux le 22 juillet 1838. Guillotiné le 15 décembre 1838
15 novembre 1838 Draguignan Jean-Baptiste Roubaud Tonnelier. Tentative de meurtre le 28 octobre 1837 à Toulon. Guillotiné à Toulon le 02 janvier 1839
25 novembre 1838 Versailles Jacques-Louis Barault et Nicolas-Louis Barault Etouffent le 1er mai 1838 à Limetz laur tante Marie-Françoise Barault, veuve Gauthier, septuagénaire, à qui ils devaient verser une rente viagère de 500 francs. Louis Barault et Hurel sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 03 janvier 1839, rejugés à Chartres, acquittés - ainsi que Louis et Hurel - le 13 septembre 1839
25 novembre 1838 Angoulême Jean Boise Père incestueux, viole pendant des années sa fille Marie. En 1830, un jeune cultivateur convaincu d'épouser Marie Boise se suicide peu avant les noces pour avoir surpris sa promise et son futur beau-père ensemble... En février 1837, à Lajemaye, Boise tue l'enfant nouveau-né qu'il a eu avec sa fille, et le 28 février 1838, à Saint-André-le-Double, récidive. Seul le bébé de Lajemaye est retrouvé enterré dans un fournil. Condamné en première instance par les assises de la Dordogne, arrêt cassé. Guillotiné le 09 février 1839
30 novembre 1838 Nancy François Défaut 22 ans. Auteur de douze incendies à compter de l'âge de 14 ans. En décembre 1837, à Morel-Maison, jette dans un puits le fils de son patron, le petit Maldémé, 6 ans, qui l'avait surpris en flagrant délit d'incendie. Déjà condamné pour vol en août 1838 à six ans de travaux forcés. Guillotiné le 07 mars 1839
01 décembre 1838 Paris Jean-Baptiste Gilbert 23 ans, ouvrier maçon, réclusionnaire libéré. Tua le 19 septembre 1837 Isidore Jobert, 20 ans, à Pontivon, près du Bourget, route de Reims, pour lui voler 1200 francs. Avait vu son procès repoussé pour des raisons d'aliénation mentale ; son complice Rodolphe avait été condamné à mort le 13 mars 1838 et gracié. Gracié
01 décembre 1838 Bastia Jean-Vincent Muglioni et Joseph-Marie Orsini Orsini gracié, Muglioni guillotiné le 16 mars 1839
02 décembre 1838 Caen Jean-François-Paul-Auguste "Le Landais" Bloche 34 ans, tisserand. Le 08 avril 1837, à Saint-Gatien-des-Bois, à la tête d'une bande, attaque la maison de la veuve Guillon, tue d'un coup de sabre le domestique Joseph Chéron, blesse la servante Marie Le Grip. Son complice, Mordant, avait été exécuté le 02 avril 1838. La veille de sa condamnation à mort, fut également condamné aux travaux forcés à perpétuité pour fausse monnaie. Le dernier complice, Michel Mancel, 42 ans, forçat libéré, est condamné à perpétuité le 06 août 1839. Guillotiné le 01 février 1839
05 décembre 1838 Digne Joseph François Fabre 47 ans, négociant. Assassine le 23 novembre 1837 à Annotla veuve Rabon, octogénaire, et sa fille de 55 ans, dont il était le cousin et leur chargé d'affaires, pour leur voler bijoux, argenterie et livres de comptes. Marie-Rose Verdolin, épouse Fabre, est condamnée à cinq ans de prison. Guillotiné le 16 mars 1839
26 décembre 1838 Châlon-sur-Saône Michel Bouchard 21 ans, déjà cinq condamnations. A Lacharmée, le 08 mai 1839, assassine à coups de bâton François Lambert, septuagénaire, qui revenait de la foire de Sennecey, pour lui voler une quarantaine de francs. La victime survit assez de temps pour le dénoncer. Guillotiné le 09 février 1839
12 janvier 1839 Bayonne - Conseil de guerre Louis-Eusèbe Jouvet Soldat au 36e de ligne, tua un autre soldat Fusillé le 29 mars 1839
12 janvier 1839 Saint-Mihiel Nicolas Guyot et Anne Guyot Torturent à mort à Gérauvilliers Sidonie Guyot, 15 ans, fille née du premier mariage de Nicolas. Graciés le 18 mars 1839
07 février 1839 Rennes Anne-Marie Jeanne Bonnier, veuve Gouesnard 42 ans, ouvrière. A Janzé, dans la nuit du 26 au 27 octobre 1838, accouche d'un nouveau-né qu'elle frappe avant de l'étrangler avec une cordelette. Etait déjà tombée enceinte à trois reprises depuis son veuvage sans que quiconque l'ait vue accoucher. Graciée le 26 mars 1839
08 février 1839 Vesoul Georges-Jean Lacour 27 ans, ouvrier en houillère. A Champagney, le 05 décembre 1838, tue d'un coup de fusil sa cousine et maîtresse, Marie-Thérèse "Pilot" Lacour, dont les parents refusaient d'accepter leurs noces. Gracié
24 février 1839 Nîmes Marthe Contestin, veuve Philip 22 ans, ménagère. Femme volcanique et infidèle, massacre à coups de couteau de cuisine son mari Blaise Philip à Beaucaire le 30 août 1838. Guillotinée le 07 mai 1839
13 mars 1839 Brest - Conseil de guerre maritime Benoît Marsand et Jean Raymond 35 ans et 21 ans, second capitaine et matelot pilotin à bord de l'Alexandre, parti de Bordeaux pour Batavia avec 17 hommes à son bord. Marsaud, réprimandé fréquemment par le capitaine Bouet pour sa paresse. Le 27 novembre 1837, sur le chemin du retour, abattent le capitaine d'un coup de pistolet avant de le jeter par-dessus bord ; précipitent aussi à la mer le lieutenant Morpain, le maître d'équipage Hervé, les matelots Audoui et Dosset. Quelques jours plus tard, craignant qu'il ne les dénonce, Marsaud ordonne au matelot anglais Gording de jeter à la mer le matelot Le Moine, puis, se défiant également de lui, fait enivrer Gording avant de lui faire subir le même sort. Les survivants s'accordèrent pour laisser croire que l'équipage avait disparu au cours d'une tempête. Seuls Marsaud et Raymond seront arrêtés et répondront de la mutinerie. Raymond est gracié, Marsand guillotiné le 11 mai 1839
16 mars 1839 Albi Joseph "Romulus" Vidal et Louis Montagne 43 ans, cultivateur à Roquecourbe, et 53 ans, vigneron. Etranglent dans la nuit du 10 au 11 janvier 1839 à Lautrec Marie Blanc, veuve Carivenc, pour lui voler 17 francs. "Romulus" déjà soupçonné d'avoir tué un oncle en le poussant dans les escaliers. Guillotinés le 24 mai 1839
19 mars 1839 Paris Louis-Simon Lesage et Jean-Victor Soufflard 38 ans, fileur de coton, et 32 ans, ébeniste. Assassinent de 17 coups de couteau le 05 juin 1838 au 91, rue du Temple, Mme Renault, marchande de matelas, pour lui voler 1220 francs en monnaie et 400 francs d'argenterie. Jeanne Lesage, épouse Vollard, 42 ans, et Nicolas Marchal Soufflard se suicide une fois ramené à la Conciergerie, Lesage est gracié.
20 mars 1839 Mende Louis-Auguste Maurin PARRICIDE, 25 ans, cultivateur. Empoisonne avec un plat de haricots mélangé d'acide arsénieux le 07 septembre 1838 à Bousseruge, commune de Saint-Martin de Lansuscle, son grand-père Jean-Jacques Maurin, 84 ans, son oncle Laurent, et ses six cousins et cousines, pour hériter du patrimoine familial. Tous survivent, mais gravement intoxiqués. Gracié vers le 25 avril 1839
18 avril 1839 Périgueux Jean Delport 33 ans, maçon. Tue à coups de pierre le 26 septembre 1838 à Peyzac-de-Montignac son beau-père Jean Chanet, 65 ans, qu'il détestait, avec la complicité de son domestique Jean Mounet, 19 ans, et jette le corps dans un gouffre, le Trou de l'Abîme, d'où il est remonté le 29 novembre. Mounet est acquitté. Guillotiné à Sarlat le 17 août 1839
30 avril 1839 Paris Aimée-Sylvie Decormeille 23 ans, piqueuse de bottines. Le 02 septembre 1838, au 27, rue de la Verrerie, tue de deux coups de tranchet son amant Barenne alors que celui-ci dormait, et lui dérobe 140 francs en pièces d'or et d'argent. Elle affirmait qu'il l'avait mise enceinte sans admettre ses responsabilités. Graciée début juin 1839
06 mai 1839 Perpignan Thomas Gibrat, François Cheix Galy, Gabriel Sajaloli, Joseph Gibrat, Simon Baptiste, Etienne Goubert Bandits. Barnèdes, Llobères, Juanoles et Berdaguer sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité ; Francisquet, Rodrigues et Joseph Sajaloli sont condamnés à dix ans de réclusion. Cabanès, déjà condamné aux travaux forcés à perpétuité, est acquitté. Arrêt cassé
16 mai 1839 Angers René-François Bodin 22 ans. Avec la complicité de son père Pierre, 48 ans, étranglent le 08 janvier 1839 la veuve Beaumont, 76 ans, pour lui voler 2.000 francs. Pierre est acquitté. Guillotiné le 10 juillet 1839
19 mai 1839 Angers Joseph Clémot 36 ans, journalier. A Saint-Laurent-de-la-Plaine et Neuvy, empoisonne le 29 mai 1837 sa deuxième femme, Geneviève Brillouet ; leur fils, Victor-Joseph Clémot, 20 mois, le 04 juin 1837 ; sa troisième femme, Marie Bondu, le 26 septembre 1838. Ses épouses avaient fait de lui leur légataire. Aurait également empoisonné le père de l'une de ses épouses, ainsi que sa première épouse, Renée Blourdier, 36 ans, décédée le 07 mars 1828, et trois autres personnes, mais ces morts manquent soit de preuves, soit tombent sous le coups de la prescription. Guillotiné à Chemillé le 11 juillet 1839
29 mai 1839 Caen Étienne Maurel 45 ans, marchand de fruits et légumes. Rue Damozanne à Caen, le 20 avril 1838, assassine d'un coup de marteau dans la tête la veuve Verlingue, sexagénaire, pour lui voler des chaussettes et de l'argent. Guillotiné le 05 août 1839
02 juin 1839 Bourg-en-Bresse Élisabeth Mézia, veuve Guichard Étrangle avec une cravate et tue de trois coups de coutre de charrue dans la nuque son gendre Jean Faussemagne, cabaretier, dans la nuit du 24 au 25 novembre 1838, à Saint-Didier-sur-Chalaronne. Elle détestait la victime et encourageait sa fille à se débarrasser de l'époux encombrant pour se mettre en couple avec son amant. Marie Guichard, épouse Faussemagne, et Claude Guichard sont condamnés à perpétuité. L'amant est acquitté. Graciée le 17 août 1839
04 juin 1839 Chartres Étienne Leroy 23 ans, conducteur de bestiaux. Tente d'abattre son bienfaiteur d'un coup de pistolet pour lui voler 150 francs. Gracié. Entériné le 15 août 1839.
12 juillet 1839 Paris - Chambre des Pairs Armand Barbès 29 ans. Gracié le 27 décembre 1839
11 août 1839 Versailles Jean-Pierre Simon Lesage Domestique. Déjà condamné à cinq ans de prison en 1831 pour vol. Le 17 février 1836, au 58, rue de Montreuil, à Versailles, pour voler 41.000 francs à son maître, M. Carré, ancien employé des postes, incendie son appartement pour faire croire que l'argent a disparu dans le sinistre. Carré, ruiné, n'a d'autre solution que de renvoyer son valet, qui ouvre une épicerie à Breuillet, dépense peu en rapport avec ses économies, attirant l'attention de la police. Pourvoi rejeté le 05 septembre 1839. Gracié. Entériné le 02 octobre 1839.
20 août 1839 Châteauroux Henri Rivaud 50 ans, cantonnier. Assassine le 15 juin 1839 au hameau de Bellevue, commune du Blanc, Marie-Anne Desgoulets, épouse Gaud, 34 ans, cultivatrice. Guillotiné au Blanc le 02 novembre 1839.
26 août 1839 Nancy Étienne-Antoine Gouy Fils d'une bonne famille de Cutting. Le 14 août 1831, dans le bois du Petit-Denin, entre Bidertrooff et Rorbach, assassine à coups de hachette sa maîtresse Marie-Anne Varlet, 29 ans, décapite le corps, et emporte la tête en la remplaçant par une autre prélevée dans quelque charnier. S'enfuit en Prusse pendant huit ans. Le corps est retrouvé le 27 août 1831. Exécution prévue à Vic-sur-Seille. Pourvoi rejeté le 21 septembre 1839. Gracié.
26 août 1839 Colmar Bernard Théophile Leprince Détenu à la centrale d'Ensisheim, prisonnier depuis l'âge de 17 ans, tua le 16 juin 1839 le détenu Jacquin, enfermé au cachot avec lui, en lui broyant la tête avec le couvercle des latrines, sous prétexte que Jacquin lui avait dérobé sa ration de pain. Guillotiné le 19 octobre 1839
31 août 1839 Bourg-en-Bresse Sébastien-Benoît Peytel 35 ans, notaire à Belley, connaissance de Balzac. Assassine de deux coups de feu dans la tête sa femme, Félicie Alcazar, 21 ans, enceinte de cinq mois, dont il était héritier, et massacre de six coups de marteau son domestique Louis Rey pour lui voler 7500 frs, le 1er novembre 1838 à Andert-Condon. Affirma toujours son innocence. Guillotiné le 28 octobre 1839
01 septembre 1839 Colmar Anne-Marie Boeglin PARRICIDE, 17 ans. A Stetten, en 1838, empoisonne à l'arsenic blanc son père, 46 ans, adjoint au maire, et ses frères, Jacques, 21 ans, et Joseph, 23 ans. Ivrogne et voleuse, Anne-Marie était punie physiquement par son père à chaque récidive, et à sa mort, ses fils avaient été "chargés" d'assurer les châtiments de leur soeur. Arrêt cassé, acquittée à Strasbourg le 16 février 1840.
05 septembre 1839 Brest - Conseil de guerre maritime Florent-Marie Bellegon 31 ans, matelot de 3e classe à bord de l'Alexandre, parti de Bordeaux pour Batavia avec 17 hommes à son bord. Le 27 novembre 1837, sur le chemin du retour, le sous-capitaine Marsaud abat le capitaine d'un coup de pistolet avant de le jeter par-dessus bord ; lui et ses complices précipitent aussi à la mer le lieutenant Morpain, le maître d'équipage Hervé, les matelots Audoui et Dosset. Quelques jours plus tard, craignant qu'il ne les dénonce, Marsaud ordonne au matelot anglais Gording de jeter à la mer le matelot Le Moine, puis, se défiant également de lui, fait enivrer Gording avant de lui faire subir le même sort. Les survivants s'accordèrent pour laisser croire que l'équipage avait disparu au cours d'une tempête. Marsaud et Raymond sont condamnés à mort, seul Marsaud est exécuté. Arrêté sur l'Ile Bourbon en même temps que le matelot Joly, qui n'est pas jugé, car il est prouvé qu'au moment de la mutinerie, malade, il était resté alité. Guillotiné le 16 décembre 1839
05 septembre 1839 Tours Anne Chesneau, veuve Ribot 47 ans, fille-mère de six enfants, épouse en 1834 Ribot, ancien militaire. Après que les époux aient fait donation des biens au dernier vivant, Anne maltraire son époux et l'empoisonne avec un plat de pommes de terre aux oignons et à l'arsenic le 14 août 1835. Le 10 juin 1839, empoisonne sa voisine, Mme Diguet, dont elle était devenue la maîtresse du mari. Jean Diguet, 58 ans, vigneron, est condamné aux travaux forcés à perpétuité, et Charles Nerdeux, un voisin, ancien militaire, est acquitté. Guillotinée le 13 novembre 1839
10 septembre 1839 Tarbes Jean Soucaze-Baqué Dominique Gallay-Marja est condamé à vingt ans de travaux forcés Guillotiné le 14 novembre 1839
12 septembre 1839 Tours André-Louis Romain 24 ans, journalier. Le 03 février 1839, à Saint-Cyr, tua à coups de hache le cultivateur Boileau, 72 ans, ancien marinier, sa femme et sa fille, Marie, 19 ans, ses anciens patrons, pour les voler et pour se venger de son licenciement. Guillotiné le 16 décembre 1839
12 novembre 1839 Draguignan Joseph Toussaint Chauvet 38 ans, ménager. Frappe à coups de bâton et jette dans un puisard sa belle-soeur, Isabeau Chauvet, épouse Blanc, 35 ans, le 22 juin 1839 au Luc. Les deux familles vivaient dans des maisons voisines disposant d'un puits commun, situé sur la parcelle des Blanc. L'usage du puits provoquait bien des tensions. Le 21 juin, Clémentine Chauvet, 14 ans, est giflée par Isabeau Blanc, sa marraine, pour avoir utilisé le puits. Chauvet vit la scène, incita par la violence sa fille à riposter : les deux femmes finirent par en venir aux mains. Il menaça sa belle-soeur de vite quitter les lieux... Isabeau allant chez des voisins avec l'intention de porter plainte, il alla guetter son retour, la jetta dans l'eau puis, à chaque fois qu'elle tentait d'en ressortir, lui donna des coups de gourdin sur la tête. Guillotiné au Luc le 14 janvier 1840
13 novembre 1839 Chaumont François Bralet 30 ans. Tua au carrefour de la Croix-Coquillon, à deux kilomètres de Chaumont, le messager Claude "Fanfan" Gaucher, son ancien patron, le 08 décembre 1838 en lui roulant dessus avec sa charrette pour se venger de son licenciement. Un premier procès, en juillet 1839, est renvoyé à cause d'un problème de tirage au sort des jurés. Joseph Romback est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 10 janvier 1840
07 décembre 1839 Saint-Omer Louis "Varlet" Caron et Pierre-Henri "Ch'moutte" Carpentier Valet de charrue et charron. Caron abat de deux coups de fusil, le 28 juillet 1839 à Metz-en-Couture, Jean-Louis Guyot, rentier à Fins, beau-frère de Carpentier. Carpentier était l'héritier en viager de Guyot, qui l'avait pris en affection après avoir épousé sa soeur, mais leur entente était devenue nulle au fil du temps. Guillotinés à Arras le 12 février 1840
09 décembre 1839 Versailles Jacques "Deslauriers" Driot 61 ans, tisserand. Assassina Mme Jouvin contre rémunération de son époux, en novembre 1837 dans les bois de Pierrelaye. Arrêtés deux mois après le crime alors qu'ils exhument le corps, craignant que la première cachette ne soit trop vite découverte. Joseph Jouvin, 38 ans, cultivateur à Herblay, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 10 janvier 1840, condamné aux travaux forcés à perpétuité à Paris le 11 avril 1840.
13 décembre 1839 Bordeaux Jean Moustié PARRICIDE. Jaloux de sa soeur et de la générosité paternelle à son égard, tue le 20 août 1839 à Comières son père Bernard, cultivateur, de huit coups de marteau de fer sur le crâne. Se pend en cellule le 05 février 1840 après avoir appris le rejet de son pourvoi en cassation
17 décembre 1839 Châlon-sur-Saône Jacques Debeaumarché 35 ans. Assomme, étrangle et noie dans le Bouley, près de Nyon, son beau-frère Jacques Clair le 20 septembre 1839, pour que son épouse, soeur de la victime, en hérite plus rapidement. Guillotiné le 15 février 1840
20 décembre 1839 Montauban Jean-Baptiste Calvet 45 ans, cultivateur. Suite au décès de leur père et de leur frère aîné, pour une question d'héritage - une somme de 100 francs à peine -, se fâche avec ses frères Henri et Guillaume, et abat d'un coup de pistolet en pleine poitrine ce dernier le 29 septembre 1839 au hameau de Peyroulal, à Molières. Meurt d'une attaque de panique le 19 janvier 1840, trois jours après avoir appris le rejet de son pourvoi en cassation.
23 décembre 1839 Reims Pierre-Henri Quénardel et Marie-Barbe Ravez, veuve Quénardel 36 et 61 ans, cultivateurs, fils et mère. Empoisonnent avec une potion de zinc et de l'acide chlorhydrique la fillette nouvelle-née de Pierre le 18 mai 1839 à Verzenay. Auraient commis le même genre de crime sur les quatre enfants précédents, n'épargnant que les aînés. Marie-Claudine Charpentier, épouse Quénardel est acquittée. Guillotinés le 28 mars 1840
décembre 1839 Grenoble Raymond Berthon Propriétaire au hameau de Dusserre, près de Grenoble. Hérite de 20.000 francs en 1831 au décès de son oncle, le monestier de Clermont, curé de Saint-Paul. Condition : il doit garder à sa charge sa vieille servante, Victoire. En 1832, empoisonne avec un plat d'escargots à l'arsenic Victoire, trois autres femmes et M.Wette, qui en meurt. Pourvoi rejeté le 23 janvier 1840. Gracié.
1840 Rennes Deux condamnés Un gracié, un guillotiné
1840 Lons-le-Saunier Guillotiné ?
25 janvier 1840 Rennes - Conseil de guerre François Gougis 37 ans. Condamné le 30 septembre 1828 à sept ans de boulet par le conseil de guerre de la 16e division pour déserion. Gracié en 1834, adoptant l'identité d'un autre déserteur et se retrouve à nouveau en prison. Incarcéré à la prison militaire de Rennes, tente de tuer le 12 décembre 1839 le gardien Paturel qu'il avait pris en haine. Fusillé le 13 avril 1840
17 février 1840 Marseille - Conseil de guerre Henry Labourier Tue d'un coup de couteau dans le coeur son caporal, Sentenac.
18 février 1840 Blois Louis-René Maufoix Le 30 août 1839, à Blois, tente de tuer à coups de couteau de boucher sa femme, Zaïre Monteron, repriseuse en dentelle, et tue d'un coup de couteau dans le coeur le beau-frère de sa femme, Edmond Grouteau. Ayant plusieurs fois déserté le foyer conjugal, Maufoix n'avait pas accepté que Grouteau conseille à son épouse de ne pas le faire profiter d'un récent héritage. Arrêt cassé le 27 mars 1840
22 février 1840 Paris Louis-Augustin "Dordoir" Lober 27 ans, garçon boulanger. Le 06 octobre 1839 au 7, rue du 29-Juillet, à Paris, tente d'assassiner à coups de couteau les soeurs Joséphine et Eugénie Decaux, dans leur magasin de lingerie, et tente d'abattre d'un coup de pistolet M.Collinet, le portier de la maison. Guillotiné le 29 février 1840
28 février 1840 Montbrison Annette Dufour PARRICIDE, 21 ans. Avec la complicité de Claude Bouffaron, son beau-frère et amant, abattit son père Jean d'un coup de fusil dans la poitrine à Arcon le 27 octobre 1839. Arcon survécut une semaine à la tentative de meurtre. Bouffaron fut condamné aux travaux forcés à perpétuité, bien qu'il ait lui-même abattu le vieux Dufour. Guillotinée à Saint-Haon-le-Chatel le 22 avril 1840
12 mars 1840 Rodez Pierre Bergonnier PARRICIDE, 48 ans, cultivateur à Saint-Rome-du-Tarn. Le 20 juillet 1839, tue son père, 74 ans, que lui et sa famille maltraitaient depuis des années. Guillotiné le 30 juin 1840
16 mars 1840 Chartres Pierre "Renoult" Marie 20 ans, journalier. Le 3 février 1840, aux abords de Francourville, viole, bat et étrangle Céline Decourtry, 19 ans. Guillotiné le 25 avril 1840
16 mars 1840 Lyon Ferdinand Perrin Cordonnier. Le 18 décembre 1839, au 42, port-au-Temple à Lyon, au cours d'un cambriolage chez Mme Julien, tue de deux coups de couteau Félicité Monnet, domestique, qui meurt le 21. Goutty, tailleur, voisin de Perrin et cousin de Félicité, qui avait accompagné Perrin dans ce cambriolage, se jette par la fenêtre en voyant sa cousine ainsi assassinée et meurt lui aussi le 21 décembre. Guillotiné le 22 mai 1840
19 mars 1840 Rodez Albert Valette et Geneviève Franc PARRICIDE, 32 ans et ?, amants, étranglèrent Antoine Valette père à Bromat le 25 novembre 1838 pour le voler et enfin pouvoir se marier, chose à laquelle Valette s'était toujours opposé. Marie Cayron, voisine de la victime, est acquittée Geneviève est graciée, Albert guillotiné le 30 mai 1840
25 mars 1840 Lyon Jacques Planus Forçat libéré, condamné en 1825 à cinq ans de prison pour vol. Tue à coups de hache le 10 septembre 1839 au Breuil Jean Masson, 70 ans, cultivateur, pour le voler. Guillotiné le 22 mai 1840
27 mars 1840 Carcassonne Thomas Gibrat, François Cheix Galy et Simon Baptiste Malfaiteurs de Saint-Laurent-de-Cerdans. Condamnés en première instance par les assises des Pyrénées-Orientales, arrêt cassé. Sajeloli et Baptiste sont graciés, Gibrat et Galy guillotinés le 22 juillet 1840
29 mars 1840 Troyes Jean-Baptiste Gérasime Laîné Dans la nuit du 09 au 10 septembre 1839, à Villemoyenne, tue à coups de serpe Nicolas Lutel, 86 ans, cultivateur, pour lui voler du linge et un peu d'argent. Lutel meurt le 14 septembre. Son complice, Godiot, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 09 juin 1840
31 mars 1840 Caen Stanislas Cucu et Michel Rouland 30 et 45 ans, journaliers, cambrioleurs. Le 23 novembre 1839, à La Houblonnière, rentrent chez la veuve Labsolu pour voler une vingtaine de francs, des couteaux, du pain et du beurre. Le 19 décembre 1839, à Friardel, attaquent M. Legendre au coucher, et le blessent de trois coups de feu dans la tête avant qu'il ne parvienne à s'enfuir pour prévenir les gendarmes. Guillotinés le 15 juin 1840
01 avril 1840 Tours Pierre Mirbeau Dénoncé le 16 décembre 1839 par André-Louis Romain sur le point d'être exécuté. Avec Romain, le 03 février 1839, à Saint-Cyr, tua à coups de hache le cultivateur Boileau, 72 ans, ancien marinier, sa femme et sa fille, Marie, 19 ans, anciens patrons de Romain, pour les voler. Mme Mirbeau est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 24 avril 1840
04 avril 1840 Bourges Joseph Villatte 45 ans, tailleur d'habits. Le 31 janvier 1840, assassine à coups de carreau de tailleur son beau-frère, Jean Roy, 85 ans, qui vivait chez lui, afin de lui voler l'argent suffisant pour payer le dernier terme d'un terrain. Guillotiné le 30 mai 1840
13 avril 1840 Laval Perrine Besnard, veuve Grimault Séparée de son mari, Grimault, âgé de vingt ans de plus qu'elle, l'étrangle avec une corde le 24 novembre 1839 aux bois des Landelles, commune de Cuillé, pour hériter de ses biens. Son amant et complice, Jeussé, est en fuite. Guillotinée le 29 juin 1840
13 avril 1840 Quimper François-Marie L'Héréec et Mathieu L'Héréec PARRICIDES, 25 ans, cordonnier et 18 ans, journalier. Tuent à coups de marteau, de bâton et de pierre, leur père à Guimaëc (ou Plougonven) le 12 octobre 1839 et jettent le corps dans une mare. Guillotinés à Morlaix le 25 juillet 1840
03 mai 1840 Mézières Mathieu Cornesse Condamné à vingt ans de prison pour vol en Belgique, suspecté d'un double meurtre commis aux environs de Rethel, évadé de Dinant. Cambriole presbytères et mairies à l'hiver 1839. Torture et tue le 24 août 1839 à Stonne M.Normand, rentier, pour lui voler de l'or. Parvient à s'évader de la prison de Sedan le 09 novembre 1839. Guillotiné le 12 août 1840
12 mai 1840 Angers René Maugrain Assassine son oncle pour le voler. Inculpé pour avoir également empoisonné son père, reconnu non coupable pour ce fait. Guillotiné le 02 juillet 1840
04 juin 1840 Bordeaux Jean Dubois 17 ans, domestique. Assassine à coups de barre de fer dans la nuit du 22 au 23 novembre 1839 à Cartelègue son patron, Jacques Arnaud Faurien, cultivateur, son épouse, et leur fille Jeanne, 8 ans pour cambrioler la maison. Marie Faurien, 14 ans, et Arnaud Faurien, 7 ans, survivent, bien que très grièvement blessés. Avait, trois jours plus tôt, mis le feu à une meule de foin pour détourner l'attention et tenter de voler l'argent destiné à la paye des fermages de Noël. Guillotiné le 12 août 1840
07 juin 1840 Le Puy-en-Velay Pierre Gas Cultivateur à Lubilhac. Etrangle avec une branche de chêne et l'une de ses jarretières, le 23 juin 1839 dans le bois de Bouchaud, près de Saint-Beauzin, sa maîtresse, Elisabeth Merle, 23 ans, et tente de faire passer la mort pour un suicide. Enceinte de lui et assez indiscrète, Elisabeth avait fait connaître à ses proches que Gas voulait qu'elle se fasse avorter. Arrêt cassé le 04 juillet 1840, acquitté à Riom le 21 novembre 1840
08 juin 1840 Albi Joseph Dauzats et Catherine Beauté, épouse Dauzats PARRICIDES, 22 ans et 45 ans, cultivateurs, fils et mère. Le 15 septembre 1839, à Montpinier, tuent Mathieu Dauzats, leur père et époux en le pendant, tant pour hériter de ses 15.000 francs d'économies que pour se venger ; Mathieu, d'une avarice terrible, considérait que payer 1.500 francs un remplaçant au service militaire à son fils était une dépense trop importante ! Guillotinés le 22 juillet 1840
18 juin 1840 Bastia Dominique Boresi Condamné à mort par contumace, bandit terrifiant les parages de Sartène. Guillotiné le 10 septembre 1840
02 juillet 1840 Coutances Jean-Baptiste Desmares 41 ans, sabotier à Colomby. Assassine dans la nuit du 10 novembre 1839 sa voisine, Jeanne Moncuit, à coups de hache dans la tête, pour ne pas avoir à rembourser l'argent qu'il lui devait. Son épouse Victoire Travert est acquittée. Guillotiné le 31 décembre 1840
14 juillet 1840 Laval Julienne Royer 45 ans, domestique. Aida son patron et amant Jean Grimault, 40 ans, cultivateur à Bazouges, à empoisonner sa famille à l'arsenic : Jeanne Garrault, épouse Grimault, qui meurt le 11 mai 1838 ; François Garrault, père de Jeanne, le 24 août 1839 ; Rose et Jeanne Grimault, les filles de Jean, âgées de 6 et 5 ans, le 21 septembre 1839. Grimault est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée à Château-Gontier le 29 octobre 1840
25 juillet 1840 Foix Jacques Déramond Le 19 novembre 1839, au Carla-Roquefort, étrangle, assomme et jette dans un canal M.Jauze, industriel, et Joseph Raulet, le garde-forge de ce dernier, avant de cambrioler la maison Jauze et d'emporter 25.000 francs. Deramond détestait Jauze, qui était l'amant de sa soeur Marie ; son complice, Jacques "Marc" Pendrié, qui avait été licencié par Jauze et nourrissait une rancune absolue depuis, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Lavelanet le 16 octobre 1840
27 juillet 1840 Foix Alexis "Jeannetis" Roussel Cultivateur. Tue d'une soixantaine de coups de couteau le 22 juin 1840 à Saurat, près de Rabat, M. Bergasse, un vieux propriétaire, à qui il avait acheté plusieurs terrains qu'il ne voulait pas payer. La victime meurt la nuit suivante. Guillotiné à Tarascon-sur-Ariège le 14 octobre 1840
03 août 1840 Carcassonne Louis "Vioulounaire" Dellong Tire un coup de fusil le 03 septembre 1839 au Prat-de-Cest, commune de Bages, sur Barthélémy Sicard, avant de le frapper à la tête à coups de pierre puis de crosse de fusil et de le laisser pour mort. Les deux hommes devaient ce jour-là se rendre à Narbonne pour régler un différend commun devant le juge de paix. Pourvoi rejeté le 03 septembre 1840. Gracié.
05 août 1840 Limoges Louis Cartier 21 ans, condamné trois fois depuis ses 14 ans, dont une fois, en 1840, à dix ans de prison pour vol dans une diligence. Incarcéré à la centrale d'Eysses, mis au cachot pour menaces pendant plusieurs mois ; transféré à Limoges, menace le gardien Buisson. Le 24 avril 1840, en plein atelier, Cartier se bat avec son tramier et est blessé par le gardien Vergne. Décidé à se venger, le 04 mai 1840, il donne un coup de couteau dans le cou à Vergne, qui est sauvé par l'intervention d'un autre détenu, mais finit par succomber le 22 mai. Guillotiné le 17 novembre 1840
07 août 1840 Riom Annet Piotte 35 ans. Aux Piottes, commune de Puy-Guillaume, dans la nuit du 06 au 07 juin 1840, tue d'un coup de fusil son frère Jacques Piotte, qu'il considérait comme ayant été favorisé dans le partage d'un héritage maternel. Jacques agonise pendant vingt heures. Arrêt cassé le 27 août 1840
10 août 1840 Riom Régis-Élie Bride 18 ans, déjà condamné quatre fois depuis ses 11 ans. Incarcéré à Riom, assassine le 19 juillet 1840 son co-détenu Jean-Baptiste Vaille, 35 ans, à qui il avait dérobé vingt sous et qui s'était rendu compte du larcin. Guillotiné le 05 octobre 1840
10 août 1840 Chaumont Claude "Vitrier" Guyot 32 ans, manoeuvre, voleur récidiviste. Auteur d'incendies volontaires à Arnoncourt : le 2 novembre 1830, met le feu à la maison de la veuve François, sa belle-mère. Noie, le 28 octobre 1831, son épouse en la précipitant dans un puits avec leur enfant, âgé de douze mois. En avril 1834, tente d'empoisonner François Dumont et son épouse, oncle et tante de sa seconde femme, avec de l'arsenic, pour en hériter. Le 20 février 1835, met le feu à trois maisons dont celle de François Dumont. Récidive enfin le 07 mars 1840 en mettant le feu à sa propre maison et à celle de son voisin Richelon. Guillotiné le 17 octobre 1840
13 août 1840 Perpignan François Sarrat Libéré peu avant de la centrale de Nîmes après cinq ans de prison pour vol avec violences. Le 15 juillet 1838, dans le bois de Villeclare, entre Saint-Genis et Saint-André, tue François-Barthélémy Py, syndic septuagénaire des gens de mer de Banyuls, de deux coups de bâton sur la tête et quarante-neuf coups de couteau pour le voler. Arrêt cassé le 17 septembre 1840
14 août 1840 Blois Victor Denis Aignan Lépine Assassine à coups de pioche le 03 juillet 1840 à Ménars sa femme avec laquelle il ne s'entendait plus et qui voulait le quitter. Arrêt cassé le 10 septembre 1840. Condamné à Orléans le 30 octobre 1840 aux travaux forcés à perpétuité.
19 août 1840 Angoulême Antoine Arzac 24 ans, plusieurs fois condamné pour vol et pour attentat à la pudeur. Entre Pont-à-Brac et Barbezieux, massacre à coups de pierre le boucher Bertin pour le voler. Condamné la veille à dix ans de prison pour avoir, au cours d'une tentative d'évasion de la prison de Cognac, assommé le beau-frère du concierge de la prison et la femme du concierge. Guillotiné le 03 novembre 1840
20 août 1840 Bourg-en-Bresse Jean-Gabriel Petetin 28 ans, sellier-carrossier. Le 21 juin 1840, à Bourg-en-Bresse, tue de quatre coups de couteau à découper le cuir son épouse Annette Gallet, 23 ans, qui l'avait quitté après trois ans de mariage suite à ses violences répétées. Il blesse également à la nuque leur fillette de 2 ans. Guillotiné le 31 octobre 1840
21 août 1840 Nevers Marie Hugon, veuve Guyonnet En novembre 1839, empoisonne à l'arsenic son beau-fils, âgé de six ans ; en janvier 1840, empoisonne Pierre Guyonnet, son mari. Guillotiné le 19 décembre 1840
septembre 1840 Beauvais Mme Beaurain Cultivatrice à Marissel. Graciée
08 septembre 1840 Blois Pierre Mirbeau et Anne Ripault, épouse Mirbeau Dénoncé le 16 décembre 1839 par André-Louis Romain sur le point d'être exécuté. Avec Romain, le 03 février 1839, à Saint-Cyr, tua à coups de hache son voisin, le cultivateur Boileau, 72 ans, ancien marinier, sa femme et sa fille, Marie, 19 ans, anciens patrons de Romain, pour les voler. Mme Mirbeau est alors condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Condamnés en première instance par les assises d'Indre-et-Loire, arrêt cassé. Anne est graciée, Pierre guillotiné à Tours le 27 novembre 1840
11 septembre 1840 Bordeaux Pierre-Vincent Eliçabide 30 ans, instituteur. Voulant épouser Marie Tressarieux, veuve Anizat, il quitte Bétharram pour Paris avec l'intention d'y gagner assez d'argent pour organiser leur mariage. Mais se retrouvant chômeur, il décide de se tuer et de tuer également son amante et ses enfants. Le 16 mars 1840, après s'être fait envoyer l'aîné, Joseph, 10 ans, par la diligence, il le tue rue de Flandre de plusieurs coups de marteau sur la tête avant de l'égorger d'un coup de couteau. Le 8 mai suivant, revenu en Gironde - et disant avoir laissé Joseph sous la surveillance d'un collègue -, au cours d'une promenade à Yvrac, tue à coups de marteau et de couteau Marie et la petite Mathilde, 8 ans. Guillotiné le 05 novembre 1840
19 octobre 1840 Bourges - Conseil de guerre Dominique Lors Tambour de la légion étrangère. Assassina un camarade. Pourvoi rejeté le 20 novembre 1840.
19 octobre 1840 Bourges - Conseil de guerre Guillaume Gonzales Fusilier. Assassina un grenadier du 47e de ligne. Pourvoi rejeté le 20 novembre 1840.
26 octobre 1840 Amiens Thérèse Fleuret, veuve Heurtel Le 25 août 1840, met le feu à la maison de ses voisins, les Dusaillant, avec lesquels elle était en conflit depuis des années. Pourvoi rejeté le 20 novembre 1840. Graciée.
03 novembre 1840 Besançon Jean-François Besançon Le 20 novembre 1839, à Vergranne, tue son frère Christophe à coups de couteau parce que celui-ci l'avait accusé d'avoir volé leur père. Guillotiné à Baume-les-Dames le 31 décembre 1840
13 novembre 1840 Nîmes Étienne Litière 27 ans, ancien militaire incarcéré à la centrale. Comme il avait été puni par le gardien Liotard pour une réflexion désobligeante envers d'autres détenus, le 11 septembre 1840, tue le gardien d'un coup de marteau avant de voler son sabre pour le poignarder à plusieurs reprises. Guillotiné le 07 janvier 1841
14 novembre 1840 Paris Jean-Charles Barbier 31 ans, ouvrier sur les ports, déjà condamné à 11 reprises, notamment pour violences commises sur des femmes. Jaloux maladif de sa maîtresse, Pauline Louise Guidet, dite "La Blonde", 19 ans, blanchisseuse, lui fracasse la tête de soixante coups de gourdin le 31 juillet 1840 sur l'île Louviers, actuelle Ile Saint-Louis, parce qu'elle le trompait. Guillotiné le 28 décembre 1840
19 novembre 1840 Pau Jean "Briquet" Elichalt Egorge à coups de couteau le 23 juillet 1840 à Domezain M. Larrandart, 80 ans, pour le voler. Guillotiné à Saint-Palais le 05 février 1841
23 novembre 1840 Paris - Conseil de guerre Rémy Aichleur et Louis-Eugène Davrillon Artilleurs au 4e régiment. Le 26 septembre 1840, à Laon, battent à coups de cravache le fourrier Phitily, et dans la suite de la bagarre, tuent le maréchal-des-logis Chandron d'un coup de pierre au flanc gauche. Graciés, peine commuée en quinze ans de boulet pour Davrillon et travaux forcés à perpétuité pour Aichleur. Entériné le 27 février 1841.
28 novembre 1840 Carcassonne François "Christophe Sarrisi" Sarrat Libéré peu avant de la centrale de Nîmes après cinq ans de prison pour vol avec violences. Le 15 juillet 1838, dans le bois de Villeclare, entre Saint-Genis et Saint-André, tue François-Barthélémy Py, syndic septuagénaire des gens de mer de Banyuls, de deux coups de bâton sur la tête et quarante-neuf coups de couteau pour le voler. Condamné en première instance par les assises des Pyrénées-Orientales, arrêt cassé. Guillotiné le 16 février 1841
06 décembre 1840 Épinal Pierre Virion 23 ans, journalier. Le 07 novembre 1840, à Mirecourt, égorge à coups de rasoir Mlle des Tourailles, 75 ans, et sa domestique, 45 ans. Fils d'un fermier de Rouvres au service de Mlle des Tourailles, chargé par son père de payer 600 francs à la propriétaire, il avait joué l'argent et perdu 140 francs qu'il ne pouvait rembourser. Guillotiné à Mirecourt le 30 janvier 1841
décembre 1840 Lons-le-Saunier Jean-Pierre Robin et Charlotte Bertrand, épouse Déhy 38 ans et 40 ans, journaliers, amants, repris de justice. Le 28 mars 1839, à Poligny, Robin tente d'assassiner sa femme Marie Douffre, 54 ans, puis la maltraite et l'affame tant que, le 04 août 1840, on la retrouve presque morte sur un grabat. Secourue d'extrême urgence, elle survit après près de deux mois passés à l'hôpital. Robin est guillotiné le 25 mars 1841
10 décembre 1840 Beauvais Jean-Pierre Gontier berger. Proposant à son neveu Eugène Sellier, 32 ans, d'intégrer la franc-maçonnerie, le 16 septembre 1839 à Villers, le blesse à coups de fusil pour lui voler les 10.000 francs de frais d'intégration... Guillotiné le 13 février 1841
13 décembre 1840 Vannes Pierre-François Sébire 22 ans, soldat du train d'artillerie. Suite à six mois de prison militaire pour vol, a pour ordre de rejoindre l'Afrique via Toulon, en compagnie d'un autre soldat détenu, Poirier. Après l'avoir enivré, à Pontivy, Sébire tue son camarade à coups de couteau, puis l'éventre et lui arrache les intestins et la rate. Guillotiné le 20 février 1841
15 décembre 1840 Auxerre François Rouillard 65 ans, aubergiste à Saint-Martin d'Ordon, ruiné par l'attitude de sa femme Lucie et de ses fils, tous des petits voleurs dont il devait payer les dettes. Mis en demeure de régler ses dettes par un huissier le 27 septembre 1840, il est pris d'une crise de rage, menace son créancier Leriche, puis menace un de ses locataires, Payen, qui lui doit 160 francs. Comme l'homme s'enfuit, il met le feu à son appartement, puis retrouve Payen qu'il abat d'une cartouche dans la nuque. Met le feu à une ferme à quelque distance de là, puis à une forge. Le lendemain, caché dans les bois des Rochers, abat de deux balles un passant qui voulait essayer de l'arrêter. Guillotiné le 19 février 1841
19 décembre 1840 Nancy Louis Marchand 28 ans, domestique agricole. A Flavigny, le 08 novembre 1840, viole Athanaïse Joly, 7 ans, avant de lui arracher la langue, de lui briser le crâne et de jeter le corps, enfermé dans un sac, dans la Moselle. Affirma qu'elle s'était tuée en tombant d'une échelle par accident. Guillotiné à Flavigny le 13 février 1841
23 décembre 1840 Montbrison Catherine Jomain, veuve Maritaine 39 ans. Avec la complicité de son amant, Fleury Guichon, 24 ans, attaque à coups de masse de cantonnier dans la tête le 11 mars 1840 à Saint-Germain-la-Montagne son époux Jean Maritaine, journalier, qui meurt trois jours plus tard. Guichon est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée le 20 février 1841
25 décembre 1840 Rouen Marie-Elisabeth Mutot, veuve Lefebvre Abat le 15 août 1840 à Pierreval d'un coup de fusil en plein ventre son amant Duboc, ancien forçat, qui avait fait d'elle son héritière et qu'elle avait quitté pour un voisin, Linaud. Ce dernier, complice mais enivré par sa compagne pour trouver le courage de l'aider à ce crime, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Guillotinée le 04 mars 1841
22 janvier 1841 Saint-Brieuc Pierre-Raymond Régnier 33 ans. Empoisonna sa femme Marie-Jeanne Jouvrot, 47 ans, ménagère, à Illifaut le 18 septembre 1840. Guillotiné le 07 avril 1841
30 janvier 1841 Quimper Nicolas Bescon et Sophie Verax, veuve Castel Amants diaboliques. A Kéroriou, empoisonnent René Castel le 07 janvier 1840 et enfouissent le corps dans un champ, sous de la chaux vive. Augustine Castel, 16 ans, est condamnée à dix ans d'enfermement dans une maison de correction. Guillotinés à Brest le 19 avril 1841
31 janvier 1841 Saint-Mihiel Jacques Pérignon et Jeanne Toussaint, épouse Pérignon 36 ans, cordonnier et 38 ans, ménagère. Par haine et intérêt, étranglent le 22 mai 1840 à Damvillers Louis-François Collin, 64 ans, manoeuvre, leur "beau-père" (le second mari de la mère de Jeanne). Jeanne est graciée, Jacques guillotiné le 06 avril 1841
31 janvier 1841 Guéret Joseph Brière Charlatan, marchand de vins. Dans la nuit du 23 au 24 février 1840, à Aubusson, tue d'un coup de couteau dans le coeur Jean Poujon, 21 ans, charpentier, qu'il accusait de l'avoir dénoncé à la police comme étant un homme dangereux. Arrêt cassé le 10 avril 1841.
février 1841 Dijon Anne Courtot Infanticide Pourvoi rejeté le 04 mars 1841. Graciée.
16 février 1841 Foix Pierre Fourton Assassine à coups de bâton M.Trouvé le 19 juin 1840 et se débarrasse du corps de la victime dans un ravin où il est retrouvé le 17 septembre 1840. Mme Escoubas, veuve Trouvé est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé, condamné à Toulouse le 20 mai 1841 aux travaux forcés à perpétuité
18 février 1841 Melun Charles-Louis Blondeau 29 ans, serrurier-mécanicien, voleur récidiviste. Assassine à coups de couteau le 24 juillet 1840 à Villeparisis le colporteur Eloy Brice, 23 ans, pour lui voler 500 francs. Arrêté trois jours plus tard pour avoir, rue Baffroy à Paris, tenté d'assassiner à coups de couteau sa maîtresse Anne-Marie Bernard parce qu'elle le repoussait désormais, et blessé également M. Haussois et son fils qui cherchaient à l'arrêter. Condamné pour ce fait à dix ans de bagne par les assises de Paris le 21 avril 1840. Le roi rejette sa grace dans un premier temps, mais au cours d'un passage à Melun, change d'opinion après un entretien avec l'avocat de la défense. Gracié le 21 avril 1841
18 février 1841 Rouen Auguste-Alphonse Dugard 22 ans, déserteur du 35e régiment d'infanterie. Le 13 septembre 1840, à Saint-Pierre-de-Franqueville, entre par effraction chez M.Aubé, propriétaire terrien, l'assassine en l'étranglant avec un mouchoir et en lui enfonçant une épingle dans la gorge puis pille la maison. Guillotiné le 20 avril 1841
18 février 1841 Blois Auguste-Jean Gouin 18 ans, berger, voleur rédiciviste. Libéré de la prison de Vendôme le 07 octobre 1840, assassine pour la voler le 09 octobre 1840 à Champigny-en-Beauce Marie Vallée, épouse Bouzy, 71 ans, fermière, de trois coups de gourdin dans la tête, avant de l'enterrer dans un tas de fumier. Guillotiné le 28 avril 1841
18 février 1841 Rouen Laurent-Jules Suard 21 ans, journalier. Tue à coups de masse de fer à Grigneuseville le 30 juillet 1840 Leduc, épicier, pour lui voler 57 francs. Guillotiné le 23 avril 1841
27 février 1841 Paris - Conseil de Guerre Louis Chalumeau 42 ans, sergent au 20e régiment de lugne. A Montlhéry, le 10 janvier 1841, surpris en état d'ivresse, tente de tuer à coups de sabre le capitaine F... qui l'avait puni de huit jours de salle de police. Gracié. Entérinement le 10 juin 1841.
08 mars 1841 Saint-Omer Hubert Beugin 43 ans, cordonnier. Tente d'assassiner à coups de fer à relever les plis le 07 septembre 1839 à Noyelles-lez-Humières Mme Capelle, veuve Roussel, 70 ans, et sa domestique Désirée Piedfond, pour leur voler 65 francs. Exécution prévue à Saint-Pol-sur-Ternoise. Se pend en cellule le 11 mars 1841.
18 mars 1841 Saintes Jean Reignier A Vervant, le 02 novembre 1840, tue l'enfant nouveau-né de sa fille Marie en l'étouffant à lui briser les os. Marie Reignier est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 24 mai 1841
19 mars 1841 Lyon Mathieu Thivoyon 26 ans, cultivateur. Assassine à Amplepuis le 05 janvier 1840 Mme Françoise Lagreste, épouse Valoir et son fils Jean-Marie Valoir pour les voler. Son complice, Barthélémy Valois, est condamné à dix ans de travaux forcés. Guillotiné le 05 juin 1841
20 mars 1841 Bordeaux Arnaud Ducasse Tua d'un coup de feu le 11 octobre 1840 à Auras son beau-père Jean Guillaume, tonnelier. Guillotiné le 09 juin 1841
20 mars 1841 Le Mans René Fronteau Septuagénaire, forçat libéré. Le 28 novembre 1840 à Dissé-sous-le-Lude, assassine Anne Passin, domestique, pour cambrioler la maison de son maître et voler une soixantaine de francs. Guillotiné le 01 juin 1841
27 avril 1841 Saint-Brieuc Jean-Marie Cozic 34 ans, menuisier cabaretier. A Plougonver, assassina sa belle-mère. Guillotiné le 03 juillet 1841
10 mai 1841 Rouen Eustache-Nicolas Marc, Marie-Anne-Judith Maignan, veuve Delahaie et Marie Delabarre 36 ans, cultivateur, 23 ans, ménagère et 33 ans, ménagère, soeur de l'autre condamnée. Le 15 janvier 1841, à Saint-Vaast-du-Val, abat de deux coups de fusil M.Delahaie, l'époux de Marie-Anne, sa maîtresse enceinte de ses oeuvres. Les deux femmes sont graciées, Marc guillotiné le 31 juillet 1841
13 mai 1841 Laon Félicité Boucher, veuve Colnet Tue d'une dizaine de coups de marteau le 21 janvier 1841 son mari Colnet, 22 ans, maréchal-ferrant, à Bucy-le-Long, qui l'avait surpris la veille en flagrant délit d'adultère. Le corps est ensuite lesté et jeté dans l'Aisne, où il est repêché le 23, à 1 km du village. Guillotinée le 19 juillet 1841
13 mai 1841 Rouen Pierre-Gustave Ferry 20 ans. Assassine le 28 décembre 1840 à Bleville de cinq coups de louchet la veuve Toussaint, 76 ans, surnommée "la mère des orphelins", pour lui voler du linge et une trentaine de francs. Guillotiné le 31 juillet 1841
18 mai 1841 Dijon Lorenzo Serra 28 ans, manouvrier, Espagnol. Interné à Auxonne, tua un compatriote. Guillotiné le 09 juillet 1841
29 mai 1841 Paris - Chambre des Pairs Ennemond-Marius Darmès 43 ans, ouvrier frotteur. Tire un coup de carabine sur Louis-Philippe le 15 octobre 1840, quai des Tuileries, sans le toucher - l'arme s'étant brisée lors du tir, car trop chargée. Guillotiné le 31 mai 1841
04 juin 1841 Châlon-sur-Saône Philippe Dutartre 64 ans, manouvrier. Le 19 février 1841, à Chenoves, tue à coups de hache sa soeur Madeleine Dutartre, épouse Larèpe, et son mari André Larèpe, tous deux octogénaires, avant de tenter de se suicider en se tranchant la gorge. Abandonné par sa troisième épouse, Dutartre avait été hébergé par sa soeur pendant deux mois avant d'être mis à la porte de sa maison en janvier 1841 pour son attitude détestable. Mari violent, causa la mort de ses deux premières épouses par ses maltraitances répétées. Guillotiné le 23 août 1841
10 juin 1841 Épinal Georg Muller et Ignatius Eber 20 et 28 ans, repris de justice, Allemands. Le 18 novembre 1840, à Ramonchamp, cambriolent l'église et tentent de tuer à coups de hache le sacristain, Luc Souvay, qui les avait surpris. Graciés le 16 août 1841.
12 juin 1841 Saintes François Couffin 56 ans, tailleur de pierres. Infanticide à Saint-Pierre d'Oléron. Guillotiné le 24 août 1841
16 juin 1841 Auxerre Jean Simonet Maçon à Bleigny-le-Carreau, connu pour son entêtement touchant à la stupidité et pour son intempérance. Dans l'incapacité de payer le loyer exorbitant de la masure qu'il occupait, il voit la somme encore augmentée par les intérêts de retard réclamés par le propriétaire, Massé, usurier notoire et impitoyable. Invitant ce dernier à parler comptes, en profite pour lui broyer le crâne de deux coups de marteau, avant d'aller jeter le corps dans un puits début 1841. Guillotiné le 28 août 1841
20 juin 1841 Saintes Jean Chasserand et Honoré Crouail 45 ans, boucher et 25 ans, boulanger. A Soubise, le 18 septembre 1840, assassinent d'un coup de pistolet dans la tête Mme veuve Lachenaie, septuagénaire, bienfaitrice de l'épouse de Chasserand, Marie Lavaud, qui avait été sa domestique, et tuent de trois coups de couteau de boucher sa bonne Pauline Furiamy, 25 ans, pour les voler. Crouail est gracié, Chasserand guillotiné le 15 septembre 1841
24 juin 1841 Metz Élisabeth Barré, épouse Zeller 48 ans. Tua à coups de hache et de couteau ses soeurs Marie-Élisabeth Barré le 09 décembre 1840 et Catherine Barré, épouse Charles, le 17 avril 1841 ; avait mis en 1836 le feu à sa propre maison. Exécution prévue à Sarreguemines. Pourvoi rejeté le 24 juillet 1841. Graciée.
27 juin 1841 Foix Jean-Paul Déramond et Justin Déramond Le 19 novembre 1839, au Carla-Roquefort, étranglent, assomment et jettent dans un canal M.Jauze, industriel, et Joseph Raulet, le garde-forge de ce dernier, avant de cambrioler la maison Jauze et d'emporter 25.000 francs. Les frères Deramond détestaient Jauze, qui était l'amant de leur soeur Marie. Leur frère aîné et complice Jacques, arrêté le premier, avait été condamné et guillotiné un an plus tôt. Guillotinés le 22 octobre 1841
31 juillet 1841 Douai Auguste Hainne 31 ans, ouvrier mineur. Avec la complicité de sa maîtresse, Rosalie-Adolphine Cortier, ouvrière, étrangle son épouse Séraphine Thiétard à Bruay dans la nuit du 29 au 30 mars 1841. Rosalie est acquittée. Guillotiné à Valenciennes le 19 octobre 1841
06 août 1841 Saint-Flour Francisco Antonio 32 ans, réfugié Espagnol. Tue le 14 décembre 1840 sur la route entre Combelles et Lental M.Delroux, cultivateur à Grignac, pour lui voler 7 francs. Lauterio Ramond est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 25 octobre 1841
14 août 1841 Rennes Marc Glemée 44 ans, fermier. Le 10 mars 1841, tue en l'étouffant sa seconde épouse, Perrinne Tostivin, à Médréac, pour refaire sa vie avec une autre femme. Guillotiné le 15 novembre 1841
19 août 1841 Troyes Louis-Prosper Pottejoie Berger, trois fois condamné, la dernière fois à dix ans de prison par les assises de Côte-d'Or le 13 mai 1833, détenu à Clairvaux. Enfermé dans le quartier des "incorrigibles", se prend de haine envers deux autres détenus, François Poirel et Antoine Badin. Le 26 juin 1841, frappe de plusieurs coups de couteau Poirel, 25 ans, qui survit de justesse à l'attentat. Tente de s'évader de prison le 30 septembre 1841. Guillotiné le 23 novembre 1841
22 août 1841 Lyon Renobert Jean-Baptiste Collot 26 ans. Le 03 juin 1841 à Lyon, pour le voler, tue son oncle Etienne Collot en l'assommant, puis le dépèce en deux morceaux avec une scie, l'éventre, mutile atrocement la tête, et jette le corps dans la Saône où il est repêché le 07 juin. Guillotiné le 19 novembre 1841
23 août 1841 Nevers Joseph Ducrot 34 ans, cultivateur. Etrangle dans la nuit du 8 au 9 mai 1841 à Rouy sa propre soeur, Marie, 25 ans, qui vivait chez lui. Son épouse Françoise est acquittée. Guillotiné le 23 octobre 1841
28 août 1841 Cahors Jean-Antoine Liarsou 32 ans, domestique meunier. Le 13 mars 1841, à Pomarède, tue son patron M.Fillol, meunier, de quatre coups de "pique" - un marteau fait pour entretenir les meules - dans la tête. Mobile : Liarsou était l'amant de Mme Fillol et voulait devenir le maître du moulin. Cette dernière, Marguerite Praladès, 46 ans, est condamnée à vingt ans de travaux forcés pour complicité. Guillotiné le 27 novembre 1841
28 août 1841 Beauvais Antoine-Nicolas Marot Empoisonne à l'arsenic le 06 mai 1841 à Chelles Jean Négrini, 16 ans, peintre et vitrier, qui était l'ami de son fils, pour mettre la main sur ses économies, soit environ 300 francs, et son diamant de vitrier. Négrini meurt le 09 mai. Guillotiné le 20 novembre 1841
08 octobre 1841 Paris Lazare Huot 17 ans, ouvrier terrassier. Tente d'assassiner de quatre coups de binette dans la tête, le 14 juin 1841, à la limite du bois de Vincennes et de Saint-Maur, M.Domange, pour tenter de le voler. Pourvoi rejeté le 04 novembre 1841. Gracié. Entériné le 10 décembre 1841.
13 octobre 1841 Saint-Brieuc Marie-Louise Hamon, épouse Le Braz et Jean Geffroy 39 ans, filandière et 23 ans, cultivateur à Plouguiel. Battent à mort à coups de pied et de poing, au Pont-Douar, commune de Penvénan, le 12 juin 1841, Yves Pezron, 68 ans, cultivateur riche, pour lui voler 60 francs, une montre et un mouchoir. Le corps est précipité dans la rivière Keralio. Guillotinés à Tréguier le 05 janvier 1842
1841 Marseille - Conseil de Guerre François-Léopold Lemoine 43 ans, sergent au 20e régiment d'infanterie légère. Abat le sergent-major Moncoupel d'un coup de fusil à bout portant. Fusillé le 22 novembre 1841.
30 octobre 1841 Alençon François Lecomte 40 ans, journalier. A Lacelle, le 05 septembre 1841, étrangle son épouse et cherche à faire croire à une mort naturelle. Guillotiné le 06 janvier 1842
11 novembre 1841 Orléans Abraham Serain 38 ans, voiturier à Férolles. Sous couvert de les ramener chez elles, enlève à Orléans Emilie Roulleau, 11 ans, et Adèle Leroux, 10 ans. A Férolles, les étrangle toutes les deux, puis viole Emilie et dépèce son cadavre, avant de cacher leurs corps dans un bois à Ménestreau. Inculpé également de tentative d'enlèvement sur Sophie Percheron, 9 ans, tentative de viol sur Elisa Chemin, 13 ans, et viol sur Pélagie Ramond, 5 ans et 8 mois. Accusé en 1832 d'avoir agressé et etouffé une adolescente de Férolles en lui enfonçant de l'herbe dans la bouche, mais laissé en paix faute de preuves. Guillotiné le 19 janvier 1842
12 novembre 1841 Paris Pierre Béchard 21 ans. Déserte le 17 mai 1841 après avoir, au cours d'une rixe à Vincennes, cassé la jambe de son adversaire et tenté de frapper son maréchal-des-logis à coups de sabre. Auteur de plusieurs cambriolages, se rend le 24 juin 1841 au 125, rue Saint-Antoine, chez M.Testu, sexagénaire, rentier, et le frappe de 41 coups de rasoir à la gorge et au visage pour le voler. A son arrestation, tente d'abattre d'un coup de pistolet Henri Laloux, un passant, qui voulait aider la police, mais le coup fait long feu. Testu, sa victime, survit à l'agression. Gracié le 31 décembre 1841
novembre 1841 Caen Michel Heudier Garçon meunier. A Fontaine-Etoupefour, pris à la gorge par les assurances, met le feu à ses bâtiments dans la nuit du 14 au 15 août 1841. Pourvoi rejeté le 16 décembre 1841. Gracié.
18 novembre 1841 Strasbourg Jean Rodong 38 ans, bûcheron. Braconnier, libéré de prison le 24 juillet 1841, décide de se venger des gardes-forestiers qui lui auraient toujours causé du tort. Le 25 juillet, à Oberhaslach, abat d'un coup de fusil en pleine poitrine le garde Michel Schwartz. Guillotiné le 24 janvier 1842
25 novembre 1841 Douai Louis-Joseph Allard 20 ans, journalier. Tue d'un coup de pelle en fer, le 20 mai 1841 à Roncq sa patronne, la veuve Desrousseaux, 68 ans, pour lui voler 150 francs. Parent d'un autre Allard, acquitté par la même cour d'assises pour un crime similaire, et qu'il tenta en vain d'accabler. Guillotiné à Lille le 22 janvier 1842
12 décembre 1841 Coutances Laurent Aumont Cultivateur à Montaigu-Placy. Le 25 août 1841, entre Saint-Lô et la Besace, bat à mort à coups de pieds et de bâton M.Lepileur, propriétaire à La Besace, une relation d'affaires avec lequel il était désormais en procès. Son frère et complice, Nicolas, disculpé par ses soins tout au long du procès, est condamné à perpétuité. Guillotiné le 06 mars 1842
23 décembre 1841 Paris - Chambre des Pairs François "Jean-Nicolas Papart" Quénisset, Jean-Baptiste Colombier et Juste-Antoine "Just" Brazier 27 ans, ouvrier scieur, 43 ans, marchand de vins et 28 ans, menuisier. Tirèrent un coup de pistolet sur le duc d'Aumale, fils du Roi, le 13 septembre 1841, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Graciés le 06 janvier 1842, la peine de Quénisset étant commuée en déportation aux États-Unis.
03 mars 1842 Caen Hyacinthe Thomas 39 ans, journalier, déjà condamné à 5 ans de réclusion pour vol. Tua d'un coup de feu dans la nuque le 10 décembre 1841 Jean "Bourey" Lemarois, âgé d'une vingtaine d'années, roulier, à St-Laurent-de-Condel, pour le voler. Guillotiné le 16 mai 1842
04 mars 1842 Agen Joseph Aldigé 38 ans, cultivateur. Assassina dans la nuit du 28 au 29 novembre 1841 au hameau de Bellerive, commune de Saint-Urcisse, M. Uchafol, oncle de sa défunte première épouse, à coups de pieds et de sabot pour hériter plus vite des 36 ares de terre que possédait le vieil homme. Sa seconde femme, Marie Merle, est acquittée. Guillotiné le 18 mai 1842
11 mars 1842 Agen Augustin Lamarge, Joseph Olive, Jean Arajols et Jean Villadomad 26 à 32 ans. Réfugiés espagnols. Attaquent le 19 janvier 1842 aux portes d'Agen la malle-poste Bordeaux-Agen et blessent gravement le postillon Martial Cazes et le courrier Lemaître à coups de couteau et de bâton. Pourvoi rejeté le 14 avril 1842. Graciés. Entérinés le 08 décembre : Lamarge et Arajols sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Olive à vingt ans et Villadomad à quinze ans de travaux forcés.
14 mars 1842 Le Mans François Chambrier et Léonard Drans 39 ans, tailleur de pierres, ancien forçat, et 32 ans, charron. Le 16 septembre 1841, assassinent à coups de masse de fer pour le voler Michel Gaine, cultivateur à Bérus, et mettent le feu à sa maison. Jean Louvard, 48 ans, journalier, ex-forçat, et Pierre Belland, 54 ans, cultivateur, sont condamnés à vingt ans de travaux forcés. Louis Garnier, 34 ans, charron, est acquitté. Guillotinés à Bérus le 24 mai 1842
23 mars 1842 Le Puy-en-Velay Françoise Serval, veuve Chamblas 37 ans, cultivatrice. Empoisonne à l'acide arsénieux à Retournac le 07 août 1840 son mari Claude Chamblas, puis sa fille Françoise, 5 ans, le 16 novembre 1840 et Christophe, 14 ans, le 02 décembre 1840. Claude avait accepté de faire sa femme son héritière, à condition qu'elle ne se remarie pas en cas de veuvage, et prenait comme raison supplémentaire l'intérêt de leurs enfants pour la dissuader de reprendre mari s'il venait à disparaître. Celle-ci, maîtresse d'un voisin avec lequel elle entendait refaire sa vie, ne l'entendit pas ainsi. Pourvoi rejeté le 21 avril 1842
21 avril 1842 Toulon - Tribunal maritime spécial Henri-Ferdinand Prévost-Labarre 34 ans, soldat au 57e de ligne. Condamné à perpétuité le 22 mai 1841 par la cour d'assises de la Seine pour le meurtre de sa maîtresse, Marie-Rose Prétel, 19 ans, le 11 janvier 1841 au 61, rue Saint-Antoine. Tente de tuer un co-détenu pour un regard de travers. Guillotiné à Toulon le 28 juin 1842
30 avril 1842 Carpentras Louis Montjallard 20 ans, charretier, fils de bonne famille. Décide de tuer sa maîtresse, Eugénie Saignon, bergère, 24 ans, quand celle-ci lui apprend sa grossesse - elle est alors enceinte de cinq mois. Le 19 septembre 1841, à Rustrel, la jette dans un puits. Comme elle s'accroche, tente de la faire tomber en la lapidant, mais sans y parvenir. Finit par la sortir du puits pour l'abattre d'un coup de fusil dans le dos et de trois coups de crosse sur la nuque. Guillotiné le 04 juillet 1842
14 mai 1842 Caen Jean-Baptiste Marchand 29 ans, domestique. Le 18 mars 1842, entre Firfol et Lisieux, tue d'un coup de couteau M.Mourier, cultivateur, pour lui voler 16 francs, une montre et un couteau. Guillotiné le 18 juillet 1842
26 mai 1842 Vesoul Pierre "Le Lièvre" Faivre Tonnelier. A Frédéric-Fontaine, le 26 avril 1842, assassine de quatre coups de couteau son voisin Pierre-Christophe Maréchal, qu'il détestait depuis quelques années suite à des travaux que Maréchal avait fait sur sa propre maison. Gracié
03 juin 1842 Évreux Étienne-Honoré Langlois PARRICIDE, 40 ans, cultivateur. Paye 1000 francs son employé, Godefroy, 24 ans, couvreur en paille, pour tuer son père. Le 1er octobre 1841, à Longmesnil (Seine-Inférieure), Godefroy blesse le père Langlois, 75 ans, d'un coup de feu au bras. Suspecté d'avoir tenté d'empoisonner son père au printemps 1840 avec une omelette à la mort-aux-rats. Langlois et Godefroy, le 24 décembre 1841, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, mais le ministère public forme un pourvoi en cassation qui est accepté. Au second procès, Godefroy est à nouveau condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Forges-les-Eaux le 14 septembre 1842.
04 juin 1842 Coutances Charles-Jean-Baptiste Baurain PARRICIDE, 29 ans, commis de banque. Tua le 29 août 1841 son père à coups de revolver en plein jour dans une rue d'Avranches. Guillotiné le 19 septembre 1842
04 juin 1842 Melun Pierre-Philéas Berger PARRICIDE, 28 ans, cantonnier. Le 02 mars 1842, aux alentours de Brie-Comte-Robert, tue d'une dizaine de coups de pelle son père François Berger, terrassier. Guillotiné le 29 août 1842
15 juin 1842 Rodez Julie Phalippou, épouse Segonds Empoisonna son mari le 20 mai 1839 pour épouser son amant. Les premières analyses n'avaient rien donné, mais l'insistance du procureur de Villefranche conduisit à un second avis qui confirma l'intoxication. Arrêt cassé le 22 juillet 1842
16 juin 1842 Nantes Julien Lebreton Tua à coups d'alêne de cordonnier, le 06 mai 1842 au Pont-Saint-Martin, Cécile Albert, épouse Legeay, 67 ans - dix-huit coups -, et son petit-fils Auguste Gaudin, deux ans et demi - quinze coups - pour voler 1250 francs, quatre pièces de six livres "à la vache" et neuf cuillères d'étain. Guillotiné le 31 août 1842
21 juillet 1842 Orléans Marie Berton, veuve Henry 46 ans. Femme adultère, empoisonna son mari, Henry, 70 ans, avec de l'arsenic le 10 mars 1842 à Poilly-lez-Gien. Sa complice, la veuve Rodde, qui avait fourni le poison, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée à Gien le 24 septembre 1842
24 juillet 1842 Périgueux Jean Desmaison Viol et meurtre Guillotiné le 05 octobre 1842
26 juillet 1842 Orléans Jean-Pascal Faiziant PARRICIDE. Empoisonne son père, 82 ans, le 05 mars 1842 à Saint-Jean-de-la-Ruelle en lui faisant boire du vin mêlé d'arsenic et de vitriol. La victime, pourtant, survit à l'intoxication, et n'hésita pas à signer le recours en grâce de son fils. Guillotiné le 21 septembre 1842
04 août 1842 Rochefort - Tribunal maritime spécial Pierre Guérin Le 09 juillet 1842, blesse un gardien à coups de sabre. Guillotiné le 19 septembre 1842
07 août 1842 Carcassonne Emmanuel Caraguel 32 ans, garçon meunier. Assassine à coups de barre M.Lisquille, roulier d'Estagel, dans la nuit du 03 au 04 février 1842 entre le col Saint-Louis et le pont de Charlas pour lui voler une valise de cuir contenant 1200 francs. Suspecté d'avoir, en 1832, au moulin des Pointis, assassiné son frère et tenté de tuer sa belle-soeur pour les voler ; à l'instar des premiers suspects, les frères Boyer, acquitté pour ces faits quelques jours avant sa condamnation. Guillotiné le 08 octobre 1842
08 août 1842 Metz - 1er Conseil de Guerre Antoine Babel 30 ans, lancier au 1er régiment. Condamné à mort par le même tribunal le 04 février 1842 pour voies de fait sur supérieur, peine commuée à la fin du mois en vingt ans de travaux forcés. Le 04 août 1842, lors de sa dégradation en place publique, tue d'un coup de couteau dans le flanc le capitaine-rapporteur Chabert qui lisait la sentence. Fusillé le 19 août 1842
09 août 1842 Brest - Tribunal maritime spécial Antoine-Pons Aycard Condamné aux travaux forcés, détenu à Brest. Tue le garde Guével le 21 juillet 1842 d'un coup de couteau dans le dos lors d'une tentative d'évasion. Guillotiné le 01 septembre 1842
09 août 1842 Poitiers François Gâteau 32 ans, fermier. Tenta, à la Roche-Posay, d'assassiner sa femme Françoise Gardereau plusieurs fois. Sa maîtresse, Marie Guérineau, 20 ans, est acquittée. Guillotiné le 02 novembre 1842
09 août 1842 Foix Jean Ponsat d'Aleu Tue le 18 avril 1842 son beau-frère Gabriel Massat à coups de hache et jette le corps dans la rivière où il est repêché le lendemain. Exécution prévue à Saint-Girons. Se pend en cellule le 26 septembre 1842.
12 août 1842 Carpentras Jean-Joseph Thomas Chaix PARRICIDE, 24 ans, cultivateur à Pertuis. Assassine à coups de fléau et de bêche, dans la nuit du 23 au 24 octobre 1841 son père Pancrace, avant de l'étrangler avec une corde. Désirait, deux semaines auparavant, l'empoisonner, mais n'avait pu se procurer d'arsenic. Au procès, des circonstances atténuantes sont admises... sans qu'il soit fait mention que la décision ait été prise à la majorité. S'en apercevant, le président en fait part au procureur, qui demande de nouvelles délibérations. Celles-ci débouchent sur un verdict sans pitié. Guillotiné le 17 octobre 1842
13 août 1842 Caen Auguste Bernier 19 ans, basestamier, déjà condamné deux fois pour vol depuis ses 14 ans, détenu à la centrale de Beaulieu. Ayant, entre autres choses, frappé deux co-détenus, causant la mort de l'un d'entre eux, il est puni par trois mois de cachot. Pour se venger, tente de mettre le feu à la prison le 04 juin 1842. Arrêt cassé le 30 septembre 1842. Condamné aux travaux forcés à perpétuité à Rouen le 15 décembre 1842.
15 août 1842 Poitiers Pierre Épin et Silvain Auzilleau 35 ans, métayer et 45 ans, cultivateur. Auzilleau paye Epin pour assassiner son voisin et créancier, Tranchant, à qui il avait acheté un domaine en viager sans pouvoir le payer. Épin abat donc Tranchant le 23 février 1842 à Plumartin d'un coup de fusil en pleine poitrine. Épin est gracié, Auzilleau guillotiné le 22 novembre 1842
22 août 1842 Montpellier Pascal Fabre PARRICIDE, 24 ans, cultivateur. Abat d'un coup de fusil son père Isaac au matin du 21 juin 1842 à Pouzols. Guillotiné le 03 novembre 1842
23 août 1842 Agen Hyacinthe Arajols Réfugié espagnol. Lui et ses complices attaquent le 19 janvier 1842 aux portes d'Agen la malle-poste Bordeaux-Agen et blessent gravement le postillon Martial Cazes et le courrier Lemaître à coups de couteau et de bâton. Les quatre premiers arrêtés avaient été condamnés à mort en mars. Cugurolle est acquitté.
25 août 1842 Rodez Thomas Ociepski Polonais. Tua le 26 décembre 1841 de deux coups de hache son compatriote Kikiewicz, qu'il hébergeait depuis quelque temps chez lui à Najac, et cacha le corps sous un tas de fumier, où il fut retrouvé deux jours plus tard. Ociepski, couvert de dettes, avait volé l'argent de Kikiewicz, connu pour son économie. Guillotiné le 02 janvier 1843
27 août 1842 Riom Jacques Besson Domestique au service de la famille de la Roche-Négly, au manoir de Chamblas, commune de St-Etienne-Lardeyrol (Haute-Loire), abat le gendre de ses patronnes, Louis de Marcellange, 34 ans, le 1er septembre 1840 d'un coup de fusil dans la poitrine. Ancien homme de confiance - et de facto maître du manoir par son ascendant sur la famille -, il n'avait pas supporté d'être mis à l'écart des responsabilités de la propriété par le mariage de Marcellange avec Théodora de la Roche-Négly. L'implication de Louise de la Roche-Négly et de Théodora semble avérée - le meurtre ayant été commis contre paiement de leur part - mais elles ne seront jamais inquiétées. Suite à leur témoignage, toutefois, le procès du 14 mars 1842 finit par une ordonnance de renvoi devant les assises du Puy-de-Dôme. Arrêt cassé
28 août 1842 Albi Julie Phalippou, épouse Segonds Empoisonna son mari le 20 mai 1839 pour épouser son amant. Les premières analyses n'avaient rien donné, mais l'insistance du procureur de Villefranche conduisit à un second avis qui confirma l'intoxication. Condamnée en première instance par les assises de l'Aveyron, arrêt cassé. Guillotinée à Rodez le 03 décembre 1842
29 octobre 1842 Toulon - Tribunal maritime spécial Jacques-Louis Gomare Frappa à coups de couteau un sous-adjudant de la chiourme Guillotiné le 03 décembre 1842
30 octobre 1842 Paris Victor "Délicat" Vallet et Charles-Louis Mirault 24 ans, ouvrier sur les ports et 29 ans, ouvrier sellier. Tuent de deux coups de couteau Joseph-Hyacinthe Cattaigne, cocher, ancien grognard, le 02 avril 1842 aux Buttes-Chaumont pour le voler. Pierre-Édouard Villetard, 32 ans, plombier, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Mirault est gracié, Vallet guillotiné le 09 février 1843
28 novembre 1842 Nancy Auguste Lauban Forçat libéré. Le 10 juillet 1842 à Jarville, tue à coups de bâton M.Collin, de Thionville pour tenter de lui dérober une somme de 205 francs. Guillotiné le 02 février 1843
02 décembre 1842 Le Puy-en-Velay Claude Armand PARRICIDE, 27 ans, journalier. Fâchés pour des questions d'intérêt, tue le 18 juin 1842 à Saint-Hostien son père Claude Armand en lui fracassant le crâne de treize coups d'instrument contondant et en enterrant son corps dans un aqueduc où il est retrouvé le 12 septembre. Guillotiné le 08 mars 1843
03 décembre 1842 Évreux Louis Dangeul 39 ans, ouvrier cordonnier. Tua avec préméditation le sieur St-Omer pour le voler, le 19 avril 1842, à Puteaux (Seine) et tenta de tuer la femme Deniot, le 08 mai 1842, à Miserey, près d'Evreux pour la voler également. Guillotiné le 28 janvier 1843
07 décembre 1842 Montpellier Jean Pomarèdes 41 ans, agriculteur à Caux, fils de bonne famille, ruiné par de mauvaises spéculations, bandit. Incendie sa maison de Caux la nuit de Noël 1836 pour escroquer les assurances Le Phénix, car il a contracté une police de 5.500 francs peu de jours avants - la compagnie, méfiante, ne lui paye que 2.400 francs. A compter du 15 décembre 1837, le visage maquillé de noir, portant une casquette et une barbe postiche, il commet, fusil en main, 35 tentatives de vol et 58 agressions, dont deux se soldent par des tentatives de meurtres, et trois autres entraînent la mort des victimes : le 24 juillet 1840, attaque M.Goudard, route de Bouzigues. Ce dernier appelle à l'aide : trois passants arrivent. L'un d'eux, Garrigues, est abattu. Le 11 décembre 1840, abat également M.Cauvy, attaqué route de Bélarga. Le 16 décembre 1841, route de Saint-Géniès, abat un ami, Charles Carratier, qui revenait de Béziers après avoir retiré 3000 francs à la banque. Le laisse pour mort au bord du fossé. Carratier, retrouvé, le dénonce avant de mourir, mais en l'absence de preuves, Pomarèdes est laissé en paix. Arrêté en février 1842, alors qu'au niveau du pont "Das Arenas", entre Béziers et Capestang, il attaque le marchand de porcs Pierre Boularand pour essayer de lui voler 1850 francs, et ce dernier donne l'alerte par ses cris. Accusé de complicité par Pomarèdes, son beau-frère, Félix Rouyre, est acquitté. Guillotiné à Pézenas le 18 février 1843
09 décembre 1842 Lyon François Gonelle 43 ans, facteur de pianos. Tente d'assassiner à coups de couteau dans la tête son client Ferdinand Lerouge, 70 ans, rentier, le 09 octobre 1842, au domicile de ce dernier, rue Tramassac, mais s'enfuit sans rien voler car sa victime appelle à l'aide par la fenêtre. Pourvoi rejeté le 12 janvier 1843. Gracié. Entériné le 15 février 1843.
15 décembre 1842 Mende Charles Portal 30 ans, cultivateur. Pris de haine envers Joseph Pinède, son voisin, tente de le cogner le 02 décembre 1841 à Pied de Borne, mais est empêché par d'autres voisins. Quelques heures plus tard, l'éventre de deux coups de couteau et fracture le crâne d'Augustin Charrier, qui venait à son aide, avec un pilon à pommes de terre. Guillotiné le 21 février 1843
16 décembre 1842 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Jacques Boutin 46 ans, métayer. Assassine sa femme Jeanne Marie Guilbot, 46 ans, le 11 octobre 1842 à Auzay. Guillotiné à Fontenay-le-Comte le 11 février 1843
24 décembre 1842 Albi Jean Roques 28 ans, cultivateur. A Cadix, empoisonne sa femme Cécile Jenny, 21 ans, à l'arsenic. Celle-ci décède le 28 juin 1842, le jour de leur 1er anniversaire de mariage. Arrêt cassé le 02 février 1843
26 décembre 1842 Bordeaux Pierre Barraud et Jean Peyruse Meuniers. A Queyrac, Barraud pousse le 20 mars 1842 son beau-frère Antoine de Lescourt sous la meule de son moulin. Avait déjà commis une tentative de meurtre envers lui en 1839. L'enquête révéla qu'un an plus tôt, le 08 juillet 1841, avec l'aide de Peyruse, il avait également empoisonné à l'arsenic son beau-père Pierre Laborde. Peyruse est gracié, Barraud est guillotiné le 28 mars 1843
27 décembre 1842 Lyon Jacques Besson Domestique au service de la famille de la Roche-Négly, au manoir de Chamblas, commune de St-Etienne-Lardeyrol (Haute-Loire), abat le gendre de ses patronnes, Louis de Marcellange, 34 ans, le 1er septembre 1840 d'un coup de fusil dans la poitrine. Ancien homme de confiance - et de facto maître du manoir par son ascendant sur la famille -, il n'avait pas supporté d'être mis à l'écart des responsabilités de la propriété par le mariage de Marcellange avec Théodora de la Roche-Négly. L'implication de Louise de la Roche-Négly et de Théodora semble avérée - le meurtre ayant été commis contre paiement de leur part - mais elles ne seront jamais inquiétées. Suite à leur témoignage, toutefois, le procès du 14 mars 1842 finit par une ordonnance de renvoi devant les assises du Puy-de-Dôme. Arrêt cassé. Guillotiné au Puy-en-Velay le 28 mars 1843
1843 Rennes Gracié
31 janvier 1843 Paris Frédéric Dépré et Joseph Norbert 30 ans, ouvrier portuaire, et 22 ans, décrotteur. Assassinent à coups de pieds et de couteau le 05 septembre 1842 à Vaugirard, rue Saint-Fiacre, Adolphe Geoffrotin, 25 ans, ouvrier charron, pour lui voler 14 francs. Guillotinés le 23 mars 1843
12 février 1843 Angers Julien Lefort Cultivateur. A Héric, au village des Jaunais, incendie la maison de son beau-frère Grégoire dans la nuit du 14 au 15 septembre 1842 et bloque la porte avec un système de chaîne attachée à un pieu et à un marteau pour tenter d'y faire mourir Grégoire, sa femme et sa fille, et devenir par conséquent l'héritier de la moitié de leurs biens. Affaire renvoyée devant les assises du Maine-et-Loire suite à une cassation de l'arrêt de la chambre des mises en accusation pour fausse qualification des faits. Pourvoi rejeté le 02 mars 1843. Gracié.
21 février 1843 Niort Pierre-Marie Charrault Complicité de parricide. Pourvoi rejeté le 23 mars 1843. Gracié.
04 mars 1843 Orléans François "Morel" Montély 36 ans, ouvrier en porcelaine. Egorge d'un coup de rasoir, dans une chambre de l'hôtel de l'Europe à Orléans, le 21 novembre 1842, son ami André Boisselier, garçon de caisse de la Banque d'Orléans, pour lui voler 8310 francs en titre au porteur. Dépèce le cadavre et le cache dans une malle qu'il compte expédier à Toulouse. Guillotiné le 08 avril 1843
11 mars 1843 Lons-le-Saunier Joseph Gauthier 34 ans. Assassine dans le bois de Ladoye son oncle Étienne Giroflier par vengeance. Son père, Jean Gauthier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 27 mai 1843
11 mars 1843 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) René Guillot A La Garnache, empoisonne son beau-père. Pourvoi rejeté le 07 avril 1843. Gracié.
25 mars 1843 Rennes - Conseil de Guerre Lazare Dessertenne Soldat décoré de la Légion d'honneur pour avoir eu un comportement héroïque lors de l'assaut de Constantine. Revenu à une vie plus paisible, soldat désobéissant, accumulant les arrêts et les jours de prison, assassine le 20 mars 1843 le sergent Tardivel. Fusillé le 15 mai 1843
30 mars 1843 Toulouse Jean Roques 29 ans, cultivateur. A Cadix, empoisonne sa femme Cécile Jenny, 21 ans, à l'arsenic. Celle-ci décède le 28 juin 1842, le jour de leur 1er anniversaire de mariage. Condamné en première instance par les assises du Tarn, arrêt cassé. Arrêt cassé le 10 mai 1843.
04 avril 1843 Tours Joseph-Pierre Delaroche 38 ans, vigneron. A Loches, au hameau de Mariande, tente d'abattre d'un coup de fusil son cousin Étienne Delaroche sans le toucher, récidive le 28 février et le 10 mars - cette dernière fois, Étienne est gravement blessé au coude gauche et doit subir l'amputation. Le 29 mars 1843, il le tue de plusieurs coups de couteau en plein sommeil. Mobile : la jalousie. Joseph devait hériter de son cousin, et ce dernier ayant adopté un jeune orphelin de leur famille, craignait de se voir privé de l'argent. Guillotiné à Loches le 07 juin 1843
29 avril 1843 Toulon - Tribunal maritime spécial Michel-Henri Hippolyte Rondeau Forçat, ancien chasseur au 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique. Blesse un gardien d'un coup de bistouri. Avait été condamné à mort le 08 mai 1841 par le 2e Conseil de guerre d'Alger pour avoir tiré un coup de fusil à bout portant sur son sergent, lui brûlant les sourcils sans le blesser davantage, peine commuée en vingt ans de travaux forcés.
02 mai 1843 Mézières Grégoire Fricotteaux 43 ans, journalier, réclusionnaire libéré, tua de dix-huit coups de marteau M.Defer, 70 ans, à Rethel le 29 janvier pour le voler avant de mettre le feu à sa maison pour dissimuler son crime. Son complice Germain, accusé par ses soins d'être l'auteur principal du crime, nie avoir proposé ce meurtre et se suicide en prison le 05 mars. Guillotiné à Rethel le 09 juin 1843
04 mai 1843 Saint-Mihiel Joseph-Nicolas Courtier Assassine le 16 décembre 1842 à Dugny les frères maçons Jean-Baptiste Gaudron et Xavier Gaudron, ce dernier sourd-muet, en les poussant dans la noue Saint-Nicolas, une mare glacée située au bord de la Meuse ; il frappe de cinq coups de couteau dans le visage Jean-Baptiste qui résistait. Guillotiné le 03 juillet 1843
09 mai 1843 Dijon François Brétinière Incendie Pourvoi rejeté le 24 mai 1843. Gracié.
10 mai 1843 Quimper Yves Le Goaër 37 ans, cultivateur. Tue le 12 mai 1842 sa femme Anne Coroller à la ferme de Trébrévan, à Plozévet. Sa maîtresse Marie-Jeanne Autret est condamnée à 20 ans de travaux forcés. S'évade de prison le 19 mai en compagnie de trois autres détenus avec l'intention de se venger des gens qui ont témoigné contre lui, repris le 21 mai. Guillotiné le 22 juillet 1843.
12 mai 1843 Angoulême Gabriel Bonnet 56 ans, cultivateur. Abusant de sa fille Marie pendant douze ans, père de ses trois enfants, à la naissance du quatrième bébé, le 25 janvier 1843 à Bardenac, le tue en lui comprimant la tête. Marie, 28 ans, est acquittée. Guillotiné à Chalais le 02 août 1843
16 mai 1843 Saint-Flour Antoine Roux 34 ans, valet de ferme, déjà condamné pour vols. Tue à coups de poignard le 27 septembre 1842 près de Saint-Saturnin son patron Louis-Charles Audebert, fermier à Dienne, pour le voler. Son complice Pierre Manenc, 20 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Murat le 03 août 1843
18 mai 1843 Saint-Omer Jean-Baptiste Thilloy, Augustin Thilloy et Ignace Dufour Tuent à coups de pique et de bâton André-Joseph Soyez, 82 ans, le 24 février 1843 à La Thieuloy pour le voler, et tentent de tuer sa domestique, Catherine Dablemont, épouse Caron. Dufour et Augustin sont graciés, Jean-Baptiste est guillotiné à Saint-Pol-sur-Ternoise le 10 juillet 1843
27 mai 1843 Rodez Marie-Jeanne Nayrolles, épouse Fontanié Quinquagénaire, ménagère à Bouquiès près d'Espalion. Le 20 février 1843, étrangle à mains nues sa belle-soeur Marguerite Fontanié, épouse Dauranjou, qui avait fait de son frère Jean Fontanié son légataire. Jean, lui, ignorait tout des intentions criminelles de sa femme. Guillotinée le 18 août 1843
31 mai 1843 Digne Antoine Esmiol Etouffe le 20 avril 1843 à la Javie son fils de quatre mois en lui coinçant une pomme de terre de la taille d'une noix dans l'oesophage ; l'enfant meurt étouffé après trente heures d'agonie. Battait son épouse Elisabeth Reinaud et avait déjà, quelques années plus tôt, étouffé un autre de ses enfants. Pourvoi rejeté le 06 juillet 1843. Gracié.
01 juin 1843 Perpignan Joseph Blanqui 24 ans, fermier à Biura (Catalogne). Le 10 juillet 1842, à Banyuls-sur-Mer, frappe d'un coup de couteau au bas-ventre son beau-frère François Mouné, lequel meurt le 14 juillet. Blanqui voulait diriger la ferme de sa belle-famille, et François constituait le seul obstacle à ses projets. Guillotiné le 01 septembre 1843
02 juin 1843 Digne Francesco Isaboto 32 ans, terrassier, Sarde. Egorge d'un coup de couteau le 07 février 1842 à Digne Mme Charlotte, veuve Provençal, pour la voler. Guillotiné le 02 août 1843
03 juin 1843 Melun Joseph-Benjamin "Hippolyte" Delhommeau 26 ans, tonnelier, déjà condamné à cinq ans de prison pour vol par les assises de la Mayenne le 24 avril 1836. Le 08 décembre 1842, six jours après sa dernière libération, à Meaux, tente d'assassiner M. Nénig, marchand fripier, à coups de couteau pour le voler. Son complice Jacques-Louis Leroy, 21 ans, manouvrier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 24 juin 1843. Condamné à Paris le 05 août 1843 aux travaux forcés à perpétuité, et Leroy à vingt ans de travaux forcés.
04 juin 1843 Douai Pierre-Charles Berten Tentative de meurtre lors d'un cambriolage. Son complice Ostroff est en fuite. Pourvoi rejeté le 31 août 1843. Gracié.
14 juin 1843 Troyes Gustave-Samuel Gabriel 21 ans. Condamné à cinq ans de prison par les assises de Saône-et-Loire, incarcéré à Clairvaux depuis 1841. Le 21 mars 1843, frappe de plusieurs coups de couteau dans les reins le gardien Collin, qu'il considérait comme son ennemi juré. Ce dernier survit. Gracié en août 1843. Entérinement des lettres de grace le 29 août.
17 juin 1843 Toulouse Marie-Anne Gestas, veuve Dupont 37 ans. Tua son second mari Pierre Dupont le 14 décembre 1842 à Aurignac en le frappant d'un coup de couteau en pleine poitrine, puis en jettant le corps dans un lavoir, avec la complicité de son frère, Simon et de son père, Jean-Baptiste. Simon est condamné aux travaux forcés à perpétuité et Jean-Baptiste à vingt ans de travaux forcés. Martin et Garès sont acquittés. Guillotinée à Aurignac le 29 août 1843
24 juin 1843 Aix-en-Provence Paul-Jean Girone 46 ans, cuisinier, Italien. Le 06 mars 1843, à Marseille, blesse d'un coup de pistolet au cou sa maîtresse Jeanne Faure, et tiré un coup de feu sur M.Constant. Il avait fondé fin 1842 une société commerciale de comestibles avec Jeanne Faure, mais il s'obstinait à ne pas verser sa part d'investissement. Gracié en août 1843. Entérinement le 21 août.
05 juillet 1843 Épinal Jean-Baptiste Cuny et Jean-Joseph Kornemann 39 ans, manoeuvre et 28 ans, tisserand. Assassine de sept coups de hache le 18 juillet 1842 à Entre-Deux-Eaux sa belle-mère Marie-Catherine Collin. Mobile : la vengeance. Déjà condamné trois fois, Cuny accusait la mère Collin d'être à l'origine de son dernier procès. Il avait fait en prison la connaissance de Kornemann, son futur complice, qui accepta de l'aider s'il pouvait dérober 200 francs au passage - même s'il ne trouva que 27 francs 50, un foulard et une taie d'oreiller. Marguerite Saint-Dizier, veuve Cuny, 70 ans, mère de Jean-Baptiste, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité, et Marie-Anne Cuny, 21 ans, sa soeur - devenue la maîtresse de Kornemann -, est acquittée. Guillotinés le 06 septembre 1843
16 juillet 1843 Quimper Pierre-Marie Drouet Matelot des équipages de ligne. Étrangle avec sa propre cravate le 23 février 1843 à Recouvrance Frédéric Peloux, marin, pour lui voler 80 francs. Pourvoi rejeté le 17 août 1843. Gracié.
29 juillet 1843 Foix Jean Roques 29 ans, cultivateur. A Cadix, empoisonne sa femme Cécile Jenny, 21 ans, à l'arsenic. Celle-ci décède le 28 juin 1842, le jour de leur 1er anniversaire de mariage. Condamné en première instance par les assises du Tarn, arrêt cassé, rejugé en Haute-Garonne, arrêt cassé. Guillotiné le 13 octobre 1843
01 août 1843 Moulins Gilbert Bohat 28 ans, ancien soldat dans la marine, vagabond. Tente d'assassiner à coups de bêche le 16 avril 1843 près de Chemilly Guillaume Charpy, vigneron, pour lui voler 35 francs. Guillotiné le 30 septembre 1843
12 août 1843 Rouen Théophile Pecquerie 43 ans, cultivateur. Le 07 avril 1843, à Melleville, assassine à coups de hache son épouse Marie-Catherine Navelier pour refaire sa vie avec son ancienne domestique, Pauline Leprêtre, qui avait eu deux enfants de lui. Guillotiné le 23 octobre 1843
14 août 1843 Reims François Tiaffey 40 ans, colporteur. A Bailly, assassine à coups de hache Rose Courteaux, veuve Oudin, qui l'hébergeait, pille la maison et y met le feu. Guillotiné le 11 octobre 1843
14 août 1843 Montpellier Pierre "Le Paysan" Bousquet Noya dans un ruisseau Jean Azaïs, le 06 février 1839 à Saint-Pons ; la mort fut également attribuée à une violente compression des parties sexuelles lors d'une lutte. Une première instruction se solda par un non-lieu le 17 mars 1839. Le 03 novembre 1842, Marie Cabrol, veuve Azaïs, accuse la famille Bousquet, ses voisins, d'être les coupables devant un juge d'instruction. Les Bousquet détestaient les Azaïs et Pierre avait promis, à la Noël 1838, de régler son compte à Azaïs. Marianne Rouannet, épouse Bousquet, et leur fils Pierre Bousquet ne sont pas jugés et voient leur cas renvoyé à la session suivante. Le fils est acquitté et la veuve Bousquet est condamnée le 09 décembre 1843 à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné à Saint-Pons le 23 octobre 1843
15 août 1843 Chartres Louis-Eustache Beudin Abat le 06 juillet 1843 M.Thirouin d'une balle de pistolet pour le voler. Son frère aîné, Victor, ancien forçat, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Se pend en cellule le 21 août 1843
19 août 1843 Metz Jean-Baptiste Justin Boisseau Tentative d'assassinat Pourvoi rejeté le 14 septembre 1843. Gracié.
23 août 1843 Évreux Jacques-François Potel Assassina le 20 février 1843 de deux coups de fusil son beau-frère Basile Haize à Saint-Aubin. Sa mère, la veuve Potel, est acquittée... Déjà jugé par les assises de l'Eure vingt ans plus tôt et acquitté. Guillotiné le 20 octobre 1843
24 août 1843 Versailles Clovis-Joseph Béliard 21 ans, cordonnier. Le 31 mai 1843, à Saint-Cloud, tue à coups de pieu de fer sa logeuse Mme Briet et son enfant pour voler une centaine de francs. Thomine-Albine Foucamberge, épouse Béliard, 23 ans, blanchisseuse, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Clovis guillotiné le 06 novembre 1843
24 août 1843 Riom Jean Feneyrol Agriculteur à Verrières. Mari violent, maltraita sa femme Marie Chamberon pendant treize ans, la jetant par une fenêtre haute de huit mètrès, la frappa à coups de pioche, la précipitant du haut du fenil. La frappe d'un coup de couteau dans le ventre dans la nuit du 22 au 23 décembre 1842 : elle meurt le 27 décembre. Guillotiné le 05 décembre 1843
25 août 1843 Le Puy-en-Velay Marie-Agnès Camus, épouse Pouchon et André Rocher 37 ans, ménagère et 47 ans, teinturier, amants diaboliques. A Vorey, empoisonnèrent Jean-Jacques Pouchon le 13 juillet 1842. Arrêt cassé. Condamnés à Riom le 30 novembre 1843 aux travaux forcés à perpétuité.
26 août 1843 Saint-Omer Pierre-Charles Neuwe 21 ans, journalier, déjà condamné à deux ans de prison pour attentat à la pudeur sur une jeune fille. Le 11 mai 1843, à Clairmarais, viole et noie dans une rivière Henriette Devulder, 16 ans. Pourvoi rejeté le 14 septembre 1843. Gracié.
26 août 1843 Rodez Pierre Vayssière Voleur récidiviste. Tua le 12 février 1843 Pierre Lacombe, cafetier au hameau de Clauzelles, commune de Saint-Germain, pour lui voler 100 francs. Guillotiné le 25 octobre 1843
31 août 1843 Tribunal maritime spécial Étienne Sadoul
18 septembre 1843 Bastia Ours-Pierre Chipponi 40 ans, sellier. A Carpeneto, le 12 mai 1841, fait tuer son beau-frère, le petit Bonavita, 11 ans, par son propre fils, Ours-Antoine. Chipponi père venait d'épouser Mlle Bonavita, 16 ans, et voulait marier son fils avec la soeur cadette de sa jeune épouse, mais voyait la présence de son petit beau-frère comme une menace lors du futur partage du patrimoine familial. Ours-Antoine Chipponi, 16 ans, est condamné à quinze ans de prison et cinq ans de surveillance. Guillotiné le 23 novembre 1843
30 septembre 1843 Paris Henry Salmon 21 ans, ouvrier charpentier en bateaux. Assassine à coups de marteau le 10 juin 1843 à Saint-Mandé Jean Seichepine, 20 ans, ouvrier, pour le voler et enterre le corps dans le bois de Vincennes. Guillotiné le 30 novembre 1843
06 octobre 1843 Tribunal maritime spécial Jacques-André Hureaux
23 octobre 1843 Toulon - Conseil de guerre Jean-François Henry Caporal au 3e régiment d'infanterie. Tentative d'assassinat sur le sergent-major Guichot. Fusillé le 29 novembre 1843
26 octobre 1843 Tribunal maritime spécial Étienne Alibert
16 novembre 1843 Saint-Flour Jean-Baptiste Sabatier 44 ans, mécanicien. Tenta d'assassiner la femme de son père défunt, Marguerite Pons, veuve Sabatier, et tué sa propre épouse, Marie-Madeleine Gelain, épouse Sabatier, qui voulait l'empêcher d'accomplir son crime. Déjà condamné plusieurs fois, avait déjà tenté d'empoisonner son père et sa belle-mère. Guillotiné le 10 janvier 1844
17 novembre 1843 Draguignan Marc-Ange Albertini Infirmier. A Toulon, le 04 janvier 1843, égorge sa maîtresse Marie Chevalier, 22 ans, prostituée, qui ne voulait plus de lui comme compagnon. Déshabille le corps et le jette dans la rivière des Amoureux. Guillotiné à Toulon le 18 janvier 1844
18 novembre 1843 Saint-Mihiel Nicolas Ferrand Bûcheron, ayant déjà été incarcéré deux fois à Clairvaux. Route d'Ancerville, tente de tuer pour le voler M.Colson, employé d'une fabrique de tuiles. Gracié.
26 novembre 1843 Bourg-en-Bresse Joseph Bonneville 32 ans, première condamnation à 11 ans, condamné en 1829 à sept ans de travaux forcés pour vols, peine augmentée de six ans à cause de deux tentatives d'évasion. Tue à coups de pierre, de couteau et étrangle le 21 mai 1843 à Pougny Joseph Héritier, 25 ans, fils de cultivateur, pour lui voler 900 francs en or. Guillotiné le 22 janvier 1844
30 novembre 1843 Saint-Omer Paul Lecouffe 52 ans, journalier. Incendie sa maison dans la nuit du 22 au 23 août 1843 à Sailly-sur-la-Lys, probablement pour y faire mourir son épouse infirme et refaire sa vie avec sa maîtresse. Exécution prévue à Béthune. Gracié.
01 décembre 1843 Saint-Omer Pierre-François-Joseph "Toto" Laignel PARRICIDE, 23 ans, journalier, déjà condamné à cinq ans de travaux forcés, libéré le 22 juillet 1843 de la prison de Béthune. Étrangla sa mère pour la voler le 11 août 1845 à Beuvry. Augustin "Balette" Parmentier, 30 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Béthune le 05 février 1844
16 décembre 1843 Toulon - Conseil de guerre de marine Achille Héritte Soldat, tua un officier et tenta de tuer le maître charpentier du brick "La Flèche" Fusillé le 16 janvier 1844
16 décembre 1843 Chartres Pierre-Antoine Pollet 23 ans, menuisier. Noie dans l'Eure, à Cherizy, le 06 août 1843 son beau-fils, Amédée Mauduit, 13 ans, apprenti boulanger. Le corps est repêché le 10. Pourvoi rejeté le 11 janvier 1844. Se suicide en prison.
20 décembre 1843 Beauvais Benoît Valère Incendie le 27 juin 1843 le village de Baboeuf, détruisant la majorité des maisons entre le Marteloy et la rue Carie. Guillotiné le 16 mars 1844
23 décembre 1843 Mende Jean-Pierre Savanier Assassine le 05 août 1842 en le pendant dans une grange son oncle par alliance, Baptiste André ; Jeanne André, la femme de Savanier était la légataire de la victime. Marie Reboul, veuve André, belle-mère de Savanier et belle-soeur de la victime, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 04 mai 1844
1844 Nantes Guillotiné
18 janvier 1844 Quimper Barbe Ropars 29 ans. Fille-mère à 17 ans d'une petite Marie, la met en nourrice jusqu'à l'automne 1843 ; la rencontrant alors au mariage de son propre père, et craignant que son existence ne soit un obstacle à ses propres projets matrimoniaux, la tue de deux coups de couteau dans la tête le 13 novembre 1843 à Morlaix. Guillotinée à Morlaix le 23 mars 1844
27 janvier 1844 Paris Pierre Poulmann 36 ans, domestique, cambrioleur. Condamné à dix ans de travaux forcés par les assises de la Seine le 31 décembre 1832 pour vols. Détenu contestataire et fugueur, libéré en 1842. En février 1843, à Nangis (Seine-et-Marne), tue de six coups de barre de fer à la tête l'aubergiste Jeanton et vole 56 francs. Sa maîtresse Louise Simonnet est condamnée à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné le 05 février 1844
06 février 1844 Douai Jean-Prosper Colin, Louis-Joseph Druon et Adolphe Friedlander 28 ans, couvreur, 22 ans, journalier et 26 ans, ébeniste. Incarcérés à la prison de Loos. Accusés d'avoir mis le feu au quartier disciplinaire le 25 novembre 1843 - en particulier Colin, débile léger atteint de pyromanie - causant la mort du détenu Delvigne et blessant les prisonniers Harley, Lacour et Loisel. Friedlander et Druon, détenus rétifs jugés à l'été 1842 pour avoir tenté de tuer deux co-détenus qui jouaient les "indics" et blessé le docteur de la prison, et ayant profité des audiences pour exposer au public les sévices imposés par les gardiens, forment les complices idéaux. Guillotinés à Loos-les-Lille le 20 avril 1844
09 février 1844 Rouen Joseph Arger 23 ans, domestique. Assassine le 09 novembre 1843 au Thil-Riberpré la veuve Decaux, septuagénaire, à coups de fer à repasser avant de la jeter dans la cheminée et de voler 17 francs. Amédée Decaux, 22 ans, charpentier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Gaillefontaine le 29 avril 1844
09 février 1844 Dijon François Langonnier Maire de Venaray. Entre 1841 et 1843, fit à trois reprises des enfants à sa domestique, Françoise Rousseau, bébés qu'il étouffa ou étrangla dès leur naissance. Françoise est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 25 mars 1844
18 février 1844 Rouen Isidore-Napoléon Thibert 37 ans, brocanteur. Proposait à ses victimes un traitement thérapeutique qui consistait en une suspension avec une corde... par le cou ! Le 04 octobre 1843, à Rouen, pend de cette manière M.Boucher, 77 ans, rue du Merisier, puis le dévalise. Le 21 octobre, récidive sur M.Durand, 72 ans, rue Saint-Hilaire. Arrêté le 15 novembre 1843 pour avoir proposé le même "service" à M. Marais, 81 ans, qui s'en était méfié à juste titre ! Guillotiné le 27 avril 1844
29 février 1844 Saint-Flour Jean Lescure Suspecté d'avoir à Ytrac, entre décembre 1842 et janvier 1843, tué son oncle François Calvet, 58 ans, et jeté son corps dans l'Authre, d'où il n'est repêché que le 1er mars suivant, au niveau du pont de Bessanès. Sa précipitation à identifier une dépouille en décomposition et méconnaissable le rend suspect. Sa tante Marie Figeac, épouse du disparu, suspectée de complicité, est acquittée. Arrêt cassé
02 mars 1844 Melun Pierre-François Robichon 33 ans, valet de ferme. Tue à coups de crochet à fumier, le 04 novembre 1843 à Echouboulains, lieu-dit "La mare rouge", Victorine Maltaverne, 19 ans, et Rose Maltaverne, 11 ans, filles du fermier chez qui il travaillait. Abat également la petite Adelphine, 14 ans, domestique à la ferme, d'un coup de fusil à la gorge qui la décapite quasiment. Vole 130 francs. Victorine survit cinq jours à ses blessures. Guillotiné le 10 avril 1844
09 mars 1844 Paris Marie-Honoré Ducros 21 ans, élève en pharmacie. Étrangle à mains nues le 07 décembre 1843, 24, boulevard du Temple, Nathalie de Loëne, veuve Sénépart, 74 ans, pour lui voler sa pension de 1.500 francs. Guillotiné le 20 avril 1844
09 mars 1844 Lyon Anthelme "Simon Devie" Perrin 26 ans, colporteur. Le 24 mars 1843, tue l'ouvrier ébéniste Blêch à coups de bâton, vole ses économies, et le jette dans la Saône. Le corps est repêché le 25 à Rochetaillée, au niveau du pont de Couzon. Guillotiné le 08 août 1844
16 mars 1844 Valence Jean Duroulle et Jean Guilhermon 47 ans, cabaretier, et tailleur. Guilhermon et son complice Jean-Pierre Berthon, 16 ans, agissant sur les ordres de Duroulle, assassinent Louis Sicard le 31 octobre 1842 sur le pont de Saint-Vallier en le poignardant à cinq reprises avant de le précipiter dans le Rhône, pour le voler. Duroulle déjà condamné en décembre 1843 à Lyon aux travaux forcés à perpétuité pour attaque d'une diligence. Berthon est condamné à quinze ans de travaux forcés. Guillotinés le 27 mai 1844
18 mars 1844 Nantes Marie Gilbert, épouse Duvergne et Narcisse "François Jaube" Testu 29 ans, sans profession, et 23 ans, ouvrier serrurier. Endorment avec une tisane de datura puis étranglent le 11 novembre 1843 Antoine Lemoff, marchand de sel, vers Tournebride pour lui voler 300 francs. Guillotinés le 22 juin 1844
20 mars 1844 Vannes Jean-François Deval 27 ans, tailleur. Étrangle à mains nues dans la nuit du 18 au 19 décembre 1843 à Rochefort Mme veuve Dany, 35 ans, pour lui voler un sac d'argent, et dénude le corps pour faire croire à une tentative de viol ayant mal tourné. Marie-Vincente Bocéno, 19 ans, domestique de la victime, complice et maîtresse de Deval, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 01 juin 1844
23 mars 1844 Le Puy-en-Velay Jean Braud A Aleyras, le 04 mars 1843, assassine à coups de bûche Jean-Claude Chauchat, commissionnaire, pour lui voler 70 francs, et jette son corps dans un ravin du bois de Lacoste. Braud avait exercé la même profession, et avait menacé de mort Chauchat sous prétexte que ce dernier lui avait volé tous ses clients. François Braud est condamné à quinze ans de travaux forcés. Guillotiné le 18 mai 1844
23 mars 1844 Nancy Claude Thouvenin PARRICIDE, 41 ans, maréchal-ferrant. Couvert de dettes, le 1er février 1844, à Autigny-la-Tour, tue à coups de soufflet de fer son père Laurent Thouvenin et blesse gravement sa mère, Françoise Galand, épouse Thouvenin, la laissant pour morte avant de voler... 2 francs 70. Avait déjà été condamné pour l'homicide involontaire de son beau-frère Guillot. Arrêt cassé le 19 avril 1844
24 avril 1844 Orléans Charles Boudeau 38 ans. Assassine dans la nuit du 12 au 13 février 1844 à Vitry-aux-Loges son ex-beau-frère François Poulard, bûcheron, 50 ans, et Thérèse Jahan, épouse Poulard, 47 ans, à coups de fusil et de crosse de fusil pour les voler. Passant à côté de 2000 francs d'économies soigneusement cachés, il ne repart qu'avec 10 francs. Guillotiné le 03 juin 1844
25 avril 1844 Périgueux François Clergeaud Sexagénaire, ex-adjoint au maire et propriétaire ruiné. Empoisonne à l'arsenic le 19 juillet 1843 Jean Reynaud, 43 ans, cultivateur à Saint-Romain-et-Saint-Clément, époux de sa maîtresse Jeanne Desfargeas, 42 ans. Jeanne est condamnée à perpétuité. Arrêt cassé le 06 juin 1844
03 mai 1844 Toulouse Santiago "Jacques" Martorell Marchand de mouchoirs, Espagnol. Afin de le voler, tenta d'assassiner à coups de couteau dans le cou et la poitrine le cabaretier Paul Doumeng le 08 janvier 1844, côte de l'Hers à Toulouse, avec deux complices, André Montana et Joaquin Sanchez, qui ne sont pas arrêtés. Gracié le 10 juillet 1844
10 mai 1844 Épinal Claude Thouvenin PARRICIDE, 41 ans, maréchal-ferrant. Couvert de dettes, le 1er février 1844, à Autigny-la-Tour, tue à coups de soufflet de fer son père Laurent Thouvenin et blesse gravement sa mère, Françoise Galand, épouse Thouvenin, la laissant pour morte avant de voler... 2 francs 70. Avait déjà été condamné pour l'homicide involontaire de son beau-frère Guillot. Condamné en première instance par les assises de la Meurthe, arrêt cassé. Guillotiné à Neufchâteau le 04 juillet 1844
13 mai 1844 Melun Henri-Frédéric Defornel 21 ans, serrurier-mécanicien. Emprisonné à la centrale de Melun pour vols, tue le 28 mars 1844 son co-détenu Julien-Charles Bernard, 32 ans, bonnetier, qui avait refusé de devenir son amant. Guillotiné le 21 juin 1844
17 mai 1844 Rennes Jean Gauthier PARRICIDE, tue sa mère, Perrine Texier, veuve Gauthier le 02 mars 1843 à Quédillac pour voler 65 francs et quelques objets. Lors de la première session, en février 1844, Gauthier accuse un certain Pierre-Joseph Bougeard d'être l'assassion : l'enquête démontre que c'est un mensonge, mais permet d'inculper Bougeard pour bigamie, chose pour laquelle il est condamné à six ans de travaux forcés le 03 mai 1844. L'épouse de Gauthier est condamnée à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné le 15 juillet 1844
18 mai 1844 Reims Pierre Pichot Manouvrier. A la Grange-aux-Bois, commune de Sainte-Menehould, incendie sa maison après l'avoir faite assurer à un prix dépassant largement sa valeur. Son épouse est condamnée à cinq ans de travaux forcés. Gracié le 10 juillet 1844
18 mai 1844 Angoulême Marc-Félix Rullier Le 30 décembre 1843, à Aubeterre, avant de cambrioler sa maison, abat d'un coup de fusil M. Peyronnaud, 60 ans, propriétaire, et blesse au visage sa domestique Anne Faucher, 34 ans, qui est défigurée et survit. Rullier avait eu fréquemment recours à la générosité de Peyronnaud, qui avait fini par arrêter de lui prêter de l'argent. Guillotiné le 20 juillet 1844
22 mai 1844 Riom Jean Lescure Suspecté d'avoir à Ytrac, entre décembre 1842 et janvier 1843, tué son oncle François Calvet, 58 ans, et jeté son corps dans l'Authre, d'où il n'est repêché que le 1er mars suivant, au niveau du pont de Bessanès. Sa précipitation à identifier une dépouille en décomposition et méconnaissable le rend suspect. Sa tante Marie Figeac, épouse du disparu, suspectée de complicité, est acquittée. Condamné en première instance par les assises du Cantal, arrêt cassé. Guillotiné le 08 juillet 1844
24 mai 1844 Saint-Omer Augustin Duponchel et Césarine Dupuis, épouse Duponchel 46 ans, garde-champêtre, et 33 ans, ménagère. Tuent en avril 1841 Catherine Gamblain, veuve Cadet, 70 ans. Le corps est retrouvé dans les eaux de la Ternoise, aux confins des communes de Tilly-Capelle et d'Erin. La mort n'est jamais élucidée jusqu'à la dénonciation, en octobre 1843, d'un certain Levé, détenu à Loos. Catherine Lefèvre, lessiveuse, 50 ans, soupçonnée de complicité, est acquittée. Arrêt cassé le 13 juin 1844
16 juin 1844 Agen Michel Lagardère 35 ans, meunier à Saint-Martin-de-Curton. Le 6 avril 1844, étrangle sa femme Catherine Langé qu'il trompait et maltraitait depuis longtemps. Guillotiné le 31 juillet 1844
24 juin 1844 Nancy Jean-Baptiste Simon PARRICIDE, 23 ans. Guillotiné à Lunéville le 14 août 1844
04 juillet 1844 Épinal Nicolas "Petit-Sorcier" Jérôme et Adélaïde Descieux, veuve Noble 44 ans chacun, meunier et ménagère, amants diaboliques. Empoisonnent à l'arsenic à Domèvre-sur-Avière Nicolas Noble le 15 octobre 1843 et Mme Jérôme le 21 octobre 1843. Guillotinés le 10 octobre 1844
31 juillet 1844 Tribunal maritime spécial Marx Binquet
01 août 1844 Guéret Ripon Colporteur, auteur indirect de plusieurs incendies volontaires dans le canton de Jarnages, qu'il fait allumer par un jeune homme simple d'esprit, Lavaud. Dans la nuit du 18 au 19 octobre 1843, allume au hameau de Puyrougier, à Blandeix, un incendie qui ravage cinq maisons. Récidive le 07 novembre 1843 à Rimondeix. Le 18 décembre, détruit les dernières maisons du hameau du Puyrougier, et le 22 décembre, brûle le moulin de Blandeix. Mobile : se venger des habitants pour leur manque d'amabilité. Lavaud est condamné à six ans de fers. Exécution prévue à Jarnages. Gracié le 22 octobre 1844
03 août 1844 Douai Augustin Duponchel et Césarine Dupuis, épouse Duponchel 46 ans, garde-champêtre, et 33 ans, ménagère. Tuent en avril 1841 Catherine Gamblain, veuve Cadet, 70 ans. Le corps est retrouvé dans les eaux de la Ternoise, aux confins des communes de Tilly-Capelle et d'Erin. La mort n'est jamais élucidée jusqu'à la dénonciation, en octobre 1843, d'un certain Levé, détenu à Loos. Condamnés en première instance par les assises du Pas-de-Calais, arrêt cassé. Mme Duponchel est graciée, Augustin est guillotiné à Saint-Pol-sur-Ternoise le 16 septembre 1844
04 août 1844 Quimper Yves Renaot et Louise Égo, veuve Gral 25 ans et 27 ans, amants diaboliques. Assassinent d'un coup de fusil dans la gorge dans la nuit du 29 au 30 janvier 1844 à Landivisiau, M.Grall, 27 ans, aubergiste et époux de Louise. Louise est graciée, Yves guillotiné à Landivisiau le 13 novembre 1844
13 août 1844 Angoulême François Clergeaud Sexagénaire, ex-adjoint au maire et propriétaire ruiné. Empoisonne à l'arsenic le 19 juillet 1843 Jean Reynaud, 43 ans, cultivateur à Saint-Romain-et-Saint-Clément, époux de sa maîtresse Jeanne Desfargeas, 42 ans. Jeanne est condamnée à perpétuité. Condamné par les assises de Dordogne, arrêt cassé. Guillotiné à Périgueux le 02 octobre 1844
13 août 1844 Versailles Antoine Pont 45 ans. Empoisonna sa femme Marie-Françoise à l'arsenic le 24 janvier 1843, et assassina sa maîtresse Louise Monteneau dans la forêt de Sénart le 15 avril 1844. Guillotiné le 28 octobre 1844
24 août 1844 Le Puy-en-Velay Jean Roche 69 ans, cultivateur. Au hameau de Pradal, commune de Blassac, le 30 avril 1844, assassine à coups de maillet sa fille unique Delphine, 10 ans, qui formait à ses yeux un obstacle à son quatrième mariage ! Meurt en prison le 07 septembre 1844
29 août 1844 Versailles Jean-Pierre Delton 23 ans. Assassine dans la nuit du 26 au 27 février 1842 la veuve Dejoye, 76 ans, et sa domestique, la veuve Michaux, 67 ans, lors d'un cambriolage à Courdimanche. Au sortir du procès, dénonce ses deux complices, Jean-Louis Façon et Martin Camion, condamnés le 27 novembre 1844 le premier à vingt ans de travaux forcés, le second à dix ans de prison. Guillotiné le 10 février 1845
30 août 1844 Saintes Pierre Guyonnet PARRICIDE, cultivateur. Pour hériter plus vite, empoisonne avec un bouillon à l'arsenic son père Jean Guyonnet, 88 ans, à Verrins, le 11 mars 1844. Guillotiné le 02 novembre 1844
07 septembre 1844 Bastia Filippo Bozi
17 novembre 1844 Blois Joseph Rougier et Marie Pilon, veuve Hogu 32 et 41 ans, sabotier et cabaretière, amants diaboliques. Empoisonnent à Vendôme le 07 avril 1844 François Hogu, époux de Marie, cabaretier, avec du vin, de la brioche et une soupe contenant de l'arsenic, puis font subir le même sort le 21 mai 1844 à Marie-Madeleine Rougier. Guillotinés à Vendôme le 25 février 1844
22 novembre 1844 Versailles Jean-François Grasset Forçat libéré, déjà condamné six fois. Tue à coups de coutre de charrue le 30 juin 1844 dans un hameau de Longvillers la veuve Hue, 70 ans, pour lui voler 40 francs et un peu de linge. Guillotiné le 10 février 1845
22 novembre 1844 Rennes Alexandre-Pierre-Marie-Haslé Fendeur de bois à Janzé, tuberculeux au dernier degré. Condamné durant l'armée à perpétuité pour avoir tiré deux coups de pistolet sur sa maîtresse, peine commuée après dix ans de bagne en dix années de réclusion, libéré en 1842. Assassine le 08 août 1844 à Marcillé-Robert Jeanne Cadot, veuve Bonner, et son petit-fils de six ans, à coups de coin de fer et de pic, selon une méthode en pratique dans les bagnes et baptisée "saignée du mouton", pour voler 1500 francs. Guillotiné le 15 février 1845
23 novembre 1844 Paris Julien-Étienne Chevreuil 24 ans, ouvrier cordonnier. Tua le 12 juillet 1844 rue Aumaire sa maîtresse Célina Broon en lui collant un masque de poix sur le visage. Gracié le 28 janvier 1845
24 novembre 1844 Metz François-Nicolas Marchal Guillotiné à Château-Salins le 13 février 1845
30 novembre 1844 Paris Nicolas-Alphonse Fourrier 27 ans, imprimeur en papiers peints. Chef de la "Bande des Escarpes". Quinze autres accusés. Rue d'Anjou-Saint-Honoré, en août 1844, blesse gravement au bras le marquis de Gastria. Peu après, rue Saint-Georges, agresse M.d'Apsol, qui est blessé de trois coups de couteau dans la poitrine qui manquent le tuer. Attaque à la même époque M.Poterlot, rue de la Roquette, volant sa montre, des pièces d'or et un billet de 500 francs et le saisissant si fort à la gorge qu'il en reste en partie sourd. Enfin, agresse M. Carteron rue d'Anjou en le prenant à la gorge. Guillotiné le 08 février 1845
09 décembre 1844 Privas Étienne Coutas 37 ans, cultivateur. Frère d'un criminel condamné à perpétuité quelques années plus tôt pour assassinat. Agressif et violent, il pousse par son attitude son voisin Jean-Jacques Rieux à porter plainte contre lui. Condamné à lui verser 15 francs d'amende, promet de se venger. Le 20 octobre 1844, abat Rieux d'un coup de fusil en pleine poitrine. Guillotiné à Saint-Vincent-de-Barrès le 21 février 1845
12 décembre 1844 Brest - Tribunal maritime spécial Louis-Alexandre Georges Détenu au bagne, tua le caporal Lenoan. Guillotiné le 18 janvier 1845
23 décembre 1844 Périgueux Pierre Delcouderc et Marie Grolhier 26 ans. Tuent le 9 septembre 1843 à Périgueux l'ancien grognard Henry Brochard, 72 ans, qu'ils égorgent et à qui ils fracassent le crâne pour le voler. Le 18 février 1844, décapitent à coups de rasoir François Reynaud, rue des Serruriers à Périgueux, et tentent d'assassiner à coups de pioche Pierre et Bernarde Desplat, les logeurs de Reynaud, cabaretiers, pour les voler. Le premier procès, en juin 1844, est renvoyé à une session ultérieure. Leur complice Thibal est condamné à dix ans de travaux forcés. Le 13 avril 1845, s'évade de la maison d'arrêt et est capturé à Trélissac. Marie est graciée, Delcouderc est guillotiné le 16 avril 1845
11 janvier 1845 Rouen François-Vincent Avisse 20 ans, ouvrier vitrier. A Eu, le 03 octobre 1844, tue Rose Gourdin, 66 ans, domestique, pour voler sa patronne, Mme Vivier, dont il était un parent éloigné ; il avait attendu l'arrivée de Louis-Philippe dans la ville, profitant du passage d'un régiment musical dans la rue des Cloutiers pendant qu'il tuait sa victime. Guillotiné le 14 mars 1845
15 janvier 1845 Alençon Isidore Laîné PARRICIDE, 29 ans. Tire un coup de fusil sur son père Jean-François Laîné, boulanger à la Carneille, le 22 novembre 1844, alors que celui-ci est dans son fournil. Les plaies s'aggravent jusqu'à provoquer le décès le 03 décembre 1844. Accablé de dettes, avait besoin de l'héritage familial pour se "refaire". Guillotiné le 08 mars 1845
14 février 1845 Laon Charles-Louis Lejeune Empoisonne à Braye à partir de 1843 jusqu'au 1er novembre 1844 son épouse Marie-Marguerite Brébant. Gracié
20 février 1845 Laon Marie-Agnès Jacquelet, épouse Leclerc Tenta cinq années durant de tuer son mari, notamment par le poison. Finit par payer Léonard Bayeux et Jean-Baptiste Lemaire pour commettre le crime : Leclerc est abattu d'un coup de pistolet le 15 août 1844 à Marest-Dampcourt. Les assassins sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Thuillier et Anastasie Lemaire sont acquittés. Guillotinée le 17 mai 1845
20 février 1845 Cahors François Claréty 36 ans, tisserand. A Loubressac, le 30 octobre 1844, assomme Hélène Bombézy, 22 ans, serveuse dans l'auberge paternelle, de deux coups de pierre, la viole, la déshabille et l'achève en lui brisant la tête à coups de pierres. Voulait se venger d'elle depuis qu'elle l'avait accusé - à juste titre - de grivèlerie. Exécuté à Saint-Ceré le 06 mai 1845
21 février 1845 Nevers Jean "Papard" Gondrand Environ 35 ans, colporteur et chanteur de rues. Déserteur et repris de justice, condamné à mort pour fausse monnaie vers 1835, grâcié, évadé, usant de multiples identités. Tue à coups de couteau le 07 décembre 1843 sa maîtresse Catherine Quierry, 22 ans, enceinte de cinq mois, dans une auberge de Saint-Amand-en-Puisaye. Un de ses frères avait déjà été condamné à mort pour avoir tué sa femme en la faisant dévorer par un chien ! Guillotiné le 26 avril 1845
21 février 1845 Saintes Jean Fruger 30 ans. Assassina son beau-père, M.Bibard, à Pons. Sa mère Marie Gautier, veuve Fruger est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 10 avril 1845
22 février 1845 Laon Jean-Baptiste Leprêtre 50 ans, manouvrier. Déjà condamné à deux ans de prison pour vol. Incendie le 16 janvier 1845 à Sissy la maison de ses voisins, les Destrumel, après y avoir dérobé 100 francs. Pourvoi rejeté le 29 mars 1845. Gracié.
03 mars 1845 Évreux Jean-Charles Goubin Tentative d'assassinat Pourvoi rejeté le 29 mars 1845. Guillotiné.
04 mars 1845 Toulouse Guillaume Lacôme PARRICIDE, 19 ans. Le 11 décembre 1844, à Boulogne-sur-Gesse, empoisonne à l'arsenic son père, sa mère, son frère et sa soeur, causant la mort du père le 13. Arrêt cassé le 04 avril 1845
06 mars 1845 Privas Jean-Baptiste Coste 30 ans, cultivateur. Le 16 juillet 1844, viole, étrangle et tue à coups de hache Marie-Monique Roux, épouse Cervel, 55 ans, cabaretière à Ucel. Exécuté à Aubenas le 03 mai 1845
08 mars 1845 Châlon-sur-Saône Denis Lachanelle Garde champêtre. Le 09 octobre 1844, à Meulin, viole et éventre Jeanne Descombes avant de la jeter dans une mare du pré de Duvernay, lestée. Le corps n'est repêché que le 07 novembre suivant. Guillotiné à Mâcon le 14 mai 1845
10 mars 1845 Paris Hippolyte-Alexandre Ducoudray 34 ans, marchand ambulant. Mari violent, se vantait souvent d'avoir tué une maîtresse dans ses jeunes années. Pendant les six années de leur union, maltraita quotidiennement sa femme, Marie-Antoinette Guigneau, la forçant par exemple à assister à une exécution capitale pour lui faire voir le sort qui serait le sien... quand il l'aurait tuée ! Tenta d'assassiner son épouse de huit coups de marteau, rue de la Calendre, le 11 septembre 1844. Guillotiné le 24 avril 1845
12 mars 1845 Troyes Joseph Rémy 22 ans, domestique, incarcéré à Clairvaux, tente d'assassiner à coups de barre de bois le gardien Dormoy le 07 décembre 1844 pour se venger des punitions que les gardiens lui infligeaient. François-Noël Machy, son complice, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié le 15 mai 1845. Le 18 juin 1845, Machy blesse Rémy de douze coups d'aiguille de chaussetier pour se venger de l'avoir entraîné dans cette histoire.
18 mars 1845 Rodez Pierre-Alexis Caumes PARRICIDE, cultivateur. Tua pour des raisons d'intérêt le 25 mai 1844 à Saint-Rome-du-Tarn, sur la route de Saint-Amans, son père Alexis, propriétaire octogénaire. Guillotiné le 14 juin 1845
08 mai 1845 Aix-en-Provence Jacques Vignal Trentenaire, postillon. Le 31 octobre 1844, à Arles, tente d'abattre d'un coup de pistolet M.Eyriès, entrepreneur de convois militaire, pour le dévaliser. Condamné quatre fois, dont le 03 mars 1844 dans l'Hérault à quinze ans de travaux forcés. Guillotiné le 24 juin 1845
11 mai 1845 Limoges Jean Salessaud Domestique à La Crosse. Tue le 18 janvier 1845 à Saint-Jovent M.Ducouret, dit le père Pinet, mercier, pour le voler. Arrêt cassé le 05 juin 1845, renvoyé devant les assises de la Creuse.
25 mai 1845 Évreux Prosper Hersent 21 ans, journalier, déserteur. Dans la nuit du 8 au 9 novembre 1844, à la Vacherie-sous-Houdouville, attire dans un guet-apens son voisin Pierre Duvaltier en l'incitant à sortir la nuit pour éteindre un feu chez leur voisin M. Prévost, et le tue d'un coup de hache. Tente de se faire ouvrir par la mère de sa victime pour la tuer elle aussi et piller la maison, mais la veuve Duvaltier refuse de le laisser rentrer. L'instruction prouva que le 04 octobre 1844, Hersent avait lui-même mis le feu à des granges appartenant à M. Prévost, pour un préjudice d'au moins 6.000 francs. Son complice présumé, Adolphe Lhuillier, 23 ans, journalier, est acquitté. Guillotiné à Gaillon le 26 juillet 1845
28 mai 1845 Paris Pierre-Charles Duquay 36 ans, ouvrier cordonnier. Assassina sa femme, Louise-Victorine Roche, 23 ans, à coups de couteau le 10 février 1845 au 67 rue de la Roquette : mari violent, il avait plusieurs fois incité sa femme à quitter la maison, et cette dernière fois, réfugiée chez sa mère, elle n'entendait plus revenir et chercha à lui faire croire qu'elle était enceinte des oeuvres d'un autre homme. Gracié le 26 juillet 1845
30 mai 1845 Versailles Pierre-François Doussin Cultivateur à Valpuiseaux, assure sa maison et son mobilier chez les assurances La France entre l'automne 1844 et janvier 1845. Ce mois-là, met le feu à sa propre maison et à celle de ses voisins pour toucher la prime d'assurance. Gracié
31 mai 1845 Versailles Jules Courtot 29 ans, détenu à la centrale de Poissy pour vols, blesse de trois coups de couteau son co-détenu Boquet, devenu son amant, et qui se refusait à lui. Arrêt cassé le 03 juillet 1845
10 juin 1845 Rodez Jean Rouquette 44 ans, cultivateur. Veuf, remarié avec une femme qui détestait son fils Jean-Louis, 10 ans, il prit le parti de sa femme et battit régulièrement l'enfant, qui finit par trouver refuge dans sa famille maternelle. Le 23 août 1844, à Cassagnard, sur les bords de la Truyère, il étrangla l'enfant et le jeta dans la rivière. Guillotiné le 23 août 1845
11 juin 1845 Brest - Tribunal maritime spécial Frédéric Lepique Forçat. Frappe à coups de lime affutée le 06 juin 1845 deux autres détenus, Bastien et Guillois, en tuant Bastien : tous trois travaillaient dans le même atelier, et étaient en concurrence professionnelle ! Guillotiné le 15 juillet 1845
14 juin 1845 Nantes Jean Deluen 64 ans, laboureur. A Saint-Herblain, le 01 mai 1845, tue à la naissance l'enfant né de ses relations incestueuses avec sa fille Jeanne, 26 ans, en lui enfonçant de la bouse de vache dans la bouche et la gorge. Jeanne est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 01 août 1845. Gracié.
27 juin 1845 Tours François Moron Braconnier. Tente d'abattre d'un coup de fusil dans la tête le 21 décembre 1844 près de Sainte-Maure M.Barrault, voiturier, pour le voler. Pourvoi rejeté le 07 août 1845. Gracié.
28 juin 1845 Colmar Antoine Burrhus 23 ans, déjà condamné à trois ans de prison pour vol, et en mars 1845, à sept ans de travaux forcés par les assises de Strasbourg pour une tentative de meurtre et deux vols. Le 30 août 1845, à Heimsprung, assassine à coups de levier de fer en plein jour Anna Bitsch, veuve Strohmeyer, octogénaire, pour lui voler moins de cinquante francs, quelques bijoux et autre menus objets. La victime meurt le 31 août. Guillotiné le 18 août 1845
08 juillet 1845 Paris Auguste-Nicolas Maginot 27 ans, rémouleur, mari violent et potentiel père incestueux - il avait contaminé sa fille de quatre ans avec une maladie vénérienne. Comme elle venait de le quitter, le 08 avril 1845, au 18, rue de la Huchette, frappa son épouse Virginie Lorain à coups de couteau au dos, à la gorge, aux seins et à la main, puis se rend au 67, rue de la Harpe, où il tente de faire subir le même sort aux soeurs de son épouse, Mme Blancpoil, qu'il frappe à une seule reprise, et Antoinette Lorrain, qu'il poignarde quatre fois. Virginie meurt à l'hôpital le 12 avril. Arrêt cassé
31 juillet 1845 Paris Pierre-Marie Beauchêne 41 ans, ouvrier féculier. Tente d'assassiner à coups de marteau le 13 février 1845 au niveau du pont d'Asnières son ami Antoine Deyries pour lui dérober ses économies. Guillotiné le 18 septembre 1845
12 août 1845 Laon Louis-François Cirier Condamné par le tribunal correctionnel de Laon le 20 février 1841 condamné à deux ans de prison pour vol, et le 05 mai 1843, à la même peine pour vol et menace d'incendie. Le 31 mai 1845, à Morcourt, met le feu à la ferme de son beau-frère Charles Fressier, où vivent sa femme Clémentine Fressier, épouse Cirier, qui l'avait quitté, et sa mère, la veuve Fressier. Tous survivent au sinistre. Guillotiné le 18 octobre 1845
21 août 1845 Brest - Tribunal maritime spécial Pierre-Joseph Debaulieu Forçat. Frappe de trois coups de couteau le forçat perpétuel Delaire le 27 juillet 1845 au bagne, et tente de faire subir le même sort au forçat Yvon. Guillotiné fin octobre 1845
23 août 1845 Melun Jules Courtot 29 ans, détenu à la centrale de Poissy (Seine-et-Oise) pour vols, blesse de trois coups de couteau son co-détenu Boquet, devenu son amant, et qui se refusait à lui. Condamné en première instance par les assises de Seine-et-Oise, arrêt cassé. Guillotiné le 28 octobre 1845
24 août 1845 Reims Pierre-Désiré Mosnier et Jean Prot 25 et 24 ans, domestiques. Mosnier déjà condamné deux fois pour vols. Assomment de neuf coups de hoyau puis étranglent avec une corde dans la nuit du 23 au 24 mars 1845, à Courtisols, Joseph Colard, 74 ans, avant de lui voler 4.500 francs et de mettre le feu à sa maison. Guillotinés le 16 octobre 1845
29 août 1845 Versailles Auguste-Nicolas Maginot 27 ans, rémouleur, mari violent et potentiel père incestueux - il avait contaminé sa fille de quatre ans avec une maladie vénérienne. Comme elle venait de le quitter, le 08 avril 1845, au 18, rue de la Huchette, frappa son épouse Virginie Lorain à coups de couteau au dos, à la gorge, aux seins et à la main, puis se rend au 67, rue de la Harpe, où il tente de faire subir le même sort aux soeurs de son épouse, Mme Blancpoil, qu'il frappe à une seule reprise, et Antoinette Lorrain, qu'il poignarde quatre fois. Virginie meurt à l'hôpital le 12 avril. Condamné en première instance par les assises de la Seine, arrêt cassé. Guillotiné le 15 octobre 1845
30 août 1845 Colmar Gervais Haby Dans la nuit du 02 au 03 juin 1845, à Ruestenhart, tue à coups de coutre de charrue la veuve Haby, sa tante, âgée de 82 ans, pour en hériter plus rapidement, puis tente de frapper de la même arme et d'étrangler sa cousine Agathe Strosser, nièce de la victime, qui dormait dans la même maison et avait été réveillée par les cris de la veuve Haby. Guillotiné le 22 octobre 1845
30 août 1845 Foix Raymond Hippolyte Portet Le 13 avril 1845, à Sentenac, broye à coups de hache la tête d'Antoine Fabre, son beau-père. Marié trois mois plus tôt, Portet considérait que sa belle-famille était trop dispendieuse et paresseuse, et estimait que son beau-père méritait "d'être empalé et jeté à la rivière". Guillotiné le 07 novembre 1845
03 septembre 1845 Foix Guillaume Lacome PARRICIDE, 19 ans. Le 11 décembre 1844, à Boulogne-sur-Gesse, empoisonne à l'arsenic son père, sa mère, son frère et sa soeur, causant la mort du père le 13. Condamné en première instance par les assises de Haute-Garonne, arrêt cassé. Guillotiné le 07 novembre 1845
06 septembre 1845 Tulle Pierre Conjat 27 ans, déjà condamné deux ans auparavant, en décembre 1843, à dix ans de prison pour vol. Après cinq mois, il s'évade lors d'un transfert et se cache en Espagne, puis erre sur les routes de France. En mai 1845, se rend à Fargeas pour retrouver Léonard Peyraud, qui avait été le principal témoin à charge lors du procès, et l'abat d'un coup de fusil. Au cours de son arrestation, les gendarmes le blessent au bras, menant à son amputation. Guillotiné le 17 novembre 1845
09 septembre 1845 Perpignan Pedro Cercos 23 ans, journalier, Espagnol. Membre d'une bande de Trabucayres, anciens membres de l'armée carliste pillant les propriétaires terriens et les bourgeois du Vallespir à partir de 1840. Le 06 décembre 1844, aux abords de Custujas, sur les berges de la Mouga, tire sur six soldats venus les arrêter. Deux bandits meurent, les autres fuient, Cercos étant arrêté dès le lendemain. Vincent Justafré, 26 ans, propriétaire, est condamné à huit ans de prison, Jacques "Jougla" Laporte, 45 ans, cultivateur, à cinq ans de réclusion, et Jacques Justafré, 45 ans, cultivateur, à un an de prison. Joseph Pontounet, 39 ans, tisserand, Joseph Farré, 26 ans, journalier, Pierre Rolland, 26 ans, journalier et Julien Renard, 29 ans, journalier, sont acquittés mais restent à disposition de la justice. Tente de s'évader de prison le 10 mai 1846. Gracié en juin 1846
08 octobre 1845 Rochefort - Tribunal maritime spécial Pierre Hébert 34 ans, forçat à vie, condamné à perpétuité le 26 août 1829 à Rouen pour coups et blessures ayant entraîné la mort. Tente de tuer à coups de pierre l'adjudant Guna et un sous-adjudant. Gracié en décembre 1845, peine commuée en réclusion perpétuelle.
17 octobre 1845 Antoine Ehrard Matelot de 5e classe à bord de L'Orénoque, donna des coups de couteau au capitaine d'armes. Gracié le 06 décembre 1845
04 novembre 1845 Laval Jean Laporte 36 ans, marchand colporteur. Auteur de plusieurs cambriolages au printemps 1845. A Saint-Hilaire-des-Landes, le 15 mars 1845, bat et tente de faire brûler vive Marie Bernard, veuve Lagoutte, après avoir mis à sac en vain sa maison, puis met le feu à l'habitation. La vieille dame survit, mais perd tous ses biens dans le sinistre. Julien Boyer, 26 ans, colporteur, est condamné à vingt ans de travaux forcés ; Prosper Piquet, 24 ans, déserteur du 8e régiment de hussard, à quinze ans de bagne et Marie-Jeanne Ausquère, 20 ans, marchande ambulante, à cinq ans de prison. Pourvoi rejeté le 27 novembre 1845
07 novembre 1845 Amiens Martial "François" Gruet Cultivateur. Le 22 mars 1845, à Nerleville, empoisonne avec un pâté à l'acide arsénieux le mari de sa femme, Alexandre Lematte, ainsi que les deux enfants vivant avec lui, Eugène-Benoît et Marie-Augustine Lematte. Marie-Alexandrine Lematte, épouse Gruet, Adrien Persent, menuisier, et Rosalie Lematte, épouse Persent, sont acquittés. Guillotiné le 06 février 1846
12 novembre 1845 Toulon - Tribunal maritime spécial Guillay Frappe d'un coup de couteau au menton le 29 octobre 1845 à Toulon l'adjudant Chaix qui intervenait dans une rixe entre Guillay et son co-détenu Chevrier.
14 novembre 1845 Paris Louis-Olympe Daniel 18 ans, ouvrier cordonnier. Le 07 août 1845, au 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, tue de deux coups de tranchet dans la poitrine son frère Antoine Daniel, 24 ans, cordonnier cul-de-jatte. Louis, embauché au service de son frère, était mauvais ouvrier, et malgré la patience de son aîné, ce dernier avait l'intention de le licencier. Gracié le 26 janvier 1846
27 novembre 1845 Paris Joseph Narcisse Louis Porthault Déjà condamné plusieurs fois, dont le 22 mai 1839 à cinq ans de travaux forcés. Amant d'Eugénie Mouchet, employée chez un tailleur, celle-ci le quitte quand il cherche à la prostituer pour qu'elle rapporte davantage d'argent. Le 23 avril 1845, rue des Vieux-Augustins, se rend chez les employeurs d'Eugénie, les Chavaroz, qui refusent de lui dire où réside son ex-compagne, et les frappe à coups de lime aiguisée, les blessant gravement ainsi que leur voisin, M.Thomas, qui intervenait pour les sauver. Premier procès, le 31 octobre 1845, repoussé à cause de l'absence d'Eugénie, appelée à témoigner. Guillotiné le 16 février 1846
28 novembre 1845 Nîmes Edouard Compagnon 19 ans, détenu à la centrale de Nîmes. Surpris en flagrant délit d'homosexualité le 11 octobre 1845, sachant que la punition serait rude, décida de se venger et, en fin d'après-midi, tua d'un coup de sept coups de tiers-point dans la poitrine le frère Pascal, surveillant religieux. Guillotiné le 17 février 1846
29 novembre 1845 Rouen Jean-François Brument et Rose-Anatolie Jeanne, veuve Foucaux 34 ans, cultivateur, et 25 ans, journalière, amants diaboliques. Le 08 novembre 1844 à Normanville, empoisonnent à l'antimoine et à l'arsenic Foucaux, et le 04 décembre 1844, à Saint-Lucien, font subir un sort semblable à Mme Brument. Guillotinés à Argueil le 25 février 1846
03 décembre 1845 Montbrison Marcellin "Bête à Coire" Freycon 23 ans, déjà condamné deux fois, libéré de la centrale de Riom le 29 décembre 1844. Le 06 janvier 1845, à Saint-Genest-Malifaux, étrangle avec une ficelle M. Bourrin, aubergiste, et sa dame de compagnie Marianne Thainet pour les voler, puis incendie le bâtiment. Son complice Billand, malade, meurt en prison fin septembre 1845. Guillotiné le 05 mars 1846
03 décembre 1845 Châlon-sur-Saône Michel Saunier 47 ans, cultivateur. Au Bois-Dieu, tue en 1845 dès la naissance l'enfant né de ses relations incestueuses avec sa fille Françoise, 21 ans. Françoise est acquittée. Guillotiné le 09 mars 1846 (1ère exécution Place Ronde)
05 décembre 1845 Le Mans Jeanne-Désirée Cureau, épouse Fortier 35 ans, cultivatrice. A Flée, empoisonne avec une panade à l'arsenic son troisième enfant, Augustine, six mois. Le 12 mars, empoisonne les petites Elise Bellanger et Isabelle Vérité, venues jouer avec ses aînés, en leur servant un goûter empoisonné. Elise meurt le soir-même, Isabelle le lendemain. Guillotinée le 26 février 1846
14 décembre 1845 Tarbes Jean-Marie Dubarry PARRICIDE, cultivateur à Mauvezin. Le 17 septembre 1845 au soir, en allant à Tournay, abat son père Bernard d'une balle dans la tête parce que le père refusait de vendre des terres afin de régler ses propres dettes ! Guillotiné le 18 février 1846
15 décembre 1845 Troyes Jean-Baptiste Coyot 43 ans, condamné déjà trois fois : d'abord, en 1842, à cinq ans de réclusion, la seconde en 1844 par les assises du Haut-Rhin à vingt ans de travaux forcés pour tentative d'incendie de la centrale d'Ensisheim, la dernière par le même tribunal aux travaux forcés à perpétuité pour assassinat, incarcéré à Clairvaux. Dans la nuit du 04 au 05 juillet 1845, tente de tuer à coups de marteau le contre-maître détenu Hermion, le rendant sourd, pour se venger de son statut dans la prison qui lui permettait de faire preuve d'autorité et de punir les détenus à l'envi. Jean-Baptiste Petit-Didier, 24 ans, qui fournit l'arme, est acquitté. Guillotiné à Ville-sous-la-Ferté le 27 février 1846
17 décembre 1845 Troyes Jacques-Firmin Dupuis 38 ans, domestique, mari violent. Noie sa femme dans la Voire, à Villeret, le 31 août 1845. Guillotiné le 07 mars 1846
18 décembre 1845 Lyon Joseph Brouillard 48 ans, agriculteur. A Curis, le 15 mai 1845, assassina à coups de pioche sa femme, Benoîte Large, ses trois garçons âgés de 12, 7, 3 ans et sa fille de huit mois. Gracié fin février 1846 (crime commis par démence)
24 décembre 1845 Colmar Jean-Thiébaud Knecht 48 ans, cultivateur. Le 17 décembre 1844, à Zillisheim, assomme à coups de marteau de tonnelier et égorge sa soeur, Mme Gsegnet, son époux et leur fils Jean-Thiébaud Gsegnet, avant de mettre le feu à leur maison. But : hériter des biens de cette famille et en profiter avec son fils Jean, 18 ans, et son gendre Sébastien Schuler, 26 ans. Les deux derniers sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Altkirch le 07 mars 1846
1846 Saint-Brieuc Gracié
janvier 1846 Périgueux ? Catherine Dauverd Infanticides à Domme et Saint-Martial d'Albarède Arrêt cassé le 13 mars 1846
16 janvier 1846 Mézières Jacques-Joseph Lonay 42 ans, déserteur de l'armée Belge. Etrangle à Mars-sous-Ourcq le 11 mai 1845 la veuve Régnier, septuagénaire, sa grand-tante par alliance, pour la voler. Guillotiné le 09 avril 1846
31 janvier 1846 Melun Edmé Lepère 26 ans, berger. Blesse d'une balle dans le cou le tuilier Desbordes le 25 octobre 1845 à Egreville en cherchant à le voler. Gracié
03 février 1846 Moulins Antoine Doléance Assassinat et vol Guillotiné le 28 mars 1846
05 février 1846 Guéret Jean-François Roudier 27 ans, maçon à Saint-Sulpice-le-Douzeille. Au hameau de Lafaye, dans la nuit du 26 au 27 octobre 1845, tue à coups de marteau Marie Darboureix, domestique de M. Grellet, et le fils de ce dernier, Antony, 5 ans, qu'elle gardait, pour voler la maison à son aise. Guillotiné à Aubusson le 06 juin 1846
21 février 1846 Valence Louis Grimault 41 ans, cultivateur. Assassina un colporteur pour lui voler une importante somme d'argent et jette le corps dans un gouffre (volcanique?) qui interdit sa récupération. Tue d'un coup de fusil et de deux balles de pistolet le 01 novembre 1845 Bruno Mottet, son ancien domestique, témoin du premier crime, en l'attirant dans un guet-apens avant de jeter le corps dans un ravin. Suspecté d'avoir, le 10 novembre 1839 à Léoncel, aidé son cousin Grangeon à tuer son propre père ; seul Grangeon fut inculpé et condamné à douze ans de travaux forcés. Guillotiné le 20 avril 1846
02 mars 1846 Montpellier Jacques Guibert 22 ans, garçon boucher. Le 21 novembre 1845, tue d'un coup de couteau au ventre son rival boucher, Riols, à Agde. Guillotiné le 03 juin 1846
09 mars 1846 Toulon - Tribunal maritime spécial Jacques-Antoine Lepeule 20 ans. Condamné aux travaux forcés à perpétuité par les assises de la Seine pour attaques à main armée. Arrivé au bagne de Toulon depuis dix-huit jours, le 16 février 1846, tente d'assassiner avec un couteau de fortune le sous-adjudant des chiourmes Gosselin. Guillotiné le 28 avril 1846
11 mars 1846 Metz Elisabeth Bombardier, épouse Wuillaume PARRICIDE, 25 ans. A Burtoncourt, étrangle le 24 janvier 1846 son père pour toucher plus rapidement l'héritage. Wuillaume, le mari, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée le 27 mai 1846
11 mars 1846 Grenoble Joseph Boyaud Empoisonna avec un bouillon à l'arsenic sa belle-mère, la veuve Héraut, 71 ans, à La Bâtie-Montgascon le 25 décembre 1845 pour que son épouse, fille de la victime, en hérite plus rapidement. Guillotiné à Bourgoin-Jallieu le 22 mai 1846
13 mars 1846 Évreux Baptiste-Isidore Beaumesnil 19 ans, journalier. A Broglie, tue à la hachette et au couteau le 07 janvier 1846 M.Vasse, 60 ans, marchand de porcs, qui l'employait comme garde du corps, et ce pour le voler. Guillotiné le 18 mai 1846
18 mars 1846 Beauvais Basile-Antoine Croizette Équarisseur à Liancourt, compagnon violent. Étouffe sa maîtresse Euphrosine Legent, 38 ans, le 27 septembre 1845 après l'avoir enivrée puis la jette dans l'Oise, où elle est repêchée le lendemain à hauteur de Rieux, pour faire croire à un suicide. Pourvoi rejeté le 09 avril 1846. Gracié.
20 mars 1846 Beauvais Honoré-Eustache Fournet 37 ans, tisserand. Au lieu-dit "La Lavasse", entre Allone et Beauvais, le 23 novembre 1845, assassine l'ouvrier cordonnier Gaumont. Gaumont avait été le témoin d'un vol de lard commis par Fournet le 05 novembre précédent, et ce dernier vivait dans la crainte de se voir un jour dénoncé. Guillotiné le 23 mai 1846
21 mars 1846 Lyon Pierre-André Durand Cafetier à Cercié. Veuf, remarié à Marie Billard, veuve Villon, assassine le 05 juin 1845 le fils de cette dernière, Joseph, 12 ans, dont l'éducation lui coûtait très cher. Guillotiné le 30 juin 1846
24 mars 1846 Privas Jean Baume Éventre le 08 février 1846 Henri Blacheu, ouvrier mineur, à Saint-Cernin, pour se venger d'un coup de poing que Blacheu lui avait mis six semaines plus tôt. Gracié le 04 juin 1846
28 mars 1846 Perpignan Jean "Tocabens" Simon, Jérôme "Llorens" Icazes, Joseph "Sagals" Balme et Joseph "Xicolate" Matheu 25 ans, marchand de safran, 24 ans, journalier, 24 ans, journalier, et 22 ans, muletier. Membres de la bande des Trabucayres, anciens membres de l'armée carliste pillant les propriétaires terriens et les bourgeois du Vallespir. Le 25 février 1845, entre Gerona et Tordera, attaquent la diligence Perpignan-Barcelone et dévalisent les passagers. Prennent trois otages avant de partir : Don Ballber, 70 ans, meurt de fatigue en gagnant leur refuge dans la montagne ; le banquier Roger est abattu d'une balle dans la nuque alors qu'il tente de s'enfuir. Le jeune Jean Massot, 16 ans, étudiant, est gardé pendant deux mois, mais comme sa mère n'est pas en mesure de payer les 65.000 francs de rançon réclamés par les bandits, il est égorgé puis frappé de onze coups de couteau dans le coeur par Matheu le 01 mai 1845. Lors de leur arrestation, le 05 mai 1845, les policiers découvrent dans un panier les oreilles coupées de Massot, tranchées par Matheu comme trophée. Laurent "Fray" Espell, 27 ans, journalier, Pierre "Négret" Barlabé, 22 ans, journalier, Salvador "Ney-Piou" Fabregas, 22 ans, Isidore "Manout" Forgas, 22 ans, journalier, Antoine "Garcias" Forcadell, 32 ans, journalier et Martin Reigt, 25 ans, boulanger, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Joseph "Sabé" Camps, 26 ans, voiturier, est condamné à vingt ans de travaux forcés et Jean "Nas-Ratat" Vicens, 40 ans, cultivateur, à dix ans de travaux forcés. Quatre autres complices condamnés à des peines de réclusion, allant de dix à trois ans, un seul acquitté. Tentent de s'évader de prison le 10 mai 1846. Balme et Simon sont guillotinés à Perpignan le 27 juin 1846, Icazes et Matheu sont guillotinés plus tard le même jour à Céret.
31 mars 1846 Le Puy-en-Velay Miette Fargier, veuve Chanal 40 ans. Le 27 décembre 1843, incendie sa maison de "Ma Campagne" au Puy-en-Velay, pour dissimuler le meurtre de son époux Jean-Pierre Chanal et la domestique Eléonore Experton, assassinés par les frères Augustin et André Gros, Adrien Sahuc et Morel : elle avait payé la bande pour se débarrasser de cet époux riche qu'elle n'aimait pas, qui voulait mettre un terme à leur union sans compensation financière ! Augustin Gros est condamné à perpétuité, André est en fuite, Morel est mort en cavale et Sahuc est acquitté. Guillotinée le 23 juin 1846
03 avril 1846 Tulle Jean "Recurat" Dugéry et Dominique Fournial 42 ans et 36 ans. Le 20 février 1838, à Lubersac, ayant mis le feu à une grange, attirent à l'extérieur du château de Laudrerie MM.Duléry père et fils pour cambrioler les lieux plus à leur aise. Tuent la nourrice, Marie-Anne Lafont, Jean-Baptiste Duléry, l'enfant de 16 mois qu'elle allaitait et le petit berger, Jean, 14 ans, avant de voler 200 francs et une montre en or. Marie-Anne survit une journée à ses blessures. Deux enfants qui dormaient dans la maison sont épargnés parce qu'ils n'ont pas le malheur de s'être réveillés. Guillotinés à Lubersac le 19 juin 1846.
29 avril 1846 Toulon - Tribunal maritime spécial Roux Condamné à 15 ans de travaux forcés en 1837 par les assises du Vaucluse. Blessa mortellement à coups de couteau un co-détenu.
30 avril 1846 Chaumont Louis Martin PARRICIDE Guillotiné le 13 juillet 1846
04 mai 1846 Moulins Auguste Gallois Journalier, ayant déjà purgé 14 ans de prison pour vols. Ayant volé la ceinture remplie d'argent de son compagnon de route Dumas, le tue à coups de couteau quand celui-ci se lance à sa poursuite pour la récupérer. Gracié le 28 juin 1846
06 mai 1846 Dijon Pierre Rousseau Guillotiné à Arnay-le-Duc le 27 juin 1846
11 mai 1846 Toulon - Tribunal maritime spécial Joseph Tresse Cherchant à s'évader, parvient à se débarrasser de sa chaîne. Arrivé aux grilles du bagne, blesse à coups de couteau le garde qui tentait de l'empêcher de s'enfuir. Guillotiné le 07 juillet 1846
16 mai 1846 Saint-Brieuc Marie Mahé, épouse Le Goff 34 ans, ménagère au Guildo, commune de Créhen. Devient le 9 janvier 1844 la seconde femme de Laurent, un douanier veuf, prise d'une haine incontrôlable envers les deux fillettes de son mari, Marie et Désirée, âgées de 9 et 5 ans, les maltraite sans arrêt, les battant, les mordant ou même en leur donnant à manger de la soupe mélangée à de l'urine ou à de la crotte de poule. Le 4 janvier 1846, éventre la plus jeune des deux, Désirée, avec un couteau de boucher ; la fillette a le temps de la dénoncer et meurt au bout de 17 heures d'agonie. Guillotinée à Dinan le 23 juillet 1846
19 mai 1846 Laon Pierre-Charles Thuillier 33 ans, dont dix-huit derrière les barreaux ; condamné notamment en 1837 pour vols aggravés à dix ans de travaux forcés. Libéré le 12 février 1846, installé aux alentours de Laon et Vervins, commet plusieurs cambriolages à compter du 26. Le 15 mars 1846, à Liez, agresse à coups de bâton M. Hannier, 73 ans, pour lui voler 9 francs et sa montre. Le 17 mars, à Faty, agit de même envers Mme Lebègue, qu'il dévalise en la laissant pour morte. Guillotiné à Guise le 30 juillet 1846
21 mai 1846 Caen Emmanuel Busnel 23 ans, laboureur. Egorge et viole le 03 octobre 1845 à Pont-Farcy Marie Esther, 11 ans, vachère. Guillotiné le 09 juillet 1846
02 juin 1846 Limoges Michel Mallevergne Ex-domestique au château de Pouzol. Eventre et mutile d'une trentaine de coups de couteau, le 12 janvier 1846 à Solignac, Thérèse Terrier, 18 ans, bergère sur le même domaine, fille de l'intendante du château, parce que la jeune fille l'avait fait licencier pour agression d'un autre domestique. Guillotiné le 16 août 1846
05 juin 1846 Paris - Chambre des Pairs Pierre Lecomte 48 ans, garde forestier. Le 16 avril 1846, tire deux coups de feu sur Louis-Philippe 1er alors que celui-ci se promène dans le parc du château de Fontainebleau en compagnie de la Reine et de leurs filles. Aucune des balles n'atteint le monarque. Guillotiné le 08 juin 1846
07 juin 1846 Saint-Flour Guillaume Malvezin et Antoine Malvezin Père et fils, cultivateurs à La Plantade. Tuent d'un coup de couteau en plein coeur le 20 juillet 1845 à Ladinhac Antoine Delpech qu'ils détestaient depuis longtemps. Antoine est gracié, Guillaume est guillotiné le 24 août 1846
11 juin 1846 Le Mans Louis Bigot Tue dans la nuit du 30 au 31 mars 1846 sur la route entre Saint-Calais et Lucé M. Granger, adjoint au maire d'Evaillé, pour le voler. Guillotiné le 04 août 1846
16 juin 1846 Périgueux Jeanne Peyvieux, veuve Labatut 60 ans. Empoisonne à l'arsenic son mari Pierre Labatut le 31 décembre 1845 à Queyssac pour des raisons financières. Sa complice et belle-soeur, Peyronne Bonnamy, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée le 02 septembre 1846
29 juin 1846 Tulle Martial Fourches Le 30 avril 1846, abat d'un coup de pistolet dans le dos Jean Chauffour, son voisin avec lequel il était en procès pour diffamation, au beau milieu du palais de justice de Tulle. Guillotiné le 09 septembre 1846
15 juillet 1846 Besançon Félicien Renaud 23 ans. Entre Déservillers et Salins, le 08 mars 1846, assassine à coups de marteau de gypseur Maximin-Éloi Bulle, propriétaire cultivateur, pour lui voler six francs. La victime portait sur elle une somme de 300 francs mais son assassin, sitôt le portefeuille découvert, ne prit pas la peine de le fouiller davantage pour faire main basse dessus. Pourvoi rejeté le 13 août 1846. Gracié.
13 août 1846 Paris Jean Pétry 18 ans, garçon de café, Luxembourgeois. Le 17 juin 1846, viole et égorge à coups de couteau Elisabeth Gallier, épouse Courtecuisse, sa jeune patronne - elle s'était mariée quinze jours plus tôt - à Saint-Ouen avant de voler 500 francs. Guillotiné le 26 septembre 1846
15 août 1846 Angers Marc-François Richardeau Cordonnier. A force de maltraitances, tua le 23 avril 1846 son fils d'un an et demi à Angers. Aurait tué le 12 mars 1844 plus tôt sa fille d'un an de la même façon. Guillotiné le 30 octobre 1846
18 août 1846 Reims Séverin Dumel 23 ans, poseur de voies ferrées. Devenu à l'automne 1845 l'amant de Marguerite Aigrot, danseuse, ils vivent ensemble pendant six mois à Paris. Mais quand, en avril 1846, Dunel envisage de regagner ses Ardennes natales, il entend rompre avec sa maîtresse qu'il ne veut pas présenter à sa famille, la jugeant indigne ! Comme celle-ci refuse de le quitter, arrivés le 24 avril 1846 près d'Isles, Dumel la tue de trois coups de pierre sur la tête avant de l'étrangler et de voler ses affaires. Guillotiné le 28 octobre 1846
21 août 1846 Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) Jean Poirier 41 ans, charpentier, déjà condamné pour escroquerie. Tente d'empoisonner de mai à juillet 1846 à La Bernardière son beau-frère, Julien Hervouët, avec une pâte de cantharides. Le père Poirier, déçu par la paresse de son fils, l'avait plus ou moins désherité au profit de sa soeur, Mme Hervouët, et du mari de cette dernière, provoquant la haine de Poirier. Gracié
09 septembre 1846 Périgueux Antoine Delpeyrac 31 ans, cultivateur. Viole et tue Mlle Mercié à La Prunarède le 13 avril 1844, puis tue Mme Mercié avant de la voler et de mettre le feu à la maison. Ses complices, Antoine Rouzies, 31 ans, carrier, et Jean Mergues, 37 ans, cultivateur, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Saint-Cyprien le 14 décembre 1846
08 octobre 1846 Brest - Tribunal maritime spécial Louis-Denis Joret Forçat à vie. Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1846, tua à coups de tiers-point son co-détenu Biot et tente de tuer les forçats Voisambert et David, pour se venger de leur probable délation lors de ses deux tentatives d'évasion en 1842 et 1845. Guillotiné le 03 novembre 1846
14 novembre 1846 Melun Jean-Alexis Liénard 44 ans, jardinier. Incarcéré à la centrale de Melun, travaillant à l'atelier d'ébénisterie, il fait de l'alcool de contrebande en filtrant des vernis. Ivre, le 07 septembre 1846, blesse à coups de poinçon trois gardiens. Tous survivent. Guillotiné le 13 février 1847
19 novembre 1846 Riom François Montel 35 ans, cultivateur. Abat de deux balles de revolver M.Foulhouse, notaire et maire d'Aubière, le 12 juillet 1846 à Aubière, qui l'avait souvent fait arrêter pour braconnage. Guillotiné le 03 janvier 1847
25 novembre 1846 Bastia Dominique Marcacci Italien, né dans les États Romains. Le 21 mai 1846, à Sainte-Lucie, tue de quinze coups de stylet l'ouvrier gênois Vincenzo Baletti pour lui voler son argent. Guillotiné à Ajaccio le 28 janvier 1847.
04 décembre 1846 Versailles Louis Legoux Assassinat à Saint-Martin-des-Champs Pourvoi rejeté le 14 janvier 1847. Gracié.
05 décembre 1846 Perpignan Pierre Rolland Aux alentours de Llado, le 24 février 1843, déguisé en carabinier, prend en otage Joseph Rexach et le garde en otage à Maureillas quinze jours durant, avant de le libérer contre une rançon de près de 40.000 francs. Gracié
08 décembre 1846 Nancy François Gury, Jean-François Guillemin et Nicolas Guillemin 40 ans, savetier, 64 ans, cultivateur et 40 ans, scieur de long, membres de la même famille (Nicolas, fils de Jean-François, et beau-frère de Gury). Etranglent et étouffent à Olley Marie-Catherine Thiebaux, veuve Gardeur, 74 ans, dans la nuit du 23 au 24 février 1846 pour la voler. Trois nuits plus tard, le 27 février au petit matin, à Buzy, assassinent Nicolas Drouard, 82 ans, et sa bonne Marie Nicot, 65 ans, à coups de pioche pour les voler. Jean-François est gracié, Nicolas se suicide pendant le trajet au matin de l'exécution, Gury guillotiné à Olley le 11 février 1847
09 décembre 1846 Beauvais Jean-Baptiste "Ma-Mère-est-morte" Boucher 22 ans, domestique. Étrangle avec une cravate dans la nuit du 18 au 19 octobre 1846 à Villers-sur-Bonnière son ancienne patronne, Joséphine Trèble, veuve Dallenne, 57 ans, pour lui voler 5 francs 60 : licencié peu avant, il considérait que sa victime lui devait encore 10 francs sur ses gages. Jean-Baptiste Wallet, 48 ans, manouvrier, est condamné à la réclusion pour dix ans, et Louis-Bénoni Boutiller, 16 ans, domestique, aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 27 février 1847
12 décembre 1846 Versailles Antoine-Victor Quenneville 35 ans, journalier à Gerocourt. Etrangle avec son tablier le 24 juin 1846 dans les bois de Cormeilles-en-Vexin, Catherine Ghierle, 32 ans, servante de ferme, retardée mentale, qui était sa maîtresse, pour lui voler ses 212 francs d'économies, et enterre le corps, qui est retrouvé le 14 août. Guillotiné le 24 février 1847
13 décembre 1846 Toulouse Augustin Dario Cultivateur, guérisseur. Empoisonne à l'arsenic et au sulfate de zinc en juillet 1846 à Sainte-Foy-Peyrolières son fils Guillaume, 10 ans, né de son premier lit et bénéficiaire unique de l'héritage maternel. L'enfant meurt dans la nuit du 26 au 27. Déjà condamné pour vol, soupçonné en 1838 d'avoir empoisonné M.Caubet, le frère de sa première femme - l'affaire se soldant par un non-lieu -, ainsi qu'un nommé Passerieu, une de ses pratiques de guérisseur. Marie-Jeanne Soulès, épouse Dario, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 06 mars 1847
19 décembre 1846 Évreux Jean-Pierre Canu PARRICIDE, 32 ans, cultivateur. Assassine à coups de serpe à Écos le 17 février 1846 son père, journalier. Guillotiné à Écos le 09 février 1847
19 décembre 1846 Lyon Annet Debas Ouvrier maçon, forçat libéré. A Saint-Didier-au-Mont-d'Or, tue dans la nuit du 23 au 24 juin 1846 Marie Despierre, veuve Berjon, sexagénaire, chez laquelle il avait travaillé récemment, et lui vole un peu d'argent, une tabatière et un parapluie. Guillotiné le 24 février 1847
1847 Quimper A VERIFIER - Peut-être doublon avec Joachim Boucher Gracié
21 janvier 1847 Quimper Yves Grall 46 ans. Tente d'assassiner à coups de bâton le 15 septembre 1846 à Morlaix Mme Postic, gardienne de maison, pour dévaliser la propriété de ses patrons. Guillotiné à Morlaix le 10 avril 1847
06 février 1847 Rouen Fulgence Étienne Chollet 40 ans, condamné plusieurs fois. Assassine à coups de couteau dans le visage, le coeur et le dos le 06 août 1846, rue du Commerce au Havre, son jeune amant Eugène Torquet, 14 ans, pour que celui-ci ne le quitte pas pour retourner chez sa mère. Guillotiné le 19 avril 1847
11 février 1847 Nancy Joseph Noël Manoeuvre. Tue à coups de hache en juillet 1846 au Bon-Coin, entre Nancy et Villers-les-Nancy Nicolas Hugo, aubergiste, son ancien patron qui avait témoigné contre lui en 1843 dans une affaire de vol de poissons qui lui avait valu deux ans de prison. Vole des lunettes, une brosse et des souliers. En août 1846, condamné à dix-huit ans de travaux forcés pour d'autres vols commis avec un complice. Guillotiné le 14 mai 1847
15 février 1847 Poitiers René Lachaise et Françoise Leclerc, épouse Meunier 20 ans et , fils et mère. Françoise, fille de "chauffeurs", avait tenté d'assassiner deux fois son second mari. Avec la complicité de Jean Courlivand, 22 ans, handicapé mental, tentent de tuer le 26 octobre 1846 à Dandésigny Courlivand père, 66 ans, mais celui-ci se défend. Arrêté, son fils dénonce ses deux complices, lesquels l'assassinent en l'étranglant au soir du 29 octobre 1846. Lachaise est condamné comme parricide (!). Guillotinés le 04 mai 1847
04 mars 1847 Châteauroux Baptiste Bienvenu, Louis Michot et François Velluet Au cours d'une émeute à Buzançais, initiée par le vol d'un convoi de blé - 1060 décalitres - motivé par la famine, entre le 13 et le 15 janvier 1847, tentent d'assassiner le meunier Cloquemin et les propriétaires Brillant et Gaulin après avoir pillé leurs maisons. Enfin, lynchent à coups de bâton, de fourche et de sabots M.Huard-Chambert, propriétaire bourgeois qui avait tiré pour se défendre sur Venin, chef des émeutiers, l'abattant net. Vingt-et-un autres inculpés sont condamnés à diverses peines de travaux forcés. Guillotinés à Buzançais le 16 avril 1847
13 mars 1847 Strasbourg André Oswald 32 ans, journalier, condamné deux fois, dont la seconde à sept ans de travaux forcés le 07 décembre 1836, peine purgée à Toulon. Décapite de trois coups de hache le 25 décembre 1846 à Dossenheim son ancienne patronne, Marie-Salomé Fix, épouse Klein, enceinte de huit mois, pour forcer une armoire, dérober 90 francs, deux jambons et une paire de bottes. Guillotiné le 15 mai 1847
14 mars 1847 Rouen Antoine Hénocque et Antoine-François Levillain 44 ans, bourrelier et 59 ans, propriétaire. Étouffent à Saint-Martin-au-Bosc le 24 juin 1846 Antoine Levillain, leur beau-frère et fils, et jettent le corps dans un puits profond de 44 mètres. Mobile : Hénocque ne voulait pas partager l'héritage de son beau-père avec son beau-frère, et le père avait consenti à l'aider à tuer son propre fils. Levillain père avait, par ailleurs, été soupçonné d'avoir en 1833 tué sa femme en la précipitant dans le même puits. Marie-Marguerite Levillain, épouse Hénocque, 28 ans, est acquittée. Guillotinés le 02 juin 1847
16 mars 1847 Agen Marcelin "Coutelas" Boissonneau 33 ans, repris de justice. Pour le voler, le 18 juillet 1846, au Mas-d'Agenais, tue d'un coup de barre de fer dans la tête Barthélémy Lagleyre, garde champêtre, pour le voler puis met son corps dans la métairie de Gachies qu'il incendie pour dissimuler le crime. Marie Duranton, témoin et complice car détestait Lagleyre qui lui avait mis une amende, est acquittée. Antoine Carasset, 25 ans, complice actif, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 18 mai 1847
22 mars 1847 Agen Michel-Théodore Balestaquin 29 ans, escroc récidiviste. Condamné le 24 décembre 1846 à quinze ans de travaux forcés pour avoir tente d'abattre d'un coup de feu le 3 août 1846 à Agen Mélanie Charrier, 17 ans, sa fiancée, la blessant légèrement, par accident. Incarcéré à la maison d'arrêt, le 21 janvier 1847, il égorge son co-détenu Jean Delsol, faux-monnayeur condamné à perpétuité, soit disant parce qu'ils n'avaient pas envie d'aller au bagne et avaient tiré au sort pour savoir qui tuerait l'autre. Guillotiné le 18 mai 1847
24 mars 1847 Strasbourg Jean-Georges Groell 58 ans, tisserand, ancien boucher. A Sélestat, rue du Sapin, le 29 décembre 1846, assassine à coups de cognée pour les voler M.Fortwengler, cabaretier, et son domestique Joseph Ringenwald. Mme Fortwengler, grièvement blessée, survit. Guillotiné à Sélestat le 26 mai 1847
27 mars 1847 Paris Jean-Jules Marquis 23 ans, dessinateur sur meubles. Tue de quinze coups de poignard le 11 janvier 1847, aux Bains de Jouvence, 4, rue du Faubourg-Montmartre, Marie Terrisse, épouse Senet, pour lui voler de l'or. Arrêt cassé
30 mars 1847 Bastia Jacques-Marie Martelli Domestique de Michelini, assiste son maître dans une vengeance - Michelini avait été condamné, sur dénonciation de la famille Savelli et Capinielli, à dix francs d'amende pour avoir tenu une maison de jeu prohibée. Le 26 juin 1846, à Ville, au lieu-dit Piandi Piza, abattent le père Savelli et blessent à la poitrine et au bras droit l'un de ses fils. Quelques minutes plus tard, au lieu-dit Conca, attaquent les autres fils Savelli : Martelli blesse à l'épaule François Savelli, 16 ans, atteint Fabrice Savelli à la cuisse, et abat Antoine-Jean Savelli qui ripostait avec des pierres. Le 12 septembre 1846, lors du siège de la maison Gracometti où les deux hommes se sont réfugiés, abat le lieutenant des voltigeurs Catillon d'une balle en plein front. Michelini est tué pendant l'assaut et Martelli ne se rend qu'à l'aube du 13. Guillotiné à Muro le 24 mai 1847
11 avril 1847 Alençon Hyacinthe-Césarine Lon, épouse Clairay 39 ans. Maltraite, bat et affame sa fille Louise-Céline, jusqu'à la mort de cette dernière le 06 janvier 1847 à Alençon. Graciée
14 avril 1847 Alençon François Guillin et Marie-Louise Cotinet, épouse Guillin 35 ans, journalier et 44 ans, marchande de balais. A Bellême, le 15 février 1847, battent et étouffent leur beau-frère Mercier, 64 ans, dont ils avaient, par acte notarié depuis 1840, charge de loger et nourrir afin de devenir ses héritiers uniques. Le legs s'élevait à 600 francs. Guillotinés le 04 juin 1847
16 avril 1847 Mézières Étienne Hazard Le 26 décembre 1846, dans la forêt de Triaumont, assassine à coups de serpe de bûcheron Pierre-Louis Duguet pour lui voler 300 francs. Guillotiné le 02 juillet 1847
24 avril 1847 Bourges Alexandre Cherrier Vagabond, arrêté pour vols plusieurs fois depuis l'âge de 10 ans. Tue d'un coup de hache dans la tête dans la nuit du 26 janvier 1847 au Noyer Pierre Joffrion pour lui voler une cinquantaine de francs. Le nommé Julien, mineur, suspecté de complicité, est acquitté. Guillotiné le 14 juin 1847
1847 Laval Boudier Assassinat et vol Pourvoi rejeté le 10 juin 1847. Gracié.
06 mai 1847 Guéret Vallery Jouhannetaud 47 ans, maçon. Abat d'une balle dans la tête sa fille Marie Jouhannetaud, épouse Volondat, le 27 janvier 1847 à Saint-Goussaud, car il était persuadé qu'elle et son mari cherchaient à le spolier financièrement. Gracié
06 mai 1847 Vesoul Georges Frédéric "Fridot" Beucler 37 ans, cultivateur à Bart. Abattit dans les bois de Tavey un commerçant de cette commune. Guillotiné le 27 août 1847
07 mai 1847 Caen Séverin Langlacé 23 ans, journalier. Incendie la ferme de M.Lecanu à Saint-Martin-de-Blagny le 18 février 1847, manquant brûler M.Langlois, le fermier qui y résidait. Langlacé voulait se venger parce que Lecanu lui avait décompté un franc sur son salaire lors des précedentes récoltes. Guillotiné le 28 juin 1847
10 mai 1847 Nancy Étienne Arnould 25 ans. A Nancy, rue Sainte-Catherine, le 20 janvier 1847, tente de tuer à coups de pierre la veuve Simon, marchande de primeurs, pour la voler. Gracié
22 mai 1847 Versailles Jean-Jules Marquis 23 ans, dessinateur sur meubles. Tue de quinze coups de poignard le 11 janvier 1847, aux Bains de Jouvence, 4, rue du Faubourg-Montmartre, Marie Terrisse, épouse Senet, pour lui voler de l'or. Condamné en première instance par les assises de la Seine, arrêt cassé. Guillotiné le 24 août 1847
26 mai 1847 Versailles Ludwig Thomay 28 ans, marchand de vins aux Batignolles, Badois. Tue d'une balle dans la tête le 16 janvier 1847 à Linas son frère Jacob, 35 ans, boulanger, par vengeance pour une histoire d'argent. Guillotiné le 03 août 1847
29 mai 1847 Saint-Omer Jean-Baptiste Louis Appourchaux 51 ans, cultivateur. A Lorgies, le 30 janvier 1847, tue à coups de fourche et de crosse de fusil son frère Florentin. Guillotiné à Béthune le 22 juillet 1847
03 juin 1847 Foix Joseph Lapasset-France PARRICIDE, 20 ans, cultivateur. A Montferrier, le 04 décembre 1846, empoisonne son père Barthélémy et sa mère en mettant de l'arsenic dans leur soupe, pour hériter plus vite et ne plus avoir à supporter leurs remontrances à cause de ses dettes de jeu. Guillotiné le 06 août 1847
08 juin 1847 Valence Pierre-François "Grégoire" Perminjat PARRICIDE, 24 ans, riche cultivateur à Vaunaveys. Abat sa soeur Adélaïde, 21 ans, le 23 décembre 1842, d'un coup de fusil, pour ne pas la laisser épouser le voisin Joseph Gondian, qu'il n'aimait pas. Empoisonne à l'arsenic, le 23 novembre 1845, sa fille Zoé, âgée de 28 jours, puis son autre fille jumelle, Marie-Magdelaine, 33 jours, le 28 novembre 1845. Empoisonne le 25 avril 1846 sa mère, Magdelaine Vallon, veuve Perminjat, avec une tasse de café au lait avec de l'arsenic. Guillotiné le 10 août 1847
09 juin 1847 Auxerre Étienne André 70 ans, vigneron. Dans la nuit du 15 au 16 mars 1847, à Fleys, étrangle les jumeaux nouveaux-nés de sa fille Madeleine, 25 ans. Le garçon est tué par sa mère avec un ruban bleu : André étouffe la petite fille de ses mains. Madeleine est condamnée à 20 ans de travaux forcés. Arrêt cassé le 30 juillet 1847. Rejugé à Troyes.
09 juin 1847 Saint-Flour Antoine Roudez 27 ans. Abat de deux coups de fusil, le 10 octobre 1846, près du hameau de la Plantade entre Aurillac et Maurs, M.Phalit, dit "Paulet", cultivateur à Capdenat (Lot), pour lui voler 100 francs. Avait également le 15 décembre 1845 tenté d'assassiner Bernard Darramond près de Bourriergues. Guillotiné à Aurillac le 16 août 1847
25 juin 1847 Rouen Jean-Baptiste "Buée" Critot 41 ans, ouvrier menuisier. Dans la nuit du 09 au 10 mai 1847, à Neufchâtel, étrangle sa femme et sa fille, Désirée-Joséphine, quinze mois, et étouffe son fils Jean-Baptiste, un mois. Ivre, violent, n'avait plus de ressources que de vendre les meubles de son épouse pour subsister. Se suicide en prison en avalant une pièce de deux sous que lui avait donné l'aumônier.
28 juin 1847 Toulon - Tribunal maritime spécial Louis-Léonard Lieugard Condamné à sept ans de travaux forcés, après deux ans d'incarcération, blessa légèrement d'un coup de clou un patron de la direction du mouvement du port parce que celui-ci l'avait battu. Guillotiné le 10 août 1847
05 juillet 1847 Toulon - Tribunal maritime spécial Célestin-Joseph Candellier Condamné à mort, peine commuée en bagne à vie. Tente de tuer un garde qui avait voulu le fouiller. Guillotiné le 10 août 1847
12 juillet 1847 Toulon - Tribunal maritime spécial Louis-Amédée Bethmont Assassina un co-détenu puis un garde Guillotiné le 17 août 1847
29 juillet 1847 Orléans Alexandre Boudin 40 ans, laboureur. Empoisonne à Corquilleroy en février 1845 l'oncle de son épouse, Jean Billaut, octogénaire, pour l'empêcher de se remarier avec sa domestique de 20 ans, Madeleine Caillat, et ainsi priver sa nièce de l'héritage auquel il estimait qu'elle avait droit. Billaut meurt le 27 février 1845. Guillotiné à Montargis le 18 octobre 1847
29 juillet 1847 Draguignan François Bonifay 34 ans, ouvrier. Dans la nuit du 20 au 21 octobre 1846 à Six-Fours, assassine en les abattant Jean-Baptiste Corneille, quincaillier à la retraite, et son épouse Marie. Gabrielle Corneille, la grand-mère de 96 ans, est tuée à coups de crosse de fusil et de poing, et tente de mettre le feu à la maison. Bonifay était venu travailler, avec son ami Félix Ferrandin, chez les Corneille pour creuser un puits. Leur arrestation permet d'élucider également le meurtre de Frederick Hommer, 26 ans, charpentier anglais, assassiné dans les gorges d'Ollioules le 19 août 1846. Ferrandin, s'évadant en tuant un policier, est à son tour abattu par les agents le 20 novembre 1846 ; avant sa mort, il dénonce Joseph Guiol comme étant un complice dans l'affaire de Six-Fours. Guiol est acquitté, mais le Parquet sollicite cassation. Gracié en septembre 1848
31 juillet 1847 Quimper Joachim Boucher Assassina sa femme et avortement. Arrêt cassé le 02 septembre 1847.
03 août 1847 Bourg-en-Bresse Jean-Claude Marcelin Couturier A Lagnieu, le 22 mars 1847, empoisonne à l'arsenic Marguerite Descombes, sa belle-soeur handicapée mentale, pour que son épouse devienne l'unique héritière des biens de la famille Descombes. Le jeune femme meurt le 25 mars. Le père Descombes, complice par peur de son gendre, homme violent, est acquitté. Guillotiné le 23 septembre 1847
04 août 1847 Dijon Jean-François Sain 20 ans, manouvrier. Tua la veuve Fleutot à Heuilley pour lui voler 100 francs en argent. Joseph Sain est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 27 octobre 1847
17 août 1847 Angoulême Pierre Forsant PARRICIDE, 26 ans, cultivateur. Étrangle le 16 janvier 1847 à Brie-sous-Chalais sa mère, Marie Vincent, veuve Forsant, qu'il maltraitait et menaçait de mort depuis longtemps, pour en hériter plus rapidement. Se suicide en cellule le 14 septembre 1847.
19 août 1847 Reims Jean-Baptiste Buquet 25 ans, berger. Assassine à coups de pierre, poignarde puis égorge à coups de couteau le 28 juin 1847 à Bergères Alexandre Crapart, 17 ans, berger, qui l'avait remplacé à la ferme Masson trois jours auparavant, suite à son licenciement pour vol. Guillotiné le 19 octobre 1847
19 août 1847 Lyon Antoine Allard Canut. Étrangle à mains nues son épouse Marie Payet le 04 juillet 1847 au 6, rue Célu à la Croix-Rousse. Il avait fait l'acquisition d'un appartement, et Marie lui reprochait quotidiennement cette dépense excessive qui risquait de les ruiner. Pourvoi rejeté le 23 septembre 1847. Gracié.
22 août 1847 Reims Jean-Antoine Carré 27 ans, vigneron. A Caury-les-Hermonville, le 21 mai 1847, assassine de deux coups de couteau dans la gorge la veuve Didy, 78 ans, pour lui voler environ 1.500 francs. Guillotiné le 19 octobre 1847
26 août 1847 Laon Honoré Parfait "Gray" Chevalier 20 ans, journalier. Le 05 juillet 1847, à Frières, abat de deux coups de fusil, dans la poitrine et dans les reins, M.Fleury, aubergiste, pour lui voler 800 francs. Guillotiné à Chauny le 03 novembre 1847
26 août 1847 Cherbourg - Conseil de guerre Auguste-Mathieu Buchet 19 ans, voltigeur au 2e régiment d'infanterie de marine. Assassine d'un coup de fusil dans la tête le sergent Gogly le 04 août 1847. Fusillé le 16 septembre 1847
28 août 1847 Rouen Jean-Baptiste Leroy PARRICIDE. A Franqueville, le 22 avril 1847, incite sa mère Marguerite Beaucousin à empoisonner avec de l'aconit et du minium (oxyde de plomb) son époux Antoine Leroy, qu'ils détestaient et maltraitaient. La veuve Leroy est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Gracié
31 août 1847 Paris Victor-Joseph Bertrand 33 ans, ébeniste, condamné en 1832 à 5 ans de prison pour vol. Le 14 mars 1847, au 35, rue du Veribois, au cours d'un cambriolage, frappe à coups de couteau M.Muret, marchand de charbons, le blessant au bras et à la main droite, sa mère Mme Muret, qu'il atteint à l'aisselle gauche, le concierge du 39, M.Ducourtion, qui venait à leur secours et qui est touché à la poitrine, et M.Pillon, marchand de vins, qui est lacéré à la main, au bras et à la cuisse gauche, ainsi qu'au visage. M.Berlier, un voisin, parvient à désarmer le criminel. Guillotiné le 28 octobre 1847
11 septembre 1847 Paris Sophie-Rosalie Joublet, veuve Delannoy 67 ans, femme de ménage. Étouffe dans la nuit du 21 au 22 décembre 1846 au 10, rue des Moineaux, sa patronne Mme Dalke, 70 ans, dont elle était l'héritière, pour lui voler de l'or, de l'argent, et une inscription de rente s'élevant à 4.000 francs, puis met le feu au matelas pour faire croire à une asphyxie accidentelle. Léopold Dubos, 35 ans, cordonnier et portier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Marie-Clotilde Caron, veuve Dubos, portière, 58 ans, est condamnée à six ans de prison. Paul-Marie Poirié, 32 ans, doreur sur bois, Louise-Hortense Dubois, épouse Poirié, 22 ans, giletière et Véronique Mathias, veuve Delannoy, 42 ans, piqueuse de souliers, sont acquittés. Un septième complice, Charles Delannoy, fils de Rosalie Joublet, se pend en prison en mars 1847 après que l'on ait trouvé 1.500 francs-or cachés chez lui. Graciée
30 septembre 1847 Paris Alexandre Godin 29 ans, épicier. Perclus de dettes, dans la nuit du 15 au 16 janvier 1847, au 14, rue du Pont-Louis-Philippe, asphyxie avec un poêle à charbon son épouse Caroline Calton et tente de se suicider en avalant de l'esprit de vin pour se rendre inconscient et mourir de la même façon. Gracié
03 novembre 1847 Cavard Gracié
06 novembre 1847 Chaumont Jean-Evre Barbillon A Rocourt-la-Côte, dans la nuit du 28 au 29 juin 1847, incendie sa maison pour ne pas avoir à terminer de la payer à M.Schwitzer. Pourvoi rejeté le 03 décembre 1847. Gracié.
08 novembre 1847 Chaumont François Bardel 36 ans, forçat évadé. Assassine pour lui voler 30 francs, le 19 septembre 1847 entre Colombey et Juzennecourt, Vincent-Désiré Jeannard, militaire, en lui tranchant la gorge d'un coup de couteau avant de lui broyer la tête avec une pierre. Guillotiné le 10 décembre 1847
18 novembre 1847 Douai Toussaint "Saute-Dessus" Payen 26 ans. Assassinat et infanticide et vol Guillotiné à Cambrai le 17 janvier 1848
20 novembre 1847 Draguignan Henri-Joseph Guiol 38 ans, armurier. En compagnie de Félix Ferrandin et de François Bonifay, dans la nuit du 20 au 21 octobre 1846 à Six-Fours, assassine en les abattant Jean-Baptiste Corneille, quincaillier à la retraite, et son épouse Marie. Gabrielle Corneille, la grand-mère de 96 ans, est tuée à coups de crosse de fusil et de poing. Le trio tente de mettre le feu à la maison. Bonifay et Ferrandin étaient venus travailler chez les Corneille pour creuser un puits. Leur arrestation permet d'élucider également le meurtre de Frederick Hommer, 26 ans, charpentier anglais, assassiné dans les gorges d'Ollioules le 19 août 1846. Ferrandin, s'évadant en tuant un policier, est à son tour abattu par les agents le 20 novembre 1846 ; avant sa mort, il dénonce Joseph Guiol, jusqu'alors non soupçonné, comme étant un complice dans l'affaire de Six-Fours. En juillet 1847, Bonifay est condamné à mort et Guiol est acquitté, mais le Parquet sollicite cassation. Arrêt cassé
24 novembre 1847 Douai Étienne "Birambeau" Martineau 28 ans, journalier. Condamné à dix mois de prison pour vol de charbon et de foin, pris de rage à l'idée que son épouse refuse de reprendre la vie commune, se rend dans la nuit du 22 au 23 août 1847 à Saint-Amand chez son beau-frère Louis Decourrières, qu'il tue à coups de marteau et de couteau son beau-frère, avant de blesser Migeon, un ami de la famille venu passer la nuit chez eux, et tente d'assassiner son épouse Adélaïde Decourrières, 23 ans, à coups de couteau, la blessant gravement au bras. Guillotiné à Saint-Amand le 02 février 1848
24 novembre 1847 Laon François Georges PARRICIDE, 25 ans, cultivateur. Tue le 16 juin 1847 son patron, M. Griselain, dit "Grand-Père", fermier à Tilloy, à coups de rasette pour le voler. Lors de son arrestation, l'enquête montre qu'il avait empoisonné à l'arsenic son père Charles, décédé le 08 mars 1847 à Villers-Outréaux. Son épouse, incitée par ses crimes, tente de son côté en avril 1847 d'empoisonner au bleu de Prusse son propre père, Albert, son frère Charles et sa soeur Augustine : elle est malgré tout acquittée. Guillotiné à Saint-Quentin le 31 janvier 1848
25 novembre 1847 Rouen Joseph Antoine Thierry 27 ans, ouvrier cordier. Licencié pour vol par son patron Beauval, pénètre le 21 mai 1847 à Berneval-le-Grand par effraction dans la maison Beauval, frappe à coups de couteau les époux et pille les lieux. Les victimes survivent. Guillotiné le 28 janvier 1848
novembre 1847 Évreux François Ledon ou Sedieu Incendie Pourvoi rejeté le 16 décembre 1847. Gracié.
27 novembre 1847 Paris François-Edmé Petit 50 ans, marchand de vins. Empoisonne à l'arsenic Pierre Birou, garçon nourrisseur et époux de sa jeune maîtresse, Marie Brioude, 22 ans, à Ivry-sur-Seine le 23 juin 1847. Marie est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 25 janvier 1848
02 décembre 1847 Saint-Omer Jean-Baptiste Digniel 69 ans, mendiant. A Auchy-lez-Hesdin, tue à la naissance en mars 1847 le garçon de sa fille Ludivine, 36 ans, domestique. Ludivine est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Exécution prévue à Saint-Pol-sur-Ternoise. Pourvoi rejeté le 16 décembre 1847. Gracié.
10 décembre 1847 Beauvais Charles "Ducrocq" Letellier et Jean-Baptiste Bérenger Furieux d'être quitté par son épouse, Virginie Letellier - la séparation de biens devant le conduire à sa ruine -, Charles tente de la tuer à coups de bâton sur le chemin d'Héniécourt à Baicourt le 10 mars 1847. Le crime échouant, suite à la mise en vente de leurs biens immobiliers communs le 30 avril, Letellier paye Bérenger pour qu'il assassine Virginie. Le 10 juin 1847, entre Songeons et Escames, Béranger blesse mortellement d'un coup de feu dans les reins la jeune femme, qui décède après 28 heures d'agonie. Bérenger est gracié, Letellier guillotiné le 19 février 1848
13 décembre 1847 Nantes Pierre Guitteny 51 ans, cultivateur. Le 02 octobre 1847, au hameau des Basclotières, commune de Machecoul, verse de l'acide arsénieux dans le puits de ses voisins, les Longepé, qu'il détestait. Cette tentative permet d'apprendre qu'en 1833, il avait empoisonné sa première épouse, Mlle Terrien, décès passé pour naturel à l'époque. Avait également empoisonné le 07 décembre 1845 à Machecoul Angélique Dupont, 21 ans, sa domestique enceinte de lui et presque à terme pour voler 400 francs, mais le 08 juin 1846, lui et Anne, sa seconde épouse, soupçonnée de complicité, avaient été acquittés. Guillotiné le 08 février 1848
17 décembre 1847 Privas Rose Jacquemont, veuve Theyre 37 ans, domestique à Tournon (Ardèche). Laisse sa fille de 17 mois mourir de faim avant 1840. Empoisonne à l'arsenic son époux Joseph Theyre en avril 1840, puis sa soeur Marianne Jacquemond le 28 novembre 1840. Empoisonne sa patronne, Louise Margaron, le 24 août 1842. Empoisonne le 25 mars 1844 Marie Prat, 60 ans, qui avait fait d'elle sa légataire universelle. Tombée amoureuse d'un adolescent de 13 ans, Célestin Gamondès, qu'elle prend en pension quelque mois en 1845, empoisonne son fils Joseph qui meurt le 03 décembre 1845. Devenue cuisinière chez la famille Bouteaud, prend en grippe la femme de chambre, Marie "Mion" Gonnet et tente de de l'empoisonner à trois reprises entre l'été et l'automne 1846. "Mion" quitte la maison, va se soigner dans sa famille et apprend que Mme Bouteaud est victime des mêmes symptômes : retournant chez ses patrons, elle goûte une soupe préparée par Rose et destinée à la patronne, qui lui provoque aussitôt des vomissements. Gardant la soupe avec elle, elle le fait analyser, ce qui mène à l'arrestation de Rose. Volait également les victimes. Arrêt cassé.
20 décembre 1847 Toulouse Pierre Garès, Jacques Garès et Bertrand Darbon Cultivateur, escarpeur et cultivateur. Assassinent le 09 janvier 1846 à Boussan l'abbé Lopez Leguana et sa domestique octogénaire, Catherine Darbon, avant de mettre le feu au presbytère. Darbon abusait depuis longtemps de la générosité de sa grand-tante Catherine, et celle-ci avait décidé de le deshériter : il avait donc payé les frères Garès pour tuer la vieille dame, le prêtre étant un terrible "dommage collatéral". Exécution prévue à Boussan. Pourvoi rejeté le 27 janvier 1847. Graciés.
21 décembre 1847 Strasbourg Georges-François Starck 39 ans, sous-brigadier des douanes. Pend sa seconde femme Marie-Catherine Sorg, 38 ans et enceinte presque à terme, le 05 septembre 1847 à Niederbronn et tente de faire passer sa mort pour un suicide. Guillotiné le 21 février 1848
22 décembre 1847 Troyes Appolinaire Auguste Couvez PARRICIDE, 22 ans, ouvrier bonnetier. Pourvoi rejeté le 27 janvier 1848. Gracié.
18 janvier 1848 Carpentras Antoine "Bénisset" Benézet 43 ans, confiseur. Incarcéré pour vols, tente d'assassiner son co-détenu Mathieu Surle à la maison d'arrêt d'Avignon le 12 juillet 1847. Pourvoi rejeté le 09 mars 1848. Gracié fin août 1848.
23 janvier 1848 Chaumont Nicolas Thomas Réclusionnaire libéré, condamné à six ans de réclusion pour faux. A Perrogney, dans la nuit du 09 au 10 décembre 1847, s'introduit par effraction chez son ancienne patronne, Reine Caumont, veuve Carbillet, 75 ans, et la tue à coups d'instrument contondant lui voler environ 200 francs, des mouchoirs, des bas de laine, de la brioche et du lard. Exécution prévue à Langres. Pourvoi rejeté le 10 février 1848.
1848 Montbrison Louis Fonrouge 29 ans, ferblantier. A Saint-Etienne, assassine Mme Chabru, épouse de son patron, et tente d'assassiner son fils de 3 ans. Pourvoi rejeté le 23 mars 1848.
26 février 1848 Aix-en-Provence Henri-Joseph Guiol 38 ans, armurier. En compagnie de Félix Ferrandin et de François Bonifay, dans la nuit du 20 au 21 octobre 1846 à Six-Fours, assassine en les abattant Jean-Baptiste Corneille, quincaillier à la retraite, et son épouse Marie. Gabrielle Corneille, la grand-mère de 96 ans, est tuée à coups de crosse de fusil et de poing. Le trio tente de mettre le feu à la maison. Bonifay et Ferrandin étaient venus travailler chez les Corneille pour creuser un puits. Leur arrestation permet d'élucider également le meurtre de Frederick Hommer, 26 ans, charpentier anglais, assassiné dans les gorges d'Ollioules le 19 août 1846. Ferrandin, s'évadant en tuant un policier, est à son tour abattu par les agents le 20 novembre 1846 ; avant sa mort, il dénonce Joseph Guiol, jusqu'alors non soupçonné, comme étant un complice dans l'affaire de Six-Fours. En juillet 1847, Bonifay est condamné à mort et Guiol est acquitté, mais le Parquet sollicite cassation. Le premier arrêt de mort est cassé. Gracié en septembre 1848
10 mars 1848 Grenoble Jean-Joseph Eugène Miard PARRICIDE, 34 ans, tue à Saint-Laurens le 07 août 1847 sa mère Julie Guillot à coups de maillet. Arrêt cassé le 13 avril 1848
15 mars 1848 Paris Michele "Baptiste Monniot" Craviola 36 ans, domestique, Sarde. Tue de trois coups de couteau le 20 août 1847, au 26, rue Vivienne, chez le changeur Spielmann, le jeune Paum, 18 ans, commis changeur, pour voler 140 francs. Gracié le 13 août 1848
18 mars 1848 Tours Louis Sécheresse 37 ans, cultivateur. Assassine le 27 novembre 1847 son beau-père, M.Gerson, 75 ans, à La Celle-Guénant, en le frappant à coups de barre de fer puis en le jetant dans la cheminée pour hériter plus vite de sa place de patriarche à la ferme de la Deguenetière. Arrêt cassé le 06 avril 1848, condamné à Orléans aux travaux forcés à perpétuité le 13 juillet 1848.
21 mars 1848 Agen Joseph Fauché et Jean Salban Domestiques agricoles. Assassinent à Casseneuil le 05 décembre 1847 le beau-père de Fauché, Barthélémy Daurios en lui brisant la nuque d'un coup de pierre, la belle-soeur Marie Lescazes, épouse Daurios, à qui ils coupent le bras gauche à coups de serpe avant de la défigurer avec la même arme et de tenter de l'étouffer avec des cendres, et la belle-mère, Marguerite Thoueilles, épouse Daurios, qu'ils égorgent avec un couteau de boucher, la décapitant presque, pour tenter de leur voler 1200 francs, mais s'enfuyant avant de cambrioler les lieux, effrayés par des passants. Jugés en compagnie de leurs épouses, Françoise Daurios-Fauché et Marguerite Mouly-Salban, du fils Guillaume Salban, et des frères Étienne et Pierre Constant, bouchers. Françoise est condamnée à perpétuité, tous les autres sont acquittés. Arrêt cassé le 13 mai 1848
30 mars 1848 Lyon - Conseil de guerre François Jean-Pierre "Nicoca" Fons 23 ans, chasseur au 15e léger. Le 27 février 1848, à Saint-Étienne (Loire), abat d'une balle de carabine le caporal Lanjon pour se venger d'une punition que son supérieur venait de lui infliger. La victime survit trois jours à sa blessure, non sans souffrir le martyre. Fusillé le 01 septembre 1848
13 mai 1848 Melun Antoine César Bourrée 28 ans, vigneron à Montmirail (Marne). Condamné en 1838 à sept ans de travaux forcés pour incendie volontaire, récidive en 1847 en mettant le feu à la ferme de ses beaux-parents, les époux Laronde. Il écope de huit ans de travaux forcés par les assises de Reims. Arrêt cassé, rejugé le 19 novembre 1847 à Melun, voit sa peine revue à la baisse : huit ans de prison. Un nouveau pourvoi en cassation ne menant à rien, il se prend de haine pour sa jeune épouse, Victoire, qu'il accuse en silence de ses malheurs. Feignant le repentir, il parvient à la convaincre de venir le voir en prison, et le 21 mars 1848, lors d'une visite, la frappe de deux coups de couteau dans le dos et dans le cou. Victoire meurt le 1er avril à l'hôpital. Guillotiné le 01 septembre 1848
15 mai 1848 Laon François Igneux PARRICIDE, cultivateur. Étrangle dans la nuit du 12 au 13 mars 1848 à Belleu sa belle-mère, Madeleine Clognet, 83 ans. La vieille dame, à la suite d'un accident ménager, était venue s'installer chez sa fille le 12 novembre, et était maltraitée depuis ce jour, dormant dans un grenier sans chauffage puis dans une écurie, affamée, pouvant à peine marcher. Marie-Juvigne Clognet, épouse Igneux, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 09 juin 1848.
17 mai 1848 Angoulême Antoine "Robert Meunier" Ypermann Environ 30 ans. Ayant commis un cambriolage à Mirambeau dans la nuit du 07 au 08 octobre 1847, se fait arrêter le matin-même à Montmoreau et tire un coup de feu sur un gendarme. Dans la bataille, un second gendarme, Bernard, est blessé d'un coup de poignard dans le côté. Traqué, tire encore sur les gardes nationaux qui encerclaient le bois où il s'était réfugié. Le 23 avril 1848, à la prison d'Angoulême, manque tuer le gardien-chef Texier lors d'une tentative d'évasion dont il est l'instigateur et qu'il a fomentée avec d'autres détenus. Louise Rivière, sa maîtresse, qui avait tenté de frapper un gendarme à coups de sabre et le frère de cette dernière, Baptiste Rivière, sont respectivement condamnés à huit ans de prison et dix ans de travaux forcés. Pourvoi rejeté le 29 juin 1848
19 mai 1848 Nîmes Rose Jacquemont, veuve Theyre 37 ans, domestique à Tournon (Ardèche). Laisse sa fille de 17 mois mourir de faim avant 1840. Empoisonne à l'arsenic son époux Joseph Theyre en avril 1840, puis sa soeur Marianne Jacquemond le 28 novembre 1840. Empoisonne sa patronne, Louise Margaron, le 24 août 1842. Empoisonne le 25 mars 1844 Marie Prat, 60 ans, qui avait fait d'elle sa légataire universelle. Tombée amoureuse d'un adolescent de 13 ans, Célestin Gamondès, qu'elle prend en pension quelque mois en 1845, empoisonne son fils Joseph qui meurt le 03 décembre 1845. Devenue cuisinière chez la famille Bouteaud, prend en grippe la femme de chambre, Marie "Mion" Gonnet et tente de de l'empoisonner à trois reprises entre l'été et l'automne 1846. "Mion" quitte la maison, va se soigner dans sa famille et apprend que Mme Bouteaud est victime des mêmes symptômes : retournant chez ses patrons, elle goûte une soupe préparée par Rose et destinée à la patronne, qui lui provoque aussitôt des vomissements. Gardant la soupe avec elle, elle le fait analyser, ce qui mène à l'arrestation de Rose. Volait également les victimes. Condamnée en première instance par les assises de l'Ardèche, arrêt cassé. Guillotinée le 18 août 1848
03 juin 1848 Reims Joseph-Amable Fournet 49 ans, tisseur. Pour le voler, étrangle dans la nuit du 30 au 31 juillet 1847 à Pontfaverger Edouard Chocardelle, messager entre Saint-Hilaire-le-Petit et Reims et tente de faire brûler le corps en plein champ. Guillotiné le 22 août 1848
27 juin 1848 Rochefort - Tribunal maritime spécial Louis-François Cointepas Forçat, condamné le 20 janvier 1847 à Orléans à quinze ans de travaux forcés pour tentative d'assassinat. Le 08 juin 1848, au bagne de Rochefort, blesse à coups de couteau les gardiens Poitevin et Soulié. Suite à sa condamnation, dans la nuit du 05 au 06 juillet 1848, blesse mortellement d'un coup de couteau dans le bas-ventre le garde-chiourme Julien, qui meurt de ses blessures le 12 juillet. Guillotiné le 31 juillet 1848
01 juillet 1848 Toulouse Dominique Boube Accusé le 22 décembre 1847 par Bertrand Darbon, condamné à mort deux jours auparavant, d'avoir, le 09 janvier 1846 à Boussan, participé à l'assassinat de l'abbé Lopez Leguana et sa domestique octogénaire, Catherine Darbon, avant de mettre le feu au presbytère. Darbon abusait depuis longtemps de la générosité de sa grand-tante Catherine, et celle-ci avait décidé de le deshériter : il avait donc payé les frères Garès - et Boube - pour tuer la vieille dame, le prêtre étant un terrible "dommage collatéral". Arrêt cassé le 10 août 1848. Innocenté et acquitté à Montauban le 15 juin 1849.
08 juillet 1848 Saint-Mihiel Michel Weitmann 26 ans, ouvrier tailleur, Bavarois. A Revigny, le 09 janvier 1848, tue d'un coup de hache Jean-Baptiste Rouyer, couteilier, pour lui voler 2.230 francs. Avait déjà, en 1833, failli tuer d'un coup de poing un vieil homme du village qui lui faisait des reproches sur sa façon de traiter sa compagne. Ce crime lui avait valu de passer en cour d'assises, où il avait été acquitté. Après son arrestation pour assassinat, son épouse avoua qu'il avait, quelques années plus tôt, tué leur enfant au berceau en le jetant par terre volontairement. Guillotiné le 20 septembre 1848
08 juillet 1848 Saint-Brieuc Arrêt cassé le 27 juillet 1848
21 juillet 1848 Auch Joseph Fauché Domestique agricole. Assassine à Casseneuil le 05 décembre 1847 son beau-père Barthélémy Daurios en lui brisant la nuque d'un coup de pierre, sa belle-soeur Marie Lescazes, épouse Daurios, à qui il coupe le bras gauche à coups de serpe avant de la défigurer avec la même arme et de tenter de l'étouffer avec des cendres, et sa belle-mère, Marguerite Thoueilles, épouse Daurios, qu'il égorge avec un couteau de boucher, la décapitant presque, pour tenter de leur voler 1200 francs, mais s'enfuyant avant de cambrioler les lieux, effrayé par des passants. Jugé en compagnie de son épouse Françoise Daurios, de ses voisins Jean Salban, Marguerite Mouly-Salban et Guillaume Salban, et des frères Étienne et Pierre Constant, bouchers. Jean Salban est condamné à mort, Françoise est condamnée à perpétuité, tous les autres sont acquittés. Condamné en première instance par les assises du Lot-et-Garonne, arrêt cassé, rejugé par les assises du Gers. Salban est acquitté, la peine des époux Fauché confirmée. Guillotiné à Casseneuil (Lot-et-Garonne) le 09 octobre 1848
05 août 1848 Poitiers Jean Gatineau Le 29 mars 1848, boulevard de Tison à Poitiers, tente d'assassiner sa femme en la frappant de 35 coups de couteau dans la tête et le visage, la défigurant et l'handicapant à vie. Gracié le 11 novembre 1848
10 août 1848 Caen Louis-Victor Quesnel 41 ans, journalier. A Saint-Désir, le 09 février 1848, assassine Léonore Bienassis, veuve Lefèvre, 60 ans, et sa petite-fille, Justine Coquerel, 11 ans, puis met le feu à la maison pour cacher son crime. Guillotiné le 20 novembre 1848
17 août 1848 Gap Jean-Joseph Eugène Miard PARRICIDE, 34 ans, tue à Saint-Laurens le 07 août 1847 sa mère Julie Guillot à coups de maillet. Condamné en première instance à Grenoble, arrêt cassé. Exécution prévue à Corps (Isère). Arrêt cassé le 07 septembre 1848
18 août 1848 Chartres Jean-Louis Curot 27 ans. Le 25 mars 1848, à Ouerre, viole, éventre et fracasse le crâne de Désirée Guiret, 8 ans. Déjà condamné en 1843 à dix-huit mois de prison pour attentat à la pudeur. Guillotiné le 27 octobre 1848
18 août 1848 Rouen Dominique Lemarchand, Jacques Chatel et Pierre Anceaume 36 ans, boucher, 44 ans, marchand de jouets et 53 ans, journalier. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 1845, à Bailleul-Neuville, assassinent à coups de hachette Jean-François Verdier et son épouse Marie-Anne Desmarais, cultivateurs, pour les voler - mais sans trouver leur fortune, 2018 francs dans des pots. Jean-Guillaume Aublé, 37 ans, garde-moulin, est condamné à vingt ans de travaux forcés, Mélanie Morgand, épouse Demitty, 36 ans, propriétaire, à quinze ans de travaux forcés, Jean-Louis "Coco" Mention, 38 ans, marchand, à sept ans de prison et Marie-Rose Boudier, 75 ans, à cinq ans de prison. Chatel et Anceaume sont graciés, Lemarchand est guillotiné le 21 novembre 1848.
22 août 1848 Albi Jean-Pierre "Bourdelou" Gayrard, Catherine "La Pouloune" Rienneau, Jean "Paran" Gaches et Augustin "Rey" Vedel 30 ans, régisseur de l'octroi, 39 ans, menagère, 50 ans, sans profession et 26 ans, mineur. Assassinent à coups de hachette le 08 août 1847 au hameau de La Salle, commune de Carmaux, Antoine "Tony" Vedel - 20 coups - et sa compagne Anne-Marie Bordes - 14 coups - pour les voler. Marie Gayral, veuve Vergnes, 63 ans et sa fille Marie Vergnes, épouse Bérail, 30 ans, sont condamnées à 20 ans de travaux forcés. François "Le Lapin" Lacroux, 45 ans, mineur, François Verdier, 24 ans, cultivateur et Marie "Estruque" Laval, 30 ans, sont acquittés. Vedel est gracié, les trois autres guillotinés à Carmaux le 22 janvier 1849
23 août 1848 Melun Louis-Théodore Coquard 29 ans, tourneur. Tue d'un coup de couteau dans le coeur son épouse Julie Bergeron, 18 ans, le 23 avril 1842 rue Beaubourg à Paris, crime pour lequel il est condamné aux travaux forcés à perpétuité le 21 juillet 1842. Sa peine étant commuée en réclusion à vie, il est incarcéré à Melun. Devenu tourneur en cuivre, il estime en octobre 1847 être insuffisamment payé pour le travail qu'il exerce. Face au refus du directeur, promet de se venger et le 28 octobre, il poignarde mortellement d'un coup de ciseaux son contremaître, Serron, dans le ventre, sous prétexte que celui-ci le regarde mal. Guillotiné le 24 octobre 1848
26 août 1848 Melun Françoise Sillard, veuve Robichon 36 ans, manouvrière. Durant l'année 1848 à Échouboulains, tue à la naissance l'enfant naturel né d'une liaison. Veuve de Robichon, exécuté en 1844 pour un triple assassinat. Graciée le 18 octobre 1848
27 août 1848 Napoléon (La Roche-sur-Yon) Pierre Duchier 41 ans, aubergiste et marchand de sangsues à Bournezeau. Tue d'un coup de pelle son père Charles le 11 février 1848 et fait brûler son corps dans le four de l'auberge ; Duchier père voulait se remarier, et son fils s'y opposait, craignant perdre son statut de légataire unique. Son épouse, Marie-Geneviève Bagnard, s'enfuit et n'est pas rattrapée. Guillotiné le 11 novembre 1848
29 août 1848 Melun Joseph-Alphonse Pestaille 22 ans, charretier. Dans la nuit du 9 au 10 avril 1848, à Ormeaux, il s’introduit chez son grand-oncle, Jean-Baptiste Babin, 77 ans, et le massacre à coups de chenets, ainsi que sa grand-tante Anne-Cécile Lefèvre, 80 ans, avant de voler leurs économies et des bijoux. Guillotiné le 30 octobre 1848
29 août 1848 Paris - Conseil de guerre Jacques Herbuel Sergent. Abat d'une balle de fusil dans la tête, le 19 août 1848 à l'hôtel du Carrousel, le lieutenant Brodhag qui lui avait infligé deux jours de consigne pour avoir bu de la bière pendant de le service. Fusillé à Vincennes le 02 novembre 1848 - première exécution militaire à Paris depuis 1828
1848 Nancy Esselin PARRICIDE, tenta d'assassiner sa mère Pourvoi rejeté le 21 septembre 1848
08 septembre 1848 Bastia Antoine-Jacques Antonpietri Fratricide à Luri (assassine sa soeur Marie-Dominique Antonpietri le 21 janvier 1846 ?). Son père meurt en prison à Bastia pendant l'instruction. Son beau-frère est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 07 décembre 1848
22 septembre 1848 Tribunal maritime spécial Jean-François Sain
09 octobre 1848 Quimper Pierre-Eugène Garré Marin de l'État. Tue de six coups de couteau dans la poitrine, le 05 août 1848 à Brest, Marie-Anne Le Cam, commerçante, pour se venger car elle avait refusé de lui prêter de l'argent un mois plus tôt. Exécution prévue à Brest. Pourvoi rejeté le 09 novembre 1848.
1848 Amiens Marie Albert-Joseph Galmant 47 ans, terrassier. Précédemment condamné aux travaux forcés. Condamné à mort pour vol assorti de cinq circonstances aggravantes. Pourvoi rejeté le 08 décembre 1848. Gracié.
07 novembre 1848 Chaumont Marie-Catherine Guyot, veuve Colas A Germisey, empoisonne à l'arsenic son petit-fils Nicolas-Alexandre le 18 juillet 1848, alors que le petit n'est âgé que de deux jours, et fait subir le même sort à sa bru, Delphine Thomassin, 22 ans, le 24 août 1848, après avoir contraint la malheureuse à signer officiellement un testament dans lequel elle faisait de son mari l'héritier de tous ses biens. Charles Colas, 21 ans, est acquitté. Guillotinée le 20 janvier 1849
08 novembre 1848 Brest - Tribunal maritime spécial Julien-Étienne Chevreuil 27 ans, ouvrier cordonnier, forçat à vie. Condamné à mort par les assises de la Seine le 23 novembre 1844 pour avoir tué, le 12 juillet 1844, rue Aumaire, sa maîtresse Célina Broon en lui collant un masque de poix sur le visage ; peine commuée en travaux forcés à perpétuité le 28 janvier 1845. Frappe de deux coups de lime, au bas-ventre et au visage, Jean-Marie Chaouen, ouvrier surveillant à l'atelier de fabrication d'étoupe parce que celui-ci lui faisait trop de remontrances sur son manque d'ardeur au travail, et blesse à la cuisse droite le gardien Déker qui cherchait à le désarmer. Guillotiné le 06 décembre 1848
08 novembre 1848 Paris Onésime-Prudent Dupuy Tente le 14 mai 1848 au 53, rue de Flandre, à la Villette, d'abattre d'un coup de pistolet sa femme, Stéphanie Cauchois, qui refusait de reprendre la vie conjugale après qu'il ait passé un an en prison pour vol. Gracié le 21 décembre 1848
26 novembre 1848 Laon Jean-Baptiste Cailleaux 49 ans, manouvrier. Condamné en 1840 à sept ans de travaux forcés pour vols qualifiés. Etrangle avec un foulard dans la nuit du 26 au 27 septembre 1848 à Sercles son épouse, puis cache le corps sous un matelas. Guillotiné le 08 février 1849
27 novembre 1848 Paris - Conseil de guerre Joseph-François Huet 28 ans, boucher lancier dans le 24e régiment d'infanterie légère. Dans la nuit du 09 au 10 novembre 1848, à la barrière de Fontainebleau, tente d'abattre d'un coup de fusil le lieutenant Martin, mais la capsule faisant long feu, essaye de le tuer à coups de baïonnette sans pour autant le toucher.
30 novembre 1848 Saint-Omer Catherine Dehée, veuve Hennebois 59 ans, propriétaire à Bavincourt. Tue à coups de marteau son mari Théodore le 28 février 1848. Les jambes et la tête sont retrouvées le 20 août suivant, abandonnées au milieu d'une route, car pour toucher l'héritage de son époux, les preuves de la mort devaient être constatées. Guillotinée à Saint-Pol-sur-Ternoise le 31 janvier 1849
03 décembre 1848 Angers Jean Godel 17 ans, apprenti forgeron. Assassine de deux coups de marteau dans la nuit du 14 au 15 août 1848 à Candé M.Guillet, cordonnier, puis l'égorge d'un coup de tranchet pour lui voler des vêtements. Pourvoi rejeté le 04 janvier 1849.
07 décembre 1848 Lons-le-Saunier Louis-Théodore Barrot Tentative de viol et meurtre Pourvoi rejeté le 04 janvier 1849. Gracié.
19 décembre 1848 Agen Pierre Heyraud 55 ans, cultivateur. Le 18 septembre 1848, à Montignac-de-Lauzun, égorge à coups de couteau son propriétaire Housty, dont il partage les murs, puis égorge et éventre son épouse avant de mettre le feu à leur maison. Lors de son arrestation, le lendemain, tire un coup de fusil sur le brigadier Lacroix, le blessant sans gravité au bras et au dos, puis sur le gendarme Porte, l'atteignant à l'épaule. Heyraud, mari violent à l'excès, envisageait de mettre la ville à feu et à sang parce que Housty voulait le mettre à la porte de son logement à cause de son mauvais comportement. Guillotiné le 17 mars 1849
19 décembre 1848 Valence Jean-Joseph Eugène Miard PARRICIDE, 35 ans, tue à Saint-Laurens (Isère) le 07 août 1847 sa mère Julie Guillot à coups de maillet. Condamné en première instance à Grenoble, arrêt cassé, rejugé à Gap, arrêt cassé. Se suicide le 22 janvier 1849
19 janvier 1849 Bourges Pardoux "Gilbert" Faverdin 40 ans, journalier. Assassine sur la route entre Charenton et la Grosse-Forge, le 29 septembre 1848 Jean Naudin, 70 ans, pour lui voler 293 francs. Guillotiné le 16 avril 1849
07 février 1849 Paris - Conseil de guerre Henri Daix, Nicolas Lahr, Veppereau, Nourry et Chopart Assassins du général de Bréa Daix et Lahr guillotinés le 17 mars 1849
08 février 1849 Angers Louis Fresneau 43 ans, cultivateur. Lapide mortellement son frère Mathurin Fresneau à Gennes le 12 novembre 1848. Mathurin avait réclamé le matin-même devant le juge de paix règlement d'une dette de 33 francs à Louis... qui affirmait n'en devoir que 32 ! Guillotiné le 10 avril 1849
02 mars 1849 Saint-Omer Charles-Louis Delvallez et Ambroisine Gosselin, veuve Leblanc 40 ans, journalier et 39 ans, journalière. Amants diaboliques, étouffent avec un mouchoir le 02 janvier 1849 à Harnes Joseph "Simon" Leblanc, le mari septuagénaire d'Ambroisine. Guillotinés à Béthune le 14 avril 1849
05 mars 1849 Vesoul Jean-Claude Palfy 45 ans, aubergiste. Tua Eugène Jacquinot, marchand de porcs, son créancier, à Etuz. Guillotiné le 08 mai 1849
05 mars 1849 Saint-Omer Philibert Bossu 36 ans, cultivateur. A Bavincourt, le 16 novembre 1848, assassine de cinq coups de couteau dans la poitrine Catherine Campion, veuve Vaillant, pour voler une trentaine de francs et des titres. Alexandre-Joseph Hautecoeur, 42 ans, ouvrier, et François Hautecoeur, 39 ans, cabaretier, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Saint-Pol-sur-Ternoise le 07 juin 1849
17 mars 1849 Vannes René Leguennec CONTUMAX
26 mars 1849 Bordeaux Léon Prince PARRICIDE, tua son père et sa soeur.40 an Guillotiné le 04 juin 1849
1849 Douai Fleury Joseph Grébert 25 ans, ouvrier serrurier. Le 11 février 1849, à Lille, au 7, rue du Moulin-Delvallée, égorge à coups de couteau Marie "Louise Lefebvre" Gadenne, sa maîtresse prostituée, 24 ans, parce que celle-ci refusait de quitter Lille pour qu'il puisse trouver du travail dans d'autres villes. Pourvoi rejeté le 24 mai 1849. Gracié.
25 avril 1849 Chaumont Joseph Pfoster 32 ans, berger, Suisse. Tenta de noyer en 1845 un domestique travaillant dans la même ferme de Ludre. Employé à Saint-Dizier chez M. Bourdon, il est licencié quand un ami, Hofstetter, à qui Pfoster a dérobé 80 francs, en informe son patron. Par jalousie, il tue à coups de marteau le 24 septembre 1848 son remplaçant, Jacob Limacher, qu'il dépèce avant de jeter les restes dans un puits et des fosses d'aisance. Sa compagne Louise Scharremberger, 24 ans, est acquittée. Guillotiné le 02 juillet 1849
07 mai 1849 Angers Hervé Giraud Tenta d'assassiner un gardien à la centrale de Fontevrault Guillotiné le 29 juin 1849
26 mai 1849 Brest - Tribunal maritime spécial François-Auguste "Leblanc" Le Blond 33 ans, commis-marchand, condamné sept fois pour vol et enfin aux travaux forcés à perpétuité le 07 juillet 1843 par les assises de la Meuse pour tentative d'assassinat, forçat. Tente d'assassiner à coups de lime le sous-adjudant Lény lors d'une tentative d'évasion le 03 mai 1849 Se suicide en prison vers le 20 juin, quelques jours avant la date prévue pour son exécution.
30 mai 1849 Saint-Omer François Coustenoble 56 ans, cabaretier. Tente d'assassiner d'un coup de fusil le 11 janvier 1849 à Fleurbaix Marie-Christine Coustenoble, sa cousine, qui survit, gravement blessée à l'épaule. Avait déjà tenté au moins deux fois de la tuer, notamment en la noyant dans une mare le 1er août 1846, parce qu'il était amoureux d'elle et qu'elle le repoussait. Avait également menacé de mort et frappé MM. Barbry et Billaut pour des motifs véniels. Exécution prévue à Béthune. Gracié.
06 juin 1849 Épinal Jean-Jules Bonnard Guillotiné le 02 août 1849
08 juin 1849 Coutances Léon-Pierre Joubier 63 ans, tisserand à Crollon. Pour raisons d'interêt, le 20 janvier 1849, abattit à coups de pistolet son fils François, 33 ans, cultivateur, son gendre Constant Poisnel, 26 ans, tisserand, et tenta d'assassiner sa bru. Guillotiné le 31 août 1849
17 juin 1849 Cahors François Laval Assassine le 24 décembre 1848 d'un coup de hache dans la tête le père Dentraygues, curé de Reyrevignes, puis se rend au presbytère où il poignarde et égorge la servante avant de l'achever d'un coup de pistolet dans la tête et de piller les lieux. Guillaume Delsol est condamné aux travaux forcés à perpétuité, et Mme Delsol à cinq ans de fers. Pourvoi rejeté le 26 juillet 1849. Gracié ou suicidé
07 juillet 1849 Saint-Mihiel Joseph Michoux Journalier. Viole et tue Sidonie Collot, 29 ans, sage-femme, avant de la voler le 11 février 1849 entre Amanty et Vouthon-Bas. Guillotiné le 25 septembre 1849
07 juillet 1849 Alençon Jean-Michel Roynel Serrurier. Assassina un prêtre, le père Daligaut, de sa famille, pour lui voler 2.000 francs. S'évada après sa condamnation à mort, et fut repris. Guillotiné le 03 septembre 1849
21 juillet 1849 Rouen Napoléon Barré Dans la nuit du 07 au 08 janvier 1849, à Saint-Valéry-sous-Bures, met le feu à la grange de M.Morisse, le feu se communiquant à un bâtiment appartenant à M. Grossard et à la maison d'habitation des Morisse. Il visait en fait Grossard qui l'avait fait condamner à quatre mois de prison le 18 avril 1848 à Neufchâtel pour vol et destruction d'instruments aratoires. Pourvoi rejeté le 16 août 1849. Gracié.
juillet 1849 Chaumont Marie Martin Infanticide Pourvoi rejeté le 23 août 1849. Graciée.
03 août 1849 Lille - Conseil de guerre Jules-Michel Mulot Elève-tambour au 61e régiment d'infanterie. Insultes, menaces voies de fait et tentative de meurtre. Gracié le 11 avril 1850, peine commuée en douze ans de travaux forcés.
1849 Lille - Conseil de guerre Michel Jaëglen Clairon au 3e bataillon des chasseurs à pied. Assassinat. Gracié, peine commuée en vingt ans de travaux forcés. Entériné le 07 décembre 1849.
11 août 1849 Perpignan Jean "Le Boiteux" Sirach 55 ans, menuisier à Cases-de-Pène, ancien adjoint au maire. Ayant détourné des fonds destinés à son frère Bernard, ne voulant pas le rembourser, se procure en mars 1849 de la mort-aux-rats avec laquelle il empoisonne Bernard, qui meurt le 30 mars après huit jours d'agonie. Guillotiné le 31 octobre 1849
16 août 1849 Dijon Jean Villemot Tentative de meurtre et acte de barbarie sur sa fille. Guillotiné le 11 octobre 1849
24 août 1849 Châlon-sur-Saône Pierre Dudrague 19 ans. Cambriole dans la nuit du 19 au 20 mai 1848 à Montmort la maison de la veuve Maréchal, 85 ans, qu'il assomme d'un coup de poing avant de l'étouffer avec la main. Il tue de la même façon le 14 février 1849 sa maîtresse et complice, Claudine Bray, domestique de la veuve Maréchal, pour ne pas avoir à partager l'argent volé. Jugé le 19 juin pour le cambriolage, les éléments concernant le meurtre sont établis durant le procès, et l'audience repoussée à août. Guillotiné le 05 novembre 1849
24 août 1849 Rouen Jacques Condor 65 ans, journalier. Déjà condamné, notamment pour tentative de meurtre sur des gardes forestiers, et avait plusieurs fois menacé de commettre des incendies. Dans la nuit du 18 au 19 mars 1849 à Heurteauville, met le feu à la grange de M.Mallet, manquant y faire mourir le domestique qui y dormait. Mobile : la vengeance, car M.Mallet avait embauché Mme Condor et celle-ci avait sauté sur l'occasion pour quitter le domicile conjugal et son mari violent. Pourvoi rejeté le 27 septembre 1849.
25 août 1849 Rouen Charles Baudouin 35 ans. Bat le 18 avril 1849 à Saint-Lucien sa belle-mère, Mme Larcher, 75 ans, infirme, puis la jette vivante dans la cheminée allumée et la laisse agoniser douze heures durant. Guillotiné le 27 octobre 1849
03 septembre 1849 Châteauroux Antoine "Jubin" Lamoureux Cultivateur. Au Blanc, le 11 et 12 avril 1849, tente d'empoisonner sa belle-famille : Jean Jouanin, son beau-père, Françoise Boutet, épouse Jouanin, sa belle-mère, Anne Jouanin, 18 ans, sa belle-soeur, et Jouanin fils, 9 ans, son beau-frère. Il utilise pour cela de la noix vomique qu'il mélange à de la galette et de la soupe. Arrêt cassé le 20 septembre 1849.
septembre 1849 Cahors Jean-Baptiste Vernejoul 45 ans, aubergiste à Cornac. Tue dans la nuit du 12 au 13 août 1848 à Saint-Michel-Loubejou Louis Boissy en lui tirant dessus, avant de l'achever à coups de pierres. Exécution prévue à Brétenoux. Arrêt cassé le 11 octobre 1849.
26 octobre 1849 Lyon - Conseil de guerre Joseph Labaume Soldat de 2e classe au 2e escadron du train des parcs d'artillerie. Le 17 septembre 1849, au Grand-Lemps, tente de tuer de onze coups de sabre à la tête et au bas-ventre le maréchal-des-logis Colin qui l'avait traité d'incapable : chargé de surveiller la salle des punis, Labaume les avait laissés s'évader.
30 octobre 1849 Amiens Jean-Hippolyte "Dix-Huit" Desmarest et Joséphine "Bourelle" Perrot, épouse Desmarest 35 ans, tisseur et 48 ans, ménagère. Le 08 novembre 1848, à Harponville, noyent dans une mare Madeleine Fauquet, veuve Parent, 58 ans. Mme Desmarest était devenue la maîtresse de Narcisse Parent, 22 ans, tisseur, et la victime s'opposait nettement à cette relation, d'autant que son fils lui volait de l'argent et du mobilier pour offrir à sa compagne. Narcisse Parent et Hippolyte Perrot, 18 ans, tisseur, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 01 décembre 1849. Graciés.
08 novembre 1849 Draguignan Augustin Magnoloux, Nicolas Gillet et Michel Bordonado Evadés du bagne de Toulon le 15 mai 1849, pillent et terrorisent les fermes du littoral jusqu'à Fréjus. Lors d'un affrontement avec les gendarmes, au bac d'Argens, un militaire est abattu et l'autre blessé. Six des fuyards sont repris, deux d'entre eux, blessés, meurent dans les heures qui suivent. Antoine Haouy, 19 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Magnoloux est gracié, Gillet et Bordonado guillotinés à Toulon le 30 janvier 1850
16 novembre 1849 Aix-en-Provence Généreux Julien 31 ans, cultivateur. Le 28 juillet 1849, à Roquefort, au quartier de Rouvière, abat de deux coups de fusil son frère Joseph Julien, après l'avoir accusé d'avoir dérobé la part d'héritage paternel qui lui revenait de droit. Arrêt cassé.
novembre 1849 Angers François Michaux et Marie Chopin, veuve Cotroux ? ans, garçon de ferme et 40 ans, ménagère, amants diaboliques. Empoisonnèrent M.Cotroux à Coron. Michaux guillotiné le 05 février 1850
22 novembre 1849 Brest - Tribunal maritime spécial Antoine Perrier Forçat à vie, accumulant les punitions. Tente, le 06 novembre 1849, de tuer à coups de clou affuté le sous-adjudant Bidaut et le garde Grollier. Guillotiné le 28 janvier 1850
23 novembre 1849 Paris - Conseil de guerre François Chivallon Trompette au 1er régiment de lanciers. Tire un coup de pistolet à bout portant sur le chef de musique M.Creton le 02 octobre 1849 au château de Rambouillet, le blessant légèrement à la poitrine. Affirmait que Creton refusait de reconnaître en lui un génie ! Gracié. Entériné le 14 avril 1850.
24 novembre 1849 Le Puy-en-Velay Antoine "Le Rouge" Giraudet, Noël Fourneyron, Jean-Baptiste Parret, Joseph Coignet et Guillaume Coignet 28 ans, crocheteur, 57 ans, journalier, 54 ans, rubanier, 45 ans, rubanier et 35 ans, rubanier, "Chauffeurs" sévissant aux abords de Saint-Genest-Malifaux. Le 23 avril 1848, à Dunières, attaquent la ferme Girodet, dérobent vivres, montre, argent, et vêtements. Le fils Joseph Girodet est abattu d'un coup de pistolet dans la gorge. Dans la nuit du 03 au 04 mai 1848, à Saint-Genest-Malifaux, s'introduisent chez M.Minaire et l'encerclant de paille, lui font brûler les jambes et la barbe pour qu'il avoue où il cache son argent. Le vieil homme finit par leur remettre 40 francs, une chaîne en or, une montre, deux bagues, du pain et du lard. Leur complice Pierre Lardon, 52 ans, terrassier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. (Voir procès du 27 novembre 1850). Giraudet est guillotiné à Saint-Genest-Malifaux (Loire) le 19 juillet 1851, les autres sont graciés.
08 décembre 1849 Bourg-en-Bresse Charlotte Massard, veuve Théland 33 ans, empoisonne au vert de scheele - arsénite de cuivre - son mari Pierre Théland, 42 ans, à Meximieux le 26 avril 1849. Son amant Joseph "Le Provençal" Moudet, 23 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 03 janvier 1850, renvoyée devant les assises du Rhône, condamnée aux travaux forcés à perpétuité.
12 décembre 1849 Rennes Marie-Périne Guédon, épouse Bénard Incendie Arrêt cassé le 10 janvier 1850. Renvoyée devant les assises de Loire-Inférieure.
15 décembre 1849 Tarbes Jean "Fi-de-Pourret" Gesta et Catherine Bordedebat, veuve Pénougnet PARRICIDES, 40 et 36 ans. Amants depuis de longues années. Gesta, bien que marié et père de deux enfants, est le père du premier fils de Catherine. Leur relation reprit après le veuvage de Catherine. Assassinèrent de 19 coups de hache à Lourdes, le 21 février 1849, Antoine Bordedebat, minotier, père de Catherine, et jettent le corps dans le canal du moulin de Labatut. Mobile : le vieil homme gênait la relation, d'une part à cause de ses remarques, de l'autre à cause de son état de santé qui obligeait sa fille à s'en occuper presque sans relâche. Guillotinés le 06 mars 1850
15 décembre 1849 Rouen Paul-Sulpice Couvet 59 ans, déjà condamné à onze reprises. Met le feu à la maison de la veuve Valentin à Saint-Germain-des-Essourts, dans la nuit du 23 au 24 août 1849. Mme Valentin était son ancienne patronne ; elle l'avait licencié pour avoir lancé des rumeurs sur une relation intime entre eux. Guillotiné le 25 janvier 1850
15 décembre 1849 Privas Jean-Pierre Dumoulin 52 ans, cultivateur à Limony. Domestique marié vers 1819 à sa patronne Jeanne Gacon, veuve Perroton, enceinte de lui. L'enfant meurt quelques jours après la naissance, et Dumoulin empoisonne deux des trois enfants Perroton avant leur douzième anniversaire. En 1839, Dumouin "embauche" sa maîtresse Marie Guigal comme servante, malgré les protestations de son fils Jean-Pierre cadet et d'Antoine Perroton, son beau-fils survivant. En mars de la même année, Jeanne meurt subitement. Pris d'une haine durable envers les deux garçons au sujet de l'héritage maternel, il tente de tuer son fils avec du poison dans la nuit du 25 au 26 juin 1846, et récidive à six reprises ! Le 23 décembre 1846, lors de l'abattage d'un cochon chez Antoine Perroton, Dumoulin empoisonne le boudin, et outre son fils, Perroton, sa femme Jeanne Merle, et les voisins Jean Mellier, Marianne Paquet, Marie Châtaigner, M. Gachon, sa femme et son enfant en sont largement incommodées. En mars 1847, il tente d'empoisonner sa bru, Mme Perroton et ses deux enfants avec un plat d'épinards. Enfin, le 11 janvier 1848, sa dernière tentative d'empoisonnement sur son fils est heureusement contrecarrée par l'intervention du curé du village, qui administre au jeune homme un émétique. Dans ses vomissements, on décèle un mélange de sulfate de cuivre, d'arsenic, et de sublimé corrosif (chlorure de mercure) ! Faute de preuves et à cause de la prescription, il ne sera pas poursuivi pour la mort de son épouse et des trois enfants de celle-ci. Tente de se suicider d'un coup de couteau dans la poitrine au moment des délibérations. Guillotiné à Tournon le 17 mars 1850
19 décembre 1849 Agen Jean-Baptiste Vernejoul 45 ans, aubergiste à Cornac. Tue dans la nuit du 12 au 13 août 1848 à Saint-Michel-Loubejou son ennemi Louis Boissy en lui tirant dessus, avant de l'achever à coups de pierres. Condamné en première instance à Cahors, arrêt cassé. Exécution prévue à Brétenoux. Pourvoi rejeté le 10 janvier 1849.
1850 Bastia Gracié
02 février 1850 Bourges Joseph Moindrault 43 ans, journalier. Met le feu, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1849, à la grange de Marguerite Raffaitin, veuve Roger, au hameau des Dames, commune de Gardefort. Gracié le 20 avril 1850.
08 février 1850 Paris Barthélémy Roulette 42 ans, maçon. Frappe d'un coup de pavé sur le crâne le 09 juillet 1849 dans les plaines de Montrouge Antoine Coucaux, 32 ans, maçon, pour le voler, puis abandonne son corps sur un tas de fumier. Coucaux survit assez de temps pour le dénoncer, avant de mourir le 24 juillet 1849. Guillotiné le 28 mars 1850
15 février 1850 Toulon - Tribunal maritime spécial Ferradji ben Salem 25 ans, Algérien. Tua un co-détenu. Guillotiné le 13 avril 1850
23 février 1850 Metz Jean-Baptiste Jonveaux Surpris en plein braconnage par le maire d'Aunay, tente de l'abattre. Arrêt cassé le 21 mars 1850. Renvoyé devant les assises de la Meurthe.
23 février 1850 Rouen Noël "Crochemore" Randou 44 ans, fabricant de balais, condamné en 1829 à sept ans de bagne pour vol. Tente le 11 décembre 1849 à Fougueusemare d'assassiner à coups de marteau Léocadie Firmy, 29 ans, marchande de poisson, pour la voler. Gracié
28 février 1850 Poitiers Joseph Chaussebourg 52 ans, marchand de galons. Tue à coups de serpe ses voisins, Pierre et Marguerite Gendre, agés de 79 et 52 ans, au hameau des Mireaux, commune des Ormes, le 28 août 1849. Chaussebourg avait fait de la prison à cause d'une plainte des Gendre, suite à une agression de sa part. Guillotiné le 08 mai 1850
01 mars 1850 Strasbourg Jacques Brunner Guillotiné le 07 mai 1850
02 mars 1850 Saint-Omer Théophile Godart PARRICIDE, 21 ans, étudiant en médecine. Tua sa mère, Mme Godart, 43 ans, le 15 décembre 1849, de deux coups de fusil, alors qu'il est en état d'ébriété et lui demande 80 francs qu'elle ne veut pas lui donner. Ivrogne, la maltratait de longue date. Guillotiné à Arras le 12 avril 1850
07 mars 1850 Versailles Jean-Georges "Jarain" Gontier 46 ans, cultivateur. Abat le 18 septembre 1849 de quatre coups de fusil Jean-Baptiste Louvet, garde particulier à Saudrancourt, qui lui avait un mois plus tôt dressé procès-verbal pour braconnage. Guillotiné le 03 mai 1850
08 mars 1850 Bastia Toussaint Battistaggi PARRICIDE, 28 ans, cultivateur. Tue d'un coup de fusil le 07 juin 1849 à Uccioni sa mère, Antoinette. Guillotiné le 03 mai 1850
09 mars 1850 Valence Jean-Victor Monge PARRICIDE, 26 ans, cultivateur. Acquitté par la même cour le 11 août 1848 pour avoir sévèrement battu sa mère le 18 avril précédent à Petit-Paris. Le 9 janvier 1850, tue à coups de massue son épouse et sa mère. Guillotiné le 06 mai 1850
15 mars 1850 Paris Jean-Claude Aymé 35 ans, graveur sur métaux. Fait livrer six gâteaux à la crème et à la confiture empoisonnés à l'arsenic le 31 décembre 1849, rue de la Victoire, à Annette "Emma" Vher, prostituée. Celle-ci en mange, ainsi que la domestique de cette dernière, Marie Beltante, et les voisins, Paul Legorju, sa femme et leur fils Isidore. Le même soir, dans une maison close au 3, rue du Vertbois, fait livrer cinq gâteaux à l'arsenic à Louise Roucaux, prostituée, avec une lettre soit disant écrite par sa soeur Sophie. Louise partage les pâtisseries avec ses amies Victoire-Adèle Rocherieux, Adélaïde Galippe, Louise Griffon et Marguerite Pujol, tandis que celle qu'elle s'était réservée est mangée par un client, M. Tétrel. Tous souffrent le martyre mais seuls Mlle Griffon et M. Tétrel meurent le lendemain. Aymé avait été l'amant et le proxénète de Mlles Vher et Roucaux : la première l'avait quitté lasse de ses violences et lui avait interdit de la revoir, la seconde l'avait dénoncé pour proxénétisme, ce qui lui avait valu 15 mois de prison. Guillotiné le 02 mai 1850
16 mars 1850 Beauvais Étienne-Robert de Saint-Jean Libéré le 27 août 1848 de Melun après huit ans de prison suite à une condamnation par les assises de l'Oise. Auteur de plusieurs cambriolages entre novembre 1848 et janvier 1849. Le 18 février 1849, allume un incendie à Saint-Félix, et profite de l'affolement général pour se rendre au château de Foy-sous-Bois et de tenter d'y étrangler avec une corde la veuve Delafraye, 75 ans, avant de la blesser d'un coup de pistolet au visage et de lui dérober 1000 francs. Arrêté à Dieppe, ramené à Paris où il est condamné à vingt ans de travaux forcés par la cour d'assises de la Seine avant d'être renvoyé à Beauvais. Sa maîtresse, Cléophine-Albertine Boutefront, inculpée en même temps que lui pour usage de faux, est condamnée à deux ans de prison. Guillotiné le 10 mai 1850
23 mars 1850 Beauvais Charles Cyrille "Baron" Langlet Le 05 février 1850 à Esquennoy, rentre par effraction chez Caroline Orloff, veuve Coquet, 60 ans, dévideuse de laine, la viole, l'étrangle avec les draps du lit puis la piétine, vole des vêtements, des couverts, de l'argent et quelques menus objets avant de mettre le feu à la maison. Sortant en flammes du bâtiment, elle parvient à être secourue par un voisin et à dénoncer son meurtrier avant de mourir. Guillotiné à Breteuil-sur-Noyes le 08 mai 1850
11 avril 1850 Orléans Jean-Edmé Rémy-Paul Benoist 52 ans, ancien greffier de justice de paix. Le 16 février 1850, rue Guillaume à Orléans, assassine à coups de couteau de cuisine sa maîtresse, Césarine Maupu, parce que celle-ci l'avait trompé. Gracié
18 avril 1850 Chaumont Nicolas Evrard PARRICIDE, 44 ans, tonnelier. Assassina sa mère Elisabeth Moustel, veuve Evrard, 74 ans, le 03 février 1850 à Saint-Thiébaut. Guillotiné à Saint-Thiébaut le 03 juin 1850
14 mai 1850 Melun Honorine Cuynet, veuve Pachot 38 ans, ménagère. Femme acariâtre, le 9 janvier 1850 à Mormant, tue à coups de bûche son mari Charles Pachot, tonnelier. Guillotinée le 16 août 1850
mai 1850 Vesoul Jean-Claude Boucher 58 ans, charbonnier. Le 23 septembre 1849, à Neuvier (Doubs), met le feu à la ferme "La Rassenotte", habitée par la famille Rémod, manquant y faire mourir le père et l'épouse du fermier. Mobile : il avait séduit et fait un enfant à la fille Rémond, et celle-ci n'avait pas su garder le secret quant à l'identité de son amant. Condamné aux travaux forcés à perpétuité à Besançon le 30 janvier 1850, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 27 juin 1850. Gracié.
17 mai 1850 Nancy Marie-Catherine Moitrier, veuve Ségard Entrepreneuse de broderie à Vacqueville. Empoisonne à l'arsenic sa fille - née d'un premier mariage - Anne-Marie Marchal, 8 ans, le 27 février 1848, puis son fils benjamin, Arsène Ségard, 11 mois, le 15 mars, son cadet Constant Ségard, 4 ans, le 31 mars, et son mari, Jean-Baptiste Ségard, 37 ans, le 02 mai. Réfugiée à Nancy suite aux trop nombreuses suspicions, se fait bêtement arrêter à cause de vols. Mobile des crimes : ayant contrefait des billets à ordre, et reconnue comme faussaire, elle avait fait faillite et devait se débarrasser de ses proches pour toucher les héritages - tant de sa fille aînée, argent venant de son premier mari, que de son second époux ! Guillotinée le 08 juillet 1850
17 mai 1850 Rodez Marie Rose Nazorgues, veuve Matet 47 ans, sans profession, femme acariâtre et violente. Empoisonne le 13 avril 1849 à Broquiès son second mari, François Matet, 57 ans, huissier, au sulfate de fer. Aurait déjà empoisonné son premier mari, Barthélémy Blanquette. Pourvoi rejeté le 21 juin 1850. Graciée en août 1850.
20 mai 1850 Brest - Tribunal maritime spécial Auguste "La Fourchette" François Forçat à vie, blesse gravement le gardien Simon lors d'une tentative d'évasion le 1er mai 1850. Guillotiné le 20 juin 1850
21 mai 1850 Laon Régis Pluchard 35 ans. Abat d'un coup de fusil et étrangle le 05 février 1849 à Bohain Nicolas Mahieux, aubergiste à la Marlette, pour lui voler 2.000 francs. Nicolas Gielle est condamné à perpétuité ; François Bernoville et André Martin, respectivement à sept et cinq ans de prison. Guillotiné à Bohain le 16 juillet 1850
03 juin 1850 Versailles Pierre-Lubin "Marcoussis" Masson Incendies volontaires à la Norville Pourvoi rejeté le 04 juillet 1850. Gracié.
19 juillet 1850 Brest - Conseil de guerre Domingo da Silva, José da Costa et Fallefoul A bord du brick L'Adèle, poignardent à coups de couteau et décapitent le capitaine Auclerc, au large de l'île de Gorée (Sénégal) le 28 juillet 1849 et naufragent le navire. Fallefoul est gracié, Da Silva et da Costa sont fusillés le 19 septembre 1850
25 juillet 1850 Grenoble Jacques Gipert 49 ans, tailleur d'habits. Empoisonne à l'arsenic le 15 mars 1850 à Theys sa locataire, la veuve Bersot, 60 ans, pour lui dérober ses économies. Sa femme, Joséphine Escalle, 44 ans, est acquittée. Pourvoi rejeté le 29 août 1850
1850 Lyon - Conseil de guerre Pierre Riou Brigadier au 4e d'artillerie. Assassina son maréchal-des-logis.
06 août 1850 Mézières Pierre-Joseph "Vincent Servais" Bache 30 ans, Belge. Assassine d'un coup de pistolet le 07 mai 1850 à Mézières le sergent de ville Meslin qui venait de l'arrêter pour vols commis dans la région depuis quelques semaines, et blesse à coups de couteau MM.Véry, Brugnon, Chaudy, ainsi que le gendarme Brigeon, qui venaient prêter main forte au policier. Guillotiné le 10 octobre 1850
16 août 1850 Évreux Zéphir Dubreuil 38 ans, cultivateur. Abat d'un coup de fusil le 25 décembre 1849 à Cierrey M. Mallet, son beau-père, qui lui louait des terres et à qui il devait près de 300 francs de dettes. Guillotiné le 04 octobre 1850
17 août 1850 Lyon Louis-Auguste Rivière 58 ans, couverturier. Dans la nuit du 14 au 15 mai 1850, aux Chartreux à Lyon, aide sa petite voisine Alexandrine Peyssel, 16 ans, à donner naissance à un petit garçon - dont il est le père -, et tente de tuer l'enfant en le lançant par-dessus un mur dans le jardin des Dames-de-Saint-Charles, où il atterrit sur un tas de fumier. Le bébé survit. Fanny Lanthiome, épouse Peyssel, est condamnée à huit ans de travaux forcés et Alexandrine Peyssel à cinq ans de travaux forcés. L'arrêt est cassé dans son cas et renvoyé devant les assises de l'Isère. Pourvoi rejeté le 26 septembre 1850. Gracié.
20 août 1850 Rodez Pierre Marre 30 ans, tailleur de pierre, déjà condamné à cinq ans de prison en 1844 pour cambriolage. Cambriole trois presbytères entre novembre 1849 et mars 1850. Le 21 avril 1850, à Marin, surpris par le curé alors qu'il tente de rentrer dans le presbytère en utilisant une échelle, tente d'abattre de deux coups de pistolet M.Bonnet qui s'était lancé à sa poursuite. Pourvoi rejeté le 27 septembre 1850. Gracié.
24 août 1850 Gap Joseph-Fidèle Rome 39 ans, cultivateur. Empoisonne sa belle-fille, Céléstine Marcellin, 8 ans, le 29 janvier 1850 au hameau des Bassets, commune de Gap, qu'il maltraitait et violait depuis qu'il avait épousé sa mère. Guillotiné le 12 novembre 1850
28 août 1850 Versailles Joseph Adolphe "Bel-Élu" Duperrier 20 ans, charretier, voleur récidiviste. Le 02 février 1850, incendie plusieurs meules de foin appartenant aux époux Chouquet, au hameau de Marzicourt, commune d'Arronville, pour se venger d'en avoir été licencié un mois plus tôt. Avait également, un an auparavant, le 12 décembre 1848 à Amblainville (Oise), mis le feu à la ferme des Budin, causant un préjudice de 45.000 francs, là encore à la suite d'un renvoi qu'il n'avait pas accepté. Pourvoi rejeté le 20 septembre 1850. Gracié. Entériné le 16 novembre 1850.
30 août 1850 Melun Prudent Buisson 32 ans, berger. A la roche de Pierre-le-Sault, près de Nemours, le 30 juin 1850, tue un autre berger, Étienne Noguez, 70 ans, de deux coups de couteau dans la gorge, pour lui voler 45 francs. Guillotiné le 22 octobre 1850
septembre 1850 Tours Antoine Giraud 31 ans. Membre d'une bande de malfrats sévissant notamment Gracié
10 octobre 1850 Saint-Brieuc Joseph Le Poullen 39 ans, voleur récidiviste, condamné le 13 janvier 1838 par les assises des Côtes-du-Nord à douze ans de travaux forcés pour vol. Revenu à Plouisy, son village natal, le 22 janvier 1850. S'introduisit chez les Rouxel, le 07 avril 1850 au moulin du Pont, près de Guingamp, sous couvert d'y allumer sa pipe (!) mais ayant l'intention de cambrioler les lieux. Reconnu par Marie-Olive Rouxel, 17 ans, comme étant un ancien domestique de son père, l'étrangle et la tue à coups de hache et de faucille avant de voler 292 francs, de la nourriture et une montre. Guillotiné à Guingamp le 28 novembre 1850
11 octobre 1850 Quimper Guillaume Herlédan et Charles Quillien Herlédan, fraîchement sorti de dix ans de bagne, entraîne Quillien dans son crime : tente d'égorger de trois coups de couteau le 21 juillet 1850 au Moulin-du-Pont, commune de Pleven, Madeleine Le Gall, veuve Le Douce, pour la voler. Guillotinés le 04 janvier 1851
22 octobre 1850 Saint-Brieuc Alain Saint-Jalmes 48 ans, tisserand à Pommerit-le-Vicomte. Déjà condamné plusieurs fois pour vols de lin et de filasse. Condamné en dernier lieu le 11 juillet 1850 par les assises des Côtes-du-Nord à dix ans de travaux forcés pour vols aggravés. Tua à coups de couteau, le 7 avril 1850 à Pommerit-le-Vicomte Guillaume le Personnic, 53 ans, tailleur, qui avait la réputation de renseigner la police sur les agissements louches des gens du coin. Son complice et employé, François Mesgean, 43 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 07 décembre 1850
31 octobre 1850 Amiens François-Bonaventure Testu Installé chez son beau-père, M. Quennehen, 83 ans, maltraite le vieillard. Met le feu à deux reprises, le 24 janvier 1850 et le 11 mai 1850 à leur maison de Feuvières : lors du second incendie, sa belle-soeur, Virginie Quennehen, meurt asphyxiée. Sa femme Adèle Quennehen, épouse Testu, est acquittée. Guillotiné à Abbeville le 02 janvier 1851
12 novembre 1850 Draguignan Pierre-Antoine Lions et Pierre-Paul Lions PARRICIDES, cultivateurs à Bargême. Battent à mort et étranglent leur père Barthélémy dans la nuit du 17 au 18 juin 1850 entre Comps et Entrevaux parce qu'il refusait de partager entre les membres de sa famille les 84 francs qu'il avait gagnés en vendant de l'huile. Leur mère, Marie Pierrugues, veuve Lions, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés le 01 février 1851
24 novembre 1850 Vesoul Jean-Claude Jacquemard PARRICIDE, 39 ans, roulier puis épicier à Delain. Ayant épousé pour sa dot de 25.000 francs une jeune veuve, Marguerite Gaudard, mais ayant une liaison adultère avec la femme de son jeune frère, Barbe Biot, empoisonne l'épouse gênante à partir de septembre 1841, jusqu'à sa mort le 31 octobre. Revenu s'installer à Vaite, son village natal, auprès de sa maîtresse, empoisonne son frère Claude, le mari de Barbe, le 7 octobre 1842. Remarié avec Barbe le 1er janvier 1844, continue son travail d'empoisonneur : le 06 août 1846, tue Mme Caulet mère, propriétaire de la maison des parents Jacquemard. Le 27 février 1847, tue sa propre mère, le 15 mars suivant, empoisonne M.Caulet. Etant désormais les seuls héritiers du vieux père Isidore Jacquemard, se montrent si attentifs à ses désirs que le vieil homme leur lègue tout ce qu'il possède le 08 décembre 1848 : il meurt à son tour le 12 ! Récidive toutefois l'année suivante : père d'une jeune Juliette, née en 1833 de son premier lit, il avait maltraité l'enfant jusqu'à ce que ses grands-parents l'envoient en sûreté dans une pension de Langres. Un huissier de Gray, Me Bourgoin, s'en éprend et la demande en mariage. Jacquemard voyant qu'il y perdrait de l'argent ne consentit à l'union que contre 5.000 francs ; Me Bourgoin, au fait des choses, avait exigé le remboursement de la somme. Le couple est empoisonné le 27 janvier 1850 au cours d'un repas familial : Juliette, enceinte, meurt le 15 février, et Bourgoin expire à son tour le 23 février, non sans avoir d'abord appelé à son chevet le procureur de Gray pour dénoncer ses beaux-parents. L'autopsie des victimes démontre l'usage d'arsenic, dont Jean-Claude avait fait l'acquisition de deux kilos en 1841 à Paris. Barbe Biot se pend en prison le 07 juillet 1850 en laissant une longue lettre d'aveux. Guillotiné le 08 février 1851
27 novembre 1850 Bourg-en-Bresse Philibert Thénard 22 ans, fabricant d'huile. Tue en lui broyant la tête à coups de pierres Claude Garavet, menuisier, quinquagénaire, dans la nuit du 9 au 10 septembre 1850 à Artemare pour lui voler sa montre et le peu d'argent qu'il avait sur lui. Guillotiné à Nantua le 23 janvier 1851
27 novembre 1850 Le Puy-en-Velay Barthélémy Robert et Jean "Grandjean" Magnouloux Membres d'une bande de chauffeurs, dont les complices présumés avaient déjà comparu en 1849. Le 23 avril 1848, à Dunières, attaquent la ferme Giraudet, dérobent vivres, montre, argent, et vêtements. Le fils Joseph Giraudot est abattu d'un coup de pistolet dans la gorge. Dans la nuit du 03 au 04 mai 1848, à Saint-Genest-Malifaux, s'introduisent chez M.Minaire et l'encerclant de paille, lui font brûler les jambes et la barbe pour qu'il avoue où il cache son argent. Le vieil homme finit par leur remettre 40 francs, une chaîne en or, une montre, deux bagues, du pain et du lard. Dénoncés par le chef, Girodet "Le Rouge", au lendemain de sa condamnation, affirmant qu'aucun de ses co-accusés n'était présent pour les crimes de Dunières et de Saint-Genest, et que lui-même n'était présent que chez Minaire. Peyrard et Grousset sont acquittés. Magnouloux est gracié, Robert guillotiné à Dunières le 18 juillet 1851.
30 novembre 1850 Versailles Louis-Eustache Dubrocq 35 ans, condamné deux fois pour vols. Route de Quarante-Sous, entre St-Germain et Mantes, le 25 juillet 1850, agresse Marie-Geneviève Boucher, épouse Chaudière à coups de pierre pour lui voler l'argent de la vente d'un veau. La victime survit trois heures, le temps de décrire son assaillant. Exécution prévue à Poissy. Arrêt cassé le 09 janvier 1851, condamné à Paris aux travaux forcés à perpétuité le 01 mars 1851.
30 novembre 1850 Paris Jean-Georges Bixner 49 ans, imprimeur sur étoffes. Père incestueux abusant de sa fille de six ans, accusé de plusieurs attentats à la pudeur sur cinq fillettes de Boulogne âgées de huit à dix ans, le 04 juillet 1850, attire chez lui, viole et étrangle Eugénie Allier 13 ans, au Point-du-Jour, à Auteuil, et jette son corps dans la Seine. Guillotiné le 31 janvier 1851
05 décembre 1850 Saint-Omer Charles-Joseph Lefebvre 17 ans, praticien. Assassine d'un coup de couteau dans le coeur à Vermelles le 02 septembre 1850 au soir sa maîtresse Henriette Hennebelle, 18 ans, parce que celle-ci l'avait quitté, suite à une interdiction parentale de fréquenter le jeune homme. Exécution prévue à Béthune. Gracié.
14 décembre 1850 Draguignan Thérèse Mallet, veuve Bernard 57 ans. Au Cannet, le 28 avril 1850, empoisonne à l'arsenic son mari François Bernard, 53 ans, cultivateur, qui meurt le 01 mai. Graciée.
15 décembre 1850 Nancy Etienne "François Mehr" Muller et François Hammerschmitt Muller, tueur en série. Assassine, entre autres, Michel Frattringer à Harreberg le 22 mai 1850 Muller guillotiné à Sarrebourg le 07 mars 1851
18 décembre 1850 Laon Louise-Adèle Cadinot 37 ans, domestique. Le 22 juillet 1850, à Saint-Quentin, égorge à coups de rasoir le jeune Jules Quénon, 11 ans, fils de son patron, qui l'avait surpris en train de voler quelques francs dans le tiroir de son père. Graciée.
19 décembre 1850 Châlon-sur-Saône Étienne Miquet 20 ans, Savoyard. Assassine Jean-François Negret, 15 ans, aux abords de Châlon-sur-Saône, pour lui voler 230 francs qu'il comptait utiliser pour se rendre à Paris, et abandonne le corps dans un champ de colza. Guillotiné le 04 février 1851
21 décembre 1850 Bordeaux Dominique Capéran 19 ans. Dans la nuit du 26 au 27 juin 1850, entre Castets et Langon, tue pour le voler son ami François Lormant, terrassier, à coups de barre de fer et jette son corps dans la Garonne. La victime est retrouvée sur les berges à Langon le 29 juin. Pourvoi rejeté le 06 février 1851. Gracié.
23 décembre 1850 Laon Pierre-Jean-Louis Labarre 28 ans, marchand de bestiaux. Chef d'une famille de cambrioleurs sévissant dans les parages de Laon entre 1848 et 1849. Le 27 novembre 1849, au château de Rozières, lors du cambriolage de la famille de la Tour-du-Pin, blesse d'un coup de feu en pleine poitrine M.Culot, jardinier, qui s'interposait. Jean-Baptiste Antoine Pilloy, 22 ans, charpentier, est condamné à dix ans de prison ; Marie-Louise Pilloy, épouse Labarre, 26 ans, à quatre ans d'emprisonnement ; Jean-Honoré Pilloy, 47 ans, charpentier, est condamné à huit ans de réclusion et Marie-Françoise Champion, épouse Pilloy, 46 ans, à six ans de prison. Gracié.
24 décembre 1850 Rouen Joseph Pascal Mallet 50 ans, marchand coquetier. Condamné quatre fois, dont une le 08 février 1832 à huit ans de travaux forcés pour faux et vol qualifié. Le 27 décembre 1849, à Harfleur, tue à coups de bâton Thérèse Angamare, épouse Martel, marchande de légumes, pour la voler. Le 15 mai 1850, à Allouville-Bellefosse, assassine Louise-Catherine Asselin, épouse Fenêtre, 72 ans, en l'étranglant avec une corde pour lui voler 4.000 francs. En 1828, suspecté de l'assassinat de M.Urpy à Claville-Motteville mais relaxé par manque de preuves. Inculpé également pour vols et usage de faux commis entre juin 1849 et mai 1850 à Saint-Arnoult, Saint-Laurent-de-Brédevent et La Rue-Saint-Pierre. Guillotiné le 05 février 1851
27 décembre 1850 Auxerre Charles Saquet et Madeleine-Antoinette Bel, veuve Rodot 29 ans, domestique et 30 ans, aubergiste, amants diaboliques. Empoisonnent à l'acide arsénieux Laurent Rodot, 38 ans, aubergiste au "Soleil d'Or", qui meurt le 19 avril 1850 à Sens au bout de trois jours d'agonie. Le 14 avril, Rodot, faible par nature, avait chassé Saquet en s'armant d'un couperet de cuisine, ce qui ne l'avait pas empêché de se faire battre par son domestique. Saquet est gracié, Madeleine guillotinée le 10 mars 1851
13 janvier 1851 Orléans André Poulard 35 ans, journalier. A Bonnée, le 06 octobre 1850, abat d'un coup de fusil le brigadier de gendarmerie Damoiseau qui l'avait arrêté en plein braconnage. Pourvoi rejeté le 06 février 1851. Gracié.
27 janvier 1851 Paris - Conseil de guerre Jean Guth 29 ans, carabinier. En état d'ivresse, irrité par ses supérieurs, bat d'une balle le 18 janvier 1851 à Versailles Gaspard-Eugène Terren, capitaine au 1er régiment de carabiniers. Fusillé à Versailles-Satory le 03 février 1851
28 janvier 1851 Foix Bertrand "Bertin" Marfaing 24 ans, déjà condamné deux fois. Tue à coups de hache, vers le 29 septembre 1850 aux abords du chemin de Siguer en Andorre le marchand de bois Saoulet pour lui voler 12 francs et son chargement. Guillotiné le 07 avril 1851
05 février 1851 Brest - Tribunal maritime spécial Jean-Pierre Envesailles 39 ans, forçat perpétuel depuis 1832, condamné à mort et gracié durant l'armée. Le 06 janvier 1851, tente de tuer de vingt coups de couteau M. Kuterham, maître tailleur du bagne, qui l'aurait faussement accusé d'exciter les ouvrier tailleurs contre lui. Guillotiné le 26 mars 1851
06 février 1851 Bourg-en-Bresse Joseph Godet 56 ans, cultivateur. Surpris en flagrant délit de vol de quatre baliveaux à Crozet, tue le garde forestier Pierre-Louis Fournier à coups de hache le 30 novembre 1851. Gracié le 07 juin 1851.
11 février 1851 Nîmes André Humbert 19 ans, terrassier. Condamné pour vols à quinze mois de prison par le tribunal de Vienne, incarcéré à Nîmes. Trouvant les gardiens injustes, le 09 décembre 1850, pendant le déjeuner, vole le sabre du gardien Mallet et s'en sert pour le planter dans le flanc du gardien Guillaume Peyre, avant de lui trancher trois doigts de chaque main et de mutiler le cadavre. Guillotiné le 26 avril 1851
13 février 1851 Nancy Joseph Pléneurt 44 ans, cultivateur. Tua à coups de marteau le 12 décembre 1850 à Saint-Médard Jacob Mantou, commerçant, son créancier, pour récupérer le billet de 110 francs qu'il avait souscrit. Guillotiné le 28 mars 1851
15 février 1851 Vesoul Nicolas Andrieux Cultivateur à Breuches. Tua à coups de houe le 27 novembre 1850 sa fille aînée Françoise, 22 ans, née d'un premier lit et toujours rejetée, et jeta son corps dans la rivière. La jeune fille voulait se marier, ce qui allait contre les intérêts de son père, qui avait tous les droits sur le patrimoine que sa fille avait hérité de sa défunte mère. Guillotiné le 26 avril 1851
17 février 1851 Nîmes Étienne Desbois 23 ans. Condamné pendant le service à cinq ans de prison pour tentative d'assassinat par le tribunal militaire de Toulon, incarcéré à Nîmes. Libéré le 7 novembre 1850, épris d'idées républicaines depuis son emprisonnement, va s'installer à Beaucaire et reprend contact avec ses anciens co-détenus politiques, ce qui lui vaut les reproches de la police locale qui le tient à l'oeil. Le 13 novembre 1850, après avoir acheté un poignard et deux pistolets, profite d'un contrôle de police pour poignarder à l'aine l'agent Pierre Boudin puis pour tirer un coup de feu sur l'agent Bonton, heureusement sans le toucher. Boudin meurt le lendemain. Guillotiné à Beaucaire le 10 mai 1851
22 février 1851 Rouen Jacques-Firmin Petit 49 ans, journalier, déjà 24 années passées derrière les barreaux, libéré en avril 1850 de la centrale de Gaillon. Le 25 juillet 1850, à Avesnes-en-Val, viole, égorge à coups de couteau et vole 15 centimes à Rosalie Bazire, 18 ans, domestique à Mélincamp. Guillotiné le 22 avril 1851
22 février 1851 Toulouse Paul Méda 39 ans, cultivateur. Etrangle avec une corde, puis tue de cinq coups de hache dans la tête le notaire Auguste Guittou le 29 décembre 1850 à Saint-Sulpice-de-Lézat, avant de jeter le corps dans un puits. Il prend sur le corps une montre, une tabatière en or et le peu d'argent que sa victime avait sur elle. Guillotiné à Muret le 09 mai 1851
25 mars 1851 Évreux Hippolyte Banceline 25 ans, matelassier. Le 26 novembre 1850, aux Authieux, viole, étrangle et éventre Désirée Ménard, 10 ans, avant de la jeter mourante dans une marnière. Guillotiné le 25 juillet 1851
29 mars 1851 Châlon-sur-Saône Claude Montcharmont 29 ans, cultivateur. Braconnier mais surtout militant politique révolutionnaire, abat à coups de fusil le 07 novembre 1849, le gendarme Emery et tente de tuer le gendarme Branet et, le surlendemain, le garde-champêtre François Gauthey à Saint-Prix. Guillotiné le 10 mai 1851
31 mars 1851 Évreux Justin Michault 34 ans, charretier. Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1850, à Tournedos, tue son épouse Eugénie Leclerc, enceinte de trois mois, en l'étranglant à mains nues par jalousie, et fait subir le même sort à ses deux fils, Léon, 6 ans, et Gustave, 3 ans. Se pend dans sa cellule le 28 juillet 1851
09 avril 1851 Paris Jean-Pierre Lafourcade 44 ans, porteur de journaux. Bat violemment à coups de pied et de poing le 31 décembre 1850 au 1, rue Bourbon-le-Château, Mlle Ribault, artiste dessinateur, 64 ans, et sa demoiselle de compagnie, Mlle Lebel, 72 ans, cette dernière, étranglée, ne survivant pas à l'agression. Lafourcade venait tous les deux mois livrer les émoluments de Mlle Ribault qui fournissait des dessins de mode aux rédactions des journaux pour lesquels il travaillait : en mars 1850, il avait falsifié les reçus pour détourner l'argent, et fin décembre, allait se retrouver inévitablement démasqué. Reprenant brièvement conscience après l'agression, Mlle Ribault écrit avec son sang sur le mur : "L'assassin, c'est le comis (sic) de M. Thierry." Devait être jugé le 31 mars, mais son avocat étant absent pour cause de maladie, le procès est repoussé. Guillotiné le 15 mai 1851
26 avril 1851 Paris Prosper-Fortuné Courtin 39 ans, commis en vins. Dès son mariage en 1838 avec Louise-Angélique Hennecart, se montre un mari d'une extrême violence. Le 08 avril 1848, tente de l'empoisonner ; soupçonnant les intentions meurtrières de cet homme, Louise s'enfuit et vient s'installer au 47, rue des Martyrs. Courtin, voulant refaire sa vie avec une jeune fille de 16 ans - par ailleurs non consentante -, se présente dans la nuit du 15 au 16 décembre 1850 chez son épouse et tente de la tuer en la mordant, en l'étranglant et en la battant avec des pincettes. Guillotiné le 12 juillet 1851
30 avril 1851 Paris Jean-Louis Eugène Viou 20 ans, domestique. Pour le voler, tue à coups de marteau le 6 janvier 1851 au 422, rue Saint-Honoré, son patron, M.Poirier Desfontaines, marchand de bronzes d'art, et cache le corps dans une malle qu'il fait expédier par train jusqu'à Orléans. Guillotiné le 18 juillet 1851
06 mai 1851 Mende Jean Vidal Condamné à dix ans de prison pour vols, incarcéré à Mende, assassine le 17 mars 1851 le gardien Logné. Guillotiné le 02 juillet 1851
10 mai 1851 Nancy Pierre Kling et Marguerite Paulus Marguerite est graciée, Kling guillotiné le 04 juillet 1851
12 mai 1851 Douai Julien-André Deseine 32 ans. Déjà condamné à trois ans de prison pour vol, puis à perpétuité pour assassinat et incendie volontaire, incarcéré à Loos. Jouant les dévots, il acquiert une certaine liberté dans la prison, dont il profite pour violer un jeune détenu, Lauder, avant de l'assassiner et de s'évader. Il est repris quelques jours plus tard. Guillotiné à Loos-les-Lille le 16 juillet 1851
13 mai 1851 Bastia Joseph-Marie Bozzi 23 ans. Ses frères aînés aident le 11 avril 1850 un proche amoureux d'une fille Giustianiani à "enlever" la demoiselle pour l'épouser. Le lendemain, lors d'une confrontation avec la famille, un des Giustiniani meurt et les frères Bozzi sont condamnés à trois et cinq ans de prison. Par vengeance, le 07 septembre 1850, abat d'un coup de fusil le patriarche Toussaint Giustiniani à Zigliara. Guillotiné le 04 juillet 1851.
17 mai 1851 Angers François-Antoine Burette 29 ans, malfrat multirécidiviste - huit condamnations - depuis ses 17 ans, incarcéré à Gaillon pour vols, frappe les gardiens, ce qui lui vaut une condamnation à dix ans de réclusion le 27 février 1849 par les assises de l'Eure. Transféré à Fontevrault, initie une révolte le 30 mars 1850 au cours de laquelle le gardien Feyneau est grièvement blessé à coups de couteau et le gardien Moulin est frappé à coups de bâton, ce qui lui vaut le 14 août 1850 une condamnation à perpétuité. Le 16 février 1851, tente de poignarder le directeur de Fontevrault, et empêché par son co-détenu Hémon et le gardien Braymond, les blesse respectivement de deux coups et d'un coup de poignard. Guillotiné le 07 juillet 1851
24 mai 1851 Nevers Louis Martenet Assomme à coups de pieu et de quinze coups de couteau le 24 mars 1851 à Gripy M. Boizot, maquignon à Corvol-d'Embernard, à qui il devait environ 1.000 francs, avant de lui dérober une centaine de francs. Guillotiné le 16 juillet 1851
09 juin 1851 Lons-le-Saunier Jean-Baptiste Pernin Condamné le 10 mars 1823 aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre, gracié le 11 août 1838. Epouse à Menetey le 20 novembre 1844 Marie Munguet, qu'il bat régulièrement. Son épouse porte plainte, l'envoyant un an en prison. A sa libération, Pernin retrouve sa femme à Dole, et le 25 avril 1851, il la tue de onze coups de poignard. Arrêt cassé le 10 juillet 1851.
04 juillet 1851 Saint-Brieuc Jean Le Tinévez 45 ans, batelier, déjà condamné deux fois pour vol. Dans la nuit du 28 au 29 mars 1851, à Troguéry, au cours d'une série de cambriolages, frappe de treize coups de couteau Joseph Lemanchec. Arrêt cassé, condamné à Rennes en novembre 1851 aux travaux forcés à perpétuité.
07 juillet 1851 Aix-en-Provence Jules-Pierre Ristani 36 ans, propriétaire à Sartène. Enlève le 16 juin 1847 à Sartène Mathieu Tavera, négociant, qu'il libère contre une rançon de 1.700 francs, sans compter l'extorsion d'un billet à signature d'une valeur de 1.300 francs. Le 16 décembre 1847, à Fizzano, enlève Sébastien Ortoli, propriétaire, avec lequel il avait des différends depuis 1832, et l'abat de deux balles dans la tête avant de le décapiter. Le corps est retrouvé le 09 janvier 1848 dans la montagne de Gianeheto. Paul Orsini, de Pontinecchio, est arrêté et condamné aux travaux forcés à perpétuité le 04 septembre 1848 pour complicité, et dénonce pendant les débats les responsables. Condamné aux travaux forcés à perpétuité par les assises de Bastia le 12 août 1850, arrêt cassé le 05 octobre 1850. Pierre Susini, suspecté de complicité, avait été acquitté.
12 juillet 1851 Orléans Charles Huet 44 ans, cordonnier. Auteur d'une série d'incendies à Courtenay et ses environs, de 1840 jusqu'au 13 novembre 1850, allumés pour arnaquer les assurances. Trois complices, dont Cumming, inspecteur des assurances La France et directeur de la compagnie Le Palladium mettent fin à leurs jours durant l'instruction. Eugène Bonnesson, 36 ans, scieur de long, Jean-François Desgardes, 55 ans, voiturier et Pierre Chéron, 39 ans, scieur de long, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Gracié
18 juillet 1851 Amiens Louis-Charles "Daine" Gosselin Cultivateur. Assomme d'un coup de bûche, égorge à coups de couteau - la décapitant presque - puis ébouillante sa belle-soeur, Marie-Rose Renard, veuve Gosselin, 78 ans, cultivatrice à Mariaux pour lui voler 2.200 francs le 26 mars 1851. Son fils et complice Philibert Gosselin est condamné à dix ans de réclusion. Guillotiné à Doullens le 17 (ou le 23) septembre 1851
31 juillet 1851 Guéret Léonard "Janaillat" Dumignot 26 ans, maçon. Tue de trois coups de pioche, le 24 juin 1851 au Theil-de-Bissat, commune de Lépinas, l'ouvrier fondeur Fabre pour lui voler son porte-monnaie contenant une centaine de francs. Guillotiné le 25 septembre 1851 (première exécution à Guéret depuis 26 ans)
02 août 1851 Orléans Louis-Elie Bordeaux et Pierre-Désiré Chartier 21 ans et 22 ans, mendiants, voleurs récidivistes. En compagnie de Louis Bellanger, ancien forçat, de son épouse Elisa Chemin et d'Alexis Escoffié, tentent à Saint-Jean-de-Braye le 08 mars 1851 d'assassiner de trois coups de hachette dans la tête Joseph Méret, cultivateur, 80 ans, pour lui voler 10 francs et une tasse d'argent. Méret décède dans la nuit du 16 au 17 mars 1851. Avouent également avoir, le 26 novembre 1850 près de Gien, tué à coups de hachette Luigi Fossati, chanteur ambulant italien, et d'avoir répandu son corps dépecé aux alentours du Bois de l'Anesse. Embauchés par Fossati pour tuer un vieillard de Gien et lui dérober 70.000 francs, reculent devant la tâche quand l'Italien leur apprend que la cible n'est pas un vieillard, mais un joueur d'orgue itinérant, Lorenzo Tropini, ses enfants et ses domestiques : Tropini, ancien maître de Fossati, l'avait licencié en apprenant son passé de déserteur de l'armée piémontaise. Bordeaux et Chartier allèrent au plus simple et tuèrent Fossati pour lui voler 51 francs et 8 sous. Bellanger et Elisa Chemin sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Escoffié à douze ans de travaux forcés. Guillotinés le 16 septembre 1851
12 août 1851 Caen Marie-Rosalie Jarre, veuve Olive 52 ans, journalière. A Ecrameville, le 13 juillet 1851, étrangle puis étouffe son époux Baptiste-François Olive, 53 ans ; il constituait un obstacle à l'union de leur fille avec le voisin, Leprunier, un quadragénaire se disant veuf, mais marié et père de famille... avec lequel elle avait elle aussi des relations sexuelles. Sa fille, Marie-Anne, 20 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Graciée
15 août 1851 Rouen Jacques-Adolphe Quédeville 33 ans, cultivateur. A Sierville, le 16 mai 1849, blesse de deux coups de fusil au bras Eugène Coudray, 22 ans, journalier. Le 23 février 1851, entre Sierville et le hameau du Bosc-Rénier, abat d'un coup de fusil dans le visage le même Coudray, le poignarde à la tête et au cou avant de l'éventrer à coups de baïonnette. Avait également, le 26 août 1850, violé Elise Bardel, 20 ans, qui s'était toujours refusée à lui, mais il avait échappé aux poursuites suite à un accord passé avec le maire par lequel il s'engageait à verser 200 francs aux pauvres de la commune ! Mobile de l'assassinat : les parents Coudray étaient les voisins de Bardel, la fille Coudray était l'amie d'Elise et Eugène Coudray avait déjà, en toute amitié semble-t-il, accompagné Élise au bal, provoquant sa jalousie ! Arrêt cassé le 11 septembre 1851, condamné aux travaux forcés à perpétuité à Evreux en 1851
20 août 1851 Laon Victorine-Joséphine Nappe, épouse Godot Manouvrière, déjà condamnée deux fois pour vols. Femme volage, quittée par son époux Godot qui en avait assez de ses infidélités, met le feu entre le 19 mars et le 31 mars 1851 à Viffort à trois fermes où son époux avait travaillé pour faire croire qu'il en était l'auteur par vengeance ! Pourvoi rejeté le 11 septembre 1851. Graciée
21 août 1851 Dijon Anne Valby, veuve Guillaume 39 ans. Femme infidèle et vénale, tue le 28 mars 1851 à Comblanchien son mari François Guillaume de trois coups de hache puis jette le corps dans un puits. Suspectée de plusieurs autres crimes : fille-mère, aurait noyé dans de l'eau glacée l'un de ses enfants ; aurait aidé sa mère à tuer l'une de ses soeurs ; aurait empoisonné après six semaines de mariage en 1842 son premier mari, Faiveley. Guillotinée le 21 octobre 1851
21 août 1851 Beauvais Couvelaire Incendie le 26 mai 1851 à Laigueville sa grange et une maison inhabitée lui appartenant ; les flammes se communiquent à la maison voisine, celle de la veuve Minguet. Gracié
22 août 1851 Châteauroux Charles-Joseph "Lebeau" Delais Déjà condamné à cinq reprises pour vols et blessures. Libéré de la centrale de Melun le 13 avril 1851, arrive dans l'Indre le 20 pour retrouver son ancienne compagne, Marie Nèple, marchande ambulante. Comme elle refuse de reprendre la vie commune - il la battait -, le 22 avril 1851 à Châteauroux, il la tue de sept coups de couteau dans la poitrine, les bras et le dos, et tue également Jean Bonnet de trois coups à la gorge, au torse et au coeur, parce que ce dernier se précipitait pour venir en aide à la première victime. Avait déjà, en 1844, frappé à coups de couteau sa précédente maîtresse, Claudine Bénot, mais les blessures légères ne lui avaient valu qu'une condamnation en correctionnelle. Guillotiné le 13 octobre 1851
27 août 1851 Draguignan Martin Lazare Olivier 24 ans, ouvrier cordonnier. Le 31 janvier 1851, lors du cambriolage de l'ermitage de la Sainte-Baume, abat à coups de fusil le gardien Alphonse Lambert et sa soeur Honorade, septuagénaires, pour les voler. Guillotiné le 17 novembre 1851
30 août 1851 Châlon-sur-Saône Catherine Pinot, épouse Renaud 33 ans. Incendie sa maison pour toucher sa prime d'assurance. Son complice, Latrèche, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Graciée
1851 Lyon - Conseil de guerre Jean Landrin Abat d'un coup de pistolet dans le dos le caporal Gorio le 21 avril 1851 à Givors. Gracié
19 septembre 1851 Nantes Charles-Baptiste "Léon Dufour" Rivière 22 ans, forçat évadé. Membre d'une bande de cambrioleurs ayant pillé le département en 1849. Le 25 août 1849, à Saint-Etienne de Montluc, tente d'abattre les agents de la force publique qui voulaient l'arrêter. Estelle Guichard, veuve Civière et Théodore "Saumon" Jounot sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité Gracié.
15 octobre 1851 Paris Joseph Humblot 19 ans, cocher. Egorge à coups de rasoir sa maîtresse, Juliette Fiam, 18 ans, le 25 juillet 1851 au 119, rue du Cherche-Midi, parce que celle-ci, lasse de sa jalousie et de ses brutalités, voulait le quitter. Guillotiné le 16 décembre 1851
05 novembre 1851 Mont-de-Marsan Étienne Macque 24 ans, pasteur. Le 16 septembre 1851, à Arengosse, se rend à la ferme Manciet au lieu-dit Miliana pour y commettre un vol : demande à manger sur place, et une fois son repas achevé, saisit une hache, blesse Marie Dubos, épouse Manciet, et ses trois enfants, fouille les armoires. Mme Manciet poussant des cris et son mari Jean, 39 ans, revenant de la foire de Labouheyre, lui répondant, Macque sort de la maison, voit Manciet à cheval, le frappe d'un coup de hache, ce qui le désarçonne, puis le massacre. Fouille sa poche et trouve 50 centimes. Guillotiné à Arjuzanx le 26 janvier 1852
12 novembre 1851 Besançon Jean-Baptiste Pernin Condamné le 10 mars 1823 aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre, gracié le 11 août 1838. Epouse à Menetey le 20 novembre 1844 Marie Munguet, qu'il bat régulièrement. Son épouse porte plainte, l'envoyant un an en prison. A sa libération, Pernin retrouve sa femme à Dole, et le 25 avril 1851, il la tue de onze coups de poignard. Condamné dans le Jura, arrêt cassé. Guillotiné le 06 janvier 1852
15 novembre 1851 Paris Marie-Madeleine Houy, épouse Pichon 36 ans, blanchisseuse à la Chapelle-Saint-Denis. Ayant eu deux enfants naturels, épousa Pichon, qui avait aussi deux enfants d'un premier lit. En 1845, voulut reprendre chez elle sa fille Louise-Augustine, quatre ans, confiée en nourrice depuis sa naissance chez Mme Lemoine, blanchisseuse à Graville. La garda quatre mois : elle retourna chez Mme Lemoine, visiblement maltraitée, portant des traces de ligatures et ayant le poignet cassé. En 1850, Mme Lemoine, devenue aveugle, ne pouvait plus s'occuper d'elle et l'enfant dût retourner chez sa mère. Arrivée en parfaite santé, elle fut bientôt laissée à l'abandon, souillée et battue, insultée chaque jour, frappée avec bâton, pincettes, fer à repasser, dormant dans un caveau humide sur un matelas pourri, et privée constamment de nourriture, ou bien nourrie d'ordures. Face à l'indignation du quartier, on vint la chercher chez elle le 22 mai 1851, mais son état était trop grave et ses blessures désormais trop importantes. Elle mourut le lendemain, 23 mai, à l'hôpital Saint-Louis. Guillotinée le 21 janvier 1852
18 novembre 1851 Bourg-en-Bresse Pierre-Marie Loisy 35 ans, marchand colporteur et sabotier. Pour refaire sa vie avec sa voisine Marie-Laurence Grobon, veuve Fély, 36 ans, cultivatrice, il empoisonne à l'arsenic Joseph Fély le 16 novembre 1850, puis fait de même avec son épouse, Antoinette Favier, le 19 janvier 1851. Marie-Laurence Fély est acquittée. Guillotiné le 12 janvier 1852
26 novembre 1851 Melun Alexandre-Isidore Raimbert PARRICIDE, 36 ans, charretier. Frappe son père Étienne Marie Georges Rimbert à coups de pince de fer le 10 juillet 1851 à Longperrier parce que le fils ne voulait pas règler à son père une somme de 30 francs. Empêché de continuer par des voisins, il surprend quelques heures plus tard le vieil homme, qu'il lapide mortellement cette fois : le père Rimbert meurt le 14 juillet 1851. Guillotiné le 14 février 1852
06 décembre 1851 Saint-Omer Jean-Augustin Macquart 39 ans, ouvrier maçon, voleur déjà condamné et père incestueux. Au cours d'un cambriolage chez Marie-Anne Petit, veuve Delahay, à Willerval le 14 octobre 1851, tue à coups de brique et de coutre de charrue le neveu de la propriétaire, Hector-Joseph Petit, 27 ans. Les frères de la victime, Fleury, maire du village, et Henri, alertés par la servante de la maison, viennent arrêter le criminel, qui blesse Fleury à la tête et au bras droit et donne un coup de tête à Henri avant de s'enfuir. Guillotiné à Arras le 24 janvier 1852
11 décembre 1851 Coutances André Bazile A Barenton, fin juin 1851, tue sa fille nouvelle-née et l'enterre dans un champ de blé. Virginie Euphrasie Nourry est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 23 janvier 1852. Gracié.
13 décembre 1851 Rennes Hélène Jégado 46 ans, domestique, empoisonneuse multi-récidiviste utilisant la mort-aux-rats contenant de l'arsenic. Guillotinée le 26 février 1852.
16 décembre 1851 Beauvais Jean-Baptiste Léger Par vengeance, abat d'un coup de fusil dans la tête son beau-frère, Alexandre Baron, le 10 juillet 1851 à Monneville-Marquemont et met le feu à la voiture dans lequel il se trouvait. Guillotiné le 10 février 1852
16 décembre 1851 Bordeaux Pierre Penaud Faux-monnayeur. Récidiviste : précédemment condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le même crime. Pourvoi rejeté le 15 janvier 1852. Gracié.
1852 Bordeaux Guillotiné
1852 Rouen Gracié
11 janvier 1852 Saint-Brieuc Pierre-Barthélémy Le Coq Abat d'un coup de fusil en pleine poitrine sa belle-mère Françoise Simon, veuve Gauvain, puis lui fracasse le visage à coups de crosse, puis, avec la même arme, défonce la tête de son épouse, Françoise Gauvain, le 31 août 1851 à Plaine-Haute. Mari violent, il avait été quitté par son épouse et condamné le 19 juillet précédent à un mois de prison pendant que Françoise partait se réfugier chez sa mère. Guillotiné à Quintin le 09 mars 1852
12 janvier 1852 Orléans Jules-Aimé Chevallery 39 ans, cultivateur. Tua en les étouffant à Saran ses filles au jour de leur naissance, le 18 avril 1848 et le 28 août 1850, puis jeta les corps dans la Loire. Enceinte de quatre mois, Constance Charpentier, 22 ans, mère des fillettes, domestique et maîtresse de Chevallery, le dénonça le 8 novembre 1851, une semaine après qu'il l'eut licenciée sans lui rendre tout ou partie de ses gages, et en la battant parce qu'elle osait réclamer. Inculpée d'infanticide, elle est acquittée. Chevallery lui avait promis le mariage mais n'entendait pas l'épouser, et avait dit furieux lors de la seconde naissance : "Je ne fais que des filles !" Guillotiné le 06 mars 1852
1852 Clamecy - Conseil de guerre Martin Roux 20 ans. Insurgé, tente d'abattre M.Poulain, républicain modéré. Gracié.
27 janvier 1852 Paris - Conseil de guerre Antoine Peyroux 24 ans, cultivateur, voltigeur au 3e bataillon du 56e régiment de ligne. Tue à coups de sabre le fusilier Polycarpe Raoult, 25 ans, le 27 novembre 1851 à proximité du Champ-de-Mars pour lui voler 155 francs.
30 janvier 1852 Paris - 1er Conseil de guerre Edouard Mallet Attentat à la sûreté de l'État, excitation à la guerre civile et meurtre sur la personne d'un agent de la force publique.
01 février 1852 Clamecy - Conseil de guerre Eugène Millelot 28 ans, imprimeur. Chef de l'insurrection locale de décembre 1851, accusé d'avoir pillé la caisse du receveur particulier et avoir tué M. Musnier, instituteur. Gracié.
02 février 1852 Clamecy - Conseil de guerre Pierre Trotet 65 ans, menuisier. Insurgé ayant participé à l'insurrection de Clamecy, blessa à la hanche d'un coup de ciseau à bois le maréchal des logis Grazon qui venait l'arrêter Gracié.
03 février 1852 Clamecy - Conseil de guerre Pierre-Isidore Jouanin 33 ans, cordonnier-cabaretier. Tire un coup de feu sur François Blin le 05 décembre 1851 à Clamecy. Gracié.
06 février 1852 Clamecy - Conseil de guerre Germain Cirasse 40 ans, compagnon de rivière. Abat de deux coups de fusil à Pousseaux M. Bonneau père. Edmé Lorin, 30 ans, maçon, est condamné à vingt ans de travaux forcés et Edmé Saget, 30 ans, flotteur, à dix ans de travaux forcés. Guillotiné le 30 juillet 1852.
06 février 1852 Rennes Perrine Marchand, veuve Chesnais Infanticide Pourvoi rejeté le 04 mars 1852. Graciée.
11 février 1852 Caen Pierre-Florentin Bance 27 ans, cultivateur. Tua à coups de couteau la femme de son oncle, Rose Duchesne, 45 ans, dans la nuit du 08 au 09 novembre 1851 à Courtonne-la-Ville pour la voler. Guillotiné le 07 avril 1852
12 février 1852 Melun Jeanne Béchet, épouse Borde 25 ans, marchande ambulante. Infanticide en novembre 1851, lieu non précisé. Graciée le 25 mars 1852.
13 février 1852 Melun Pierre-Auguste Blondeau 38 ans, manouvrier. A Nemours, en octobre 1851, tente d'empoisonner Jean-Denis Cantot et Baptiste Nauguet Gracié le 06 avril 1852.
19 février 1852 Toulouse François Metgé 65 ans, propriétaire cultivateur. Pour une querelle de voisinage, tue Jeanne Bonhoure, épouse Salvan, à coups de "valet" de charpentier, le 26 août 1851 au Faget. Guillotiné le 29 avril 1852
26 février 1852 Clamecy - 2e Conseil de guerre Pierre "Mauluron" Cuisinier 49 ans. Tua le gendarme Bidan à Clamecy le 06 décembre 1851. Jean Rollin, Martin Roux, Charles Guénot et Thomas Mannevy sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Augustin Gillet à vingt ans de bagne et Pierre Badin à dix ans de surveillance. Arrêt cassé.
08 mars 1852 Nantes - Conseil de guerre Pigeon Sergent. Le 27 janvier 1852, à Napoléon-Vendée (La Roche-sur-Yon), tente d'assassiner le caporal Vaudry à coups de sabre pour le voler.
19 mars 1852 Lyon - 2e Conseil de guerre Jules Charlet, René Pothier et Barthélémy Champin 29 ans, ébeniste, 23 ans, sous-officier, 40 ans, sans profession. Militants républicains - Charlet déjà condamné à deux ans de prison pour participation aux journées de juin 1848 - refugiés en Suisse. Revenus en 1851 pour soulever la population, Le 07 décembre 1851 à Anglefort, sont surpris par les douaniers dépêchés pour les arrêter. Frappent le douanier Frédéric Guichard, 46 ans, à coups de lime et de crosse de carabine, tandis que le douanier Rodari prend une balle de pistolet qui lui casse le bras. Guichard meurt quelques jours plus tard. Un quatrième complice, Perrin, se noie en tentant de franchir le Rhône à la nage. Condamnés le 28 janvier 1852 par le 1er Conseil de Guerre de Lyon aux travaux forcés à perpétuité - vingt ans pour Pothier -, arrêt cassé le 07 février 1852. Pothier et Champin graciés, Charlet guillotiné à Belley le 29 juin 1852
29 mars 1852 Montpellier - Conseil de guerre Joseph "Choumac" Laurent, Abel Cadelard, Pierre Vidal et Jean-Pierre Pagès Membres de l'insurrection biterroise : suite au coup d'état du 2 décembre 1851, le maire de Béziers, Casimir Péret, lance une révolte contre Bonaparte. Place Saint-Félix, le 4 décembre, M.Vernhes, greffier en chef près le tribunal civil, et son gendre M.Bernard-Maury, qui allaient chercher leur petit-fils et fils au collège, sont dénoncés comme bourgeois, propriétaires et ennemis du peuple. Vernhes est gravement blessé d'un coup de faux dans la tête, Bernard-Maury, abattu de plusieurs coups de feu, survit deux jours à ses blessures. Péret, Coutelou, Galibert, Boyer et Marne sont, eux, condamnés à la déportation dans une enceinte fortifiée. Vidal et Pagès sont graciés, Laurent et Cadelard guillotinés à Béziers le 13 août 1852.
05 avril 1852 Lyon - 1er Conseil de guerre Benjamin Richer 26 ans, matelassier, membre d'une société secrète révolutionnaire "Les Défenseurs de la Constitution". Blesse grièvement dans la nuit du 06 au 07 décembre 1851, rue Roderie à Valence, sa mère, la veuve Richer, à coups de couteau de cuisine, affirmant qu'elle l'avait dénoncé aux autorités. Arrêt cassé.
20 avril 1852 Mézières Françoise Coché, veuve Herbin Infanticide. Sa fille, Ismérie Herbin, est condamnée à quinze ans de travaux forcés pour complicité : l'arrêt la concernant est cassé, la renvoyant seule devant les assises de la Meuse. Pourvoi rejeté le 21 mai 1852. Graciée.
21 avril 1852 Amiens Félicité Voiturier, épouse Godard Incendie. Pourvoi rejeté le 21 mai 1852. Graciée.
30 avril 1852 Alençon Héloïse-Adèle Belleau, épouse Berrier PARRICIDE, 44 ans, demeurant à Saint-Brice-sous-Rânes. Faussaire, endettée, pour la voler, égorgea à coups de rasoir sa mère septuagénaire le 08 février 1851 à St-Philibert-sur-Orne - elle était interdite de l'approcher depuis une tentative de strangulation le 11 août 1849 et plusieurs vols. Blesse la domestique Anne Mérel au visage, à la main droite et à la poitrine. Guillotinée le 19 juin 1852
01 mai 1852 Quimper François-Marie Pluchon 53 ans. Tente d'empoisonner, le 9 décembre 1851, le fermier Étienne Le Jeune et sa bonne Françoise Bléas en versant de l'arsenic dans leur café, et récidive le 11 décembre 1851, en ajoutant le poison à la soupe des époux Prigent, aubergistes à Plouguerneau. Comptait sur leur mort pour pouvoir piller les maisons à sa guise. Suspecté d'avoir également tenté d'empoisonner en juillet 1847 son beau-frère Yves Poullaouec, la mère de ce dernier et sa domestique en ajoutant du poison à une pâte à crêpes : Pluchon était l'héritier de Poullaouec ! Guillotiné le 16 juillet 1852
03 mai 1852 Douai François-Augustin "Pistolet" Prudhomme, Eugène Lecointre et Edouard-Hippolyte "L'Abri" Derivière 20 ans, menuisier, 19 ans, ébéniste, 34 ans, ancien forçat libéré. Détenus à la centrale de Loos - Lecointre condamné à onze ans de prison et Prudhomme à cinq ans - assassinent, le 30 mars 1852, le gardien Jombert à coups de couteau et avec son propre sabre. Les deux jeunes voulaient être déportés à Cayenne. Un quatrième complice, Rossé, 18 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Derivière est gracié, les deux autres guillotinés à Loos-les-Lille le 19 juin 1852
09 mai 1852 Angers Célestin Valotaire 29 ans, journalier. Commet en janvier 1852 près de Segré trois tentatives de viols avec violence sur une femme, une jeune fille et un enfant. Le 27 janvier 1852, à Bouillé-Ménard, viole et égorge d'un coup de couteau Antoinette Tauzin, 14 ans. Arrêt cassé
11 mai 1852 Lyon - 2e Conseil de guerre Benjamin Richer 26 ans, matelassier, membre d'une société secrète révolutionnaire "Les Défenseurs de la Constitution". Blesse grièvement dans la nuit du 06 au 07 décembre 1851, rue Roderie à Valence, sa mère, la veuve Richer, à coups de couteau de cuisine, affirmant qu'elle l'avait dénoncé aux autorités. Condamné en première instance par le même tribunal militaire, arrêt cassé. Guillotiné à Valence le 16 juin 1852.
17 mai 1852 Riom Maurice Morange et Jeanne Agier, épouse Morange PARRICIDES, mariniers. Maurice bat, étrangle, puis jette dans les eaux de la Dore, dans la nuit du 16 au 17 février 1852 à Courpière, François Morange, son père septuagénaire, qu'il maltraitait quotidiennement : le vieil homme s'était installé chez son fils trois ans plus tôt, lui cédant son héritage sous couvert de profiter du gîte. Jeanne graciée, Maurice guillotiné le 30 juin 1852
20 mai 1852 Moulins - Conseil de guerre Jean-Marie Ernest Preveraud Excitation à la guerre civile, assassinat et tentative d'assassinat sur les gendarmes à la résidence de Moulins.
21 mai 1852 Clamecy - Conseil de guerre Pierre Cuisinier 49 ans. Tua le gendarme Bidan à Clamecy le 06 décembre 1851. Condamné en première instance par la même cour, arrêt cassé. Guillotiné le 30 juillet 1852.
23 mai 1852 Bastia Jean-André Gianmarchi Membre de la bande Massoni, agissant au nom d'une vendetta. Entre Jaliccio et Bocca d'Arazza le 21 janvier 1851, attaque la diligence et abat l'un des passagers, le docteur Thomas Malaspina, d'une balle qui lui perfore l'avant-bras droit et finit dans sa tête, lui brisant la mâchoire et lui trouant la langue. Dans une affaire de racket, le 04 février 1852 à Muro, incendie l'usine d'André Roncajolo qui refusait de payer. Serait également auteur d'une tentative d'assassinat sur le brigadier de gendarmerie Giusti lors de l'attaque de la diligence de San Colombano. Ses complices, Pierre-Jean Massoni, Xavier Massoni, Piere Pietrucci et Mathieu Arrighi, sont abattus durant leur arrestation ; seul survivant de la bande, blessé au bras droit lors de son arrestation, doit être amputé. Guillotiné le 19 juillet 1852
26 mai 1852 Versailles Louis-Edouard Lullier 23 ans, scieur de pierre à Pontoise. Par jalousie, étrangle le 5 novembre 1850 son épouse Hortense Lefèvre, 22 ans, quand celle-ci, lasse de son attitude, lui dit ses intentions de le quitter pour aller vivre à Paris. Cache le corps dans un tonneau qu'il entrepose dans une cave. Le crime le bouleverse tant qu'il devient un débauché, un paresseux et malhonnête : arrêté le 30 novembre 1851 pour avoir commis des faux billets d'escompte en imitant la signature de ses patrons, avoue le meurtre à cette occasion. Guillotiné à Pontoise le 14 juillet 1852
03 juin 1852 Vannes Perrine Hellec Infanticide Pourvoi rejeté le 08 juillet 1852. Gracié.
05 juin 1852 Épinal Louis Bernet Tentative d'assassinat Pourvoi rejeté le 22 juillet 1852. Gracié.
09 juin 1852 Épinal Jean-Baptiste Germain Thiébaut 43 ans, maçon à Domptail, tueur en série. Viole, égorge et éventre à coups de couteau Catherine Colin, 33 ans, journalière, à Xaffévillers le 09 juin 1851. Son arrestation permet de découvrir deux autres crimes vieux de dix ans. Le 06 octobre 1840, à Magnières, viole et égorge Thérèse Marcot, sa maîtresse ; le 25 octobre 1840, près de Séranville, viole et égorge Marguerite Lacour, 36 ans. Guillotiné à Rambervillers le 23 août 1852
09 juin 1852 Vannes Dominique Elger 54 ans, musicien d'artillerie en retraite. Frappe le 23 mars 1852 à Lorient sa fille Jenny de trois coups de couteau ; la jeune femme survit une semaine à ses blessures. Coupable de bigamie, Elger battait et abusait de ses filles depuis l'enfance, et il ne pouvait supporter l'idée que Jenny puisse se marier et le quitter. Guillotiné le 31 juillet 1852
09 juin 1852 Privas Joseph "Blanc" Martin 32 ans, cultivateur au lieu-dit "Lachapelle St-Philibert", commune de Lanarce. Etrangla avec un mouchoir le 31 décembre 1851 à Lanarce Anne Belin, 49 ans, pour lui voler un manteau, un drap, de la laine, du fromage et des saucisses. Cousin des Martin, tenanciers de l'Auberge de Peyrebeille. Guillotiné le 31 juillet 1852
09 juin 1852 Grenoble Jean Tirard-Gallier 27 ans. Voleur, violent, arrêté le 08 août 1851 pour incendie et double tentative de meurtre, s'évade de la prison de Grenoble en compagnie du bandit Ginot le 15 septembre 1851. Début février, auteur de l'assassinat de Louis-Victor Cotte dans les environs de la Verpillière. Son complice Billon-Grand est condamné à dix ans de travaux forcés. Guillotiné à Voiron le 17 août 1852
11 juin 1852 Chartres Adolphe Poulain 18 ans, vagabond. Au hameau de Duveaux, commune de Bue, le 30 novembre 1851, tente d'étrangler la veuve Godefroy, 68 ans, à mains nues puis avec un lien de paille, avant de dérober cinq francs. Pourvoi rejeté le 05 juillet 1852. Gracié.
juin 1852 Colmar Maulz 22 ans, tentative d'assassinat Gracié
23 juin 1852 Laon Marie-Josèphe Bruneau, épouse Gain 59 ans, ménagère. A compter de décembre 1845, à Nouvion-Câtillon, se rend coupable de trois incendies criminels. Arrêtée après un feu allumé le 15 mars 1846 chez ses voisins Guillaume qu'elle détestait. Faute de preuves, remise en liberté, attend le 09 décembre 1851 pour récidiver, en boutant le feu cette fois à leur propre maison afin de toucher l'assurance s'élevant à 1.500 francs. Son mari Antoine Gain, 54 ans, cultivateur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée le 25 août 1852
24 juin 1852 Strasbourg Jean-Baptiste Fleck 32 ans, cabaretier. Le 12 avril 1852, tente de noyer dans le canal de l'Ill puis de tuer à coups de couteau sur la tête son locataire Jean-Georges Mantz, 22 ans, garçon boulanger, pour lui voler 60 florins. Pourvoi rejeté le 22 juillet 1852
29 juin 1852 Toulon - Tribunal maritime spécial Joseph Bernet 33 ans, chauffeur de martinet. Condamné le 27 janvier 1845 à douze ans de travaux forcés par la cour d'assises de l'Allier. Au bagne de Toulon, ne rêve que d'évasion, ce qui lui vaut d'être condamné à seize ans supplémentaires de bagne. Le 18 juin 1852, brise ses fers, mais rattrapé par le garde Jamiard, le frappe de plusieurs coups de clou en fer, le blessant sans gravité. Guillotiné le 26 juillet 1852
01 juillet 1852 Montpellier - 1er Conseil de guerre Pierre "La Liberté" Mercadier, Jean Delpech, André Denis, Jean-Baptiste "Le Maigre" Barthès, Jean-Pierre Triadou, Pierre Carrière, Louis-Achille "Le Canari" Galzy, Étienne "La Canne" Calas, Loïs "Le Muscadin" Gardy, Jacques "Mignonne" Pagès et Hercule Michel Participants aux troubles de Bédarieux. Seize complices condamnés à des peines allant des travaux forcés à perpétuité à cinq ans de bagne en passant par la déportation au fort de Vaïtau. Exécution prévue à Bédarieux.
06 juillet 1852 Aix-en-Provence Giuseppe Odetto 22 ans, mineur, Piémontais. Tue de deux coups de couteau dans la nuque, le 12 octobre 1851, entre le petit Saint-Marcel et Aubagne, Jean-Baptiste Guillaume, ouvrier dans une usine d'huile, pour lui voler 15 francs. Martin "Santibelli" Eymard, 21 ans, manoeuvre, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Se suicide en prison
10 juillet 1852 Saint-Brieuc Jean-Pierre Rouault PARRICIDE, 56 ans, laboureur. Le 04 mai 1852, à Plouasne, s'opposant à une vente de froment, lors de la livraison, frappe son beau-frère Garel de cinq coups de couteau, blesse le gendre de Garel, Saudrais, de deux coups de roue à grain, et frappe enfin sa mère Magdeleine P., 86 ans, filandière, avec la même arme, provoquant une fracture du crâne qui tue la vieille dame octogénaire après quatre jours. Avait déjà précipité sa mère contre un mur, lui faisant perdre connaissance, en 1849, et en 1851, avait essayé de la frapper avec une fourche, empêché dans sa tentative par les soeurs et son beau-frère. Guillotiné le 01 septembre 1852
13 juillet 1852 Laval Célestin Valotaire 29 ans, journalier. Commet en janvier 1852 près de Segré trois tentatives de viols avec violence sur une femme, une jeune fille et un enfant. Le 27 janvier 1852, à Bouillé-Ménard, viole et égorge d'un coup de couteau Antoinette Tauzin, 14 ans. Condamné en première instance à Angers, arrêt cassé. Guillotiné le 15 septembre 1852
14 juillet 1852 Paris - Conseil de guerre Joseph Spitzmuller 26 ans, sapeur-mineur au 1er régiment du génie. Tire un coup de fusil dans la tête du caporal Brouillard le 04 juillet 1852 à la caserne du Luxembourg. Fusillé à Vincennes le 16 août 1852
15 juillet 1852 Rouen Louis-Honoré Viguerard 46 ans, cultivateur. A Avesnes, dans la nuit du 29 au 30 mars 1852, met le feu à la ferme de son patron, M.Mauger, détruisant toutes les écuries, les animaux qui s'y trouvaient, et une grange à blé et à avoine, pour se venger de son autorité. Gracié
28 juillet 1852 Besançon Jean-Claude Vauthier 43 ans. Le 14 mai 1852, à Morre, au Trou-au-Loup, frappe à coups de couteau les époux septuagénaires Redoutey, marchands de vin, pour les voler, causant la mort de M.Redoutey le 18 mai. Guillotiné le 03 septembre 1852
05 août 1852 Bourg-en-Bresse François-Marie Mermet Peigneur de chanvre, déjà condamné pour coups et blessures à deux reprises. Le 11 mars 1852, à Bohas, il agresse à coups de pierre son collègue Jean Monnet pour le voler. Monnet survit quatre jours et le dénonce. Guillotiné le 30 septembre 1852
09 août 1852 Pau Pedro Félix Macario et Andreas Aristas Espagnols. Assassinèrent à coups de bûche et de couteau le 28 mars 1852 à Trois-Villes, au pays Basque, un colporteur espagnol pour le voler, et jettèrent leur corps dans la rivière Saison. Leur complice Santiago Chillet est acquitté. Aristas est gracié, Macario est guillotiné le 11 octobre 1852
11 août 1852 Brest - Conseil de guerre Gabriel Marie Le Marc'hadour 19 ans, novice. Tente de tuer à coups de sabre le 04 août 1852 le capitaine de frégate Ducrest-Villeneuve qui voulait le punir de sa presse et de son ivrognerie en le faisant suspendre sur les barres avec un cartahu. Fusillé le 06 septembre 1852
14 août 1852 Paris Guillaume Pradeaux 32 ans, fleuriste. Déjà condamné en 1844 à cinq ans de prison pour vols, connu pour sa violence. Ayant fait connaissance d'Aline Dardare, 20 ans, et prévoyant de l'épouser, assassine trois personnes afin de trouver l'argent pour payer la noce, qui doit avoir lieu le 1er mai 1852. Le 6 avril 1852, en cambriolant le magasin de coton Michelet, 157, rue de Sèvres, tue d'un coup de planche dans la tête le cocher Emery qui faisait office de veilleur de nuit, et vole 450 francs. Le 25 avril, se rendant chez une amie et bienfaitrice de la famille, la veuve Château, habitant au 59, rue Vaneau, se fait offrir le dîner et le lit avant de la tuer à coups de barre de fer à l'heure du coucher, dérobant 300 francs et des bijoux. Le 30 avril au matin, il assomme d'un coup de poing puis étrangle avec un mouchoir Marie-Louise Suan, 72 ans, fleuriste, au 14 rue des Bourguignons, mais ne trouve aucun argent à emporter. Le même jour, dans la soirée, après avoir bu dans son café de la rue de Sèvres, tente d'assommer à coups de bouteille la cabaretière Naudin et de de l'étrangler, mais ses cris attirent le concierge qui le poursuit et le mène tout droit entre les mains d'un agent de police, boulevard des Invalides. Guillotiné le 15 septembre 1852
14 août 1852 Melun Achille-Prosper Pichot 35 ans, manouvrier. Tente d'assassiner le 08 mai 1852 à Jouy-le-Châtel Jean-Baptiste Vautrin qui venait de le surprendre en plein braconnage. François Delagneau, 48 ans, manouvrier, est condamné à huit ans de travaux forcés. Gracié le 22 septembre 1852.
20 août 1852 Rouen Louis-Joseph Kramer Tue à coups de barre de fer dans la nuit du 11 au 12 octobre 1851 les époux Dufaytel, fermiers aux Hayettes, hameau de Saint-Pierre-en-Val, ses patrons, pour leur voler 1.500 francs. Pierre-Étienne Désenclos, complice, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Eu le 18 octobre 1852
20 août 1852 Angoulême Pierre Delouesse Commis en écritures. Assassine de huit coups de couteau le 23 juin 1852 à Angoulême Louise Bourguignon, prostituée dont il était le client assidu, et dont il considérait qu'elle était à l'origine de sa ruine - il dépensait tout son argent à coucher avec elle. Avait déjà, environ dix ans plus tôt, tenté de poignarder Rosa Léger, une autre prostituée, et tué à coups de pied un hussard lors d'une rixe en 1843. Gracié
23 août 1852 Metz Joseph Marty Menuisier. Etrangle à mains nues, le 16 mai 1852 dans le bois de Gravelotte sa femme Marie Henry, épouse Marty, qui avait fini par le quitter en raison de sa violence. Crime commis sous les yeux d'un adolescent alors perché dans un arbre pour dénicher des oiseaux. Guillotiné à Ars-sur-Moselle le 16 octobre 1852
25 août 1852 Strasbourg Antoine Faerber et Ursule Bernard 21 ans, journalier, et 27 ans, tisseuse. Tuent à coups de houe dans la tête le 22 juin 1852 sur la route de Châtenois à Thanville Jean-Baptiste Vernier, voiturier, quinquagénaire, pour lui voler 43 francs 80. Leur complice, Martin Muhla, tisserand, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Ursule est graciée, Faerber guillotiné à Selestat le 15 octobre 1852.
28 août 1852 Lyon Émile Benizet Garçon de magasin. Incendie les entrepôts de MM.Gambès, Chambeyron et cie, rue Saint-Côme à Lyon, pour cacher le vol dont il s'était rendu coupable. Gracié
07 septembre 1852 Rodez Jean-Antoine Ratié 35 ans, soldat au 2e régiment d'artillerie. Le 23 octobre 1849, aux environs de Bourges, assassine sa maîtresse, Rose Durand, veuve Pégorié, 50 ans, aubergiste, qui avait eu le tort de faire de lui son héritier, et jette le corps dans un canal où il ne sera jamais retrouvé. Assassina à Lafabrègue le 18 octobre 1850 une autre de ses maîtresses, Barbe André, qu'il tua d'un coup de bâton dans la tête avant de l'enterrer à quelque distance de sa maison et de faire main basse sur ses quelques biens. La seconde victime sera exhumée le 02 février 1852. Guillotiné le 15 novembre 1852
09 septembre 1852 Lons-le-Saunier Jean-Étienne Dougny Pyromane, auteur de plusieurs incendies volontaires à Ournans, dont un au cours duquel trois personnes meurent : un vieil homme de 82 ans, une femme de 30 ans et un enfant de 10 ans. Guillotiné à Ournans le 03 novembre 1852
01 novembre 1852 Moulins Jean Legland PARRICIDE. Assassine à coups de pieu son père le 07 décembre 1851 au hameau de Lariot, commune de Cesset, parce que le vieil homme s'était remarié, mettant en péril l'héritage filial. Guillotiné le 26 février 1853. Accusée de complicité, sa veuve, Madeleine Blanchet, est condamnée à perpétuité le 22 juillet 1853.
05 novembre 1852 Mont-de-Marsan Isabelle-Hiriarth-Duruthy, épouse Scheffer Chargée par Mme Wolf, mère célibataire de quatre enfants, de placer sa fille Berthe Wolf, 2 ans, handicapée physique et mentale, à l'hospice de Dax, préfère noyer l'enfant dans un canal à Saint-Esprit le 22 mai 1852.
05 novembre 1852 Besançon Jean-Baptiste Jeantet Cultivateur à Villars-Saint-Georges. Homicide volontaire. Tente de se pendre en prison fin juillet 1852. Pourvoi rejeté le 04 décembre 1852. Gracié.
10 novembre 1852 Blois Françoise Baillou, épouse Bisson Pour se venger de ses voisins, met le feu le 13 septembre 1852 à leur maison à Saint-Aignan. Pourvoi rejeté le 09 décembre 1852. Graciée.
12 novembre 1852 Douai Elisa Warocquier 30 ans, domestique, pyromane. En 1843, domestique chez les Boquillon, aubergistes à Herlies, elle met le feu à trois hangars. En mars 1852, à Santes, elle met le feu à l'épicerie de sa voisine, Mme Wattrelos. Met le feu le 29 avril 1852 à la maison des Glorian, fermiers marchands de lait. Dans les deux cas, les commerçants avaient refusé de faire plus de crédit à Elisa, qui avait promis de se venger. Graciée
13 novembre 1852 Melun Narcisse Durand 24 ans, berger. Le 12 septembre 1852, à Romainvilliers, viole Victorine Mélina Héros, bergère de 10 ans, en l'égorgeant de plusieurs coups de couteau parce qu'elle se débat. Guillotiné le 23 décembre 1852
14 novembre 1852 Draguignan Marius-Désiré "Le Pacifique" Mourre et Marius-Blaise Jacquon 32 ans et 23 ans, cultivateurs. Révoltés de Cuers le 05 décembre 1851. Joseph Laugier est condamné à vingt ans de travaux forcés, Marius-Sidoine Bourges à quinze ans de bagne, Paul-Jean Mourre, Jean-Louis Rampin et Jacques-Louis Teisseire à cinq ans de prison. Exécution prévue à Cuers. Pourvoi rejeté le 23 décembre 1852. Graciés.
17 novembre 1852 Nancy Jean-Louis Bergé A Boulgatroff, le 08 juin 1852, étrangle à mains nues le bébé de sa belle-soeur, Françoise Somme, 39 ans ; la malheureuse, atteinte de nanisme et de débilité profonde, avait selon toute vraisemblance été violée par Bergé. Déjà suspecté d'avoir, quelques années plus tôt, tué l'une de ses tantes, également déficiente mentale. Marguerite Somme, épouse Bergé, complice, est condamnée à douze ans de travaux forcés. Gracié
20 novembre 1852 Colmar Antoine Brandenburger 30 ans, domestique. Assassine le 06 septembre 1852 son patron, M. Hassenforder, meunier à Réguisheim, pour le voler, et le jette dans le canal du moulin, avant de dérober une somme ridicule. Guillotiné le 10 janvier 1853
07 décembre 1852 Coutances Jean-Guillaume Lorin 51 ans, cultivateur au Luot. Marié en 1841 à Madeleine Jennequin, rentière assez riche de vingt ans son aînée. Madeleine devenant sourde, aveugle et paralysée, il trouve qu'elle met trop de temps à mourir : il l'affame, la livre à des abeilles furieuses, avant de l'empoisonner au vitriol bleu, ce dont elle meurt le 08 septembre 1852. Guillotiné le 26 février 1853
08 décembre 1852 Coutances Noël Auvray 43 ans, cultivateur à Cusson. Homme d'une extrême brutalité, maltraitait sa belle-famille chez laquelle il résidait depuis 1847, suite à des revers de fortune. Le 05 octobre 1852, après les avoir battus comme plâtre à coups de poing, brise à coups de hache les meubles puis massacre M.Thomas, son beau-père, avec la même arme. Guillotiné le 26 février 1853
10 décembre 1852 Beauvais François "Benoist" Rondeau Braconnier, déjà condamné à sept reprises. Le 17 septembre 1851, à Gerberoy, abat d'un coup de fusil en plein visage le brigadier de gendarmerie Guillace qui venait l'arrêter suite à un vol de blé commis deux semaines auparavant, et tente de faire subir le même sort au gendarme Dagneaux. Pourvoi rejeté le 09 janvier 1853. Gracié.
16 décembre 1852 Lons-le-Saunier Dominique Renaud Tentative d'assassinat Pourvoi rejeté le 13 janvier 1853. Gracié.
1853 Dijon Gracié
19 février 1853 Laon Louis Narcisse Lucta et Julienne-Mathurine Rouillon, épouse Lucta PARRICIDES, 34 ans, cultivateur et 41 ans, ménagère. Assassinèrent à coups de serpe le 16 mars 1852 à Ployart M.Rouillion père, 78 ans, pour ne pas avoir à lui verser la rente viagère qu'il exigeait, puis lui enfoncèrent la tête dans le foyer pour faire croire à un accident. Julienne est graciée, Lucta guillotiné le 29 avril 1853
01 mars 1853 Colmar Jean-Baptiste Sauter et Augustin Sauter Tentative de meurtre et vol qualifié Graciés
01 mars 1853 Saintes Jean Singler 28 ans, marin au 2e régiment d'infanterie navale. Devenu l'amant de Louise Larix, domestique du cabaretier Béteau, à Rochefort, tente de la tuer à coups de couteau le 02 novembre 1852, mais l'aubergiste Béteau s'interposant est mortellement blessé d'un coup de couteau en pleine poitrine. Condamné à dix ans de travaux forcés le 06 décembre 1852 par le Conseil de guerre. Syphilitique, incarcéré pour soins à l'hôpital maritime de Rochefort, s'en évade de le 25 décembre 1852 et, retrouvant Louise Larix, la tue de cinq coups de poignard. Arrêt cassé le 01 avril 1853. Condamné aux travaux forcés à perpétuité à Poitiers le 28 mai 1853.
02 mars 1853 Toulouse Jean "Candeilh" Boyal 25 ans, cultivateur. Tua à coups de hache le 1er novembre 1852 Marie-Anne Fauré, veuve Auriol, agricultrice sexagénaire au hameau de Trotoco, commune de Bonrepos pour lui voler 170 francs. Guillotiné le 30 avril 1853
03 mars 1853 Caen Clovis-Désiré "Travers" Marie et Marie-Françoise Élisabeth Tribouillard, veuve Guillot 34 ans, peintre en bâtiment et 41 ans, cultivatrice, amants diaboliques. Tuent à coups de houe dans la tête Arsène Guillot, mari de Marie-Françoise, le 18 décembre 1852 à Vendes. Leur voisine et complice, Marie-Victoire Hellouin, veuve Duvivier, 52 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés le 07 juin 1853.
04 mars 1853 Lyon Pierre Ginot et Louis Fayot 32 ans, serrurier, et 26 ans, tisserand. Ginot, assassin et bandit multirécidiviste, condamné à perpétuité par les assises de l'Isère, et Fayot, lui également condamné à perpétuité en attente d'un second procès pour assassinat, sont détenus et compagnons de dortoir à la maison d'arrêt de Lyon. Tentent, en compagnie de quatre autres complices, le 22 janvier 1853 de s'évader, en étranglant le gardien Mayet. Dénoncés par deux autres co-détenus, ils échouent, et leur victime survit. André Grimaud, 48 ans, portefaix et Pierre Lemaire, 32 ans, charcutier, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité ; Hippolyte Gauthier, 26 ans, ouvrier ferblantier, à 20 ans de bagne à compter de la fin de sa première peine ; Jacques Poncet, 31 ans, peintre en bâtiment, est acquitté. Guillotinés le 07 mai 1853
14 mars 1853 Châlon-sur-Saône Jean-Marie Tarriot 44 ans, tailleur de pierres, vagabond condamné treize fois, dont une à dix ans de travaux forcés. Ayant croisé la route d'Henri Demary, un fugueur de 10 ans, à Saint-Sorlin, en août 1850, il le viole, l'éventre et le dépèce. Le corps est retrouvé le 1er septembre suivant. En 1852, incarcéré à Montluçon pour vagabondage, Tarriot, décidé à en finir avec la vie, avoue le crime. Guillotiné le 15 avril 1853.
15 mars 1853 Auxerre François-Napoléon Gautherin 46 ans, fermier aux Millinés. A la mort de son père, s'installe dans la maison de famille, bat régulièrement sa mère octogénaire et étrangle le 07 juillet 1852 sa domestique et maîtresse, Mlle Chardon, surnommée "La Carabine", et enterre son corps dans sa grange. Guillotiné le 27 avril 1853
23 mars 1853 Rennes Pauline Chauvelière, veuve Tardif 30 ans, cabaretière à Noyal. Empoisonne avec de la "mort-aux-mouches" à base d'arsenic, le 31 octobre 1852 à Noyal-sur-Vilaine la fille de son mari, Marie-Rose Tardif, 2 ans, puis fait subir le même sort à son mari, Jean-Marie Tardif, débitant de boissons, le 02 décembre 1852, en le soignant avec des lavements de vitriol. Guillotinée le 06 juin 1853.
15 avril 1853 Chaumont Emile Letoré 23 ans, domestique agricole. Recherché pour vol, sous une fausse identité, il abat le 10 février 1853 à Maranville M. Mouchotte-Morel, marchand de vins, pour le voler. Guillotiné le 19 mai 1853
03 mai 1853 Guéret Sylvain-Joseph Daguet PARRICIDE, 31 ans, maçon. Travailleur, mais susceptible et radin, raignant d'être lesé dans l'héritage parental à cause du mariage imminent de sa soeur Marie, tue en février 1853 au hameau du Petit Couret, commune de Naillat, sa belle-mère, Mme Daguet, puis abat son père et sa soeur à coups de fusil avant de leur broyer le crâne avec le talon de la hache. Guillotiné le 21 juin 1853
07 mai 1853 Reims Georges "Joseph" Meyer 25 ans, domestique, Luxembourgeois. Dans la nuit du 18 au 19 mai 1852, aux Grandes-Loges, s'introduit chez Marguerite Pammerot, veuve Lefèvre, 34 ans, et la tue de onze coups de couteau pour la voler. Guillotiné aux Grandes-Loges le 02 juillet 1853
18 mai 1853 Laon Clovis Célestin Potin et Marie-Adélaïde Vidalaire, veuve Potin PARRICIDE, 23 ans, marchand de fer et de charbon, et 60 ans, ménagère, fils et mère. Clovis abat d'un coup de fusil son père Célestin Potin, 58 ans, à Etréaupont le 11 novembre 1852, avec l'aide de sa mère : tous deux détestaient le père et rêvaient de son héritage. La veuve Potin est graciée, Clovis guillotiné le 27 juillet 1853
11 juin 1853 Beauvais Pierre-Alexandre Godet PARRICIDE. Tue de 71 coups de couteau à la tête, au cou, à la poitrine et au bras gauche son père M. Godet, 52 ans, le 02 mai 1853 à Valescourt. Son frère Auguste Godet est gracié. Guillotiné à Saint-Just-en-Chaussée le 18 juillet 1853
24 juin 1853 Saint-Flour Louis Grégoire Dans la nuit du 01 au 02 juin 1852 à Pradiers, assassine à coups de hache et de couteau de boucher Marie-Dominique Amadieu, maire de la commune, avec l'intention de le voler, et décapite à la hache la servante de sa première victime pour l'empêcher de s'enfuir et de le dénoncer. Guillotiné à Allanche le 05 août 1853
27 juin 1853 Strasbourg Paul Müller 34 ans, journalier. Le 23 mars 1853, à Ottrott-le-Bas, massacre avec une grosse pierre Marie-Anne Scherer, veuve Berger, une mendiante, et ses enfants Madeleine, 6 ans et Nicolas, 2 ans, avant de les achever avec une corde pour faire passer la mort pour un suicide, puis dérobe de la nourriture et des vêtements. Guillotiné le 13 août 1853
23 juillet 1853 Valence Pierre "Cadet" Monet 44 ans, maçon, ancien conseiller municipal d'Uzès (Gard). Le 30 septembre 1852 à Uzès, abat de six balles le vicomte Jean-Antoine-Tancrède de Dampmartin, 65 ans, maire d'Uzès et conseiller général du Gard, jaloux d'avoir évincé des listes municipales. Affaire jugée par les assises de la Drôme suite à une décision de la Cour de cassation le 08 avril 1853. Guillotiné le 19 septembre 1853
10 août 1853 Vesoul Xavier Dauphin Manouvrier à Baulay. Incendie d'une maison habitée. Pourvoi rejeté le 23 septembre 1853. Gracié.
13 août 1853 Lyon André Virling et François "Coco" Duret 37 ans, colporteur et 26 ans, perruquier. Après avoir endormi son compagnon, M. Bonneru, avec du vin mêlé d'un somnifère, étranglent Mme Ayé, 68 ans, épicière, le 16 février 1853 à Villeurbanne, pour voler 65 francs. Madeleine Garos, 23 ans, marchande ambulante, est condamnée à douze ans de travaux forcés. Duret est gracié, Virling est guillotiné le 13 octobre 1853. Duret, le 10 juin 1854, est condamné à nouveau aux travaux forcés à perpétuité par les assises de l'Aube pour un agression à main armée commise avec Virling le 20 février 1853 près de Germigny.
26 août 1853 Montpellier Jacques Astruc 49 ans. Le 27 février 1853, à Saint-Just, dans l'établissement des soeurs de la Sainte-Famille, viole Marie Pascal, en religion soeur Gertrude, tente de l'étrangler avec une corde et dérobe 78 francs. Gracié
03 septembre 1853 Épinal Marie-Catherine Balland, veuve Demangeon 54 ans, cultivatrice. Assassine de six coups de hache dans la nuit du 28 au 29 juin 1853 au Hagis-des-Belles, commune de La Chapelle, son époux Nicolas Demangeon, 60 ans, cultivateur. Son fils et complice, Maurice Demangeon, 20 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Mobile : Maurice devait partir faire son service, chose qui pouvait être évitée contre un important pot-de-vin. Le père Demangeon, bien qu'avare, était résolu à payer la somme, mais son épouse, plus rapace encore, préféra opter pour une solution plus radicale : les enfants de veuve sont exemptés ! Guillotinée à Corcieux le 03 novembre 1853
05 septembre 1853 Saint-Omer Noël-Alexandre Vitel Chasse-mulet. Auteur d'un incendie volontaire le 07 février 1853 et de quatre autres le 15 avril 1853 à Frémicourt. Exécution prévue à Bapaume. Gracié.
14 octobre 1853 Quimper Tanguy Le Brun Mendiant à Plouénan, déjà condamné deux fois, dont une par les assises du Finistère à quatre ans de prison pour faux. Le 23 juin 1853, dans la nuit, vole la jument d'Yves Guézennec à Plouénan, et le soir-venu, tente de mettre le feu à l'auberge de Jacques Rannou, à Saint-Yvi, parce que ce dernier avait refusé de lui faire crédit. Pourvoi rejeté le 18 octobre 1853. Gracié.
24 octobre 1853 Valence Jean Brotier 57 ans, meunier. Tue, le 11 septembre 1853 à Clérieux, Didier Reynier, 75 ans, colporteur, son locataire, pour le voler. Guillotiné le 19 décembre 1853
03 novembre 1853 Besançon Charles-Augustin "La Grêle" Duboz Incendie à Domprel Pourvoi rejeté le 02 décembre 1853. Gracié.
novembre 1853 Laon Louis-Timothée Borgne 34 ans, marchand de chiffons. Incendie volontaire d'une maison à Saint-Paul-aux-Bois. Gracié
21 novembre 1853 Melun Pie-Nicolas Bony 22 ans, arpenteur. Faussaire identifié par le banquier Moreau : contraint à rembourser l'argent qu'il n'a pas, il le tue à coups de hachette et de ciseau à bois le 14 octobre 1853 à Provins ainsi que son épouse. Dérobe environ 2850 francs et séquestre la domestique, Claudette Breunay, laquelle profite de son sommeil pour défaire ses liens et aller chercher les gendarmes. Guillotiné à Provins le 22 décembre 1853
29 novembre 1853 Poitiers Jean-André Lacroix PARRICIDE, Tisserand. Le 13 octobre 1853, à Beaumont, abat à coups de fusil son frère Vincent et sa mère, dont il pensait qu'elle préférait son frère à lui. Guillotiné le 19 janvier 1854
29 novembre 1853 Montpellier Auguste Jacques César Valat 50 ans, pêcheur. Le 04 décembre 1851, abat d'un coup de pistolet le père Cavalié, curé de Poilhes, parce que Sophie Valat, la soeur de César, avait fait du prêtre son légataire au détriment de son frère. Se réfugie dans son Espagne natale pour échapper aux recherches. Guillotiné à Capestang le 13 janvier 1854
07 décembre 1853 Chartres Désiré-Frédéric Dejames 28 ans, jardinier. Condamné à sept ans de bagne en 1844 par les assises de la Seine pour vol, multiples séjours en maison d'arrêt, libéré de la prison de Rouen le 02 août 1853. Le 05 août, à Dreux, tente d'étouffer et d'étrangler Mme Julien, cafetière, pour voler 380 francs. Avait commis, sur les deux jours séparant sa libération de son crime de sang, commis quatre cambriolages sur la route qui devait le conduire à Montargis. Son complice Aubert Vivien, 20 ans, fils d'un forçat condamné à vie, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné le 27 janvier 1854
14 décembre 1853 Nantes Jules-François Verger 38 ans, frotteur. Blesse de plusieurs coups de couteau dans la tête son épouse Jeanne Rivet, puis égorge leurs deux enfants, Jeanne, 3 ans, et Alexandre, 10 mois, le 9 septembre 1853, 5 rue des Gorges à Nantes, avant de tenter de mettre fin à ses jours en s'ouvrant lui-même la gorge. Agit ainsi pour se venger de son épouse née d'une famille riche quand lui était couvert de dettes. Guillotiné le 01 février 1854
15 décembre 1853 Troyes Marie-Rosalie Besançon, épouse Fretté Tua le 20 août 1853 aux Croûtes sa mère Marie Besançon à coups de sabot avant de la jeter dans la mare. Depuis son mariage avec Jean-Baptiste Fretté, Marie-Rosalie et sa mère étaient brimées et battues par l'homme, ivrogne violent, qui obligeait la vieille dame à aller mendier de quoi se nourrir sur les routes : Rosalie voulait juste épargner à sa mère ces supplices, mais également obéir à son mari qui entendait s'en débarrasser ! Pour coups et blessures sur son épouse et sur son propre père, Frétté fut condamné à .... huit ans de prison ! Guillotinée le 03 février 1854
22 décembre 1853 Nantes Eugène Boquet 23 ans, domestique, déjà condamné pour vols deux fois et évadé de la prison de la Meilleraye. Assassine à coups de faux le 11 novembre 1853 à Maisdon Louis Guillet, marchand de bestiaux, pour lui voler sa ceinture contenant 150 francs au moins. Guillotiné le 01 mars 1854
14 janvier 1854 Quimper Félix-Toussaint Decouvrant Menuisier. Libéré après six ans de prison, son comportement d'ivrogne violent lui vaut les reproches du maire et du garde-champêtre Victor Chatton. Le 31 juillet 1853, tenta de tuer Chatton de trois coups de hache à la tête, et blesse de la même manière un voisin, René Pasquit, qui venait au secours du garde. Exécution prévue à Brest. Gracié.
14 janvier 1854 Amiens Abraham-Isaac Duboille 41 ans, tisseur, déjà condamné cinq fois, forçat libéré. Surpris en plein cambriolage, dans la nuit du 21 au 22 novembre 1853 à Longvillers, frappe d'une vingtaine de coups de couteau les époux Bellavoine, épiciers, propriétaires des lieux, les blessant gravement. Guillotiné le 03 mars 1854
16 janvier 1854 Chaumont Étienne-Jean Garnier 44 ans, cultivateur. Entre décembre 1842 et septembre 1853, se rend coupable de sept incendies criminels dans son village de Corlée, tous commis envers des propriétaires contre lesquels il avait des griefs. Seul l'incendie de la ferme Bricard, le 23 octobre 1848, et de la ferme Minguet, le 20 septembre 1853, furent maintenues à charge. Gracié
18 janvier 1854 Quimper Henri Colin 24 ans, domestique agricole. Etrangle le 26 septembre 1853 à Plovézet son beau-père, Jacques Bourdon, fermier, qui avait fait de lui son héritier. Déçu par le comportement tyrannique et violent de son gendre, Bourdon voulait user d'un alinéa du contrat, stipulant qu'en cas de mésentente, Colin devait remettre à son beau-père l'usage exclusif d'une maison dépendant de la ferme ainsi qu'une partie de la récolte céréalière des terrains à compter du 29 septembre ! Guillotiné le 15 mars 1854
22 janvier 1854 Auch Antoine Cézan 31 ans, agent de remplacement militaire, condamné à plusieurs reprises, pour vols et viols. Agressa à coups de couteau le 12 novembre 1853 les époux Catherine et Joseph Darras pour les voler au lieu-dit Nontries, commune de Fourcès, pour leur voler 150 francs. Catherine, touchée de deux coups dans la poitrine, meurt presque sur le coup, Joseph, frappé à cinq reprises, survit et dénonce son assaillant. Guillotiné à Montréal le 14 mars 1854
06 février 1854 Melun Auguste-François Loureau 26 ans, manouvrier. Au hameau de Marlotte, commune de Bourron, assassine une rentière pour la voler en octobre 1853. Gracié le 15 mars 1854.
13 février 1854 Riom Claude Fourneyron, Pierre Fioux-Courty, Étienne Dauzon et Barthélémy "Miette" Tixier 49 ans, 29 ans, 48 ans et 44 ans, cultivateurs, membres d'une bande révolutionnaire, auteurs de quinze incendies volontaires aux Martres-de-Veyre entre le 11 janvier 1852 et le 26 juin 1853, tous commis sur des maisons de riches propriétaires. Aucune victime, mais de justesse : le 8 août 1852, le fils d'Hugues Soleil, âgé de 4 mois, est sauvé alors que sa chambre est en feu. L'incendie du 9 janvier 1853, commis dans la ferme Parades, avait manqué causer la mort de la propriétaire et de son fils. Douze inculpés : un acquitté, quatre condamnations à vingt ans de travaux forcés, deux condamnations aux travaux forcés à perpétuité. Les trois derniers sont graciés, Fourneyron guillotiné aux Martres-de-Veyre le 26 avril 1854
15 février 1854 Caen Louis-Henri Coeuret 32 ans, journalier. Égorge de dix coups de rasoir, le 10 novembre 1853 à Lisieux, son épouse Aimée Bernouy, 25 ans, domestique. Voulait cambrioler la maison des patrons de sa femme, les Guirard-Desjardins, et Aimée avait cherché à l'en empêcher. Guillotiné le 05 avril 1854
22 février 1854 Rennes Joseph Yvon 25 ans, marin. Assassine à coups de moulinet de charrette le 21 janvier 1854 son voisin Julien Plaignon, 62 ans, blatier, à Miniac-Morvan, pour lui voler 150 francs afin de rembourser ses dettes. Gracié
22 février 1854 Nevers Jean-Charles "Boussole" Martineau Agresse, bat et étrangle le 06 décembre 1853 à Amazy sa belle-mère, la veuve Petit, 76 ans, qui meurt de ses blessures le 15 décembre suivant. Pourvoi rejeté le 17 mars 1854. Gracié.
23 février 1854 Nevers François "Louvat" Aubry 60 ans, mendiant cul-de-jatte. Incendie la grange des époux Cointe, à Asnan le 18 novembre 1853, pour venger sa maîtresse, Mme Zambouez, qui venait d'être verbalisée pour vol de linge chez les Cointe. Le sinistre se propage tant qu'il réduit en cendre un hameau entier. Mme Zambouez, qui avait assisté au crime, se suicide à l'hospice de Clamecy en laissant une lettre pour dénoncer son amant. Pourvoi rejeté le 17 mars 1854. Gracié.
03 mars 1854 Saint-Omer Marie-Joséphine Gruez 34 ans, repasseuse. Accouche le 24 novembre 1853 à Saint-Omer d'un enfant qu'elle étouffe et cache dans des toilettes. Avait également noyé son premier enfant en 1852 dans la rivière du Nostrom. Pourvoi rejeté le 30 mars 1854. Graciée.
05 mars 1854 Vesoul Célestin Claude-François "Chapourey" Grandgérard 35 ans, cultivateur à La Bruyère. Assassinat. Pourvoi rejeté le 30 mars 1854. Gracié.
11 mars 1854 Chartres Pierre Auffray 54 ans. Assassine le 28 juillet 1853 à Champrond-en-Gâtines Jean-Louis Chouet, maquignon, à coups de couteau et de bâton, pour lui voler 300 francs. Guillotiné le 26 avril 1854
22 mars 1854 Rouen Jean-Elie Meurdra 31 ans. Tue le 12 décembre 1853 à Sainte-Adresse M.Houllemare, garde particulier, qui l'avait arrêté en plein braconnage sur les terres de son maître, M.Acher. Guillotiné le 03 mai 1854
22 mars 1854 Digne Joseph-Pierre Chaix 37 ans, cultivateur à Aiguines. Dans la nuit du 02 au 03 juillet 1853, sur la route entre Aiguines et La Palud, tue à coups de gourdin et de couteau son frère de lait, Antoine Tassy, pour ne pas avoir à lui rembourser une somme de 200 francs qu'il lui devait depuis des années, et lui vole au moins 400 francs, et jette le corps dans le Verdon du haut d'un précipice de 60 mètres. Gracié
25 mars 1854 Montbrison Jean "Brun" Minder 22 ans, marchand. Tue à coups de couteau le 26 mai 1853 près de Saint-Symphorien les gendarmes Faure et Duchassain qui étaient venus l'arrêter pour un vol. Exécution prévue à Saint-Symphonien. Arrêt cassé le 20 avril 1854
25 mars 1854 Saint-Flour Jean Roussilhe 26 ans, berger. Abat d'un coup de fusil en pleine tête, le 07 novembre 1853 à la ferme Chalvet, commune de Donnenuit, Catherine Bafoil, veuve Durant, la belle-mère du fermier, pour voler 560 francs et des bijoux. Il avait été licencié la veille de la ferme pour sa violence. Guillotiné le 04 mai 1854
05 avril 1854 Bourg-en-Bresse Jean Lécuyer et Pierrette Bouffard, épouse Lécuyer 50 ans et 41 ans, cultivateurs. Incendient à Échenevex, au hameau de Naz-Dessus, leur propre maison dans la nuit du 04 au 05 mars 1854. Pourvoi rejeté le 06 mai 1854. Graciés.
06 mai 1854 Saint-Brieuc Marc Buglet 52 ans, laboureur. Tua à coups de hache le 21 août 1853 sa femme Perrine Bougault, 52 ans, et sa fille, Anne-Marie Buglet, 12 ans, à Trémeur. Veuf 16 ans plus tôt, la rumeur laissait entendre que c'est à force de maltraitances que sa première épouse était décédée. Guillotiné à Broons le 29 juin 1854
10 mai 1854 Blois Pierre Oury et Marie Burette 63 ans, cultivateur à Crucheray (Loir-et-Cher) et 25 ans, domestique. Oury, devenu l'amant de sa domestique, Marie Burette, fille-mère, celle-ci tombe enceinte de lui à quatre reprises. Les deux premières fois, forcée par son amant contre une somme de 20 francs, la jeune fille abandonne les enfants à l'hospice de Blois quelques jours après leur naissance. En 1853, il oblige la jeune femme à donner le troisième nouveau-né vivant aux porcs. Elle étouffe le quatrième avec une chemise, et jette le petit corps dans le Loir. Arrêt cassé le 08 juin 1854
20 mai 1854 Rennes - Conseil de guerre Charles-Auguste Potté 25 ans, sergent-major au 37e régiment d'infanterie de ligne. Assassine d'un coup de couteau en plein coeur le 18 mars 1854 sa maîtresse, Marie-Julienne Floch, épouse Jallu, 27 ans, parce qu'elle le trompait avec un autre amant. Arrêt cassé, condamné aux travaux forcés à perpétuité le 24 août 1854 par le conseil de guerre de Brest
22 mai 1854 Dijon Thérèse Roy, épouse Chapuis 61 ans, sage-femme. Le 12 avril 1854, à Saint-Sauveur, afin de toucher les assurances, met le feu à huit maisons, dont la sienne, pour une perte se chiffrant à 20.000 francs. Accusée - sans preuves - d'avoir le 05 juillet 1842 déjà commis un incendie, plus terrible encore, ayant détruit pour 80.000 francs de biens. Graciée
29 mai 1854 Metz Adam Harmand 31 ans. Étrangle Anne Simon, veuve Béringue, 80 ans, grand-mère de la jeune fille qu'il courtisait, le 28 janvier 1854 à Hayange, pour lui voler 60 francs. Pourvoi rejeté le 16 juin 1854. Gracié.
02 juin 1854 Carcassonne Pierre "Tirotolo" Baylet 45 ans. Ancien domestique du général de Bréa, assassine à coups de bâton le 25 février 1854 à Labécède Jacques Azam, régisseur du domaine d'En Gay, pour lui voler 7.000 francs, du pain et du fromage. Guillotiné à Castelnaudary le 28 juillet 1854
03 juin 1854 Montpellier Pierre Villebrun 35 ans, boulanger. Le 11 avril 1854 à Sète, tue à coups de marteau et de couteau son ami Jean "Carcassonne" Bord, portefaix, pour voler 204 francs, cautérise les plaies au fer rouge puis tente d'aller jeter le corps dans la Méditerranée, mais surpris en pleine rue, abandonne le cadavre. Guillotiné le 19 juillet 1854
07 juin 1854 Colmar Joseph Krafft 49 ans, maçon, ancien apothicaire. Empoisonna le 23 décembre 1853 à Didenheim sa femme Thérèse Baum, 45 ans, couturière, à l'arsenic. Gracié.
08 juin 1854 Limoges Léonard Castel-Dugenest PARRICIDE. Assassine à coups de pieu le 02 avril 1854 au Teillet, commune de Marval, son père, pour le voler. Guillotiné le 11 juillet 1854
14 juin 1854 Privas Jean-Pierre "Blachon" Blachier 26 ans, déjà condamné pour coups et blessures. Le 28 décembre 1853, au lieu-dit Albon, commune de Marcols, étrangle et assomme à coups de pierres son voisin Ladreyt Serre, 60 ans, colporteur, pour lui voler 200 francs. Guillotiné le 07 août 1854
15 juin 1854 Épinal Jean-François Lanciaux 19 ans, équarisseur. Assassine le 31 janvier 1854 à Châtel-sur-Moselle Joseph Clément, manoeuvre, à coups de serpe de bûcheron, avant de lui voler un fagot de bois : crime motivé par une vengeance idiote, car Clément aurait, quelques jours plus tôt, volé un fagot à Lanciaux. Pourvoi rejeté le 07 juillet 1854. Gracié.
17 juin 1854 Strasbourg Véronique Frantz 29 ans, domestique à Nothalten. Entre 1852 et 1854, empoisonne à l'arsenic les cinq membres de la famille de ses employeurs, dont trois décèdent : Marie-Anne Kobleth, épouse Ruhlmann, 74 ans, le 01 décembre 1852, Marie-Elisabeth Ruhlmann, épouse Guntz, 45 ans, le 06 juillet 1853, et George Guntz, 43 ans, vigneron, le 27 janvier 1854. Devenue la maîtresse de Guntz, rêvait d'occuper la place de maîtresse de maison, mais à son veuvage, ce dernier décida de choisir une autre femme comme seconde épouse. Guillotinée à Barr le 03 août 1854
24 juin 1854 Bordeaux Étienne Dubourdieu PARRICIDE, 26 ans. Assassina d'un coup de marteau dans la tête le 07 février 1854 à Léogeats sa mère, Marie Ferrand, épouse Dubourdieu, cultivatrice, parce qu'elle s'opposait à ses prohets matrimoniaux. Guillotiné le 07 août 1854
10 juillet 1854 Orléans Pierre Oury 63 ans, cultivateur à Crucheray (Loir-et-Cher). Oury, devenu l'amant de sa domestique, Marie Burette, 25 ans, fille-mère, celle-ci tombe enceinte de lui à quatre reprises. Les deux premières fois, forcée par son amant contre une somme de 20 francs, la jeune fille abandonne les enfants à l'hospice de Blois quelques jours après leur naissance. En 1853, il oblige la jeune femme à donner le troisième nouveau-né vivant aux porcs. Elle étouffe le quatrième avec une chemise, et jette le petit corps dans le Loir. Jugés en première instance dans le Loir-et-Cher, tous deux condamnés à mort, arrêt cassé. Marie Burette est cette fois condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 01 septembre 1854
11 juillet 1854 Amiens Isidore "Lamollet" Graux 37 ans, tourbier. Tentative d'assassinat et vol sur la grande route entre Amiens et Abbeville. Pourvoi rejeté le 10 août 1854. Gracié.
13 juillet 1854 Orléans Jean-Baptiste "Pierre Bergevin" Bonnet Domestique, voleur plusieurs fois condamné. Assassine à coups de serpe, fin décembre 1847 à Faverelles, Pierre Vignaux, colporteur de livres, pour voler ses affaires, et dissimule le corps dépecé, mutilé et ligoté au fond des eaux de la Cheuille avec une pierre pour le lester. Le corps est retrouvé le 8 mai 1847. La tête, elle, est repêchée dans une mare voisine en 1850. Guillotiné le 22 août 1854
15 juillet 1854 Toulon - Conseil de guerre Lacoste Fusilier. Assassine le 24 juin 1854 à Toulon le caporal Dengler d'un coup de fusil en pleine poitrine parce que ce dernier était trop strict en matière de réprimandes et punitions. Gracié
17 juillet 1854 Auch Joseph Pissembert et Marie Tokast, épouse Labat 30 ans, menuisier et 45 ans, ménagère, épouse d'un commissaire de police. Empoisonnent le 30 novembre 1853 Marie-Ursule Launet, épouse Pissembert, à l'aide de vernis de menuiserie riches en plomb. Mobile : épouser sa jeune et jolie voisine, Joséphine Labat, 18 ans, fille de Marie. Marie est graciée, Joseph exécuté à Condom le 14 septembre 1854.
25 juillet 1854 Bourges Édouard-Alphonse Barthélémy 57 ans, ouvrier peintre au chômage, déjà condamné deux fois pour vagabondage à Paris, libéré de prison le 04 avril 1855 et envoyé dans le Cher. Assassine à coups de marteau le 18 avril 1854 à Bourges Jean-Valéry Dubuisson, 81 ans, ancien sellier, pour lui voler une dizaine de francs. Gracié le 06 septembre 1854.
06 août 1854 Nancy Jean-Christophe Marchal 52 ans, garde forestier. Sa maîtresse Marie-Anne Aubert l'ayant quitté pendant son service militaire, il se marie avec Anne Fournier en 1826. Le 6 juin 1838, il empoisonne Jean Vincent, le mari de Marie-Anne, et récidive le 02 septembre sur sa propre épouse. Courant 1839, Marchal épouse Marie-Anne Aubert, mais celle-ci ayant vieilli, il s'en dégoûte rapidement et commence une relation avec la jeune Marguerite-Fiorentine Stoquer, épouse Geoffroy. Marie-Anne, qui faisait de nombreux reproches à son second mari à ce propos, est empoisonnée le 15 janvier 1853, puis agit de même sur le mari de Fiorentine, Eloi Geoffroy, qui meurt le 18 février 1853. Le 19 décembre, les amants se marient et les rumeurs criminelles se diffusent, et les preuves de l'intoxication par arsenic sont trouvées sur les deux dernières victimes. Fiorentine, 25 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Bacarrat le 06 octobre 1854.
08 août 1854 Lyon Jean "Brun" Minder 22 ans, marchand. Tue à coups de couteau le 26 mai 1853 près de Saint-Symphorien les gendarmes Faure et Duchassain qui étaient venus l'arrêter pour un vol. Condamné en première instance par les assises de la Loire, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 03 septembre 1854. Gracié. Dénonce son complice Joseph "Jean Micart" Colbrand, lequel est condamné aux travaux forcés à perpétuité à Montbrison le 23 mars 1855.
11 août 1854 Angers Jean Fardeau 40 ans, charretier. Abat de deux coups de fusil dans la nuque le maquignon Biémont, le 15 avril 1854 à deux kilomètres de Montreuil-Bellay, route de Thouars, pour lui voler 1.100 francs. Guillotiné à Montreuil-Bellay le 18 septembre 1854.
16 août 1854 Toulouse Jean Desprats En mai 1854 à Letz, commune de Saint-Béat, tue en le frappant contre un mur puis achève à coups de pierre, juste après sa naissance, le bébé né de ses relations incestueuses avec sa nièce par alliance Thérèse Ribaud, 19 ans. Thérèse est condamnée à douze ans de travaux forcés. Gracié
20 août 1854 Metz Georges Brodberger PARRICIDE, 21 ans, tisserand. Assassine à Schweix - commune de Guéblange-lès-Sarralbe - le 23 mai 1854 son père Jean, 46 ans, meunier, de douze coups de pierre sur la tête : ne voulait pas faire son service militaire, et savait que les fils aînés de veuves en étaient exemptés. Pourvoi rejeté le 16 septembre 1854. Guillotiné à Guéblange le 07 octobre 1854.
23 août 1854 Dijon Marie Gautherot, épouse Gagey 33 ans, tenancière de l'auberge de la Côte-d'Or à Vitteaux, empoisonneuse multirécidiviste. Le 8 avril 1845, tue avec de l'arsenic la tante de son mari, Claudine Bertrand, 75 ans, qui avait vendu au couple sa maison en viager. Récidive en octobre 1849 sur une autre tante de son mari, Reine Commard, dont son mari et ses soeurs sont héritiers. Tue le 20 mai 1851 sa fille Marie, 14 jours, et recommence le 5 mai 1852 son fils Augustin, 4 jours, en leur faisant avaler de l'arsenic. En septembre 1853, empoisonne l'un de ses clients, M.Dougerolles, pour le voler, ce qui mène à son arrestation. Guillotinée le 07 octobre 1854
27 août 1854 Poitiers Jean-Baptiste Bélouin 40 ans, ancien tambour de l'armée, voleur multirécidiviste. Frappe de 52 coups de couteau Marguerite Morisset, dite "Amanda", prostituée, 28 ans, pour la voler le 15 mai 1854 rue des Arènes à Poitiers.
28 août 1854 Poitiers Benjamin Forget 39 ans. Abat d'un coup de fusil en pleine poitrine son frère Louis, 29 ans, le 06 mai 1854 à Leigné-les-Bois. Opposé au mariage de sa soeur Jeanne qui, selon lui, lui ferait perdre sa place de futur héritier de la propriété familiale, paranoïaque ne pouvant être maîtrisé que par la force exceptionnelle de son frère cadet, il avait l'intention de tuer sa famille entière. Exécution prévue à Châtellerault. Gracié le 10 octobre 1854.
02 septembre 1854 Blois Jacques Boyer et François Rottier 47 et 51 ans, journaliers, repris de justice, anciens terrassiers au chemin de fer d'Orléans à Tours via Blois en 1844. S'introduisent le 5 juillet 1844 chez M. Grousteau, capitaine à la retraite, faubourg des Granges, à Blois, qu'ils blessent gravement à coups de sabre et de burins, avant de tuer ses trois domestiques, Anne Bourreau, 22 ans, Marie Daridan, épouse Barnabé, 21 ans, et Jean-Louis Coudriau, 35 ans, pour les voler. Grousteau dénonce les terrassiers : Rottier et son collègue Thomas Rétif sont arrêtés, mais faute de témoins - ceux-ci ont peur -, bénéficient d'un non-lieu. Neuf ans plus tard, une voisine, Mme Cousin, ancienne cantinière au chemin de fer, avoue avoir vu trois hommes de sa connaissance s'enfuir de chez Grousteau le 5 juillet 1844 : Rottier, Rétif et Boyer, lui-même un voisin des victimes. Rétif décédé à l'hôpital de Blois en 1849. La compagne de Boyer, ayant eu connaissance du crime et arrêtée pour complicité, se pend dans la prison de Blois le 19 juin 1854. Guillotinés le 23 octobre 1854
07 septembre 1854 Tours Jean-Marie Dubois 37 ans, ancien marin, repris de justice, libéré trois semaines plus tôt de Draguignan où il purgeait un reliquat de peine pour vol après cinq ans passés à Embrun. Sommé d'aller s'établir à St-Servan, en Bretagne, sous surveillance policière, profite de son passage en Touraine pour tuer à Barrou le 05 juin 1854 l'aubergiste Louis Laville à coups de pierre pour lui voler 1232 francs, dont il dissimule la majeure partie en l'enterrant dans un champ de blé. Guillotiné le 21 octobre 1854
07 septembre 1854 Nantes François Lalande PARRICIDE, 20 ans, laboureur. Assomme puis étrangle à mains nues le 12 juin 1854 à Herbignac sa mère qui s'opposait à son mariage. Guillotiné le 18 octobre 1854
08 septembre 1854 Coutances Jean-Jacques Pacarin 75 ans, mendiant. Le 08 juillet 1854, à Saint-André de Bohon, tue à coups de bâton M.Lemailler, cultivateur, pour lui voler un pot de beurre et des vêtements. Gracié. Meurt de maladie le 21 octobre 1854, la nuit suivant l'annonce de sa grâce.
23 octobre 1854 Saint-Brieuc Mathurin Le Meur et Guillaume Tanguy Assassinent le 20 avril 1854 Jean-Marie Guégan. Marie-Anne Le Meur, veuve Guégan, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité, Thomas Perron à vingt ans de bagne. Marie-Françoise Le Cam, épouse Le Meur, est acquittée. Arrêt cassé le 16 novembre 1854, renvoyés devant les assises d'Ille-et-Vilaine.
1854 Saint-Brieuc Gilette Cadiot Infanticide Pourvoi rejeté le 08 novembre 1854. Graciée.
25 octobre 1854 Paris Céline-Angélique Poussard, épouse Lequin Pénètre à l'aide de fausses clés dans l'appartement de sa voisine de palier, Mlle Vigouroux de Kermorvand, lingère, 4 rue du Levant à Vincennes le 18 juin 1854, dévalise les lieux, volant des chemises inachevées, un châle, des mouchoirs et des bibelots, et met le feu au lit pour cacher le larcin. Son mari, Lequin, est condamné à trois ans de prison. Pourvoi rejeté le 23 novembre 1854. Graciée.
31 octobre 1854 Perpignan Pierre "Thézan" Commes 45 ans, repris de justice, ayant passé 19 ans en centrale, revient dans son village de Formiguères au printemps 1854. Dans la nuit du 16 au 17 mai 1854, à Formiguères, assassine à coups de hache M. Mir, son beau-frère, son épouse et leurs trois enfants, pille la maison et met le feu à la ferme. Guillotiné le 29 décembre 1854
31 octobre 1854 Paris Jérémie-Victor Dombey 20 ans, ouvrier horloger. Tue à coups de gourdin l'horloger suisse Moïse-Isaac Wahl, 44 ans, le 11 septembre 1854, 17, rue du Petit-Pont à Paris, pour lui voler 92 montres. Il enveloppe le corps de robes, et le place dans une caisse qu'il conduit à la gare de Lyon pour l'abandonner. Guillotiné le 07 décembre 1854
06 novembre 1854 Chaumont Jean-Baptiste Roy 21 ans, domestique. Assassine à coups de marteau de maçon le 23 août 1854 à la ferme du Charmont, commune de Soncourt, Alexandre Breton, 17 ans, et Mathias Cardot, 45 ans, ses collègues domestiques qui l'avaient souvent vu chaparder des denrées et menaçaient de le dénoncer s'il ne mettait pas un terme à ses larcins. Gracié
13 novembre 1854 Chaumont Anne-Marie-Louise Brocard, veuve Gauthier Domestique, devenue cultivatrice par son mariage. Égorge à coups de rasoir le 24 juin 1854 à Poissons son époux Claude-Emile Gauthier, 24 ans, avec lequel elle était mariée depuis le 10 mai précédent. Mobile : regrettait avoir quitté son ancienne vie à Curel et trouvait son jeune mari trop autoritaire. Guillotinée le 20 décembre 1854
18 novembre 1854 Lyon Louis Varvarande et Joseph Monnet 27 et 28 ans. Tuent à coups de hachette pour les cambrioler les époux Desgravelles, marchands de bois septuagénaires, dans la nuit du 22 au 23 avril 1854, rue Saint-Louis à la Guillotière. Monnet est gracié, Varvarande guillotiné le 16 janvier 1855
21 novembre 1854 Versailles Catherine Joséphine Féron A Yerres, incite la petite Rose-Julienne Gouince, 12 ans, à commettre un empoisonnement sur ses deux soeurs. Rose est acquittée. Gracié
21 novembre 1854 Vesoul Jean-Claude Faivre Loueur de voitures à Vesoul. Tenta d'assassiner sa femme Pourvoi rejeté le 14 décembre 1854. Gracié. Entérinement le 07 mars 1855
22 novembre 1854 Nevers Jean "Groshl" Châtelain Au hameau des Sarrois, commune de Limanton, en janvier 1850, en octobre 1851 et le 22 juin 1853, tue les enfants nés de sa liaison avec sa domestique Jeanne Cougnard, par ailleurs maîtresse de son fils François. Jeanne Cougnard, ayant déjà comparu seule le 26 août 1854 mais sans être condamnée - puisqu'ayant dénoncé son amant pendant l'audience, provoquant un renvoi à la session suivante -, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. François Châtelain est acquitté. Pourvoi rejeté le 21 décembre 1854. Gracié.
23 novembre 1854 Laon Marie-Céline Picard, épouse Cardot 64 ans, débitante de boissons. A Pleine-Selve, en avril 1854, embauche un certain Valleton pour empoisonner à l'acide nitrique son gendre Béranger, ouvrier maçon, qu'elle déteste ; sentiment réciproque : Béranger a déjà eu l'occasion de se battre avec son beau-père, et trouve les ingérences de la belle-famille dans sa vie privée intolérables. Le 10 mai suivant, elle fait précipiter Béranger dans l'Oise mais contre toute attente, celui-ci ne se noie pas et dénonce ses assassins. Auguste Valleton, 33 ans, manouvrier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité, sa femme, Olézine-Marceline Potard, 43 ans, festonneuse, à vingt ans de travaux forcés, Marie-Anne Cardot, épouse Béranger, 26 ans, à 12 ans de bagne, et Pierre-Charlemagne Cardot, 60 ans, à 8 ans de bagne. Louis Roha, 20 ans, est acquitté. Exécution prévue à Saint-Quentin. Graciée.
24 novembre 1854 Nevers François Meulé A Germenay, le 21 août 1854, égorge et poignarde au coeur Claude Bourdereau, domestique, pour lui voler 10 francs. Pourvoi rejeté le 14 décembre 1854. Gracié.
25 novembre 1854 Colmar Jean Wetzel 25 ans, menuisier. Met le feu à la maison Feberey, à Munster dans la nuit du 28 au 29 jullet 1854, l'incendie se propageant à deux maisons voisines, puis allume un second foyer qui détruit la maison Ruhland, à 200 mètres du premier sinistre. Pourvoi rejeté le 21 décembre 1854. Gracié.
30 novembre 1854 Paris Arsène-Raymond Lescure 27 ans, tailleur. Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1853, sur la plaine de Vanves, étrangle Chauvin, charpentier, pour lui voler 180 francs, et jette son corps dans une carrière desaffectée. Le 02 janvier 1854, à petite distance du lieu de son premier crime, étrangle M.Bonhommé, marchand à Bray-sur-Seine, pour lui voler 450 francs-or. Attaque les époux Talotte, aubergistes, à Sens (Yonne) dans la nuit du 14 au 15 mars 1854 : l'épouse est égorgée, son mari reçoit une balle dans la tête avant d'être étranglé avec un mouchoir. Son arrestation à Paris permet de le relier aux deux autres crimes encore jamais élucidés, et de retrouver le cadavre de Chauvin. Sa complice, Justine-Honorine Montaigu, 29 ans, prostituée, est acquittée. Guillotiné le 31 janvier 1855
30 novembre 1854 Colmar André Hollinger 37 ans, sans profession. Libéré le 28 août 1854 d'Ensisheim après avoir été condamné le 28 août 1849 à cinq ans de prison pour tentative de viol, revient dans son village de Bergheim dès le lendemain, le 29 août 1854, et viole Catherine Jehly, 19 ans, journalière, avant de la décapiter à coups de couteau. Arrêt cassé.
02 décembre 1854 Dijon Philibert Gigot 36 ans, domestique de ferme. A Flavigny, en avril 1854, empoisonne à l'arsenic son épouse Jeanne Toulouse, qu'il n'avait jamais aimée, qu'il avait épousée parce qu'elle était enceinte de lui et qui avait fait de lui son héritier. Le 27 mai, Jeanne, comprenant qu'elle est en danger, alerte les autorités, ce qui lui sauve la vie. Guillotiné le 18 janvier 1855
05 décembre 1854 Tours Jeanne Hérard Infanticide Pourvoi rejeté le 29 décembre 1854. Graciée.
13 décembre 1854 Albi Marie Liève, épouse Lauzeral 37 ans. Entre Saint-Urcisse et Salvagnac, le 31 mai 1854, accouche d'un enfant illégitime - épouse infidèle, elle n'a plus de rapports sexuels avec son mari depuis deux ans - auquel elle broie la tête avant de l'abandonner dans un fossé. Graciée
15 décembre 1854 Digne Jean-Baptiste Telme 36 ans, cultivateur. Abat d'un coup de fusil Antoine Monge, 54 ans, le 21 août 1854 à Entrevennes. Monge était le cousin de son épouse, Marie Féraud, et les époux Telme avaient mis en place un plan destiné à faire de Marie la légataire universelle de la propriété de Monge... en devenant sa maîtresse. Cependant, délaissé par la jeune femme sitôt après la signature du testament, Monge finit par instaurer d'autres personnes - amis, puis autres maîtresses - légataires à sa place. Tenta de l'empoisonner, de se faire passer pour Monge chez d'autres notaires afin de faire valider l'ancien testament, et finit par tuer Monge. Arrêt cassé le 18 janvier 1855.
16 décembre 1854 Auxerre Madeleine Millard, épouse Jouard 40 ans, cultivatrice. Le 20 octobre 1854, à la Ferté-Loupière, tente d'empoisonner à l'arsenic son beau-fils Alphonse Jouard, 15 ans. Avait également, en s'abstenant de la soigner comme elle le devait, causé la mort de la fille de Jouard. Suspectée, elle parvient à fausser compagnie aux policiers et va, le 22 octobre 1854, incendier une chaumière voisine de la maison de son mari. Graciée le 20 janvier 1855.
17 décembre 1854 Le Mans Pierre Freslon 54 ans, cultivateur à Gré. Devenu en 1826 par mariage le beau-père de la petite Marie-Louise Benoist, 6 ans, viole la fillette régulièrement. En 1842, Marie-Louise épouse Jean Chauvin, mais continue ses relations avec Freslon. Quand Chauvin apprend l'histoire, il se sépare de son épouse, et sa mort est décidée par les amants. Le 08 octobre 1854, Chauvin à la tête défoncée, et son corps est retrouvé le lendemain dans le bois des Cassons. Marie-Louise est condamnée à quinze ans de travaux forcés. Guillotiné le 08 février 1855
19 décembre 1854 Le Mans Côme-Clet Dagonneau et Marie Durand, épouse Dagonneau 39 ans et 49 ans, journaliers, mari et femme. Égorgent le 11 décembre 1853 à La Ferté-Bernard M. Grenouilleau, 69 ans, ouvrier tisserand, puis l'enferment dans un sac pour le jeter dans l'Huisne avant de piller ses économies. Marie-Florence Poulain, épouse Cocu, 22 ans, marchande de lacets, est condamnée à cinq ans de prison ; Pierre-Louis Berger, 72 ans, charpentier-cabaretier, est condamné à la réclusion à perpétuité. Côme se suicide en cellule le 11 février 1855, Marie est graciée.
21 décembre 1854 Troyes Jacques Guillard 28 ans. Auteur de plusieurs incendies volontaires à Brienne-la-Vieille entre le 24 août 1845 et le 06 novembre 1853. Le 29 novembre 1853, étrangla et assomma à coups de manche à balai sa voisine Emilie Joffrin, pour lui voler 2 francs 50, et tenta de laisser accuser un cousin de la victime d'être l'auteur du crime. Guillotiné à Brienne-la-Vieille le 25 janvier 1855.
21 décembre 1854 Rouen Étienne Damase et Augustine-Célina Ducastel, épouse Damase PARRICIDES, 27 ans, tailleur et 23 ans, gérante d'un établissement de bains. Tuent à Neufchâtel, pour hériter plus vite, Florentine Mancaux, veuve Ducastel, mère d'Augustine, le 4 septembre 1854 à coups de rateau et de maillet. Damase avait également été un insurgé en juin 1848. Augustine est graciée, Étienne guillotiné à Neufchâtel le 20 février 1855.
18 janvier 1855 Quimper Olivier Blanchard 44 ans, journalier. Assassine de deux coups de couteau son frère Christophe Blanchard à Brasparts le 28 septembre 1854 pour ne pas avoir à recevoir une part moindre de l'héritage parental. Guillotiné le 17 mars 1855
25 janvier 1855 Besançon Marguerite Barbey, veuve Laffond 61 ans, sans profession. Tue à la naissance, le 18 novembre 1854 à Battenans, l'enfant de sa fille Ludivine Laffond, 24 ans, journalière, en l'étouffant de trois doigts dans la bouche et en lui frappant la tête contre son sabot. Ludivine est acquittée. Graciée. Entérinement le 07 mars 1855
29 janvier 1855 Bourg-en-Bresse François Bernalin 58 ans, cultivateur. Pris de haine pour des raisons d'héritage contre Mme Branciot, sa tante par alliance, se rend chez elle à Rancé le 16 septembre 1854 et lui fracasse la tête à coups de fourche et de tabouret avant de la mettre dans l'étable sous les pattes des vaches pour faire croire que les bêtes l'ont piétinée à mort, puis vole 17 francs. Meurt en prison le 13 février 1855.
01 février 1855 Rouen Jacques-Aimable Poyé 36 ans, tailleur d'habits à Clais. Par vengeance, met le feu à la ferme de M.Cossard le 05 novembre 1854, détruisant étables et fourrages. Gracié
08 février 1855 Angers François Guyomard Tue de deux coups de pic dans la tête sa belle-mère, Mme Taluau, à Jumelle le 21 novembre 1854 ; il avait acheté sa maison en viager, et faute d'être payée, elle l'avait fait traduire en justice. Guillotiné le 31 mars 1855
09 février 1855 Quimper Charles Fleuter et Marie-Jeanne Néant, épouse Caradec 59 ans, fermier et 42 ans, mendiante. Le 26 avril 1854, à la ferme du Vouden, à Fouesnant, la femme Caradec étrangle avec une corde la seconde épouse de Fleuter, Marie-Jeanne Poissard, 20 ans, enceinte à terme de leur premier enfant - le neuvième pour lui ! Elle avait été payée pour ce crime 25 écus, plus de la nourriture pour ses enfants, par Fleuter, mari violent et adultère ! La domestique et maîtresse de Charles, Marie-Catherine Kerjosse, est acquittée contre toute attente. Guillotiné le 04 avril 1855
10 février 1855 Melun Isidore-Aubin Vaussy Agent d'assurances. Mari violent, à Meaux, le 28 octobre 1854, tue à coups de chenêts son épouse Marie Augustine Carlin, enceinte de sept mois et demi, parce qu'elle avait économisé 480 francs sans le lui dire, ce qu'il considérait comme un vol. Gracié
13 février 1855 Melun Pierre Mielle Assassine à coups de pierre à Esmans le 07 novembre 1854 Robert Lefranc, 25 ans, libéré la veille de prison, pour lui voler 90 francs-or. Gracié
14 février 1855 Lyon Philibert Revol 24 ans, ouvrier en soie. Egorge d'un coup de serpe sa voisine, la veuve Boyer, 48 ans, ouvrière en soie, le 14 novembre 1854 au 64, Grand'Côte à Lyon, pour la voler. Guillotiné le 29 mars 1855
15 février 1855 Reims Jean-Pierre Petit 24 ans. Massacre à coups de pierre, de sabot et de bâton, à Trigny le 31 décembre 1854, le garde Grégoire qui venait de le surprendre en plein braconnage. Son père Jean-François est condamné à 100 francs d'amende. Arrêt cassé
17 février 1855 Lyon Claude Girin Matelassier. Assassine à coups de couteau-poignard le 15 octobre 1854 à Anse Philibert Descoles, ouvrier cristallier, pour le voler. Guillotiné le 10 avril 1855
27 février 1855 Colmar Eusèbe Arnoux Incendie Pourvoi rejeté le 23 mars 1855. Gracié.
03 mars 1855 Dijon Gustave Mérandon, Charles Mérandon et Denis Louillier Double tentative d'assassinat. Rose Souberbielle, épouse de Charles, est condamnée à cinq ans de prison. Graciés
05 mars 1855 Épinal Pierre-François Laval Assassinats et viol Guillotiné à Neufchâteau le 16 avril 1855
07 mars 1855 Blois François Tironneau 46 ans, journalier. Assomme à coups de bâton, frappe de trois coups de couteau dans la gorge puis achève à coups de talon sur le crâne Étienne Porcher, cultivateur, le 16 octobre 1854 à Suèvres, pour lui voler 460 francs, avant d'enterrer le corps dans le sable d'un ilôt de la Loire fréquemment inondé. Guillotiné le 11 avril 1855
22 mars 1855 Strasbourg André Hollinger 37 ans, sans profession. Libéré le 28 août 1854 d'Ensisheim après avoir été condamné le 28 août 1849 à cinq ans de prison pour tentative de viol, revient dans son village de Bergheim dès le lendemain, le 29 août 1854, et viole Catherine Jehly, 19 ans, journalière, avant de la décapiter à coups de couteau. Condamné par les assises du Haut-Rhin, arrêt cassé. Guillotiné à Bergheim le 04 mai 1855.
26 mars 1855 Mende Maurice Rousson 28 ans, cultivateur. Sur la route entre St-Germain de Calberte et St-Étienne-Vallée-Française, le 12 septembre 1854, assassine à coups de couteau Jean-Jacques Chabrol, 42 ans, cultivateur, pour lui voler 700 francs et jette le corps dans un ravin, puis se rend chez Chabrol, au mas Bouissou, et tue sa femme, Marie-Jeanne Espagnac, 41 ans, et deux de leurs enfants, Jules, 17 ans, et Ferdinand, 7 ans, à coups de hache. Leur troisième enfant, une fille, va chercher du secours et dénonce Rousson. Déjà suspecté trois ans plus tôt d'avoir commis un quadruple assassinat dans la même ville. Avait massacré à coups de hache à la ferme de Soliers le 27 février 1851 ses cousins, François Rousson, 54 ans, cultivateur, son épouse Jeanne Chabrol, 42 ans, sa mère Louise André, veuve Rousson, 86 ans, et le petit Jules, 2 ans et demi. Le seul survivant avait été un enfant de quatorze ans, qui avait survécu non sans une blessure à la bouche qui l'avait rendu muet. Pendant le procès, accusa troiis villageois d'être ses complices. Guillotiné à Saint-Étienne-Vallée-Française le 23 mai 1855.
30 mars 1855 Caen - 2e Conseil de Guerre Louis-Pierre Boyton 42 ans, gendarme. Le 10 mars 1855, à Saint-Sever, abat d'une balle de carabine son brigadier, Belliard, qui venait de le punir de quatre jours de consigne pour avoir traité un autre gendarme de jean-foutre. Gracié. Entériné le 09 juin 1855.
19 avril 1855 Bourges Romain Fortenfant 26 ans, déjà condamné trois fois pour vols et coups. Le 07 janvier 1855, à Aubigny, étrangle Nicolas Couprit, colporteur, pour lui voler 45 francs. Gracié le 30 mai 1855
21 avril 1855 Draguignan Jean-Baptiste Telme 36 ans, cultivateur. Abat d'un coup de fusil Antoine Monge, 54 ans, le 21 août 1854 à Entrevennes. Monge était le cousin de son épouse, Marie Féraud, et les époux Telme avaient mis en place un plan destiné à faire de Marie la légataire universelle de la propriété de Monge... en devenant sa maîtresse. Cependant, délaissé par la jeune femme sitôt après la signature du testament, Monge finit par instaurer d'autres personnes - amis, puis autres maîtresses - légataires à sa place. Tenta de l'empoisonner, de se faire passer pour Monge chez d'autres notaires afin de faire valider l'ancien testament, et finit par tuer Monge. Condamné par les assises des Basses-Alpes, arrêt cassé. Guillotiné à Digne le 04 juin 1855.
28 avril 1855 Carpentras Michel Blanc 48 ans, berger. A Velleron, le 19 juin 1854, assassine d'un coup de fusil dans la tête Joseph Duclaux, berger, qui l'avait remplacé dans la dernière ferme où il avait travaillé, provoquant la haine de Blanc et la promesse de se venger. Gracié
28 avril 1855 Paris Théodore-Rose "Fourier" Fournier 24 ans, fabricant de paillassons, déjà condamné pour vols et outrage à magistrat. Tue à coups d'échalas le 16 janvier 1855 à la Plaine-Saint-Denis son employé Alexandre Messié, 18 ans, pour le voler. Gracié en juin 1855. Entérinement le 15 juin 1855.
07 mai 1855 Paris Giovanni "Antonio Laverani" Pianori 28 ans, cordonnier, Italien. Tenta de tuer de deux coups de pistolet l'empereur Napoléon III le 28 avril 1855 alors que celui-ci se promène à cheval sur les Champs-Elysées. Il ne le touche même pas. Guillotiné le 14 mai 1855
13 mai 1855 Melun Jean-Pierre Petit 24 ans. Massacre à coups de pierre, de sabot et de bâton, à Trigny le 31 décembre 1854, le garde Grégoire qui venait de le surprendre en plein braconnage. Condamné en première instance à Reims, arrêt cassé. Gracié. Entériné le 30 juin 1855.
15 mai 1855 Melun Victor-Amable Saulnier Ouvrier tuilier. Viole et égorge d'un coup de couteau Louise Girard, 18 ans, près d'Egreville le 22 janvier 1855. Guillotiné le 04 juillet 1855
18 mai 1855 Versailles Charles-Frédéric Haulard Egorge de quatre coups de couteau Hilaire Verrier à Septeuil le 09 janvier 1853. Payé 200 francs en argent et deux setiers de blé pour ce faire par sa maîtresse, Anastasie Verrier, épouse Laroque, fille de la victime, qui voulait se débarrasser de son père qui lui avait vendu ses biens en viager, et comptait également se débarrasser de son frère Louis, ivrogne chronique, en le laissant accuser du parricide. Anastasie est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 14 juillet 1855
18 mai 1855 Caen Marie-Pauline Danguy 24 ans, domestique, régulièrement renvoyée de ses postes pour paresse et violence. Dans la nuit du 03 au 04 février 1855, à Vire, tue à coups de bûche sa patronne, Henriette Dufay, épouse Madeline, femme de médecin. Graciée
19 mai 1855 Reims Victoire-Elisa Gérard, veuve Moreau 48 ans, cultivatrice à Vertus. Tue à Voipreux, le 16 avril 1855, Désiré Moreau, son second mari, à coups de croc à fumier puis fait rouler la charrette sur son corps. Son fils Stanislas Brunet, 25 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée le 25 juin 1855
19 mai 1855 Rennes Marie Pinot 45 ans, fileuse. Le 19 mars 1855, met le feu à la ferme des époux Galle, à Saint-Jean-sur-Couesnon, pour se venger du témoignage à charge du fermier, dix-huit mois plus tôt, qui l'avait envoyée pour un an en prison pour vol - elle avait été libérée le 07 mars. Graciée le 30 juin 1855.
21 mai 1855 Laon Fosse Au cours d'une perquisition chez un ami, le receleur Duquesne, le 14 janvier 1855 à Prémont, fait usage d'un pistolet sur les gendarmes Boquet, Guenne, Charpentier et Duroyon, ne faisant que trouer le manteau du gendarme Boquet. Son épouse est condamnée à dix ans de réclusion. Exécution prévue à Bohain. Gracié.
22 mai 1855 Toulon - Conseil de guerre maritime François Parsiron 28 ans, quartier-maître de marine. Tue de deux coups de sabre dans la poitrine le sergent d'armes Michel à bord du vaisseau Le Fleurus le 02 mai 1855. Mobile : Parsiron avait fait le mur à Alger, et pour cela, devait être consigné trois mois. A Kamiesch, allant au culot, il avait quand même décroché une autorisation de sortie, mais le sergent Michel avait rappelé au commandant de bord l'existence de la punition, et l'autorisation avait été annulée. Fusillé le 19 juin 1855
23 mai 1855 Lyon François Poncet Garçon charcutier. Le 11 mars 1855, entre Lyon et Bron, tente de tuer avec un instrument contondant et tranchant M.Grilloteret, 59 ans, marchand de bestiaux, pour lui voler son portefeuille, 950 francs et une médaille d'argent. Pourvoi rejeté le 22 juin 1855. Gracié.
25 mai 1855 Colmar Honoré-Ignace Poix 34 ans, journalier. Assassina le 27 juin 1854 près du village de Rougegoutte sa maîtresse Marguerite Grassier, épouse Girardey, parce qu'elle ne voulait plus vivre avec lui. Guillotiné à Grosmagny le 05 juillet 1855
26 mai 1855 Caen Jean-Jacques "Frérot" Marie 44 ans, journalier. Auteur de plusieurs incendies volontaires dans le hameau de Bo-Bâton, commune de Saint-Pierre-la-Vieille, entre 1849 et 1854, pour se venger des voisins et des habitants qui, pensait-il, lui causaient du tort. Son épouse, Marie-Rose Boulland, 52 ans, est acquittée. Guillotiné le 12 juillet 1855
30 mai 1855 Paris Charles-Constant Métas 52 ans, vannier. Le 21 décembre 1851, à Saint-Prix (Seine-et-Oise), assomme et poignarde à coups de hachette de vannier Mme veuve Freytag, veuve d'un général, avant de l'étouffer avec un oreiller et de la voler. Le 24 décembre 1851, entre Saint-Denis et Pierrefitte, assassine de la même façon M.Rayon, marchand de pinces à linge à Abbeville, pour le voler. L'affaire, soumise à la cour d'assises le 16 février 1855, est renvoyée à une session ultérieure. Ses complices, Stéphane "Étienne Ange" Verdizini, 20 ans, joueur d'orgue, Jean Becker, 40 ans, vannier et Pierre-Gabriel Finck, sont respectivement condamnés aux travaux forcés à perpétuité, à vingt ans de travaux forcés et cinq ans de réclusion. Guillotiné le 17 juillet 1855
07 juin 1855 Évreux Louis Auguste Maugard Tue à coups de marteau le 17 janvier 1855 entre Saint-Mards-de-Fresne et Orbec Constant Fabut, marchand de bestiaux, pour lui voler environ 1.700 francs. Le corps est retrouvé dans une marnière de Broglie le 14 février. Son complice Leclerc est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 05 juillet 1855. Gracié.
11 juin 1855 Bordeaux Jean-Jacques Jourdan PARRICIDE, 60 ans, cultivateur. Par vengeance, le 13 mars 1855, à Gensac, poignarde mortellement sa mère, Jeanne Lapeyronnie, veuve Jourdan, 78 ans, qui aurait favorisé ses frères et soeurs à son détriment. Gracié
14 juin 1855 Bordeaux Arthur Jean-Joseph Emmanuel Le Ster 22 ans, condamné à quatre ans de prison le 06 mars 1855, incarcéré au fort du Hâ. Le 15 mars 1855, au retour de la promenade, frappe de trois coups d'une barre de fer aiguisée le gardien Pellé, qui se serait moqué de lui par le passé. Pourvoi rejeté le 17 juillet 1855. Gracié
18 juin 1855 Strasbourg Joseph Klein 26 ans, garçon meunier, déjà condamné quatre fois pour vol, abus de confiance et vagabondage. S'introduit dans la nuit du 09 au 10 décembre 1854 au moulin de Rothmühl, à Hatten, et agresse à coups de couteau et de barre de fer le meunier Georges Ehresmann, son épouse et l'ouvrier Michel Jacki afin de les voler. Bien que frappés respectivement 11 et 5 fois, Ehresmann et Jacki survivent. Guillotiné le 08 août 1855
22 juin 1855 Aix-en-Provence Francesco Scotto di Perto 22 ans, marin à bord du Madona del Carmel di San Miguel, Napolitain. Tente d'égorger à coups de rasoir Marie Naud, prostituée, pour lui voler un médaillon-montre, le 20 mai 1855 à Marseille. Affirma avoir voulu se venger d'elle parce qu'elle lui avait transmis une maladie vénérienne. Exécution prévue à Marseille. Gracié.
22 juin 1855 Strasbourg André Schonn 32 ans, tisserand. A Sessenheim, dans la nuit du 13 au 14 février 1855, met volontairement le feu à sa propre maison pour arnaquer les assurances. Madeleine Büchel, épouse Schonn, 34 ans, ménagère, Mathias Fesser, 30 ans, tisserand, et Barbe Riehl, épouse Fesser, 39 ans, ménagère, sont tous condamnés à cinq ans de travaux forcés. Gracié.
22 juin 1855 Privas Hilarion Dugas 32 ans, lieutenant de Chazalon, chef d'une bande de brigands, forte d'une vingtaine d'hommes, auteurs de plusieurs vols et attaques à main armée entre mars et septembre 1854. Avec Chazalon, met le feu à une grange de Grospière dans la nuit du 04 au 05 septembre 1854 pour attirer les hommes vers l'incendie, et pille la ferme Jauzion en menaçant d'un pistolet Julia Jauzion. Le 22 septembre, à Ruoms, au cours d'un cambriolage, tire sur Maurice Bonnoure sans le toucher. Récidive deux nuits plus tard à Salavas en menaçant M.Alizan et son vieux berger pour voler chemises, cravates, un pantalon et des mouchoirs. Le 30 septembre, Chazalon blesse de deux balles le gendarme La Chambre qui allait l'arrêter. Il est abattu le lendemain à Vallon et Dugas se rend après avoir tenté d'abattre le garde champêtre de Lagorce. Leurs complices sont condamnés : Moulin à 20 ans de travaux forcés, Guigon à quinze ans de bagne et Leydier à cinq ans de prison. Exécution prévué à Vallon. Pourvoi rejeté le 28 juillet 1855. Gracié.
07 juillet 1855 Carpentras Laurent "Gévaudan" Maurin 23 ans, cultivateur à Camaret. Le 01 novembre 1854, à Piolenc, assassine à coups de louchet - une bêche dentée - Marie-Catherine Millet, épouse Corsin, 68 ans, pour voler 1.100 francs en pièces d'or. Guillotiné à Piolenc le 06 septembre 1855
30 juillet 1855 Perpignan Joseph "Jèpe-Sant" Villelongue 28 ans, berger. Tente de violer Marthe Coste, 16 ans, fille de ses patrons, le 1er juin 1854 à Castelnau, mais celle-ci lui échappe et le dénonce à ses parents. Licencié séance tenante, la surprend le lendemain, 02 juin, sur la route de Llupia et la poignarde de plusieurs coups de couteau catalan dans le bas-ventre. La jeune fille survit deux jours à son agression. Villalongue, lui, part se réfugier en Espagne où il n'est arrêté qu'en mai 1855 et extradé. Guillotiné le 26 septembre 1855
06 août 1855 Laon Louis-Joseph Desmaret 30 ans, linier à Brissy. Le 18 mars 1855, tue à coups de maillet Marie-Louise Lahire, veuve Gilbert, 76 ans, et la jette dans son puits avant de lui voler au moins 600 francs. Guillotiné à Saint-Quentin le 22 septembre 1855
18 août 1855 Douai Pierre-Joseph Legrand 34 ans, tisseur à Wassigny. Tue à coups de marteau, dans la nuit du 27 au 28 février 1855 à Marbaix les époux Moucheront, anciens brasseurs aisés, pour les voler. Adolphe Bouchard, son complice, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Marbaix le 27 septembre 1855
18 août 1855 Poitiers Louise Ricatteau Incarcérée depuis novembre 1854 pour vols à la prison de Châtellerault, le 12 juin 1855, jette son nouveau-né dans la fosse d'aisances de la maison d'arrêt où il se noie. A Thuré, en 1849, est accusée d'infanticide. Condamnée pour ce fait, le 05 juin 1849, à trois mois de prison pour homicide par imprudence par le tribunal de Châtellerault. Louise Bourdeau, veuve Ricotteau, sa mère, est acquittée. Graciée
20 août 1855 Vesoul Valentin Rimet Auteur de neuf incendies dont celui de sa propre maison pour toucher l'assurance. Pourvoi rejeté le 14 septembre 1855. Gracié.
25 août 1855 Évreux Adolphe François-Joseph Saillard 19 ans, vigneron. Sur la route entre Louviers et Dreux, le 28 mai 1855, tue à coups de bâton puis égorge à l'aide d'un couteau Lubin Leduc, charretier, pour lui voler 50 francs. Gracié
28 août 1855 Lyon Jacques "Pierre Chomel" Verrier 42 ans, scieur de long, condamné quatre fois. Afin d'épouser une autre femme, assomme le 26 avril 1855 à Givors sa concubine Annette "Manteau-Bleu" Gardon et la jette inanimée dans le canal où elle se noie. Gracié
13 septembre 1855 Rodez Jean-Dominique Laurent 19 ans, Italien, figuriste. Egorge au couteau de boucher la veuve Marianne Loupias, 62 ans, aubergiste au lieu-dit Labadeny, à Bor-et-Bar, le 20 janvier 1855, pour voler une vingtaine de francs. Pourvoi rejeté le 11 octobre 1855. Gracié.
01 octobre 1855 Périgueux Gabriel Dumon 39 ans, propriétaire. Le 18 avril 1855 à Monpont, tente de tuer André Dupuy, 64 ans, à coups de bâton pour lui voler quelques francs. Pourvoi rejeté le 09 novembre 1855. Gracié.
30 octobre 1855 Paris François Graillot 49 ans, déjà condamné vingt ans plus tôt pour coups et blessures volontaires. Assassine dans la nuit du 27 au 28 août 1855 au 167, rue de Sèvres, son ex-maîtresse, Catherine Lambert, veuve Furon, marchande aux Halles, à coups de pot à moutarde, parce que celle-ci l'avait quitté et voulait se marier avec un autre homme. Gracié le 06 décembre 1855
12 novembre 1855 Paris Jacques-Louis Collignon 49 ans, cocher. Abat d'une balle dans la tête M.Juge, directeur de l'école normale de Douai, le 24 septembre 1855 au 83, rue d'Enfer, et tente d'abattre également son épouse, la manquant de justesse. Le 16 septembre, avait chargé les époux Juge de Paris à Auteuil et les avait contraints à payer 5 francs au lieu des 3 qui lui étaient légitimement dûs. M. Juge était allé le lendemain porter plainte contre lui et Collignon contraint à rembourser les deux francs excédentaires, ce qui l'incita à se venger. Guillotiné le 06 décembre 1855
21 novembre 1855 Angoulême François "Périgord" Rey 45 ans, menuisier. Le 24 juin 1855, à Saint-Claud, tue de deux coups de lance dans la poitrine Isabelle Paturaud, domestique chez le receveur de l'enregistrement Duval. Amant de la jeune femme, il comptait dévaliser la maison de ses patrons mais elle s'y était opposée. Exécution prévue à Saint-Claud. Gracié.
22 novembre 1855 Nevers Pierre Galbois et Marguerite Blandin, épouse Galbois PARRICIDE, 40 ans, tisserand, et 42 ans, journalière. Etranglèrent au matin du 05 août 1855 à Gâcogne Jean Galbois, 65 ans, père de Pierre, pour le voler. Guillotinés le 31 décembre 1855
29 novembre 1855 Paris Hubert Dessart 48 ans, Belge, déserteur, sans profession, plusieurs fois condamné. Tue de treize coups de poignard le 10 septembre 1855 près de l'hôtel des Invalides une octogénaire, la veuve Naudin, tenancière de café, pour ne pas avoir à lui régler 13 francs 60 qu'il lui devait. Guillotiné le 14 janvier 1856
01 décembre 1855 Dijon Pierre Richard Incendie le 23 juin 1854 à Villers-les-Pots l'écurie de Désiré Pommerieu ; récidive le 09 juillet, en mettant le feu à l'écurie de M.Vion, incendie qui se propage cinq autres maisons ; enfin, embrase le 26 août 1854 l'écurie de M.Amanton, ce qui communique le feu à deux corps de bâtiment. Exécution prévue à Villers-les-Pots. Gracié.
06 décembre 1855 Châlon-sur-Saône Nicolas Jandot 29 ans, manoeuvre, déjà condamné pour vagabondage. Etrangle avec une corde près de Saint-Marcel le 05 octobre 1855 le jeune Vannier, 12 ans, pour lui voler cinq francs. Guillotiné le 14 janvier 1856
décembre 1855 Niort François Neau 40 ans, garçon roulier. Condamné à mort par un tribunal militaire pour avoir frappé ses chefs, peine commuée en quinze ans de travaux forcés qu'il purge à Toulon. Au sortir d'une incarcération à Fontevrault, à Fontaine-le-Comte, tente de tuer à coups de bâton pour le voler un compagnon de route Pierre Chabousson, et s'enfuit sans rien voler. Arrêt cassé. Condamné aux travaux forcés à perpétuité le 01 mars 1856 à Poitiers.
12 décembre 1855 Beauvais Etienne Noël Cultivateur. Assassine le 13 juillet 1855 à Therdonne sa voisine, Joséphine Gallet, 49 ans, dont il affirmait à tort qu'elle était sa maîtresse depuis sept ans. Pourvoi rejeté le 04 janvier 1856. Gracié.
23 décembre 1855 Albi Jean-Pierre Camboulives et François Parayre 26 ans et 19 ans. Tuent dans la nuit du 29 au 30 juillet 1855 Mr François Galinier, avec Victoire Galinier (22 ans), l'épouse de la victime et maîtresse de Camboulives, qui fera un faux témoignage. Arrêt cassé le 24 janvier 1856
1856 Paris Gracié
30 janvier 1856 Paris Joseph Pihart 27 ans, menuisier. Mari violent, tente d'assassiner à coups de couteau de boucher sa femme Victorine Roguin, 23 ans, lingère, au 197, rue du Faubourg-Poissonnière le 14 octobre 1855. Gracié
31 janvier 1856 Valence Joseph Chirouze 26 ans. Au cours d'un cambriolage à la ferme Raynaud, le 20 septembre 1855, tente de tuer le domestique Girard, puis abat de deux coups de fusil M. Raynaud avant de frapper Mme Raynaud à coups de crosse de fusil dans le visage, et de cogner également la servante. Gracié le 18 mars 1856
15 février 1856 Saintes Louis Olivier 49 ans, cultivateur. Dans la nuit du 02 au 03 janvier 1856, à Fontaine-Chalandroy, étouffe sa fille née deux jours plus tôt en lui enfonçant un bouchon de pain dans la gorge pour que les deux aînés ne soient pas lésés plus tard au moment d'hériter. Gracié
20 février 1856 Nîmes Pierre-Étienne Flandrin La quarantaine, condamné cinq fois, dont deux comparutions devant la cour d'assises de l'Ardèche, s'étant soldées par une condamnation à cinq ans de travaux forcés, et une seconde à dix ans de travaux forcés. Tue en septembre 1855 à coups de manche de hache Alexis Michel, 76 ans, cultivateur, son ami et bienfaiteur, sur la route entre Alès et Barjac, puis mutile son cadavre avant de lui voler son porte-feuille et sa montre. Guillotiné le 10 avril 1856
08 mars 1856 Saint-Omer Sainte-Croix-Bénigne "Auguste" Warot 34 ans, manouvrier. Assassine à coups de pic dans la tête le 18 novembre 1855 à Wail Victoire Vincent, épouse Hernu, 59 ans, sa voisine, pour la voler, et met le feu à la maison pour faire disparaître les traces de son crime. Guillotiné au Parcq le 29 avril 1856
13 mars 1856 Beauvais Jean-Pierre Lagny 72 ans, cultivateur. Attaque à coups de bâton et de pointe de fer son frère Antoine, 78 ans, à Freniches le 28 janvier 1856, ainsi que sa domestique, Mme Bourguignon. Blessée, cette dernière part alerter les secours. Antoine meurt le lendemain. Lagny était persuadé que son aîné avait donné une somme importante à sa servante exprès pour le priver d'une partie de son héritage. Pourvoi rejeté le 03 avril 1856. Gracié
17 mars 1856 Châlon-sur-Saône Pierre Balleaut, Philibert Quinard et Pierre Moissonnier 53 ans, journalier, 50 ans, journalier et 47 ans, manouvrier, incendiaires de Longepierre ; 23 incendies avaient éclaté dans la commune depuis le 02 mars 1851. En 1852, cinq hommes, dont Pierre Vaux, instituteur, avaient été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Graciés en mai 1856.
12 mai 1856 Angers Louis Ricoul et Renée Noury, veuve Serraud 24 ans et 38 ans, amants diaboliques. Abattent de deux coups de fusil le 18 février 1856 à Freigné Jacques Serraud, 49 ans, meunier. Arrêt cassé
14 mai 1856 Douai Antoine "Henri" Lequin Tentative d'assassinat sur gardien de prison Pourvoi rejeté le 05 juin 1856. Gracié.
17 mai 1856 Cahors Pierre Bessou PARRICIDE, 40 ans, cultivateur. Assomme à coups de pelle à feu son père Guillaume Bessou, 71 ans, charron, au hameau du Levat, à Carennac, le 28 février 1856. Parachève son travail en lui faisant avaler des poignées de cendres, puis en le jetant par une trappe dans le cellier, 2m50 plus bas : le vieil homme survit assez de temps pour désigner l'identité de son bourreau. Mobile : s'étant marié malgré les oppositions de son père, avait quitté la maison paternelle début février. Les intentions de son père pour le déshériter en faveur de son frère aîné l'avait rendu furieux. Guillotiné le 12 juillet 1856
18 mai 1856 Saintes Pierre Giraudot 31 ans, charpentier de marine. Assassina à coups de gourdin Jean Bergeon, cultivateur, qu'il avait escroqué et qui, faute de compensation, allait le dénoncer à la police, le 25 décembre 1855 à Boisredon. Jean Giraudot père est condamné à douze ans de travaux forcés et Jean "Saint-Jean" Giraudot fils, 23 ans, est acquitté. Guillotiné à Jonzac le 28 juillet 1856
25 mai 1856 Toulouse Jean-Pierre Camboulives et François Parayre 26 ans et 19 ans. Tuent dans la nuit du 29 au 30 juillet 1855 Mr François Galinier, avec Victoire Galinier (22 ans), l'épouse de la victime et maîtresse de Camboulives, qui fera un faux témoignage. Jugés à Albi, Victoire condamnée à douze ans de travaux forcés, arrêt cassé : verdict identique à Toulouse. Parayre est gracié, Camboulives guillotiné à Graulhet le 30 juillet 1856.
29 mai 1856 Blois Henri Jarreau PARRICIDE, 20 ans, cultivateur. A Gy-en-Sologne, fait abattre par son domestique Jean Bionnier contre 15 francs son père François, 50 ans, de trois coups de fusil, le 07 janvier 1856. Bionnier est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié le 15 juillet 1856
30 mai 1856 Limoges Antoine Mazataud Charron. Dans la nuit du 13 au 14 mars 1856, à Saint-Sylvestre, assassine en lui fracassant le crâne François Pillon, chapelier, son compagnon de route, pour lui voler une centaine de francs. L'arme ne fut jamais retrouvée : Mazataud affirmera qu'il s'agissait d'une pierre, mais l'examen ne conclut pas à l'usage d'un roc. Gracié
13 juin 1856 Albi Jeanne-Marie Fauré, veuve Fargues 36 ans. Empoisonna son fils de onze mois, placé en nourrice à Valence chez les époux Tarroux, avec de l'acide sulfurique le 15 octobre 1855. L'enfant mourut le 27 octobre. Arrêtée, fut suspectée d'avoir, au mois d'août 1847 à Grazac, empoisonné son époux Jacques, mais faute de preuve, ne fut pas jugée pour ce crime. Pourvoi rejeté le 17 juillet 1856.
14 juin 1856 Chartres Charles Brouard Meurtre et vol Pourvoi rejeté le 05 juillet 1856. Gracié. Entériné le 26 juillet 1856.
20 juin 1856 Montauban Pierre Dastros et Marie Ricard, veuve Bense Dastros tue à coups de bigos le 24 juillet 1856 à Dunes Géraud Bense, fermier, payé 1.000 francs par la femme de sa victime, Marie Ricard, épouse adultère et intéressée, et par Antoine Lagrange, fermier septugénaire, qui avait une dette envers Bense et ne voulait pas l'acquitter. A cause de son âge, Lagrange écope des travaux forcés à perpétuité. Exécution prévue à Dunes. Graciés en septembre 1856.
24 juin 1856 Rouen Jean-Pierre Crochu 56 ans, cultivateur. Assassine le 28 décembre 1855 à Saint-Nicolas-de-la-Taille son voisin Isaac Letudois pour le voler, puis met le feu à la maison. Guillotiné le 22 septembre 1856
24 juin 1856 Albi François Garrigues 45 ans, conducteur de bestiaux. Dans la nuit du 24 au 25 mars 1856, vers Labastide-de-Lévis, tue à coups de bezouilh dans la tête Jacques Souloumiac, roulier à Carmaux, pour lui voler 850 francs. Avait assassiné dans la nuit du 1er au 02 novembre 1840 entre Carlus et Albi Louis Ribaudy à coups de couteau pour lui voler une montre d'argent et 15 francs. Guillotiné le 23 août 1856
12 juillet 1856 Auch Pedro Perez, José "Clo" Cortes, Isidro Olabarietta et Pablo "Touerto" Rando 30 ans, 30 ans, 29 ans et 30 ans, Espagnols, ouvriers terrassiers aux chemins du fer du Midi. Poignardent et égorgent, le 22 mai 1856 dans la forêt du Gajan, entre Lectoure et Miradoux, leurs collègues et compatriotes Pignes Carrera et Tomas Goden, qui s'apprêtaient à rentrer au pays, pour leur voler les 140 francs qui constituaient leurs seules économies. Graciés.
14 juillet 1856 Draguignan Jean-Baptiste Niel 28 ans. Le 1er juin 1856 à la Roque-Esclapon tente de violer Baptistine Perrimond, 21 ans, bergère, dont il était amoureux et qui refusait de l'épouser, avant de lui broyer le crâne à coups de pierre et de la décapiter avec un couteau. Pourvoi rejeté le 07 août 1856. Gracié.
15 juillet 1856 Amiens Lambert Geoffroy et Marie-Louise-Clément Nollent, épouse Geoffroy PARRICIDE, 35 et 43 ans, cultivateurs à Courcelles-sous-Thoix. Empoisonnent à l'arsenic les membres de sa famille pour toucher l'intégralité de l'héritage : le père Louis Honoré Nollent, 56 ans, journalier, le 04 janvier 1847, sa mère, Julie Desmarest, veuve Nollent, 64 ans, le 21 février 1848, sa soeur Marie-Madeleine Nollent, épouse Belin, 38 ans, fileuse, le 18 juillet 1851. Le 13 janvier 1856, tentent d'empoisonner Joseph Belin, le veuf de Julie, ainsi que son fils, avec un morceau de porc. Soignés peu de temps après l'apparition des premiers symptômes, ils survivent, et l'analyse prouve que la viande contenait suffisamment de poison pour tuer cinquante personnes. Lambert est gracié, Marie-Louise est guillotinée le 08 septembre 1856
16 juillet 1856 Draguignan Giuseppe Besson 56 ans, ouvrier agricole, Sarde. Le 07 février 1856, à Antibes, en passant devant une maison, reçoit un trognon de pomme sur la tête, tombé accidentellement d'un étage où plusieurs convives déjeunaient à l'occasion des Cendres. Malgré les protestations de ces derniers, Besson va chercher son fusil et un couteau, se met en position face à la fenêtre et abat le propriétaire des lieux, Jean-Fortuné Bret, 34 ans, forgeron, sorti sur le balcon pour fumer un cigare. Guillotiné à Antibes le 22 septembre 1856
17 juillet 1856 Paris - Conseil de guerre Louis-François Sureau 31 ans, fusilier au 51e régiment de ligne. Dans un établissement de vins au 66, rue de Lagny, à Saint-Mandé, assassine le 29 mai 1854 la veuve Gauthier, 63 ans, qui aurait refusé de le servir autant qu'il le souhaitait.
22 juillet 1856 Mézières Nicolas-Eugène Migeot 19 ans, sans profession. Viole, étrangle avec un mouchoir et éventre Henriette Guillemot, 9 ans, à Saint-Laurent. Arrêt cassé le 14 août 1856
24 juillet 1856 Bourges Jean "Grelet" Berthommier 38 ans, journalier. Abat d'un coup de fusil en pleine poitrine Étienne Duc, le mari de sa maîtresse Marie Personnat, le 08 janvier 1856 à Coust. Gracié le 22 septembre 1856
25 juillet 1856 Bourg-en-Bresse Antoine "Corrobert" Lagnieu et François Ronjon 25 ans et 22 ans. Etranglent avec une ficelle Mme Cornaton à Sulignat le 16 mars 1856, puis pillent la maison avant de laisser le cadavre en position de prière sur le prie-Dieu de sa chambre. Ronjon gracié, Lagnieu guillotiné le 11 septembre 1856
31 juillet 1856 Laval Louis Ricoul et Renée Noury, veuve Serraud 24 ans et 38 ans, amants diaboliques. Abattent de deux coups de fusil le 18 février 1856 à Freigné Jacques Serraud, 49 ans, meunier. Condamnés en première instance à Angers, arrêt cassé. Graciés
06 août 1856 Rennes Adèle-Françoise Piron, veuve Genevée 34 ans, cultivatrice à Louvigné-du-Désert. Ayant épousé en 1846 Thomas Genevée, de quarante ans son aîné, a trois enfants de son union. Le 18 janvier 1856, empoisonne avec une pâte au phosphore son mari - dix-huit jours après avoir donné naissance à une fillette ! - puis empoisonne également ses fils, Thomas, 8 ans, et François, 5 ans, le 27 janvier 1856. Depuis trois ans, Adèle menait une liaison adultère avec un tailleur de pierres du village et avait promis de l'épouser sitôt son mari défunt ; la fillette née le 1er janvier 1856 était née de cette histoire. Mais le jeune homme de 20 ans se sentait incapable de devenir un père pour les enfants, conduisant ainsi sa maîtresse à tuer également ses fils. Graciée le 29 septembre 1856
12 août 1856 Rennes Jean-Pierre Etoré 34 ans, batteleur. Assassine à coups de poing et de pied le 23 mai 1856 à la Mare-du-Theil Rose Viteur, épouse Hamonnais, 65 ans, cabaretière, pour lui voler 93 francs. Jeanne Coquelin, épouse Etoré, 43 ans, est acquittée. Guillotiné le 07 octobre 1856
13 août 1856 Laon Louis-François Ponthieux 36 ans, manouvrier. A Liez, le 15 juin 1856, abat d'un coup de fusil le garde particulier Hallez qui l'avait surpris en plein braconnage et tente de tuer le garde-champêtre Poulain sans le blesser. Exécution prévue à Vendeuil. Gracié.
20 août 1856 Chartres Louis-Joseph Gauthier Cordonnier. Mari violent, le 25 juin 1856 à Châteaudun, tente de tuer d'une quinzaine de coups de tranchet son épouse, Mélanie Bois, 21 ans, qui l'avait quitté. Gracié
26 août 1856 Cahors Jean-Pierre Bornes 22 ans, cultivateur à Blars. Etrangle avec une corde le 03 mars 1856 à Blars sa soeur Françoise Bornes, 13 ans, puis l'enterre dans la grange de la ferme familiale. Un mois plus tard, exhume le corps qu'il abandonne au milieu du village dans le but de lui offrir une vraie sépulture le 03 avril suivant. Bornes, aîné d'une fratrie de trois, envisageait de se marier, mais son père lui avait dit d'attendre d'abord que sa soeur se marie avant de convoler à son tour. Guillotiné le 18 octobre 1856
05 septembre 1856 Digne Augustin Daumas 35 ans, sans profession. Egorge à coups de couteau au col de la Cine, commune de Thorame-Basse, Cyrille Trotabas, 17 ans, berger, qui lui avait offert l'hospitalité pour deux nuits. Il vola 32 moutons qu'il revendit 305 francs. Guillotiné le 20 octobre 1856.
09 septembre 1856 Tours Marie Carreau, veuve Crosnier PARRICIDE, 64 ans. A Chinon, au hameau du Grand-Ballet, le 30 mai 1856, étrangle sa belle-mère, la veuve Crosnier, pour pouvoir hériter de sa maison et des petits terrains qui en dépendaient. René Crosnier, son époux et complice met fin à ses jours en juin 1856, pendant l'instruction, en s'ouvrant les veines avec un couteau. Exécution prévue à Chinon. Se pend en prison dans la nuit du 11 au 12 octobre 1856
20 novembre 1856 Caen Jean Lefrêne 45 ans, colporteur, détenu à Beaulieu. Frappe de deux coups de couteau au ventre et à la tempe droite, le 16 août 1856, son co-détenu Darius. Guillotiné le 13 décembre 1856
20 novembre 1856 Évreux François André Anquetin 36 ans, marchand de veaux. Abat d'une balle de pistolet dans le dos le 03 janvier 1856 à Flipou (Eure) son beau-frère Firmin Lerat, 23 ans, pour que sa femme devienne la seule héritière de la famille Lerat. Devait être jugé le 22 août, procès renvoyé. Arrêt cassé.
02 décembre 1856 Metz Nicolas-Eugène Migeot 19 ans, sans profession. Viole, étrangle avec un mouchoir et éventre Henriette Guillemot, 9 ans, à Saint-Laurent. Condamné en première instance dans les Ardennes, arrêt cassé. Guillotiné le 12 janvier 1857
09 décembre 1856 Nantes Jean Neveu 40 ans, cultivateur. Etouffa sa fille, Jeanne Neveu, 6 ans née d'une première union, en lui enfonçant un mouchoir dans la bouche au hameau de la Roustière, commune de Paulx le 18 mai 1856. La maltraitait depuis deux ans, date de son second mariage, l'affamant, la frappant sans cesse. Jeanne Orieu, épouse Neveu, 37 ans, belle-mère de la victime, est condamnée à quinze ans de travaux forcés. Guillotiné le 23 janvier 1857
15 décembre 1856 Troyes François-Zacharie Vosmarin 27 ans, marchand forain. Détenu à la centrale de Clairvaux, à Ville-sous-la-Ferté. Tua un co-détenu. Guillotiné à Ville-sous-la-Ferté le 11 février 1857
18 décembre 1856 Chartres François-Étienne Guérin 42 ans, charretier à Auneau. Massacre à coups de marteau avant de les égorger au rasoir Pierre Simon Meunier, 57 ans, cultivateur, et sa femme Marie Rosalie Vigeard, épouse Meunier, 53 ans, dans la nuit du 20 au 21 décembre 1855 au hameau des Essarts, commune de Saint-Symphorien-le-Château, pour les voler. Déjà traduit aux assises pour meurtre. Guillotiné le 26 janvier 1857
1857 Rouen ? Un autre en plus d'Anquetin... Gracié
1857 Blois Gracié
17 janvier 1857 Paris Jean-Louis Verger 30 ans, curé de la paroisse de Séris (Seine-et-Oise). Assassina d'un coup de couteau en pleine poitrine Marie Dominique Auguste Sibour, 64 ans, archevêque de Paris, le 03 janvier 1857, dans l'église Saint-Étienne-du-Mont, alors que Sibour allait célébrer la messe en l'honneur de Sainte Geneviève, patronne de Paris. Blesse également une fidèle qui cherchait à le désarmer. Dément, protestait contre le dogme de l'Immaculée Conception. Ses oppositions lui avaient valu d'être interdit quelque temps auparavant. Guillotiné le 30 janvier 1857
24 janvier 1857 Draguignan Giambattista Michelis 51 ans, ouvrier terrassier, Piémontais. Blesse grièvement de trois coups de bêchard dans la tête, le 24 novembre 1856 entre Fréjus et l'Esterel, le jeune Daon, 22 ans, son compatriote qui s'apprêtait à regagner l'Italie après avoir travaillé à Trans-en-Provence plusieurs années, pour lui voler un baluchon de vêtements et 21 francs. Daon décède à l'hôpital le 22 janvier 1857. Gracié
28 janvier 1857 Chaumont Jean-Paul "Paul Morisot" Vautrin 24 ans, valet de ferme. A Heuilley-le-Grand, le 21 janvier 1856, décapite le petit Pinot, onze mois, neveu de ses patrons, pour faire de son crâne un talisman qui devait le rendre invisible et ainsi, lui permettra d'aller piller les châteaux avoisinants sans se faire remarquer. La tête est retrouvée dans un bois le 18 mai suivant. Guillotiné le 11 mars 1857
05 février 1857 Reims Alexandre-Frédéric Jacquemot Incendie de sa propre maison pour toucher l'argent des assurances Pourvoi rejeté le 28 février 1857. Gracié. Entériné le 21 mars 1857.
08 février 1857 Pau Jean "Quintou" Curon PARRICIDE, 27 ans, laboureur à Aydie. Empoisonna à l'arsenic le 29 décembre 1856 son père, Jean Curon, 75 ans, et sa femme, Jeanne Jouandoudet, 31 ans, et leur fils Jean-François, 14 mois. Quintou père meurt, Jeanne survit, paralysée des membres inférieurs, seul l'enfant se remet. Guillotiné à Garlin le 20 mai 1857
10 février 1857 Évreux Zacharie-Benjamin "Coucou" Leclerc PARRICIDE, 39 ans, voiturier. Assassina de quatre coups de tranchet dans la poitrine son père Zacharie-Joachim, 65 ans, cordonnier, le 17 octobre 1856 à Conches. Guillotiné le 28 mars 1857
11 février 1857 Colmar Jean Emberger 34 ans, cultivateur. Empoisonna le 12 juillet 1856 à Strueth Catherine Ritter, épouse Emberger, sa femme enceinte, et récidive en empoisonnant le 02 août 1856 sa belle-fille, Marie-Anne Kloetzler-Ritter, 7 ans, à l'arsenic. Guillotiné à Altkirch le 19 mars 1857
11 février 1857 Douai Maximilien-Napoléon Longuet 47 ans, marchand de toiles. Tua le 06 novembre 1856 à Cambrai sa femme, Sophie Marie-Anne Laurent, épouse Longuet, 45 ans, en l'assommant à coups de marteau, puis en l'enfermant entre deux matelas et en restant assis sur eux pendant une demie-heure pour l'étouffer. Avait également contraint une de ses servantes, enceinte de ses oeuvres, à avorter, puis avait tenté d'assassiner le médecin qui l'avait aidé à pratiquer l'intervention. Guillotiné à Cambrai le 10 mars 1857
13 février 1857 Aix-en-Provence Gaspare Mattracia 47 ans, acrobate et prestidigitateur, Sicilien. Soupirant de Lucrezia Campisiano, 21 ans, dont il avait violé une soeur aînée sept ans plus tôt, pris de haine envers sa future belle-mère, Mme Campisiano, la tue de deux coups de couteau le 1er janvier 1857 au 31, cours Belsunce, avant de faire subir le même sort à sa future belle-soeur, Diana Campisiano, 17 ans. Il avait au préalable chauffé et frotté d'ail la lame. Guillotiné à Marseille le 21 mars 1857
13 février 1857 Versailles Jean-Louis Désiré "Perot" Perperreau 40 ans, multirécidiviste ayant purgé au total 20 ans d'incarcération, détenu à Poissy. Tente d'assassiner le gardien Georges Thévenet avec une longue aiguille de tisserand le 21 octobre 1856, ne faisant que le blesser à l'épaule droite. Gracié le 31 mars 1857
20 février 1857 Versailles Eugène-François Gontier 30 ans, cultivateur au hameau de la Falaise, près d'Epone. Ayant acheté en viager les terrains de sa mère, née Dauge, et de son oncle Dauge, 55 ans, en retard de deux ans dans le paiement de ce dernier, sommé de vendre ses biens pour régler sa dette, décide de se venger. L'assomme à coups de bûche le 22 novembre 1856 et lui vole 600 francs. Une tante de Gontier aurait été condamnée à mort et exécutée à Mantes pour avoir assassiné une voisine. Guillotiné le 03 avril 1857
28 février 1857 Paris François Richeux 40 ans, cuisinier. Assassine à coups de couteau de cuisine son amant Jaunet, épicier, à Corbeil dans la nuit du 08 au 09 décembre 1851, puis le vole. Au 18, rue de Charenton, le 26 juillet 1856, en plein acte sexuel, poignarde de deux coups de couteau de cuisine dans le torse Bérard, 47 ans, cuisinier, son amant, pour lui voler argent et bijoux. Guillotiné le 07 avril 1857
18 mars 1857 Saint-Omer Louis-Bruno Lesecq 34 ans, concierge et jardinier, au service de M.Defrance, du maire de Lumbres. Abat d'un coup de fusil le 10 septembre 1856 à Lumbres Désiré "Billot" Lebrietz, 32 ans, son collègue domestique, et enterre son corps dans une maisonnette abandonnée, où il est retrouvé le 26 janvier 1857. Avait également tenté d'empoisonner avec un café infusé d'allumettes en été 1856 Augustine Prouvé, sa collègue, cuisinière : il affirma mensongèrement qu'elle avait été sa maîtresse puis l'avait délaissé pour devenir la compagne de Désiré. Guillotiné le 22 avril 1857
24 mars 1857 Rouen François André Anquetin 36 ans, marchand de veaux. Abat d'une balle de pistolet dans le dos le 03 janvier 1856 à Flipou (Eure) son beau-frère Firmin Lerat, 23 ans, pour que sa femme devienne la seule héritière de la famille Lerat. Condamné en première instance par les assises de l'Eure, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 16 avril 1857. Gracié en mai 1857.
18 avril 1857 Amiens Antoine-Théophile "Simon Lacarrière" Roussel 24 ans, mineur. Egorgea à coups de couteau à Morlancourt Pierre Antoine Bailly, 69 ans, propriétaire, et sa femme Marie Anne Benoîte Cotrelle, épouse Bailly, 69 ans, pour leur voler 3.000 francs, puis mit le feu à leur grange. Son père et complice, Jean-Baptiste "Vast" Roussel, 60 ans, tisseur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 30 mai 1857
09 mai 1857 Blois Michel-Calais Leroy 39 ans, cultivateur. Incendie à Huisseau-en-Beauce sa propre grange dans la nuit du 10 au 11 janvier 1857 pour toucher l'argent de l'assurance. Avait également des relations incestueuses avec sa propre mère. Gracié
11 mai 1857 Nancy Nicolas Didier Oliot 34 ans, manoeuvre, bûcheron. Après une discussion avec sa femme, Geneviève Mélanie Zabé, épouse Oliot, 32 ans, le 03 février 1857 à Cirey, la tue à coups de hache, puis fait subir le même sort à sa belle-mère Catherine Troché, veuve Zabé, 71 ans, et à leur fille Appoline Oliot, 6 ans et demi. Guillotiné le 19 juin 1857
12 mai 1857 Rennes Pierre-Jean Bertin 49 ans, cultivateur. Empoisonne à l'aide d'une pâte phosphorée les 12 et 13 janvier 1857 une fontaine de Billé où son frère Jean avait l'habitude de faire puiser l'eau. Voulait simultanément s'assurer la part unique de l'héritage parental, supprimer un frère qu'il détestait et également ses voisins, la famille Huart, ses anciens patrons qui l'avaient renvoyé quand ils s'étaient aperçus qu'il les volait. Gracié le 02 juillet 1857
15 mai 1857 Versailles Joseph Longatte 32 ans, ouvrier menuisier. Le 08 octobre 1856, tente de tuer au 40, rue Levert à Belleville sa maîtresse, Mme Bouley, 30 ans, ouvrière lingère, de deux coups de marteau parce qu'elle envisageait de le quitter, lassée par sa paresse et son caractère dépensier. Condamné aux travaux forcés à perpétuité le 19 décembre 1856 par les assises de la Seine, arrêt cassé. Gracié le 10 juillet 1857.
16 mai 1857 Reims Alphonse Bouquet et Marie-Rosalie Bouquet Chaudronniers à Epernay, Alphonse plusieurs fois condamné pour vols, outrages, de même que son épouse et leurs deux fils. Condamné à une forte amende par le président du tribunal d'Epernay, Bazire, Alphonse décide de se venger. Le 12 mars 1857, alors que le juge passe devant leur magasin, Marie-Rosalie tire sur lui un coup de pistolet sans l'atteindre, et Alphonse lui tire dessus à son tour, le blessant gravement à la tête. Enfermés dans leur magasin, les époux tirent sur les policiers qui donnent l'assaut, blessant un maréchal-des-logis au visage. Le brigadier de police Félix Oudart, 33 ans, touché au ventre par Bouquet, meurt le 14 mars. Leur fils Louis-Aimé est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Marie-Rosalie est graciée, Alphonse est guillotiné à Epernay le 23 juin 1857
16 mai 1857 Rennes François Loret et Marie Blin, épouse Loret 46 ans, marin, et 47 ans, ménagère. A Miniac-Morvan, séquestrent et torturent le fils de François, Jean, âgé de 17 ans, qui en ressort gravement handicapé. Graciés le 02 juillet 1857.
20 mai 1857 Dijon François Borne Prêtre. Aide le 01 mars 1847 à Chaumont-le-Bois Zoé Piment, 23 ans, à tuer son enfant nouveau-né. Zoé est condamnée à cinq ans de bagne, sa mère à six ans de travaux forcés. Gracié
06 juin 1857 Beauvais Ernest-Victor Goiseau 20 ans. Assassina le 24 janvier 1857 à Montlévêque à coups de bâton Rieul Drugeon, 17 ans, garçon meunier à Creil, pour lui voler 15 francs. Son complice Louis Émile Corniquet, 19 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié fin juillet 1857
09 juin 1857 Tours Pierre-Alexis Porcher 20 ans. Blesse d'un coup de fusil à l'épaule Marie Hérisset, 44 ans, domestique chez les Chaumier, à Luynes le 15 avril 1857. Cherchait à abattre Mme Chaumier. Gracié fin juillet 1857. Deux jours après son procès, dénonce Hardouin, le gendre des Chaumier, repris de justice notoire, comme lui ayant commandité ce crime. Jugé une première fois en septembre, suite à un renvoi du procès,
13 juin 1857 Albi Antoine-Napoléon Bousséguy 49 ans, passementier. Comparaissant le 28 février 1826 par les assises du Tarn pour les meurtres crapuleux de sa tante et de sa mère et pour une affaire de vol, n'est reconnu coupable que du dernier chef d'inculpation et condamné à dix ans de travaux forcés. Condamné plusieurs fois durant son incarcération, libéré après 29 ans de bagne, logé chez son cousin Pradère. A la mort de ce dernier, s'attribue le rôle de chef de maison - était depuis quelque temps déjà l'amant de Mme Pradère. Celle-ci, cherchant à minimiser ses dépenses et le rendant jaloux en se montrant trop familière avec un domestique, provoqua sa haine. Par vengeance, décida de ruiner sa maîtresse : tua le 01 avril 1857 à Saint-Genest-de-Contest la veuve Vidal, mère de la veuve Pradère, à coups de hache pour la voler et met le feu à la maison. Guillotiné le 20 juillet 1857
10 juillet 1857 Orléans Toussaint-Denis "Antoine" Lechau PARRICIDE, 39 ans, maçon. Tue de trois coups de hache son père, 68 ans, entrepreneur en maçonnerie, le 13 mai 1857 à Olivet. Mobile du crime : Lechau s'estimait floué par son père lors de l'héritage de sa mère un an plus tôt. Guillotiné le 26 août 1857
15 juillet 1857 Périgueux Guillaume Mazière 32 ans, maçon. Etrangle le 31 décembre 1856 à Beaupouyet Pierre Desrozier, 78 ans, ancien instituteur et garde-champêtre, pour lui voler 300 francs-or qu'il montrait imprudemment à tout le monde. Son épouse, Marie Chillaud, 21 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Exécution prévue à Mussidan. Gracié le 13 septembre 1857
18 juillet 1857 Mont-de-Marsan Pierre "Antonin le Marin" Tauzin A Lanne, le 13 mai 1857, agressent, étranglent et noient dans la fontaine de Costaings leur voisin M.Lapébie, marchand de grains, pour lui voler des pièces d'or. Leur père Jacques avait été, en 1854, condamné à dix ans de prison suite au témoignage de Lapébie, et Pierre avait promis de le venger. Joseph Tauzin est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Exécution prévue à Dax. Pourvoi rejeté le 20 août 1857.
22 juillet 1857 Moulins Gaspard Martinan 55 ans, journalier à Saligny. Braconnier et voleur violent qui n'hésitait pas à rosser les gardes. Ennemi juré de M.Bourre, garde particulier des propriétés de M. Martin, juge au tribunal de Moulins, le tue à coups de hache dans le bois Chollet au soir du 22 janvier 1857. Son complice Manciau se pend au lendemain de leur arrestation commune. Guillotiné le 04 septembre 1857
23 juillet 1857 Mont-de-Marsan Jean Larrieu Le 16 avril 1857, entre Condures et Saint-Sever, assassine sa fiancée Marie Claverie pour lui voler 370 francs qu'elle comptait utiliser pour leurs noces. Le corps, caché dans une marnière proche du domicile des Larrieu, est récupéré le 12 juin 1857. Pourvoi rejeté le 22 août 1857. Gracié.
08 août 1857 Évreux Germain-Augustin Ramier Tentative d'empoisonnement. Pourvoi rejeté le 03 septembre 1857. Gracié.
14 août 1857 Lyon Michel Bost 24 ans, voiturier. Condamné le 01 juin 1857 à six ans de travaux forcés pour avoir, avec quatre complices, pillé le 11 janvier 1857 l'église des Charpennes. Refusant d'aller à Toulon et disant préférer être exécuté, prévoit de tuer le médecin de la prison de Lyon-Perrache, puis un gardien - il est empêché de commettre ce crime par un co-détenu. Finit par tuer un autre prisonnier. Pourvoi rejeté le 17 septembre 1857. Gracié
18 août 1857 Nevers Laurent Maurin 30 ans, sans profession. Assassine à coups de hache, dans la nuit du 06 au 07 avril 1857 à Livry, Louis Monty, 39 ans, propriétaire terrien, pour lui voler ses économies. Guillotiné le 12 octobre 1857
20 août 1857 Melun Félix Merckx 28 ans, Belge, manouvrier. Le 15 mai 1857, à Barcy, assomme d'un coup de pierre enveloppée dans un mouchoir Julie Normand, veuve Duviquet, 58 ans, avant de l'achever en l'étranglant à mains nues pour lui voler 600 francs. Son jeune frère, François Merckx, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné le 05 octobre 1857
22 août 1857 Versailles Louis-Casimir Gaisne 29 ans, condamné quatre fois pour vols, la dernière fois à six ans de prison le 04 septembre 1854 par les assises de la Sarthe, incarcéré à Poissy. Révolté contre le prévôt Besnard, qu'il trouvait trop sévère, le frappe de deux coups de ciseaux à la tête et à l'omoplate gauche le 10 mai 1857. Gracié le 07 octobre 1857.
03 septembre 1857 Albi Marie Galinier, épouse Lanet Séparée de son époux - qu'elle aurait tenté d'empoisonner - et enceinte du domestique de ses parents, pend son garçon âgé de 4 jours, le 06 juin 1857 à Labastide-Rouairoux, avec un ruban de jarretière. Arrêt cassé le 01 octobre 1857. Condamnée à Montauban le 19 décembre 1857 aux travaux forcés à perpétuité.
04 septembre 1857 Lons-le-Saunier Françoise Michaud, épouse Juge 48 ans, journalière, veuve en premières noces d'un M.Dejeux, se remarie avec Xavier Juge, journalier à la Vieille-Loye, et père de cinq enfants d'un premier lit. Françoise prend en grippe les trois plus jeunes de ses beaux-enfants, qu'elle maltraite tant et si bien que deux d'entre eux finissent par mourir. Le 03 avril 1857, empoisonne Emilie Juge, 8 ans, ce qui entraîne son arrestation. Ses enfants, Charles Dejeux, 17 ans, et Alexandrine Dejeux, 15 ans, sont respectivement condamnés à vingt ans de travaux forcés et à vingt ans de réclusion dans une maison de correction. Guillotinée le 07 novembre 1857
04 septembre 1857 Beauvais Isidore-Constant "Serpette" François et Auguste-Aimé Gomot 23 et 21 ans, auteurs de plusieurs cambriolages. Tentent d'assassiner à coups de fusil le 04 juillet 1857 près du bois de Borest M.Bigot, notaire au Plessis-Belleville. Graciés
12 septembre 1857 Rodez Joseph "Roudez" 25 ans, sans profession. Attaque dans leur sommeil à coups de houe, dans la nuit du 13 au 14 mai 1857 près de Sauclières, les ouvriers Costes et Bioulac, ses compagnons de route, pour les voler. Bioulac survit et le dénonce. Guillotiné le 07 novembre 1857
19 octobre 1857 Saint-Brieuc François-Marie Robert 23 ans. Met le feu dans la nuit du 19 au 20 août 1857 à la maison de Françoise Renault, épouse Auffray, au hameau du Bois-Morin, commune de Plerneuf, l'incendie se communique à la maison voisine, celle de Jeanne Robert. La même nuit, au hameau de la Vallée-au-Verreau, incendie la ferme des époux Jean Renault, puis deux meules de blé et des tas d'avoine laissés dans les champs. Voulait se venger des familles parentes Auffray et Renault qui avaient récupéré un héritage sur lequel il comptait. Pourvoi rejeté le 26 novembre 1857. Gracié.
28 octobre 1857 Chaumont Nicolas Devaux 32 ans, manouvrier à Villars-Saint-Marcellin. A Melay, le 17 mai 1857, assassine à coups de maillet M.Nicolas et à coups de houe sa femme, Anne-Marie Grosmond, épouse Nicolas, pour voler un pot de graisse, un quartier de lard et de l'eau-de-vie. Guillotiné à Melay le 16 décembre 1857
30 octobre 1857 Moulins Pierre Pétotot 71 ans, propriétaire. Décapite sa femme, Guillemette Cante, épouse Petotot, 72 ans, le 20 août 1857 à Moulins parce que celle-ci, avec laquelle il était en querelle depuis leur mariage, avait dépensé 80 francs en quatre semaines. Guillotiné le 08 décembre 1857
01 novembre 1857 Bourges Jean Perrot 30 ans, cultivateur. Abat d'un coup de feu en pleine poitrine, le 07 août 1857 à Ainay-le-Vieil, Étienne Desécures, le second époux de sa mère, qu'il exécrait. Son complice Annet Larue, 36 ans, cultivateur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Arrêt cassé le 10 décembre 1857. Condamné à Nevers aux travaux forcés à perpétuité le 27 mai 1858.
06 novembre 1857 Draguignan Christine-Pauline Truc, veuve Barnel 49 ans, cultivatrice, veuve de Martin Barnel. Le 29 juin 1846, au hameau de Saint-Jean, à Pierrefeu-du-Var, Martin, 42 ans, abat à coups de fusil sa mère Rose Teisseire, épouse Barnel, 66 ans, et met fin à ses jours. Bru et beau-père vivent dans la même maison en mésentente. Le 17 mai 1857, frappe de seize coups de manche de béchard son beau-père, Jean-Joseph Barnel, 78 ans, pour en hériter plus vite, et affirme avoir agi pour se débarrasser des avances indésirables du vieil homme. Guillotinée le 28 décembre 1857
14 novembre 1857 Angoulême François Cubeau 40 ans, marchand. Lors du cambriolage du presbytère, tente d'assassiner à coups de marteau dans la nuit du 05 au 06 août 1857 à Brillac son voisin, M.Mesnard, 34 ans, curé de Brillac, qui survit par miracle à l'agression. Guillotiné à Brillac le 14 janvier 1858
17 novembre 1857 Laon Pierre-François Hippolyte Villet, Henri-Clovis Bourse, Ferdinand-Henri Lemaire et Pierre-Joseph Hugot 51 ans, voiturier, 48 ans, sans profession, 24 ans, journalier et 36 ans, manouvrier, membres de la "bande Lemaire", chauffeurs du Santerre (troisième bande, après celle de 1821 et de 1832), plus d'une cinquantaine de vols et plusieurs assassinats. Hugot et Pierre-Louis Prosper Villet, 24 ans, garçon limonadier, fils d'Hippolyte, débutent leur carrière en cambriolant les époux Bourse, à Vrély, le 27 juin 1852, pour voler 209 francs. Hippolyte et Prosper Villet se rendent par deux fois auteurs d'incendies volontaires en septembre 1852 à Vrély et Wiencourt-l'Equipée. Hippolyte assassine le 30 novembre 1852 Jean-Baptiste "Moyeu" Chrétien, 47 ans, à Vrély, pour le voler. En 1855, Bourse assassine à Ivry, près de Ham, la veuve Josse. Lemaire, Hugot et Bourse tuent le 05 décembre 1855 à Blérancourt M.Deschamps, marchand de vaches, pour lui voler 2000 francs en or et en billets. Le 07 avril 1857, à Folies, Lemaire et Hugot tuent à coups de bûche et d'éperon de voiture les vieux époux Thory pour voler... trente sous ! Prosper Villet est condamné aux travaux forcés à perpétuité ; sa mère, Victorine Lemaire, épouse Villet, 50 ans, à dix ans de prison ; sa soeur, Marie-Amélie Villet, 20 ans, à huit ans de réclusion ; Jean-Baptiste Rabache, 40 ans, briquetier, à sept ans de prison ; Marie-Alexandrine Thuillier, épouse Hugot, 26 ans, Prosper-Louis Pillot, 32 ans, charpentier, Augustin Prévost, 37 ans, tricoteur et Pierre-François Caron, 53 ans, marchand de peaux de lapins, à cinq ans de réclusion. Jean-Baptiste Villet, 43 ans, cultivateur, Pierre-Omer Fournier, 43 ans, fabricant de bonneterie, sont acquittés. Hugot est gracié, les trois autres guillotinés à Rosières-en-Santerre le 31 décembre 1857.
17 novembre 1857 Rennes Noëlle Dénouart, épouse Vaugru 26 ans, journalière. Étrangle le 16 août 1857 à Saint-Gilles sa fille nouvelle-née puis l'écrase sous une grosse bûche pour être sûre qu'elle ne survivra pas. Jean-Marie Vaugru, 25 ans, journalier, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Graciée le 26 décembre 1857
20 novembre 1857 Saint-Flour François Maniac 58 ans, cordonnier à Frugères, connu pour sa violence. Etrangle à Drugeac le 23 novembre 1856 Guillaume Grégoire, 80 ans, usurier, à qui il devait 350 francs qu'il ne pouvait rembourser, et le vole. Guillotiné à Mauriac le 28 janvier 1858
03 décembre 1857 Le Puy-en-Velay Jean Rolland 46 ans, fabricant d'allumettes. Patron ivrogne et violent, abat au fusil de chasse ses anciens ouvriers, Jacques Vigouroux et Hippolyte Rogues, le 18 août 1857 au Puy-en-Velay. Vigouroux, 30 ans, meurt le 27 septembre, Rogues survit après quarante-cinq jours d'hôpital. Vigouroux, après des années de vexations, avait fini par quitter l'atelier Rolland dont il était le seul ouvrier en juillet 1857 pour travailler avec son rival, Rogues, dont l'atelier d'allumettes n'était qu'à vingt mètres de celui de Rolland. Guillotiné le 18 février 1858
07 décembre 1857 Évreux Louis Béquet PARRICIDE, 28 ans, cultivateur. Le 11 septembre 1857, au hameau de Feugerolles, commune des Andelys, abat d'un coup de fusil en pleine poitrine son père, Michel-Constant Béquet, 52 ans, puis place le canon du fusil sous son menton pour tenter de se suicider. Ne réussit qu'à se défigurer. Guillotiné le 08 février 1858
08 décembre 1857 Le Puy-en-Velay Marie Racon, veuve Héritier 34 ans, employée d'un sabotier. Veuve sans grandes ressources, pressée par un prétendant, le soldat Jean Gaucher, frère de son employeur, décide de se débarrasser de ses enfants pour refaire sa vie avec lui. Le 07 mai 1857, au Puy-en-Velay, empoisonne, avec une mort-aux-rats à base de phosphore, sa fille Marie-Louise Héritier, 2 ans et demi. Le 06 juin, récidive et empoisonne avec la même substance son fils, Pierre Héritier, 7 ans. Si le produit toxique ne peut alors être identifié par la science, l'empoisonnement est avéré et Marie avoue son double crime quelques jours plus tard. Guillotiné le 18 février 1858
09 décembre 1857 Le Puy-en-Velay Antoine François Baptiste "Félix" Boudet PARRICIDE, 32 ans, cultivateur, déjà condamné pour coups et blessures en 1854. A Langeac, le 09 septembre 1857, assassine sa mère, Marie Chevalier, veuve Boudet, de dix-huit coups de pied dans la tête pour la voler. Gracié
14 décembre 1857 Auxerre Pierre-Onésime Bernier 51 ans, journalier. Tente d'étrangler, dans la nuit du 06 au 07 octobre 1857 à Bussy-en-Othe, Marie-Thérèse Grandvilliers, veuve Mercier, aubergiste, pour lui voler 225 francs et une montre appartenant à son fils. Avant de partir, la frappe violemment d'un coup de sabot dans la tête. Gracié le 06 janvier 1858.
16 décembre 1857 Le Puy-en-Velay Pierre "Gandard" Sauzet 42 ans, journalier. Incendiaire récidiviste : met le feu à l'hospice - asile de nuit de Pradelles - le 04 février 1857. Réitère son geste par deux fois le 09 février, ne laissant que des cendres. Recommence en incendiant l'asile provisoire le 19 février, au lendemain de sa construction, ainsi que le 22 février. Mobile : la vengeance. Lui et ses complices, vivant et abusant des secours de l'hospice, avaient vu leurs "revenus" baisser quand les soeurs avaient confié la culture des terres dépendantes de leur établissement à des domestiques et non plus à eux ! Ses complices, Louis Hugon et André "Pelet" Arnier, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Deux autres complices, Régis Hugon et Isidore Bonnet, ayant essayé de mettre le feu à d'autres bâtiments après l'arrestation des coupables pour tromper la justice, sont respectivement condamnés à dix et sept ans de travaux forcés. Guillotiné à Pradelles le 27 février 1858
18 décembre 1857 Saint-Omer Louis-Joseph Wacquet 50 ans, fabricant de brosses. Met le feu le 27 septembre 1857 à Saint-Léonard à la maison qu'il occupe et tente de faire endosser la responsabilité de l'incendie à son épouse qu'il maltraite. Exécution prévue à Boulogne-sur-Mer. Gracié.
14 janvier 1858 Valence Jean-Pierre "Mathieu" Estève et Marie-Madeleine Reynier, veuve Guilliny 30 et 51 ans, cultivateurs. Marie déjà condamnée à trois reprises pour inhumation d'enfant sans autorisation, vol et rébellion contre l'autorité, amants diaboliques. Marie battait son époux depuis longtemps. Etranglent M.Guilliny avec une corde dans la nuit du 14 au 15 août 1857 à Montbrun-les-Bains et menaçent Eléonore Guilliny, 12 ans, de lui faire subir le même sort si elle les dénonce. Rose Tyran, 42 ans, la compagne d'Estève, complice, est condamnée à vingt ans de réclusion criminelle. Guillotinés le 27 mars 1858
18 janvier 1858 Saint-Brieuc Jean-Pierre-Marie Le Dû 21 ans, valet de labour. Le 11 octobre 1857, au hameau de Kerbolézais, commune de Plouëc, tue d'un coup de hache dans la tête Joseph Larmet, 77 ans, propriétaire terrien, et fracture une armoire pour y dérober un peu plus de 100 francs. Exécution prévue à Guingamp. Pourvoi rejeté le 18 février 1858. Gracié.
22 janvier 1858 Foix Jean-Joseph Costes 21 ans, maréchal-ferrant. Assomma et étrangla avec un mouchoir dans la nuit du 20 au 21 août 1857 à Montgailhard Madeleine Laffont, la bonne du curé, pour voler 115 francs. La victime, quelques années plus tôt, avait témoigné contre Costes devant les assises pour une affaire de vol qui lui avait valu une condamnation à quelques années de prison. Gracié le 17 mars 1858.
26 février 1858 Paris Orso Teobaldo Felice Orsini, Giovanni Andrea Pieri et Carlo Camillo Di Rudio 39 ans, 50 ans et 26 ans, carbonari, révolutionnaires républicains Italiens. Le 14 janvier 1858, rue Le Peletier devant l'Opéra, lançent trois bombes sous l'attelage de Napoléon III, faisant 156 blessés et 12 morts. L'empereur et l'impératrice en ressortent choqués mais indemnes, protégés par le blindage d'acier de leur carrosse. Pieri est arrêté quelques heures avant l'attentat, en possession d'armes et d'une quatrième bombe. Antonio Gomez, 29 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Di Rudio est gracié, Ordini et Pieri guillotinés le 13 mars 1858
28 février 1858 Dijon Nicolas Guignard PARRICIDE, 19 ans, ouvrier tailleur d'habits. Tue, dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1858 à Beaumont-sur-Vingeanne son père Jean-Maurice Guignard, épicier, et deux de ses soeurs, Antoinette, 23 ans, et Marie, 11 ans, à coups de marteau, de hache et de couteau, pour s'emparer d'environ 200 francs économisés par leur père, ce pour le dépenser en alcools et filles de joie. Guillotiné le 29 mars 1858
18 mars 1858 Châlon-sur-Saône Claude Nouvelot et Reine Charbonnier, veuve Bonjour 54 ans, journalier et 58 ans, marchande de châtaignes. Derniers incendiaires de Longepierre ; 23 incendies avaient éclaté dans la commune depuis le 02 mars 1851. En 1852, cinq hommes, dont Pierre Vaux, instituteur, avaient été condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Le 17 mars 1856, condamnations à mort de Balban, Quinard et Moissonnier. Graciés le 01 mai 1858
28 avril 1858 Mont-de-Marsan Dominique-Auguste Jarvot 28 ans, laboureur. Libéré de la centrale d'Eysses après un an pour vol, retourne le 02 décembre 1857 chez ses anciens maîtres, les époux Duquenne, à Orthevielle, qui l'avaient gardé comme domestique trois années durant. Tue d'un coup de pieu dans la tête Pierre Duquenne, 66 ans, cultivateur, dans l'étable, et tue Catherine Barrail, épouse Duquenne, 71 ans, de trois coups de la même arme avant de voler un sac d'écus d'or d'une valeur de 995 francs. Guillotiné à Peyrehorade le 14 juin 1858
08 mai 1858 Reims Jean-Louis Collignon 42 ans, marchand de chevaux. Tua en l'étouffant avec un oreiller le 15 mars 1858 à Vieil-Dampierre son épouse Marie-Anne Scholastique Doucet, 43 ans, autrefois sage-femme. Celle-ci était devenue impotente physique et mentale depuis quelques années. Ses complices, Eulalie Grellois, domestique des Collignon, qui maltraitait la victime, et la veuve Nicaise sont respectivement condamnées à vingt ans de travaux forcés et à vingt années de réclusion. Guillotiné le 17 juin 1858
14 mai 1858 Rennes Pierre Richard 39 ans, laboureur. Entre Plumaugat (Côtes-du-Nord) et Saint-Méen, attaque sa soeur, Françoise Richard, 42 ans, infirme et presque aveugle, le 24 janvier 1858, en la jetant depuis un pont dans un ruisseau gelé. Comme elle ressort de l'eau et le supplie de l'aider, il la repousse par trois fois avant de la saisir à la gorge pour la maintenir sous l'eau. Prévoyait de faire subir le même sort à sa mère, Perrine Dubreuil, veuve Richard. Son frère et complice Joseph, 32 ans, laboureur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Saint-Méen le 05 juillet 1858
18 mai 1858 Versailles Pierre-Joseph Crapet A Saint-Germain dans la nuit du 10 au 11 décembre 1857, fait feu sur le garde forestier Lurie le blessant gravement au bas-ventre. La victime survit. Crapet avait déjà été condamné en août 1844 à dix ans de réclusion pour tentatives de meurtres et violences à gendarme par la cour d'assises de l'Oise. Gracié le 28 juin 1858
20 mai 1858 Versailles Jean-Baptiste "Roi-du-Tabac" Jacquet 36 ans, jardinier, déjà condamné le 17 avril 1845 à dix ans de bagne pour vol qualifié. Condamné à quinze mois de prison le 14 décembre 1856, détenu à la centrale de Poissy. Le 20 décembre 1857, tua d'un coup de couteau dans la poitrine Pierre-Adolphe Mussard, un co-détenu de 18 ans qui refusait ses avances, tenta de tuer de trois coups de couteau le prévôt René Viel et blessa les détenus Eugène Thabot et Antoine Méraville. Mussard meurt six jours plus tard. Guillotiné le 02 juillet 1858
22 mai 1858 Grenoble Marin-Joseph-Eugène Duchenaux 34 ans, potier à Feyzin. Cambriola à Corbas le 22 mars 1858 la maison de M.Molly, chez lequel il avait été domestique, et vola à ses anciens collègues valets des vêtements, 27 francs et une montre en argent. Vendit la montre à son collègue Gabriel Balouzet pour 20 francs, mais le hasard fit qu'un ancien débiteur, Monnet, domestique de M. Molly, retrouva sa trace et vint réclamer règlement de sa dette le 18 avril au matin. Ce faisant, il remarqua la montre de Balouzet et le pantalon de Duchenaux et alla chercher ses compagnons à Corbas pour qu'ils identifient leurs biens. Au soir, Duchenaux était déjà parti faire une course à Lyon avec Balouzet : ce dernier, témoin gênant, avait encore sur lui une somme d'argent convenable. Vers 4h du matin, le 19 avril, l'attirant sur les bords du Rhône, lui fracassa le crâne à coups de pierre et le jeta dans le fleuve. Guillotiné le 12 juillet 1858
12 juin 1858 Bordeaux Jean Desbats PARRICIDE, 42 ans, propriétaire et vacher à Lanton. Par haine et par intérêt, abat d'un coup de fusil en pleine tête le 08 mars 1858 son père Pierre Desbats, 60 ans, qu'il maltraitait depuis des années et qui voulait enfin le déshériter au profit d'un voisin et ami. Guillotiné le 26 juillet 1858
17 juin 1858 Bordeaux Jean-Louis Bonnecarrère 24 ans, domestique au service des Lachapelle. Libéré le 20 août 1857 de la maison centrale d'Aix-en-Provence où il avait purgé une peine de cinq ans pour vol. A Pessac, le 03 juin 1858, profitant de l'absence de ses patrons, entraîne sous un faux prétexte la bonne Marie Bartille, 18 ans, dans l'étable, avant de la frapper à coups de bêche sur la tête, de l'étrangler, puis de piller la maison pour voler 1.200 francs en or et en argent, ainsi qu'une montre en or. Guillotiné le 26 juillet 1858
17 juin 1858 Beauvais François-Casimir Acher 22 ans, déjà condamné cinq fois. Libéré le 28 septembre 1857, rentré chez lui à Verderel, le 3 octobre, il met le feu à la maison de ses parents, ce qui lui vaut d'être condamné aux travaux forcés à perpétuité le 12 décembre 1857. Le 1er mars 1858, met le feu à la maison de justice de Beauvais où il était enfermé en attendant son transfert au bagne. Gracié le 06 juillet 1858
07 juillet 1858 Orléans Adèle-Louise Rosalie Picault 23 ans, couturière. Accouche le 03 mai 1858 à Jargeau d'un enfant qu'elle assomme contre un mur avant de le noyer dans un boisseau d'eau et d'enterrer le corps dans un bois voisin. Marie-Adèle Picault, 48 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 29 juillet 1858. Graciée.
10 juillet 1858 Caen Antoine "Pascal" Coudurier et Jean "Graft" Minder 40 ans, marchand ambulant et 43 ans, sans profession. Coudurier déjà condamné huit fois, dont une à perpétuité par contumace, Minder déjà condamné à Caen en 1835 à dix ans de travaux forcés pour vol et à Cahors en 1849 à dix autres années de bagne, évadé de Rochefort le 15 novembre 1849. Dans la nuit du 29 au 30 août 1857, rue Guillaume-le-Conquérant à Caen, attaquent Jules Péchard, 26 ans, horloger, et l'abattent de quatre balles de pistolet et de quatre coups de poignard dans le visage et l'aisselle, pour voler ses marchandises, d'une valeur estimée entre 12.000 et 15.000 francs. Le jeune homme meurt deux jours plus tard. Salomon "Mayer" Gugenheim, 36 ans, colporteur, est condamné à perpétuité, Émile Bloch, 39 ans, marchand ambulant, à huit ans de prison, Joseph Lambert, 35 ans, marchand de plumes métalliques, à six ans de bagne, Bernard Meyer, 38 ans, marchand, à quatre ans de prison, Salomon Ulmo, 61 ans, négociant, à huit ans, Madeleine Minder, veuve Gaul, 44 ans, concierge, à cinq ans de bagne, Marguerite "Chrétien" Chatelain, 24 ans, à cinq ans de prison, Marie Milice, 35 ans, à six ans de prison, Louis Meyer, 35 ans, tripier, à deux ans de prison, et Léon May, 44 ans, marchand de plumes métalliques, à six ans de prison. Guillotinés le 05 novembre 1858
28 juillet 1858 Chaumont Nicolas Perdriset 49 ans, bûcheron. A Busson, le 14 février 1858, met le feu à sa ferme et récidive le 1er mars suivant, sans véritable raison. Déjà condamné le 20 juillet 1835 à cinq ans de prison pour attentat à la pudeur, et tente de violer en juillet 1854 Reine Servais, 50 ans, près de Montot. Gracié le 28 août 1858
29 juillet 1858 Bourg-en-Bresse Joseph Billon PARRICIDE, 42 ans. A Hauterive, près de Saint-Jean-le-Vieux, le 29 mai 1858, agresse à coups de fourche son père, François Billon, 62 ans, alors que celui-ci travaille aux champs, puis le frappe de seize coups de hache, dont six mortels. François décède le lendemain de l'agression. Joseph affirma que son père le volait depuis longtemps et qu'il n'avait fait que défendre son bien. Guillotiné le 06 septembre 1858
03 septembre 1858 Lons-le-Saunier Herminie Julliard Tua à Martigna ses deux filles de 6 et 5 ans à coups de serpe dans la tête. Ayant commis un vol, elle voulait s'enfuir à Lyon et ses enfants constituaient un fardeau et un risque accru d'arrestation. Guillotinée le 21 octobre 1858
04 septembre 1858 Montbrison Annette Collange, épouse Philippon 34 ans. Femme adultère, mariée à un homme de 36 ans son aîné, empoisonna le 04 janvier 1858 à Saint-Romain-d'Urfé Jean Philippon, son fils, 6 ans et sa fille, Céline, 8 ans, le 18 janvier 1858, en leur faisant boire de la "tisane" dans laquelle elle faisait infuser des allumettes au phosphore. Guillotinée le 22 octobre 1858
07 septembre 1858 Bordeaux Jeanne Constantin, veuve Viéla 39 ans, couturière. Etrangla avec un mouchoir le 18 juillet 1857 à Cadaujac sa voisine, la veuve Marie Laporte, qu'elle avait attiré dans un guet-apens pour lui voler des meubles. Guillotinée le 23 octobre 1858
08 octobre 1858 Saint-Mihiel Jean-Nicolas Jausset 28 ans, domestique. Frappa d'un coup dans la tête, le 14 juillet 1858 au hameau de Lochères, à Aubréville, Elizabeth-Sophie Raulin, 45 ans, la femme de son patron, Nicolas-Séverin Marchand, 51 ans, cultivateur. Elle survit deux jours à l'agression. Marchand et Jausset étaient amants, et la haine du domestique envers sa rivale chaque jour plus violente. Guillotiné le 22 novembre 1858
26 octobre 1858 Bourg-en-Bresse Benoît Oviste 54 ans. Contracte un contrat de viager en 1852 avec Françoise Viornéry. Devenue sa maîtresse, il ne s'acquitte pas de ses paiements. Françoise Viornéry ayant fini par céder aux avances de M. Duvernay, sous-officier d'artillerie à la retraite, qu'elle épouse en mai 1858, Oviste abat d'un coup de fusil son rival le 29 août 1858 à Duvernay. Gracié en décembre 1858
08 novembre 1858 Rouen Pierre-Sénateur Drieu 51 ans, pêcheur et journalier, père incestueux. Le 11 mai 1858, à Toussaint, tue l'enfant nouveau-né de sa fille Marie-Ludivine, nourrisson dont il est également le père, et l'enterre dans un tas de fumier. Aurait déjà agi ainsi en 1856 au Bec-de-Mortagne. Premier procès renvoyé. Marie-Ludivine, 31 ans, sa fille, trameuse, est acquittée. Gracié le 30 décembre 1858
11 novembre 1858 Angoulême François Gaudichaud 55 ans, cantonnier. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 1857, au hameau de Gondeville, commune de Mérignac, assassine à coups de bâton ferré Anne Grondin, veuve Lhédet, 82 ans, pour lui voler des vêtements et des draps, avant de mettre le feu à la maison. Guillotiné le 03 janvier 1859
25 novembre 1858 Metz Noël-Alexis Roupert 36 ans, ouvrier corroyeur. Tente d'assassiner Mme Arnould, cabaretière à Metz. Gracié le 30 décembre 1858.
27 novembre 1858 Riom Jean-Baptiste "Guérini" Laurent et Louis Minder Laurent, précédemment condamné à huit ans de travaux forcés par les assises de Charente le 28 novembre 1846, Minder condamné à mort par contumace par les assises de la Loire en 1854 pour avoir, avec son frère Philippe "Louis Brun" Minder, assassiné deux gendarmes - Philippe avait été condamné à mort contradictoirement et gracié. Malfaiteurs responsables d'une vague de vols dans le département à compter de 1857. Tuent de trois coups de couteau le 9 octobre 1857 à Maringues M.Guérin, gendarme à Randan, qui venait de les interpeller. Père de Louis, Georges "Beck" Minder, 66 ans, déjà condamné à 15 ans de travaux forcés par contumace le 14 août 1845 par les assises du Calvados pour vol, est condamné à la réclusion perpétuelle.

NB : Louis Minder aussi frère de "Graft" condamné et exécuté la même année à Caen.
Laurent est gracié, Louis Minder guillotiné le 12 janvier 1859
11 décembre 1858 Nantes Guillaume-François Thomas 27 ans, ouvrier terrassier. Lors d'un cambriolage, dans la nuit du 04 au 05 août 1858, aux Nocs-en-Montoir, étrangle la veuve Jouin pour lui voler environ 100 francs. Gracié le 22 janvier 1859.
15 décembre 1858 Paris Nicolas Parang 32 ans, malfaiteur récidiviste. Le 31 août 1858, viola et pendit sa nièce, Lucie Parang, 15 ans, à un arbre, au bord de la route de Flandres, à Pantin. Après sa condamnation, sa mère le dénonce comme étant l'auteur du meurtre de la veuve Chéreau, rentière septuagénaire, étranglée avec une serviette rue Geoffroy-Saint-Hilaire le 24 janvier 1856. Son épouse et ses complices Delanneau et Henoi sont jugés au printemps 1860 pour cette affaire (verdict ?) Guillotiné le 25 janvier 1859
17 décembre 1858 Montauban Jeanne Escudié, épouse Garrigues Tente d'empoisonner avec une soupe à l'acide sulfurique son gendre Charles Gaugiran, 35 ans, le 06 octobre 1858 à Fonbonne. Son époux, Pierre, est condamné à cinq ans de bagne, et Marie Garrigues, épouse Gaugiran, est condamnée à douze ans de travaux forcés. Graciée le 26 janvier 1859
20 décembre 1858 Nantes Françoise Lebreton, veuve Perrot 29 ans, prostituée, cinq fois condamnée, dont trois fois pour vols. Veuve d'Yves Perrot, condamné au bagne pour vols, évadé et abattu par la police lors de son arrestation. Noie son second enfant, François, 4 ans, en le jetant dans l'étang de Sainte-Anne, à Saint-Étienne de Mont-Luc, en le lestant avec une grosse pierre à l'automne 1857. Le corps n'est récupéré que le 26 mars 1858. Aux dires de sa fille aînée, aurait également empoisonné son second fils en lui faisant avaler une décoction à base de vinaigre qui l'aurait tué en une journée. Guillotinée le 11 février 1859.
04 janvier 1859 Saint-Mihiel Victor Rainon 25 ans, vigneron à Loupmont. Viole et étrangle avec une corde Marie-Félicie Joly, sept ans, dans le bois de Saint-Nicolas à Loupmont dans la nuit du 17 au 18 août 1858. Guillotiné le 18 février 1859.
04 février 1859 Nancy Frédéric Klein 33 ans, domestique. Le 25 février 1855, sur la route de Desseling, assassine de deux coups de fusil Jules Lévy, agent d'affaires, pour lui voler 300 francs. Tire un dernier coup de feu sans l'atteindre sur leur compagnon de route, Dominique Marchal, colporteur, qui a assisté au crime et s'enfuit terrorisé. Se cache près de quatre années durant sous de fausses identités, condamné par contumace, jusqu'à son arrestation pour vagabondage en octobre 1858 à Metz. Arrêt cassé
10 février 1859 Blois Jean-Pierre "Joly" Lehoux 33 ans, tuilier. Braconnier, abat d'un coup de fusil à bout portant le garde particulier Jean-Pierre Maubert, employé des Montesquiou-Fezensac au château de Prunay, alors que celui-ci allait l'arrêter pour chasse interdite le 31 octobre 1858 à Sasnières. Guillotiné à Vendôme le 30 mars 1859
25 février 1859 Dijon Chrétien Henny 45 ans, tailleur d'habits. Assassina à coups de passe-carreau - une longue pièce de bois servant à repasser les coutures - sa fille Louise Henny, 21 ans, ouvrière, le 24 décembre 1858 à son domicile, 7, rue Musette à Dijon. Il violait son enfant depuis longtemps. Tente de mettre fin à ses jours avec le passe-carreau après avoir commis son crime, et tente de s'égorger avec un couteau quelques instants après le verdict. Guillotiné le 28 mars 1859
26 mars 1859 Albi Prosper Paul Ferrand 27 ans, filateur à Mazamet. Assassina à coups de couteau sa femme Victoire Bouisset, et l'amant de celle-ci, Louis Armengaud, le 17 octobre 1858, qu'il avait "surpris" en pleine action dans le lit conjugal. Comptait faire passer son geste sur le coup d'un crime passionnel excusable, mais les moeurs de son épouse et ses infidélités répétées étaient connues de tous. Ferrand avait l'intention de se remarier tout en profitant des biens de famille dont il hériterait à la mort de Victoire. Guillotiné le 27 mai 1859
06 avril 1859 Saint-Mihiel Frédéric Klein 33 ans, domestique. Le 25 février 1855, sur la route de Desseling, assassine de deux coups de fusil Jules Lévy, agent d'affaires, pour lui voler 300 francs. Tire un dernier coup de feu sans l'atteindre sur leur compagnon de route, Dominique Marchal, colporteur, qui a assisté au crime et s'enfuit terrorisé. Se cache près de quatre années durant sous de fausses identités, condamné par contumace, jusqu'à son arrestation pour vagabondage en octobre 1858 à Metz. Condamné en première instance par les assises de la Meurthe, arrêt cassé. Gracié le 22 mai 1859
11 avril 1859 Quimper Goulven Hélégoët 44 ans, cultivateur. Dans la nuit du 05 au 06 décembre 1858, au Conquet, tue à coups de soc de charrue son cousin Jacques-François "Locrouan" Thomas, marchand de porcs, pour lui voler 900 francs. Guillotiné le 04 juin 1859
10 mai 1859 Paris Marie-Louis Jean-Baptiste Verry 40 ans, ouvrier chapelier. Surpris pendant un cambriolage commis le 17 janvier 1859 au 109 boulevard Beaumarchais, décapite à coups de couteau la domestique Marguerite Lecointre, sa maîtresse, qui l'avait inconsciemment renseigné sur les habitudes de la maison et constituait un obstacle. Repart sans avoir trouvé les espèces qu'il convoitait. Affaire soumise aux assises en avril 1859, et renvoyée à la session suivante. Guillotiné le 16 juin 1859
20 mai 1859 Melun Léonard Faugeras 31 ans, domestique. Assassine au 1, place d'Armes à Fontainebleau, dans la nuit du 28 au 29 août 1858 le docteur Claude Martial Bardout, 69 ans, médecin du château et de l'hospice de Fontainebleau, et Edmée Joséphine Morlet, épouse Bardout, 66 ans, ses anciens patrons, à coups de couperet. Première audience en février 1859, renvoyée à la session suivante. Guillotiné le 27 juin 1859.
23 mai 1859 Bastia Jean-Paul "Broccolone" Andréani 42 ans, laboureur, bandit, auteur de quatre assassinats Guillotiné le 27 juillet 1859.
27 mai 1859 Caen Marie-Adelina "Cosnard" Barette 23 ans, domestique. A Bény-sur-Mer, le 26 octobre 1858, étrangle avec une corde son nouveau-né et l'abandonne en pleine campagne : le corps, sans doute dévoré par les animaux, ne sera jamais retrouvé. Son infanticide n'est appris qu'à son arrestation, le 02 février 1859, pour un vol. Graciée.
06 juin 1859 Paris Nicolas-Constantin Fleuret et Auguste-Charles Millard 34 ans, potier et 36 ans, garçon boucher. Le 03 avril 1859, rue de la Roquette, s'introduisent dans la boucherie Colombe pour cambrioler, et étranglent à mains nues Louise Collet, 28 ans, la domestique qui dormait sur place, pour ne pas être dénoncé. Dérobent 1.500 francs. Fleuret gracié, Millard guillotiné le 23 juillet 1859.
25 juin 1859 Saintes Jacques Coudoin 50 ans, cultivateur. Marié vers 1829 à Catherine Louassier, de 22 ans son aînée, se montre un mari épouvantable. Finit par l'empoisonner à l'arsenic le 03 janvier 1859 à Chatenet, causant sa mort le 09, et tente de faire peser les soupçons sur leur gendre. Exécution prévue à Jonzac. Gracié le 11 août 1859. Meurt à l'hôpital de Poitiers le 16 octobre 1859.
09 juillet 1859 Amiens François-Vincent Gomard 20 ans. A Saint-Quentin-en-Tourmont, le 09 mai 1859, tue sa maîtresse Aglaure Savoye, domestique, en la noyant dans un fossé, et fait subir le même sort à une voisine, Mme Dorival, dont la fille avait entendu les appels au secours d'Aglaure, et qui était venue se renseigner sur leur origine. Arrêt cassé le 04 août 1859.
18 juillet 1859 Laval Ferdinand Pomier 18 ans. Tue, dans la nuit du 20 au 21 décembre 1858 à La Bazouge-de-Chemeré, Pierre Sarchet, 55 ans, cultivateur, de cinq coups de vouge - une serpe à long manche - dans la tête avant d'aller au domicile de sa victime, de lui voler 185 francs, une montre et des vêtements propres. Gracié le 10 septembre 1859.
12 août 1859 Nîmes Pierre "François Gaillard" Séquier 35 ans, condamné plusieurs fois pour vols et attentat à la pudeur. Tue de deux coups de couteau Louise Coulomb, fille d'aubergiste, le 12 avril 1859 à Moulezan, avant de lui broyer la tête avec une grosse pierre pour voler 15 francs. Dans la nuit du 17 au 18 avril, dans le bois du Mas-Neuf, près de Saint-Félix, tue Guillaume Richard, berger, à coups de pierre pour lui voler son portefeuille. Le 24, à Alès, tente d'étrangler Mme Baucilhon, 59 ans, et est arrêté sur place, des voisines étant intervenues en compagnie de policiers. Guillotiné le 13 septembre 1859.
18 août 1859 Lyon Ennemond Carra 29 ans, cultivateur, paresseux, déjà condamné dix ans plus tôt par le Conseil de Guerre pour le vol d'une médaille d'honneur. Le 04 juillet 1859, aux Ardillats, abat d'un coup de fusil son beau-père, Claude Édouard, et blesse d'un coup de feu à la tête sa femme, Marie-Benoîte Édouard, épouse Carra, parce que ceux-ci lui faisaient trop de reproches sur son oisiveté. Gracié le 24 septembre 1859.
22 août 1859 Douai Sévérin-Joseph Dewaste 27 ans, journalier. Assassina le 05 juin 1859 à Ascq Auguste Agathon Desquiens, 85 ans, rentier, sa femme, Marie-Albertine Chuffart, épouse Desquiens, 78 ans, et leur fille Pauline Olimpie Desquiens, 39 ans, rentière. Guillotiné à Lannoy le 27 septembre 1859.
09 septembre 1859 Saint-Omer François-Vincent Gomard 20 ans. A Saint-Quentin-en-Tourmont, le 09 mai 1859, tue sa maîtresse Aglaure Savoye, domestique, en la noyant dans un fossé, et fait subir le même sort à une voisine, Mme Dorival, dont la fille avait entendu les appels au secours d'Aglaure, et qui était venue se renseigner sur leur origine. Condamné en première instance par les assises de la Somme, arrêt cassé. Exécution prévue à Rue (Somme). Gracié le 19 octobre 1859.
14 septembre 1859 Paris Charles "Régnault" Arnaud 39 ans, ouvrier tonnelier, déjà condamné à cinq reprises, cambrioleur en bande organisée. Condamné par contumace aux travaux forcés, commet en 1858 plusieurs vols dans la région de Vernon, puis à Nantes. Lors d'un cambriolage chez M. Schirodan, à Courbevoie le 09 février 1859, tente de tuer la domestique, Mme Demouy, 57 ans, en l'étranglant à mains nues. Adrien "Deligny" Dagory, 27 ans, est condamné à trente ans de travaux forcés, Antoine Oliva, 55 ans, agent d'affaires, à huit ans de prison et Albertine Durand, 29 ans, journalière, à trois ans de réclusion. La veuve Dagenne est acquittée. Gracié le 04 février 1860.
14 octobre 1859 Paris Julien-François Labouré 53 ans, marchand de quatre-saisons. Marié en deuxièmes noces en 1857 à la fille de sa concierge, Augustine Cochin, alors âgée de 22 ans, la meilleure amie de sa fille aînée - avec laquelle elle partageait également les faveurs de l'inspecteur principal Boucher, de la Sûreté. Les noces tournèrent vite au fiasco, et dès mai 1858, Labouré s'armait d'une hache pour en frapper son épouse, elle-même atteinte de troubles mentaux et plusieurs fois internée à la Salpêtrière. Le 26 juin 1859, la blesse au bras, et est arrêté. Libéré deux jours plus tard, il tue son épouse chez eux, au 14, rue du Fouarre, de sept coups de tire-point dont un qui perfore le poumon, le 05 juillet 1859. Gracié le 05 décembre 1859.
26 octobre 1859 Bourg-en-Bresse Benoît Valland 26 ans, soldat déserteur du régiment des zouaves de la garde impériale. Plusieurs fois condamné pour vols. Le 24 janvier 1859, à Beauregard, tente d'assassiner Mme Labaty et son petit garçon à coups de bouteille en cherchant à les cambrioler. Le même soir, à Frans, pille la maison de M.Chavet, volant des vêtements, et se fait maîtriser par un voisin, M.Charnet, après lui avoir donné un coup de gourdin. Gracié le 13 décembre 1859.
27 octobre 1859 Chaumont Claude Doré 53 ans, propriétaire. Auteur d'un incendie volontaire à Langres le 24 août 1859. Son complice, Antoine-Pierre Marguerite, 20 ans, ouvrier bourrelier, est condamné à cinq ans de travaux forcés. Gracié le 27 novembre 1859.
08 novembre 1859 Angoulême Jean "Pinson" Martin 52 ans, cultivateur, sept condamnations pour vol et coups et blessures. Au bout de 32 ans de mariage, assassine le 13 août 1859 à Montchaude son épouse de deux coups de pieu dans la tête. Avait déjà tenté en 1832 de la tuer à coups de couteau de boucher. Guillotiné le 17 décembre 1859.
15 novembre 1859 Rennes Marie-Françoise Ménard 29 ans, déjà condamnée une fois pour vols, fille-mère de deux enfants. A Saint-Brolades, étouffe son troisième enfant, nouveau-né, dans la nuit du 28 au 29 août 1859, et va l'enterrer sommairement dans un fossé. Graciée le 24 décembre 1859.
15 novembre 1859 Laon Eugène-Victor Wast 21 ans, domestique. Incendie à Audigny dans la nuit du 30 juin au 01 juillet 1859 l'étable de M.Petit. Son arrestation permet d'apprendre qu'il est l'auteur de plusieurs vols commis à Audigny, et d'autres incendies : le 03 novembre 1854, avait mis le feu à la grange des époux Gobinet, et le 17 avril 1859, avait incendié la grange de M.Benaux. Gracié le 05 décembre 1859.
16 novembre 1859 Pau Francisco Borau et Miguel Martin 24 et 21 ans, journaliers, Espagnols. Dans la nuit du 17 au 18 juillet 1859 à Lasseube, étouffent avec une mante puis égorgent Miguel Ferreo, 35 ans, Espagnol, leur compagnon de route. Le 19 juillet, à Araguez dit Puerto, agressent le curé du village, qu'ils blessent d'un coup de couteau, et tuent de deux coups dans le ventre la servante qui arrivait. Pascual Borau est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinés à Oloron-Sainte-Marie le 30 décembre 1859.
18 novembre 1859 Rennes François-Jean Jeudy 38 ans, hongreur, déjà condamné à trois mois de prison pour escroqueries. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1859, au Pertre, assassine à coups de bistouri dans la poitrine René Furon, cultivateur, avec lequel il venait de se disputer dans un cabaret. Gracié le 07 janvier 1860.
18 novembre 1859 Carcassonne Pierre Semat 29 ans, cultivateur. A Labastide-Esparbairenque, empoisonne sa femme Marguerite Alby le 29 août 1857 après six jours d'agonie. Il avait acheté exprès de l'arsenic sous un faux nom à Mazamet. Guillotiné le 14 janvier 1860
22 novembre 1859 Paris - Conseil de guerre Jean Ract Le 30 octobre 1859, à la caserne du Prince-Eugène, tente d'abattre le sergent Giudicelli qui venait de lui infliger une punition disciplinaire.
24 novembre 1859 Saint-Flour Louis Bertrandias 24 ans, cordonnier ambulant, mari violent. Assassine de dix coups de marteau dans la tête Anne Combes, veuve Alheinc, sa belle-mère, le 14 juillet 1859 à Lavastrie, parce que celle-ci incitait sa fille à le quitter. Guillotiné le 14 janvier 1860
25 novembre 1859 Aix-en-Provence Joseph-François Vincent 22 ans, ouvrier mineur. Abat d'un coup de pistolet son camarade Valette, ouvrier terrassier, le 01 août 1859 près du mas de Merle, à Arles, pour lui voler sa montre, qu'il vendit à un militaire. Guillotiné le 16 janvier 1860
12 décembre 1859 Beauvais Vincent-François Boitel 43 ans, braconnier, très violent, quatre fois condamné. Surpris en pleine chasse interdite à Silly le 06 septembre 1859, tire un coup de fusil dans la figure du gendarme Guilloreau, le défigurant et le rendant aveugle, et rate de justesse le brigadier Goubert. Guillotiné le 31 janvier 1860
14 décembre 1859 Bordeaux Jean Vinson 49 ans, cultivateur. Assassina à coups de pelle à Saint-Aubin dans la nuit du 22 au 23 octobre 1859 M.Moulineau, 65 ans, et son épouse, Marguerite Chouteau, 60 ans, cultivateurs, pour leur voler plusieurs centaines de francs, et tente de dissimuler son crime en mettant le feu à la maison. Guillotiné à Saint-Ciers-Lalande le 18 janvier 1860.
14 décembre 1859 Rodez Rose Bessière, veuve Marty et Jean-Antoine "Sarrat" Bondal Bondal, 31 ans, cultivateur à Privezac. Assassina le 07 août 1859 de dix coups de hache Pierre Marty, 43 ans, époux de sa maîtresse Rosalie Bessière pour refaire sa vie avec elle. Rose est graciée, Bondal guillotiné le 11 février 1860
21 décembre 1859 Aix-en-Provence Henri Boyer 34 ans, marchand de volailles. Tue à coups de marteau le 12 octobre 1859 sur la route départementale 1, à La Fare-les-Oliviers, Mathias Péchier, messager à Mallemort, et sa fille Thérèsine, 12 ans, pour leur voler environ 1.500 francs. Guillotiné le 24 janvier 1860
1860 Vannes Guillotiné
26 janvier 1860 Carpentras Charles Pouzol 51 ans, cordonnier. Tue de cinq coups de couteau le 15 octobre 1859 à Avignon sa maîtresse Marie Cournot qui venait de le quitter pour s'installer avec un autre homme. Exécution prévue à Avignon. Gracié le 03 mars 1860.
28 janvier 1860 Lille - Conseil de guerre Louis Déal 29 ans, soldat au 6e régiment de lanciers. Le 26 décembre 1859, à Maubeuge, abat le maréchal des logis Henry Chevallier, 32 ans, pour se venger d'une punition infligée quatre jours plus tôt. Fusillé à Maubeuge le 20 mars 1860
08 février 1860 Paris Antonio Trepail 40 ans, domestique et proxénète déjà condamné, Espagnol. Surpris en plein cambriolage rue Gaillon dans la nuit du 12 au 13 décembre 1859, menace d'un pistolet le garçon boucher Cornu qui voulait l'empêcher de s'enfuir dans la rue Neuve-des-Petits-Champs, et tire un coup de feu sur le gardien de la paix Guidon sans le toucher. Gracié le 17 mars 1860.
09 février 1860 Cahors Marie Talayssat, épouse Moles 56 ans, fermière. Le 22 décembre 1859, au hameau de Brouelles, commune de Maxou, tente d'assassiner son mari avec la complicité de leur fils Jean, 27 ans. Graciée le 24 mars 1860.
13 février 1860 Besançon - Conseil de guerre Georges Roth 29 ans, soldat au 12e régiment d'artillerie. Le 07 février 1860, à Besançon, tire une balle dans le ventre du maréchal-des-logis Chevreau qui l'avait puni à trois reprises. Arrêt cassé par le Conseil de révision le 21 février 1860.
16 février 1860 Laon Victor Gosset 18 ans, berger, plusieurs fois condamné pour vol. Tua à coups de fourche le 01 novembre 1859 Julie Constance Maurice, épouse Laly, 62 ans, et Honoré Isidore Laly, 70 ans, cultivateurs, à Courmont. Il avait volé chez eux une montre la veille et comprenant que les soupçons se porteraient sur lui sitôt le vol découvert, il voulut faire taire ses probables accusateurs. Guillotiné à Château-Thierry le 12 mars 1860.
03 mars 1860 Lyon Jean Montel 29 ans, ouvrier terrassier. Tua à coups de pioche dans la tête son maître Antoine Rustand, 52 ans, cultivateur à Morancé, le 30 novembre 1859 pour le voler. Guillotiné le 07 avril 1860
15 mars 1860 Paris Louis-Gabriel Duclos 53 ans, cabaretier rue de Charonne à Paris. Veuf, envisageait de se remarier avec Aimée Joséphine Lebrasseur, veuve Morel, 39 ans, qu'il savait riche (au moins 300.000 francs). La jeune femme avait en premier lieu accepté ses avances, mais constatant sa violence et son intempérance, avait fini par rompre leurs relations. Le 25 décembre 1859, Duclos l'attire en son domicile et l'égorge de deux coups de couteau de cuisine. Arrêt cassé le 29 mars 1860.
31 mars 1860 Strasbourg Marthe Cuénat, épouse Haumesser 47 ans. Par jalousie, tua, le 02 décembre 1859 à Elsenheim, Jeannette, sa fille de 21 ans, en la frappant à la tête à coups de tire-braise et en l'égorgeant avec un couteau de cuisine. Voulut faire disparaître le corps en le découpant au hachoir et en le jetant dans une marmite d'eau bouillante Guillotinée le 14 mai 1860
06 mai 1860 Nancy Joseph Charles Vital Tisserand, repris de justice condamné deux fois pour vols. Assassine avec un soufflet en fer le 14 novembre 1859 à Badonviller Jean-Baptiste Gérard (cinq coups) et sa femme, Marie-Marguerite Clavé, épouse Gérard (trois coups), pour les voler. Guillotiné le 13 juin 1860.
08 mai 1860 Besançon Jean-Pierre Ackermann 42 ans, sabotier à Ornans. Egorge à coups de couteau son épouse Jeanne-Claude, née Garmond, de dix ans plus âgée que lui, le 21 mars 1860, et frappe de quatre coups de couteau sa belle-soeur, Jeanne Louise Garmond. Il n'avait pris femme que pour gagner un toit, et alcoolique au dernier degré, faisait de la vie des deux femmes un enfer depuis vingt ans, à tel point que celles-ci, en septembre 1859, étaient allées s'installer dans une maison voisine où il n'était pas le bienvenu. Guillotiné le 22 juin 1860.
19 mai 1860 Versailles Louis-Gabriel Duclos 53 ans, cabaretier rue de Charonne à Paris. Veuf, envisageait de se remarier avec Aimée Joséphine Lebrasseur, veuve Morel, 39 ans, qu'il savait riche (au moins 300.000 francs). La jeune femme avait en premier lieu accepté ses avances, mais constatant sa violence et son intempérance, avait fini par rompre leurs relations. Le 25 décembre 1859, Duclos l'attire en son domicile et l'égorge de deux coups de couteau de cuisine. Condamné une première fois à Paris. Guillotiné le 11 juillet 1860.
21 mai 1860 Évreux Armand-Adrien Claquecin 31 ans, journalier. Assassine de 27 coups de couteau le 16 février 1860 à Ecouis Hugues Pascal Delaplace, 55 ans, régisseur d'une grande propriété, pour le voler. Guillotiné le 16 juillet 1860.
25 mai 1860 Reims Louis-Appolinaire Brodart 47 ans, sans profession. Fils de bagnard, lui-même condamné en 1832 à cinq ans de bagne et en 1838 à vingt ans de bagne, peine purgée à Cayenne. Sommé de résider à Reims, où il exerce la profession d'infirmier auxiliaire à l'hospice, se met en rupture de ban en septembre 1859, vagabondant dans la Champagne. Cambriole le 17 octobre 1859 à Francheville la maison des Simonet. Le 13 novembre 1859, au sortir d'Avize, frappe à coups de pierre et tente d'étrangler avec sa cravate M. Godmé, cultivateur à Bisseuil, pour lui voler 16 francs. Godmé survit. Le lendemain, pille la maison des cabaretiers Duval, à Écury-le-Repos, volant 25 francs, des vêtements et de l'eau-de-vie. Guillotiné le 04 juillet 1860.
12 juin 1860 Tours François Claude Giboureau 35 ans, coquetier, homme violent, plusieurs fois condamné. Poignarde à coups de couteau le 07 mai 1860 au lieu-dit "La Borderie", à 1 km de Loches, son épouse Clémentine Ruby, 25 ans, avec laquelle il était séparé depuis dix-huit mois. Guillotiné à Loches le 25 juillet 1860.
20 juin 1860 Paris - Conseil de guerre André Iauch 29 ans, voltigeur au 3e régiment de la garde. Dans la nuit du 06 au 07 mai 1860, à Paris, tente d'assassiner le sergent Cambriels qui avait souligné, à deux reprises ce même jour, son absence à son poste pour aller boire à la cantine. Gracié, peine commuée en dix années de travaux forcés. Dégradé le 10 août 1860.
24 juin 1860 Mende Jean-Clément Peytavin 34 ans. Fracasse le crâne de Jean Hébrard, 27 ans, marchand de bestiaux, dans la nuit du 1er au 02 novembre 1858 à Belvezet, pour voler le contenu d'une malle - notamment des pièces d'or. Guillotiné le 18 août 1860.
26 juin 1860 Paris - Conseil de guerre Jacques Tabouriech 37 ans, soldat au 5e régiment de chasseurs à cheval. Surpris en état d'ivresse et puni par le maréchal-des-logis Favrot, tente de l'abattre sans le toucher le 18 mai 1860. Gracié.
04 juillet 1860 Paris - Conseil de guerre Pierre-Marie Merlinge 30 ans, grenadier dans la garde impériale. Revenu de permission ivre et légèrement semoncé pour ce fait, le 11 juin 1860, à l'École-Militaire, abat le sergent Morel ; la balle cependant poursuit sa course, et touche mortellement le grenadier Risbourgue, en faction à deux mètres de sa première victime. Fusillé à Vincennes le 03 août 1860
05 juillet 1860 Amiens Jean-Baptiste Laurent Rouard 51 ans, ouvrier tanneur. Assassine le 28 mars 1858 à Piennes M.Gravet, meunier, pour voler un peu d'argent, une bague en or et les clés de la maison. Echappe aux recherches pendant deux ans, arrêté le 11 mars 1860 à Ercheux : s'était présenté chez Me Delapierre, notaire et maire du village, sous un faux prétexte - voulait cambrioler la maison -, et frappa de trois coups de marteau dans le visage la domestique, Mlle Haraux. Guillotiné le 08 août 1860.
13 juillet 1860 Lyon Jean-François Chrétien, Jean Joannon et Antoine Deschamps 44 ans, tailleur de pierres, 33 ans, orfèvre au chômage et 47 ans, tailleur de pierres. Poignardèrent et égorgèrent à coups de couteau et de doloire Marie Desfarges, veuve Gayet, 37 ans, sa fille Pierrette, 13 ans, et assommèrent à coups de pierre la mère de Marie, la veuve Desfarges, 72 ans, le 14 octobre 1859, au hameau du Canton-Charmant, à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. Marie et Pierrette furent également violées - jamais on ne sut exactement par qui - avant que les assassins ne pillent la maison. Joanon était un voisin, qui avait courtisé Marie mais avait essuyé un refus; la belle-mère de Chrétien était la tante de Marie ; Déchamps était son cousin germain. Antoinette Pernoux, épouse Chrétien, coupable de recel, fut condamnée à six ans de prison. Marie Viard, épouse Déchamps, est acquittée. Guillotinés à Saint-Cyr-au-Mont d'Or le 14 août 1860.
15 juillet 1860 Paris Charles Chamberlant et Arsène Poirel 22 ans, ouvrier zingueur, et 20 ans, voleurs récidivistes. Etranglèrent avec un mouchoir le 04 mai 1860 rue des Rigoles à Belleville la veuve Elisabeth-Rose Monclin, rentière, pour voler 1.300 francs, des objets précieux et de l'argenterie. Leurs complices, François-Charlemagne et Victor Dupuis, jardiniers, 30 et 21 ans, sont respectivement condamnés à dix ans de réclusion et aux travaux forcés à perpétuité. Graciés le 12 septembre 1860.
20 juillet 1860 Laval François Jean-Marie Cottin 36 ans, ouvrier agricole. Tue de quatre coups de hachette et de couteau dans la tête, le 06 mars 1860 à Fougerolles, Mme Daniel, 67 ans, débitante de boissons pour lui voler 460 francs. Guillotiné à Fougerolles le 10 septembre 1860.
14 août 1860 Laon Pierre-Eleonor Robert et Marie-Félicie Valentine Robert 39 ans, maçon et 25 ans, ménagère. Frère et soeur menant une relation incestueuse pendant dix ans, à Prouvais, tuent avec la complicité de leurs parents les cinq enfants que Marie-Félicie met au monde. Jean-Nicolas Robert, 62 ans, manouvrier, est acquitté. Marie-Catherine Dollé, épouse Robert, 63 ans, est condamnée à la réclusion perpétuelle. Marie-Félicie est graciée, Pierre guillotiné le 12 septembre 1860.
14 août 1860 Rennes Adolphe Boulogne 40 ans, plâtrier, plusieurs fois condamné. Assassine le 02 juillet 1859 à La Guerche-de-Bretagne Louis Lebreton, 75 ans, en lui fracassant le crâne et le jettant dans sa fosse d'aisances pour le voler. Léon Boulogne, 46 ans, équarisseur, est acquitté, mais reste en prison une année, condamné quelque temps plus tôt pour outrages envers un des témoins de l'affaire. Guillotiné à La Guerche-de-Bretagne le 29 septembre 1860.
22 août 1860 Lyon Auguste Germain et Claude Thévenet 19 ans tous les deux. Attaquent le 1er octobre 1859 près de Saint-Martin-en-Haut Claude Renard, marchand de bestiaux, qu'ils attaquent alors qu'il dort dans sa voiture, le frappant et le jetant dans le fosser pour lui voler 1.070 francs. Le 01 décembre 1859, à Civrieux dans l'Ain, tuent le maquignon Antoine Masset d'un coup de massue de fer... pour lui voler 11 francs 50, oubliant de fouiller leur victime qui avait sur lui 750 francs ! Leur complice Bouvier, dit "Mobile", 30 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Graciés le 24 septembre 1860.
24 août 1860 Auxerre Pierre Manciaux 53 ans, cultivateur. Tenta d'empoisonner à l'arsenic sa seconde épouse, Félicité Jobert, 33 ans, à Egriselles-le-Bocage, en juin 1860. La jeune femme, épousée pour occuper des fonctions de servante, s'était blessée à la main et la plaie surinfectée l'empêchait de travailler, causant la rage de son mari. Gracié le 29 septembre 1860
27 août 1860 Auxerre Louis-Théodore Millot 32 ans, cureur de puits, déjà condamné cinq fois. Assassine à coups de bûche le 19 février 1860 à Saint-Sérotin Clotilde Percot, veuve Cléret, 69 ans, fabricante de tuiles, puis l'étrangle à mains nues pour lui voler 220 francs. Guillotiné à Sens le 02 octobre 1860.
05 septembre 1860 Châlon-sur-Saône Mathieu Chabaud 52 ans, cloutier. A Saint-Paul-en-Jarret, le 06 mai 1860, avec l'aide de ses fils, assomme à coups de pierre puis égorge Jean-Claude Raffard, cultivateur, qui l'avait, selon lui, spolié lors d'un partage de biens communaux. Pierre Chabaud, 25 ans, domestique, est acquitté, Jean-Baptiste Chabaud, 21 ans, ouvrier boulanger, est condamné à dix ans de réclusion. Gracié le 06 octobre 1860.
10 septembre 1860 Nantes Denis Chaillou 34 ans, meunier. Fracasse à coups de fourche, le 15 août 1860 à Nort-sur-Erdre, la tête de François Chrétien, 75 ans, maquignon, pour lui dérober 2.000 francs, puis l'achève en lui enfonçant dans la bouche un tampon de graines de foin et une casquette. Guillotiné à Nort-sur-Erdre le 12 octobre 1860.
13 septembre 1860 Paris Jean Alder 39 ans, cordier. Tenta à Beauvais en 1858 d'étrangler sa première épouse, Louise Flamant, pour se venger des parents de cette dernière qui lui avaient refusé un prêt de 2.200 francs. Louise, enceinte de ses oeuvres pour la onzième fois - aucune grossesse n'ayant été menée à terme - se réfugie chez ses parents, perd l'enfant et meurt de peur et d'épuisement. Remarié le 21 septembre 1859 avec Appoline-Clémentine Lutembacher, fille d'un tapissier de Beauvais, qu'il commence à battre huit jours après leur mariage, en lui promettant de tant la malmener qu'elle en mourra naturellement ! A la mi-décembre, tente de l'étrangler et monte à genoux sur son ventre alors qu'elle est enceinte. Appoline se réfugie chez ses parents, mais finit peu de jours après par regagner le domicile conjugal. Quittant l'Oise pour Paris, s'installent le 7 avril 1860 à Paris, 263, rue du Faubourg-Saint-Martin, où Alder continue à battre son épouse. Le 15 juillet 1860, alors qu'Appoline se remet de l'accouchement, Alder tue sa belle-mère, Mme Lutembacher, 50 ans, de neuf coups de couteau, et entend faire subir le même sort à sa femme, qui parvient à s'enfuir. Guillotiné le 15 octobre 1860.
30 octobre 1860 Bourges Charles Pichon 31 ans, ouvrier mineur. Pour refaire sa vie avec une autre femme, à Ineuil, le 24 juin 1860, assassine sa seconde épouse Marie Montmasson en la précipitant dans une marnière pleine d'eau et en la laissant se noyer. Arrêt cassé le 22 novembre 1860, condamné aux travaux forcés à perpétuité à Châteauroux le 21 décembre 1860.
03 novembre 1860 Moulins Nicolas Delombre 41 ans, journalier. A Nizerolles, à partir de juin 1859, empoisonne- sous couvert de la soigner - sa femme Françoise Bardet pour refaire sa vie avec sa maîtresse Jeanne Audin, nièce de Françoise, laquelle décède le 13 avril 1860. Guillotiné le 14 décembre 1860.
27 novembre 1860 Saint-Flour Marie-Anne Virondel, veuve Duval Tua ses deux enfants naturels, le premier quelques jours après sa naissance, le second dès sa naissance. Graciée le 05 janvier 1861
30 novembre 1860 Nîmes Pierre "Pépetro" Ottavi Condamné par la cour d'assises de Bastia le 07 mars 1857 à sept ans de réclusion pour tentative de meurtre : avait, ivre, tiré un coup de fusil sur son voisin Jules Fratacci le 09 mai 1856 à Piétroso, blessant Fratacci à l'épaule. Détenu à la centrale de Nîmes, travaille à l'atelier de cordonnerie. Par haine, dans la nuit du 05 au 06 octobre 1860, blesse mortellement de deux coups de tranchet dans la poitrine son co-détenu et collègue cordonnier, Désiré Geoffroy, capitaine au long cours, condamné à deux ans de prison pour faux par le conseil de guerre de Marseille. Geoffroy survit deux jours à ses blessures. Guillotiné le 22 décembre 1860.
02 décembre 1860 Metz Jean Vincent Epicier. Assassine de cinq coups de tranchet dans la gorge, le 16 août 1860 à Metz, rue des Jardins, son épouse Marie-Catherine Albert, 28 ans, revendeuse de pain. Revenu après quatre ans d'errance en Afrique du Nord et en France, il avait été très mal accueilli par Marie-Catherine, qui refusait d'entretenir comme autrefois cet époux paresseux et violent. Guillotiné le 31 décembre 1860.
05 décembre 1860 Metz Nicolas Didier 40 ans, domestique, Bavarois, déserteur de l'armée allemande, voleur récidiviste. Ancien employé des Rolland, propriétaires terriens à Rémilly, qu'il quitte pour se mettre au service d'un sellier à qui il vole 10.000 francs de marchandises, ce qui lui vaut une condamnation à cinq ans de prison par les assises de la Seine. Libéré en octobre 1860, regagne Rémilly, se cache dans la propriété de ses anciens maîtres pendant trois jours. Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1859, tue M.Rolland d'un coup de hachette dans la tempe et Mme Rolland de deux coups, frappés chaque fois si violemment qu'il fait exploser la boîte crânienne, puis achève son travail en décapitant les victimes avec un couteau de cuisine. Tente par la suite de fracturer le coffre-fort. Guillotiné le 07 janvier 1861.
05 décembre 1860 Chambéry Jean "Damois" Gogeat 41 ans, cultivateur. Tue d'un coup de pierre dans la tête Jean-Louis "Coutin" Favrin, garde-champêtre, le 12 juin 1859 à Montcel, l'émascule puis dérobe son porte-monnaie contenant une cinquantaine de livres, une montre et un canif. 1ere condamnation à mort depuis la réunion de la Savoie à la France. Arrêt cassé le 11 janvier 1861, condamné aux travaux forcés à perpétuité à Annecy le 09 mars 1861.
06 décembre 1860 Le Puy-en-Velay François Rolland 23 ans. Partageant la maison familiale à Aunac avec son oncle Jean-Pierre Rolland, le chasse de la maison et cherche à faire fuir également le locataire de son oncle, Pierre Haon. Ce dernier résistant, il l'abat d'un coup de fusil dans les reins le 02 septembre 1860. Gracié le 16 janvier 1861.
12 décembre 1860 Metz - Conseil de guerre Édouard-Philippe Bauer 29 ans, typographe, maréchal-des-logis au 4e escadron du train d'artillerie. Souvent puni pour ivresse, abat d'un coup de pistolet et frappe d'un coup de couteau le commandant Arrivet, chef d'escadron, le 17 novembre 1860 à Metz. Fusillé le 07 janvier 1861
12 décembre 1860 Coutances Benjamin-Yves Jean Legadel 36 ans, marin, détenu à la centrale du Mont-Saint-Michel. Le 27 octobre 1860, dans l'atelier de cordonnerie de la centrale, tue à coups de tranchet son co-détenu, Pierre Marie Plessix, 55 ans, et blesse avec la même arme le contre-maître libre Martin : ce dernier survit car dès le premier coup de tranchet dans l'omoplate, l'arme se brise en deux dans la plaie. Legadel, lassé par l'ambiance de la prison insulaire, voulait à tout prix la quitter... Guillotiné le 01 février 1861.
13 décembre 1860 Nantes François Louis Volant 23 ans, laboureur. Tue à coups de clé anglaise le 08 novembre 1860 le percepteur de Moisdon-la-Rivière, François-Marie Danion, 44 ans, et lui vole 36 francs en oubliant un porte-monnaie contenant 600 francs. Guillotiné à Châteaubriant le 26 janvier 1861.
14 décembre 1860 Auxerre Alexandre-Dorothé Lault 40 ans, ferblantier. Mari et père violent. Le 16 juillet 1857, à Clamecy (Nièvre), défenestre sa fille Célestine, 10 ans, et fait passer sa mort pour un accident. Le 16 septembre 1860, au hameau du Bois-Avril, à Etais (Yonne), jette sa fille, Marie, 8 ans, dans un puits profond de 25 mètres. Guillotiné le 05 février 1861.
16 janvier 1861 Foix Armand Saint-Pastou 45 ans, domestique. Egorgea de 19 coups de couteau, au hameau des Allemans, à Pamiers son patron, Martial Izac, colporteur, dans la nuit du 03 au 04 octobre 1860. Guillotiné le 05 mars 1861.
07 février 1861 Paris Adolphe Bourçois 28 ans, journalier. Le 06 octobre 1860, tua à Puteaux Joseph Davain, 44 ans, horloger à Courbevoie, à qui il vola une boîte contenant 6.000 francs de bijoux. Le butin ne fut retrouvé, enterré dans un champ de Puteaux, qu'en novembre 1861. Guillotiné le 19 mars 1861.
26 février 1861 Douai Guislain-Joseph Coquel et Barthélémy Féron 32 et 21 ans, détenus à Loos : Coquel condamné trois fois, pour attentat à la pudeur et vols qualifiés, plusieurs tentatives d'évasion. Planifiant une évasion, et craignant que leur co-détenu Constant Choquet, incarcéré pour vol, ne les trahisse ou ne les empêche d'accomplir leur plan, ils le tuent d'un coup de pavé enveloppé dans un mouchoir le 12 janvier 1861. Exécution prévue à Loos. Graciés le 30 mars 1861.
06 mars 1861 Reims Marie-Catherine Martin, veuve Denis PARRICIDE, 52 ans, cultivatrice. Tua en l'étouffant de ses mains le 28 novembre 1860 à Poix sa mère, la veuve Martin, 90 ans et aveugle, qu'elle considérait comme un boulet. Son mari, Denis, complice dans le crime, se suicide en prison avant le procès. Exécution prévue à Châlons-sur-Marne. Graciée le 13 avril 1861.
08 mars 1861 Nantes Auguste-François "Napier" Josset 27 ans, cordonnier, déjà condamné quatre fois. Le 11 janvier 1861, au 6, rue Fourcroy à Nantes, tue à coups de pierre et étrangle Elisabeth Johamin, veuve Lacroix, 63 ans, sa logeuse, pour lui voler 387 francs. Guillotiné le 15 avril 1861.
08 mars 1861 Bordeaux Gabriel Monfoulet 56 ans, berger. Le 24 décembre 1860, surpris en plein braconnage par le gendarme Gayraud dans les champs de Plassan, près de Lesparre, tire sur le policier un coup de fusil qui le blesse à la main gauche, au menton et à l'épaule droite. Gracié le 13 avril 1861.
09 mars 1861 Tours Sébastien Mabilleau 46 ans. Pour hériter de ses biens, soit environ 1.000 francs, abat d'un coup de fusil dans la hanche sa seconde épouse Marie-Louise Pichegault, 42 ans, journalière, à Lerné, le 05 février 1861, huit mois après leurs noces. Aurait tué déjà sa première femme en lui assénant un coup de marmite dans le ventre. Guillotiné le 22 avril 1861.
05 avril 1861 Marseille - Conseil de guerre Jean-Baptiste Jacquet 29 ans, sergent au 32e de ligne. Assomme - avec un gourdin formé de cinq balles dans un mouchoir noué - puis égorge à coups de couteau Pauline Vedeaux, dans la nuit du 07 au 08 mars 1861, au château de Malbousquet, à Toulon, pour voler 133 francs et une bague. Fusillé le 13 mai 1861
01 mai 1861 Blois Pierre-Sylvain Richard 21 ans, ouvrier agricole. Abat d'un coup de fusil en pleine tête Louis Allotte, fermier au hameau de Robinson, à Dhuizon, le 28 novembre 1860. Mobile : la vengeance. La famille Richard étaient les fermiers de M.Allotte et celui-ci, peu satisfait de leurs services, entendait ne pas renouveler leur contrat au mois d'octobre 1861. Gracié le 25 juin 1861
02 mai 1861 Blois Clovis Étienne Vernouillet 22 ans, domestique à Courbouzon. Le 27 mars 1861, sur la route, à 1500 mètres du village, tire une cartouche de fusil dans le visage de M.Jallon, fondé de pouvoir du percepteur de Mer, puis l'achève à coups de serpe pour le voler, mais des témoins arrivant sur place l'empêchent de lui "faire les poches". M. Jallon, ami de la famille Vernouillet, avait enseigné la lecture et l'écriture au jeune garçon. Guillotiné le 19 juin 1861.
13 mai 1861 Versailles Ferdinand Ballagny 29 ans, boucher au chômage. Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1861, tue de deux coups de de merlin Théodore Huet, 73 ans, rentier à Carrières-St-Denis, un ancien client et ami, pour voler argent, bijoux et vêtements. Avait déjà cambriolé la maison d'Huet trois jours auparavant. Guillotiné le 25 juin 1861.
23 mai 1861 Poitiers Charles-Marie Talbot 52 ans, journalier, déjà condamné à quatorze reprises, dont la première à 16 ans par le tribunal correctionnel de la Seine pour avoir donné un coup de couteau à une femme. Le 27 février 1861, à Loudun, tente d'égorger avec une alêne Mme Vautier, cabaretière, pour la voler. Avait, le 10 janvier précédent, assommé d'un coup de poing sa compagne, Rose-Marie Gaudin, 50 ans, mendiante, avant de l'égorger et de l'éventrer à coups de couteau et d'enterrer le corps dans la cave de leur maison. Guillotiné le 01 juillet 1861.
31 mai 1861 Saint-Flour Géraud "Edouard" Champeix 35 ans, voleur récidiviste, ancien colporteur. Après dix années passées à la centrale de Limoges pour vols, libéré le 25 février 1860, employé à l'usine de couvertures d'Auriac, à Saint-Flour. Au sortir de la foire de Brion, assomme d'un coup de bâton, le 14 septembre 1860, Jean Ladevie, 40 ans, colporteur, pour lui voler 25 francs. Ladevie meurt le lendemain. Le 11 octobre, en revenant de la foire de Maillargues, blesse grièvement de la même manière Jacques Serre, 53 ans, fermier à Saint-Saturnin, et lui vole 106 francs : deux jours après son agression, se rappelle avoir déjà vu Champeix, accusé dix ans plus tôt d'avoir volé deux juments à son père ! Guillotiné le 16 juillet 1861.
03 juin 1861 Metz Nicolas "Spitz" Bentz 17 ans, journalier. Dans la nuit du 26 au 27 janvier 1861, à Ébersville, tue à coups de pieu Jeanne Barthel, veuve Humbert, 56 ans, pendant que celle-ci dort, pour la voler et dépenser l'argent à la fête du village. Gracié le 07 juillet 1861.
15 juin 1861 Bordeaux Ramon "Cardini Santilli" Carratala 28 ans, Espagnol. Assassine à coups de couteau dans la gorge et la poitrine le 01 février 1861, rue d'Arès à Bordeaux, Hermance "Jeanne" Clément, prostituée, pour la voler. Guillotiné le 25 juillet 1861.
19 juin 1861 Châlon-sur-Saône Jean-Marie Gardette 41 ans, tailleur. Le 29 novembre 1860, à Saint-Racho, tue d'un coup de carreau de tailleur - un fer à repasser - dans la tête Jean "Bourbonnais" Guichard, mendiant, pour lui voler 1.200 francs afin de rembourser ses dettes. Aurait également, le 02 février 1857, entre Aigueperse et Saint-Igny, tué de la même manière le jeune Dary, 14 ans, pour lui dérober 515 francs. Pourvoi rejeté le 20 juillet 1861. Gracié.
02 août 1861 Troyes Marie-Irénée Champfort, épouse Garnerin PARRICIDE, 37 ans, propriétaire. A Cussangy, le 27 mai 1861, envoie François-Léopold Parisot, 20 ans, tuer sa mère, Mme Champfort, qui venait de la deshériter après qu'elle ait commis un vol chez elle. La vieille dame survit à trois coups de bâton sur la tête et dans la poitrine. Parisot et Marie-Rosalie Dosnon, épouse Virey, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Pierre Garnerin et Pierre Virey sont acquittés. Graciée. Entériné le 10 octobre 1861.
10 août 1861 Rennes Françoise-Modeste Collé, épouse Lepage 67 ans, cultivatrice. A Montfort, le 14 juin 1861, trépane son petit-fils nouveau-né à coups de couteau avant de lui écraser la tête ; elle détestait sa bru, Marie Noyoux, que son fils avait épousé non par amour mais par intérêt, et qui était en butte aux maltraitances de toute la famille Lepage. Graciée le 01 octobre 1861.
13 août 1861 Nancy Auguste Colin 18 ans, ferblantier. Lors d'un cambriolage, le 05 mai 1861 à Blamont, assassine de dix coups de hachette dans la tête Jean "Evrard" Bernard, qui l'avait surpris, et part en dérobant son portefeuille qui contient 4 francs. "Evrard" survit deux heures. Son complice Paul Bernard, 17 ans, neveu de la victime, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Pourvoi rejeté le 06 septembre 1861. Gracié.
14 août 1861 Caen Arsène-Romain Delataille 25 ans, ouvrier terrassier. Le 18 mai 1861, à Saint-Désir, étrangle avec une corde sa femme Alphonsine Trouard, 18 ans, qu'il maltraitait et trompait depuis leur mariage trois ans plus tôt. Pourvoi rejeté le 13 septembre 1861. Gracié.
04 septembre 1861 Châteauroux François-Romain Plantureux 33 ans, laboureur, grenadier dans la garde impériale. Condamné à cinq ans de prison par le conseil de guerre de Paris le 18 septembre 1856 pour avoir, le 12 août 1856, frappé d'un coup de sabre à la tête Thérèse Maréchal, épouse d'un traiteur des Champs-Élysées, dont il était tombé amoureux et qui se refusait à lui. Gracié après 54 mois de réclusion, revient en avril 1861 à Malicornay, où il devient domestique chez le cultivateur Capelant. Le 25 juin 1861, sur le pont des Levats, près d'Orsennes, tue de trois coups de couteau dans la poitrine et le dos sa collègue, Anne Couillard, 29 ans, dont il était tombé éperdument amoureux et qui n'avait pour lui que de l'antipathie Gracié.
05 septembre 1861 Beauvais Charles-Marie Mercery 37 ans, charretier à Puiseux-en-Bray, au hameau du Tronquet. Etrangle et viole, dans la nuit du 14 au 15 juillet 1861, Marie-Jeanne Benoît, veuve Lefort, 84 ans, rentière, au hameau du Fil, chez laquelle il "squattait" régulièrement. Guillotiné le 21 octobre 1861.
27 octobre 1861 Bourg-en-Bresse Antoine-Marie Huillet 27 ans, cultivateur à Rochefort. Tue dans la nuit du 05 au 06 juin 1861 sur la route de Bourg à Ceyzériat François Carbon, 35 ans, propriétaire à Ramasse, en lui fracassant le crâne à coups de joug à boeufs, pour lui voler 400 francs dont il se sert pour éponger ses dettes. Guillotiné le 10 décembre 1861.
15 novembre 1861 Rennes Victor-Xavier Guenée 34 ans, ouvrier chauffeur de verrerie à Marcillé-Raoul. Pour refaire sa vie, empoisonne sa première épouse Eugénie Françoise Cotard, qui décède le 26 juin 1860 en faisant de lui son unique héritier. Remarié trois mois plus tard à Marie Alexandrine Josset, sa maîtresse. Le 22 juin 1861, mêle à de la farine de sarrasin de l'arsenic pour empoisonner sa belle-mère, Marie Jourdan, veuve Josset, qui refusait de se soumettre à ses douteux arrangements financiers. Celle-ci partage ses galettes de blé noir avec son autre gendre, Joseph Cotard, sa fille Marie Josset, épouse Cotard, et leurs quatre enfants Héloïse, Joseph fils, Jeanne-Marie et Pierre. Tous survivent à d'atroces douleurs stomacales et intestinales, sauf Héloïse, qui meurt le 09 septembre à l'âge de 8 ans. Guillotiné à Fougères le 08 janvier 1862.
04 décembre 1861 Agen Pedro Turrens Espagnol. A Saint-Sylvestre, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1861, tente de violer Jeanne Coste, épouse Lajunie, cultivatrice, puis l'étrangle jusqu'à ce qu'elle perde conscience, tente à nouveau d'abuser d'elle puis fouille les lieux pour dérober 55 francs et 25 centimes. Pourvoi rejeté le 03 janvier 1862. Gracié.
14 décembre 1861 Beauvais Alphonse Pollet 24 ans, employé au greffe de la justice de paix de Liancourt. Incendie dans la nuit du 25 au 26 novembre 1861 le pressoir de son oncle Thomas Pollet à Liancourt, causant pour 40.000 francs de pertes, pour se venger de son parent. Gracié
1861 Bastia - Conseil de guerre "Vincent" Fray Porte deux coups de couteau à son sergent-major. Fusillé le 10 février 1862
1862 Douai A vérifier : serait-ce la 2e condamnation de Vanhalwyn ? Guillotiné
10 janvier 1862 Amiens Jean-Baptiste Nicolas Magnier 30 ans, manouvrier. Abat à coups de chevrotines le 26 novembre 1861 Clément Ferdinand Bondois, 30 ans, percepteur à Estrées-Deniécourt, pour lui voler 1.800 francs. Guillotiné à Péronne le 15 février 1862.
24 janvier 1862 Bourges Étienne Richard 56 ans, marchand de balais. A Chârost, le 11 août 1861, étrangle à mains nues le garçon nouveau-né qu'il avait eu de sa maîtresse, Marie Chinault, veuve Marcelet, 42 ans, puis l'enterre dans un champ où il n'est pas retrouvé. Aurait déjà commis un crime identique en décembre 1859. La veuve Marcelet est acquittée. Gracié le 01 mars 1862.
26 janvier 1862 Bourges Étienne-Jules Crochet 25 ans, garçon meunier. Venait tout juste de sortir de quatre années de prison pour vol qualifié. Tua à coups de barre de fer dans la nuit du 9 au 10 septembre 1861 son parrain François Pinson, 44 ans, propriétaire au hameau de Reigny, à Crézancy, pour lui voler 20 francs. Guillotiné à Sancerre le 06 mars 1862
30 janvier 1862 Carpentras Claude-Alphonse Léonard 31 ans, fermier à Martelly. Dans la nuit du 20 au 21 octobre 1861, massacre et dépèce à coups de couteau de boucher et de faucille sa seconde épouse, Marguerite-Véronique Tamayon, 32 ans, alors enceinte de jumeaux depuis trois mois, son fils Pierre-François, 8 ans, né de son premier mariage, et le fils de son épouse, Paul-Xavier Mercier, 6 ans. Tente de faire brûler les restes de sa femme dans la cheminée. Criblé de dettes, espérait hériter de l'argent de son épouse. Guillotiné à Pertuis le 26 mars 1862.
01 février 1862 Bourg-en-Bresse Martin Dumollard 51 ans. Tueur en série, fils d'un Hongrois exécuté en Italie vers 1813. Arrêté le 03 juin 1861, une semaine après l'agression de Marie Pichon, veuve Bertin, 27 ans, domestique. A Lyon, de 1853 à 1861, appâtait les domestiques en recherche d'emploi, de préférence jeunes et jolies, et les attirait dans la campagne déserte aux alentours de Montluel pour les violer, les tuer et voler leurs biens avant d'enterrer les corps dans le bois de Montaverne. Inculpé de trois assassinats et de neuf tentatives de viols, reconnaît six assassinats, dont Marie Baday, disparue le 25 février 1855, et Marie-Eulalie Bussod, disparue en février 1861. Nombre exact de victimes inconnues, mais frôlant probablement la soixantaine : lors de la perquisition à son domicile, 1250 toilettes féminines différentes furent récupérées. Son épouse, Anne Martinet, est condamnée à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné à Montluel le 08 mars 1862.
05 février 1862 Blois Auguste-Louis Bonvallet 31 ans, journalier. Tue de plusieurs coups de couteau, sectionnant le cou et mutilant les parties génitales, le maquignon Auguste Hureau, route de Tours à Vendôme, dans la nuit du 11 au 12 octobre 1861, pour le voler. Guillotiné à Vendôme le 26 mars 1862.
08 février 1862 Laon Louis-Joseph Liébert 32 ans, marchand de graines. Etrangle le 31 octobre 1861 à Grandlup son épouse Marie Eugénie Schotkosky, 28 ans, ménagère, enceinte de lui, et camoufle le corps sous un tas de paille, et fait subir le même sort à Françoise Aurélie Déruelle, 60 ans, tante et voisine de sa femme, et cache le cadavre dans le four. Guillotiné le 15 mars 1862.
11 février 1862 Rennes Jeanne-Perrine Liger, veuve Tessier 35 ans, cultivatrice. Empoisonne à Lecousse le 25 novembre 1861 au sulfate de cuivre son mari Michel Tessier, 62 ans, pour hériter de ses biens plus rapidement. Ce dernier meurt le 29 novembre. Son père et complice, Pierre Liger, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotinée à Fougères le 21 mars 1862.
21 février 1862 Nevers Claude Jeannin 26 ans, journalier. Tua, dans la nuit du 10 au 11 novembre 1861 à Brassy, Lazare Râteau, propriétaire, 66 ans, en lui fracassant le crâne pour le voler. Guillotiné à Château-Chinon le 12 avril 1862.
21 février 1862 Vesoul Jean-Claude François Belhote 23 ans, cuirassier au 10e régiment, déserteur. Égorge à coups de couteau de boucher le 14 novembre 1861 à Ailloncourt François Félix Cuney, 63 ans, cultivateur, pendant que celui-ci dort, pour lui voler de l'argent, une montre, un parapluie, un gilet et un foulard. Pourvoi rejeté le 13 mars 1862. Gracié.
23 février 1862 Grenoble François-Gabriel "Livache" Gresse 30 ans, instituteur-adjoint à la Motte d'Aveillans. En poste en 1855 à St-Martin en Vercors, dans la Drôme, condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés par les assises de la Drôme pour attentat à la pudeur sur fillette de dix ans. Devenu l'amant intéressé d'Eugénie Reynier, épouse Berthier, fermière, 31 ans, mère d'une de ses élèves, qui tombe enceinte de lui. Finit par la convaincre d'empoisonner son époux pour pouvoir l'épouser par la suite, et lui fournit à compter de juin 1861 de l'arsenic blanc pour en "assaisonner" les plats. Berthier décède le 21 septembre 1861... Après la naissance de l'enfant le 26 octobre, les suspicions naissent dans le village, à tel point qu'Eugénie, rongée de remords, avoue la vérité à son frère puis se suicide à la mi-novembre en avalant une fiole de vitriol. Guillotiné le 1er avril 1862.
25 février 1862 Vesoul Pierre Klopfenstein 43 ans, marchand de légumes. Près de Vesoul, sur la route impériale, frappe de 22 coups de pièce de fer à la tête Théodore Phetter, 57 ans, marchand-voiturier à Champagny, et l'éventre à coups de couteau pour lui voler 800 francs. Pourvoi rejeté le 20 mars 1862. Se pend le 28 mars 1862.
25 février 1862 Nîmes Firmin Chamboredon 21 ans, cultivateur, déjà condamné pour vol. Tue le 07 octobre 1861 entre Blannaves et le hameau de Branoux Marc Chabrol, 70 ans, à coups de bâton pour lui voler environ 900 francs. Gracié. Entérinement vers le 13 avril 1862.
01 mars 1862 Lyon Joseph Giraud 19 ans, détenu à la prison Saint-Joseph de Lyon, déjà condamné trois fois. Assassine d'un coup de tranchet de cordonnier en pleine poitrine, le 31 janvier 1862, le gardien Berraud avec lequel il avait eu des mots et qui le conduisait au cachot. Pourvoi rejeté fin mars 1862. Gracié.
13 mars 1862 Paris Jean Dorangeon 21 ans, ouvrier cordonnier. Egorge à coups de couteau le 25 novembre 1861, rue Saint-Placide, Catherine Sophie Hostalier, épouse Cabardos, gérante d'un commerce de vins et de mets fins, et sa nièce, Marie Augustine Bessière, 10 ans, pour les voler. Guillotiné le 15 avril 1862.
15 mars 1862 Beauvais Nicolas-Prosper Dupille 26 ans, marchand de fromages et de légumes. Assassina le 16 décembre 1861 pour le voler le courrier Gréal, chargé du service des dépêches de Beauvais à Saint-Germer. Accusé de complicité, Chamorand est acquitté. Guillotiné le 28 avril 1862.
26 mars 1862 Mende Jean-Baptiste Coulon PARRICIDE, 43 ans, cultivateur. Benjamin d'une fratrie de six, assassine le 25 octobre 1860 au hameau de Viala, commune de Banassac, sa mère, Marguerite Deltour, veuve Coulon, 75 ans, avec laquelle il était en très mauvais termes, en la noyant dans les eaux du Lot. Guillotiné à Banassac le 27 mai 1862.
14 avril 1862 Saint-Mihiel Nicolas Thiéry et Jeanne-Elisabeth François, veuve Thiéry 21 ans, émouleur et 53 ans, journalière, mère et fils. Tuent en le frappant à coups de canon de fusil avant de l'étrangler Jean-François Thiéry, 45 ans, journalier à Chardogne le 24 février 1862 sous les yeux des deux autres enfants âgés de 18 et 13 ans. Guillotinés le 03 juin 1862.
10 mai 1862 Laon Jules Duvant et Marie-Jeanne Haution, épouse Faucheux Quinquagénaires, chiffonniers à Bucy-le-Long. Étranglent avec des fils de fer le 22 novembre 1861 à Bucy leur voisine, la veuve Chovet, pour la voler. Marie-Jeanne est graciée, Duvant est guillotiné à Soissons le 12 juillet 1862.
12 mai 1862 Versailles François-Barthélémy Pillot 61 ans, vagabond, déjà condamné deux fois pour outrages à magistrat, coups et blessures et menaces de mort. Incarcéré à la maison d'arrêt de Rambouillet pour avoir le 01 janvier 1862, incendié la ferme de Port-Royal à Magny-les-Haureaux, dont les occupants avaient refusé de lui accorder l'hospitalité. Le 24 février 1862, tente d'assassiner son co-détenu Forteaux, d'un coup de couteau, ne parvenant qu'à le blesser à la cuisse, parce que ce dernier s'était permis de se moquer de lui. Gracié
17 mai 1862 Cahors Bernard Afaux 62 ans, chiffonnier. Assassine dans la nuit du 01 au 02 décembre 1861, sur la route entre Couzou et Gramat, son beau-frère Mathurin Pons de 26 coups de couteau pour le voler, mais également avec l'intention de supprimer un obstacle entre lui et sa belle-soeur qu'il convoitait. Guillotiné à Gramat le 09 juillet 1862.
17 mai 1862 Melun Pierre-François Hérin 27 ans, charretier. Étouffe le 22 mars 1862 à Moussy-le-Neuf la veuve Duru, 65 ans, tenancière de bar, pour la voler. François-Eugène Hérin, 18 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Marie-Félicité Prévost, épouse Hérin, gantière, Louise-Augustine Hérin, gantière, et Jean-Pierre Freling, soldat au 3e régiment de la garde impériale sont acquittés. S'évade le 13 juin 1862, rattrapé le 20 juin 1862. Gracié.
19 mai 1862 Caen Alexandre Berranger 30 ans. Tente d'égorger de deux coups de tranchet le 09 mars 1862 à Caen, rue au Canu, Aimé Lejeune, 13 ans, clerc d'huissier, qu'il avait attiré chez lui pour en abuser. L'enfant s'échappe avant que l'attentat ne soit même entamé, et survit à ses blessures. Gracié
06 juin 1862 Saint-Omer Jean-Baptiste Picart 43 ans, journalier, lieutenant d'une bande de dix malfrats. Assassine pour le voler le 02 mars 1862 André-Joseph Evrard, 75 ans, ménager à Boyelles. L'assassin, Irénée Legrand, le chef de bande, se suicide en prison, de même que deux autres complices. Un complice est acquitté, les cinq autres sont condamnés à des peines de travaux forcés à perpétuité ou à temps. Guillotiné à Arras le 28 juillet 1862.
28 juin 1862 Paris Claude Louis Marie Marco 45 ans, maçon. Demeurant au 37, route de Bagnolet, dans l'immeuble acheté par ses parents décédés, en compagnie de son frère Manuel et de la veuve Dufour, compagne de ce dernier. Suite à une licitation judiciaire demandée par M.Servet, fils de la défunte soeur des Marco et donc héritier de la maison, Mme Dufour proposa de racheter à l'amiable les parts de chaque héritier. Tous acceptèrent, sauf Louis. Après plusieurs tentatives judiciaires, s'obstinant et promettant de se venger, tue la veuve Dufour à coups de merlin et blesse grièvement son frère avec la même arme. Guillotiné le 30 juillet 1862.
05 juillet 1862 Amiens Firmin-Théodore Lesage Complicité d'assassinat. Pourvoi rejeté le 31 juillet 1862. Gracié.
26 juillet 1862 Valence Louis-Jules Artaud 35 ans, cultivateur. Egorge le 29 décembre 1861 à Rémuzat Victoire-Eugénie Richaud parce que celle-ci refusait de l'épouser. Tente de s'égorger par la suite : se blesse grièvement, obligé de respirer grâce à une trachéotomie faite d'un tube d'argent. Guillotiné le 24 septembre 1862
14 août 1862 Douai Henri-Joseph Vanhalwyn 46 ans, journalier, placeur de domestiques. Dix cambriolages, meurtre de Louis Verhille, 78 ans, le 1er janvier 1862 à Bailleul et agression d'Emérantine Lebrun, décédée le 30 avril 1862 de ses blessures. Voir affaire suivante.
16 août 1862 Douai Henri-Joseph Vanhalwyn 46 ans, journalier, placeur de domestiques. Assassine Martin Doise, 65 ans, cultivateur, à coups de pioche, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1861 à Saint-Jans-Cappel, pour le voler. Rosalie Pauline Doise, épouse Gardin, 28 ans, dentellière, sa fille avec laquelle il avait des relations détestables, est inculpée de parricide et arrêtée, de même que son mari Séverin. Incarcérée à la prison d'Hazebrouck, Rosalie, enceinte, accouche le 30 avril d'un petit Séverin qu'elle ne peut allaiter et qui décède au bout de vingt-quatre jours. Finit par avouer pour être détenue dans une prison plus salubre. Jugée par les assises du Nord le 12 août 1861, elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour ce crime et incarcérée à Doullens (Somme). Arrêté pour dix cambriolages, pour le meurtre de Louis Verhille, 78 ans, le 1er janvier 1862 à Bailleul et l'agression d'Emérantine Lebrun, décédée le 30 avril 1862 de ses blessures, Vanhalwyn est dénoncé par son épouse concernant l'affaire Doise et avoue le crime. Condamné pour les crimes de Bailleul en première instance, puis pour le meurtre de Doise. Arrêt cassé.
23 août 1862 Poitiers Louis-Firmin Bolanneaux 41 ans, journalier. Le 28 juin 1862, à Montmorillon, tente d'abattre son épouse d'un coup de pistolet, la blessant gravement au bras parce que celle-ci, l'ayant quitté à cause de ses mauvais traitements, refusait de reprendre la vie commune. Arrêt cassé le 25 septembre 1862. Condamné à vingt ans de travaux forcés à Niort le 10 décembre 1862.
13 septembre 1862 Paris François-Auguste Dorival 20 ans, ouvrier polisseur d'acier, trois fois condamné pour vol. Le 10 juillet 1862, au 13, impasse Lafayette, frappe de vingt coups de casse-tête en plomb Catherine Buchter, 27 ans, prostituée, avec laquelle il vient d'avoir des relations sexuelles, pour récupérer les 6 francs qu'il lui a payés. La jeune femme, gravement blessée, survit. Gracié le 16 octobre 1862
23 octobre 1862 Orléans André-Jacques Bruère 23 ans, déjà condamné trois fois pour vols et vagabondage. Viole et poignarde à vingt-deux reprises Léonide Bongibault, 8 ans, le 14 juillet 1862 à Coullons. Guillotiné à Gien le 28 novembre 1862.
27 octobre 1862 Draguignan Luigi Devivo 25 ans, tailleur, Italien. Blesse d'un coup de couteau dans les reins, le 26 juillet 1862 entre Mougins et Fréjus, M.Négrin, vétérinaire, à qui il venait de dérober 32 francs. Avait également agressé le 19 juillet le père Guiol, curé de Saint-Laurent-du-Var, pour lui voler sa montre et un peu d'argent. Pourvoi rejeté le 14 novembre 1862. Gracié
17 novembre 1862 Amiens Henri-Joseph Vanhalwyn 46 ans, journalier, placeur de domestiques. Assassine Martin Doise, 65 ans, cultivateur, à coups de pioche, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1861 à Saint-Jans-Cappel, pour le voler. Rosalie Pauline Doise, épouse Gardin, 28 ans, dentellière, sa fille avec laquelle il avait des relations détestables, est inculpée de parricide et arrêtée, de même que son mari Séverin. Incarcérée à la prison d'Hazebrouck, Rosalie, enceinte, accouche le 30 avril d'un petit Séverin qu'elle ne peut allaiter et qui décède au bout de vingt-quatre jours. Finit par avouer pour être détenue dans une prison plus salubre. Jugée par les assises du Nord le 12 août 1861, elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour ce crime et incarcérée à Doullens (Somme). Arrêté pour dix cambriolages, pour le meurtre de Louis Verhille, 78 ans, le 1er janvier 1862 à Bailleul et l'agression d'Emérantine Lebrun, décédée le 30 avril 1862 de ses blessures, Vanhalwyn est dénoncé par son épouse concernant l'affaire Doise et avoue le crime. Condamné pour les crimes de Bailleul en première instance, puis pour le meurtre de Doise. Cependant, l'absence de complicité entre Rosalie Doise et Vanhalwyn provoque un supplément d'enquête et Rosalie Gardin est renvoyée devant les assises de la Somme, en même temps que Vanhalwyn et son complice Verhamme. Rosalie est finalement acquittée mais la justice refusera de lui accorder le moindre dédommagement, prétextant que son attitude vis-à-vis son père méritait bien vingt-deux mois de prison ! Une quête sera effectuée et 8.000 francs récoltés pour les Gardin. Rosalie mourra mère de cinq enfants et grand-mère de huit en 1899. Le complice de Vanhalwyn, David Verhamme, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Bailleul (Nord) le 20 décembre 1862.
20 novembre 1862 Riom Georges Gardon 27 ans, domestique. Pour voler le domaine de Trémouline, à Clermont-Ferrand, où il travaille, assassine à coups de barre de charrue, le 06 juillet 1862, Jeanne Costerousse, sa collègue domestique, et dérobe 2.470 euros et une montre. Se suicide en prison le 27 novembre 1862
26 novembre 1862 Aix-en-Provence Juan Ramons 31 ans, ouvrier, Espagnol. Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1862, à Fos-sur-Mer, égorge de trois coups de couteau et de rasoir l'aubergiste Denis Lieutaud, frappe de quatre coups sa femme, Marguerite Caniglier, qui cherchait à lui prêter secours. Leur fillette de huit ans, Marie, subit le même sort. Un voisin logé exceptionnellement dans l'auberge s'enfuit par la fenêtre et donne l'alerte. Mobile du crime : le vol. Son complice Raspay, 29 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 22 janvier 1863.
27 novembre 1862 Châlons-sur-Marne - Conseil de guerre Jean-Paul Piétri 23 ans, soldat du 57e de ligne. Le 03 novembre 1862 à Châlons, abat d'un coup de fusil dans l'oeil M. Roussin, cultivateur, qui avait refusé de le prendre avec son camarade à bord de sa charrette.
19 décembre 1862 Strasbourg Philippe Gigax, Xavier Wolff et Georges Ruff 22 ans, garçon boulanger, 20 ans, ouvrier maçon, 22 ans, garçon boulanger. Etranglent Elisabeth Wissemer, 32 ans, domestique, puis sa patronne, Marie-Anne Reibel, 73 ans, rentière, à Benfeld dans la nuit du 30 au 31 octobre 1862 pour voler vêtements et plusieurs milliers de francs en pièces d'or. Wolff est gracié, Gigax et Ruff guillotinés à Benfeld le 02 janvier 1863.
22 janvier 1863 Besançon Eugène-Théophile Fournier 27 ans, ex-agent d'assurances à "La Générale", ancien chasseur d'Afrique, déjà condamné deux fois par les conseils de guerre pour vol et abus de confiance. Licencié de son dernier poste pour escroqueries, sans le sou, égorge à coups de rasoir chez elle, le 14 août 1862 rue Battant, à Besançon, Jeanne Henriette Maître, 41 ans, couturière, ancienne cliente, la soupçonnant d'être riche. Guillotiné le 24 février 1863.
24 janvier 1863 Chaumont Jean-Louis-Victor Catherinet 20 ans, domestique. Le 20 novembre 1862, à Saint-Geosmes, frappe à coups de verge de fléau François Delattre, 53 ans, le blessant gravement, pour lui voler des pièces d'or, le tout pour une centaine de francs. Les voisins, habitués à l'ivresse de Delattre, ne s'inquiètent pas avant le 23. La victime, privée de l'usage de la parole, ne peut qu'expliquer qu'on l'a agressé pour le voler, et meurt le 29 novembre sans avoir dénoncé son assassin. Pourvoi rejeté le 12 février 1863. Gracié.
27 janvier 1863 Paris Louise Baron Trentenaire, femme de chambre. Le 05 novembre 1862, à l'hôtel de la Bourse, rue Notre-Dame-des-Victoires, étouffe son nouveau-né et le cache trois jours durant sous son matelas avant de tenter de le dépecer - elle lui tranche le bras grauche - pour le jeter dans les toilettes. Graciée le 28 février 1863.
avril 1863 Cherbourg - Conseil de guerre maritime François Micaelli Matelot. Au large de Madagascar, assassine à bord de La Turquoise le quartier-maître Généraux. Arrêt cassé.
14 avril 1863 Nice Joseph Mars Verdegl 58 ans, fermier, assassine pour le voler, le 19 décembre 1862 à Vallauris, son employeur Jérôme Philippe Roland, 63 ans, propriétaire terrien, puis enterre son corps, avant de se raviser, de le déterrer et de le jeter dans un réservoir où il est repêché le 03 janvier 1863. Son épouse, Marguerite Barrière, est condamnée à cinq ans de réclusion. Guillotiné à Vallauris le 15 juin 1863.
24 avril 1863 Alençon Martin-Marie "Zéphir" Caignard 38 ans, chiffonnier, ancien soldat. Massacre à coups de gourdin, le 13 janvier 1863 dans leur maison du "Moulin-à-Vent" à Vingt-Hanaps les époux Louis Chardel et Anne Baudouin, 70 ans chacun, pour les voler. Guillotiné le 06 juin 1863.
06 mai 1863 Bastia Pierre Chauville 22 ans, cordonnier, condamné à trois ans de réclusion pour vol, enfermé à la prison de Casabianda, tue un co-détenu à coups de couteau pendant une tentative d'évasion. Guillotiné à Aléria le 06 juillet 1863.
08 mai 1863 Angers Pierre-Eléonore Benjamin Treillard Condamné à cinq reprises pour vols, incarcéré à Fontevrault, ouvrier tailleur. En 1861, frappe un co-détenu de trois coups de couteau, et condamné pour ce crime aux travaux forcés à perpétuité en mai 1861. Le 27 février 1863, frappe dans le dos avec un poignard - improvisé à partir d'une moitié de ciseaux - le détenu Morel, barbier de la prison. Morel s'en remet après dix-huit jours d'infirmerie. Treillard souhaitait, en commettant ce geste, être envoyé purger sa peine en Guyane. Pourvoi rejeté le 05 juin 1863. Gracié.
12 mai 1863 Melun François-Serein Voyé 51 ans, cultivateur à Chalautre. Assassine au soir du 11 février 1863 à Provins Charles Alexandre De Fava, 51 ans, ancien commissaire priseur, de sept coups de couperet et blesse grièvement son épouse, Henriette Marie Bertrand pour ne pas avoir à rembourser une obligation vieille de trois ans et s'élevant à 1.665 francs. Guillotiné à Provins le 22 juin 1863.
18 mai 1863 Nîmes Louis-Paul Causse 25 ans, condamné à six reprises - peine prévue jusqu'en 1883 -. En prison à Coti-Chiavari, s'évade en décembre 1861 et commet un incendie volontaire. Condamné à sept ans de réclusion le 05 août 1862 par les assises de Corse, détenu à la Centrale de Nîmes. Assassina le gardien Cassagne le 25 mars 1863 d'un coup de couteau à la gorge durant la promenade. Affirma s'être vengé des mauvais traitements récurrents de sa victime. Guillotiné le 04 juillet 1863.
25 juin 1863 Beauvais Pierre-Antoine Lefèvre 39 ans, bûcheron au Meux. Tue dans la nuit du 24 au 25 janvier 1863 à coups de marteau Pascal Vilcoq, propriétaire à Armoncourt, et ne vole qu'un rasoir faute de trouver de l'argent. Guillotiné à Compiègne le 12 août 1863.
11 juillet 1863 Versailles Marie-Jeanne-Désirée Duvivier, veuve Courteville, épouse Roussel PARRICIDE, 44 ans, cultivatrice. Tue à Pierrelaye le 1er janvier 1861 son père Jean-Baptiste Duvivier, 61 ans, qu'elle jette dans un puits. Sa mère, Marie-Jeanne Arnoult, veuve Duvivier, 64 ans, est condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en raison de son âge et son fils, Henri Courteville, 19 ans, à 20 ans de travaux forcés. Pourvoi rejeté le 07 juillet 1863. Graciée.
18 juillet 1863 Alençon Pierre Théophile Lemarchand 29 ans, marchand de chevaux. Tue de deux coups de fusil le 27 février 1863 à Joué-du-Plain Basile Thomas, marchand de chevaux, pour lui voler 1.500 francs. Exécution prévue à Argentan. S'évade le 03 septembre 1863, se réfugie à Jersey. Expulsé en juillet 1867, arrêté pour vagabondage à Briouze le 07 juillet. Gracié le 13 juillet 1867.
22 août 1863 Toulon - Conseil de guerre maritime François Micaelli Matelot. Au large de Madagascar, assassine à bord de La Turquoise le quartier-maître Généraux. Condamné en première instance par le Conseil de guerre maritime de Cherbourg, arrêt cassé. Pourvoi rejeté le 08 octobre 1863.
03 septembre 1863 Châlon-sur-Saône Claude Vernet 33 ans, tailleur à Simard. Père et mari violent - il maltraitait sa femme, Françoise Pelot, 21 ans, couturière, ne nourrissait pas leur fillette et voulait que son épouse suive son exemple -, tenta plusieurs fois d'étrangler sa femme, et finit par l'assassiner le 04 juin 1863 de plusieurs coups de fer à repasser sur la tête, puis fait subir le même sort à Marie-Claudine, leur enfant de 3 mois et demi. Guillotiné le 13 octobre 1863.
04 septembre 1863 Tours Alexandre-Aloïs Maurice 29 ans, forçat en rupture de ban. Condamné à dix ans de travaux forcés, évadé de Cayenne. Tue le 30 mai 1863 à Ouzouer M.Barilleau, 75 ans, de seize coups de couteau et de pavé pour lui voler 100 francs environ. Arrêté une heure après le crime. Arrêt cassé le 02 octobre 1863.
08 septembre 1863 Beauvais Jean-Marie Massart Abat le 05 juin 1863 à Andeville d'un coup de fusil sa ex-maîtresse Argentine Ranson, 18 ans, domestique de ferme. Pourvoi rejeté le 09 octobre 1863. Gracié.
23 octobre 1863 Mézières François-Joseph "Catineau" Humbert 23 ans, vannier. Le 04 août 1863 à Givry, tue de sept coups de masse de fer Germaine Loret, épouse de son patron, qu'il convoitait ouvertement. Pourvoi rejeté le 12 décembre 1863. Gracié
29 octobre 1863 Orléans Alexandre-Aloïs Maurice 29 ans, forçat en rupture de ban. Condamné à dix ans de travaux forcés, évadé de Cayenne. Tue le 30 mai 1863 à Ouzouer M.Barilleau, 75 ans, de seize coups de couteau et de pavé pour lui voler 100 francs environ. Arrêté une heure après le crime. Condamné en première instance par les assises d'Indre-et-Loire. Guillotiné à Tours le 07 décembre 1863.
30 octobre 1863 Valence Joseph Gardan PARRICIDE, 25 ans. Tue sa mère, la veuve Gardan, à Lens-Lestang dans la nuit du 17 au 18 août 1863 à coups de hache, puis tue de la même façon son frère Jean, 27 ans, avant d'abattre d'un coup de revolver dans la tête son autre frère, Félix, 18 ans, puis met le feu à la maison et à des meules de paille pour effacer les traces de son triple crime. Malaisé financièrement, comptait demeurer le seul héritier de sa famille. Fit également des faux billets d'endossement en imitant bien mal la signature de son frère Jean. Guillotiné le 16 décembre 1863.
13 novembre 1863 Rennes François Clairo et Olivier Clairo 21 ans et 66 ans, ouvriers carriers, connus pour leur violence. En pension chez la veuve Bouchard, refusant de payer son loyer, François est assigné en justice par le fils de sa logeuse, Jacques, 52 ans, pour une somme de 31 francs 40. Le 28 août 1863, pour l'empêcher de se présenter à l'audience à la Gallicy, père et fils l'attendent à la butte de Saint-Jean et lui fracassent le crâne de trois coups de gourdin (une bûche de châtaignier). Olivier est gracié, François est guillotiné à La Gallicy (Morbihan) le 13 janvier 1864.
08 décembre 1863 Melun Henri Mertz 27 ans, domestique, Luxembourgeois. Egorge à coups de couteau le 7 août 1863 à Champotran, commune de Vaudoy-en-Brie, Mme Mirveaux, fermière. Dérangé par l'arrivée d'une voisine avant même d'avoir pu dérober quoi que ce soit. Avait également agressé Marie-Rose Colin, 76 ans, le 29 septembre 1861 à Villebon (Seine-et-Oise), la frappant et l'étranglant pour 82 francs 10. Guillotiné le 16 janvier 1864.
23 décembre 1863 Paris - Conseil de guerre Jacques Presse Cavalier de 1ere classe chez les dragons de l'Impératrice. Au quartier du Luxembourg, le 13 novembre 1863, tente de tuer d'un coup de couteau das la poitrine son supérieur, le brigadier Terrier, qui le conduisait en salle de discipline suite à une mise aux arrêts pour intempérance.
03 février 1864 Angers Adolphe-Eugène Girault 27 ans, ouvrier boulanger. Mari violent séparé de son épouse, devenu l'amant de Marie Bridiès, la bat tant qu'elle dépose plainte contre lui, l'envoyant pour huit jours en prison. Le 07 décembre 1863, place Saint-Maurice à Angers, Girault croise sa maîtresse et la poursuit jusque dans la caserne de gendarmerie où elle s'est réfugiée pour la tuer de plusieurs coups de couteau. Gracié
05 février 1864 Paris François Combet 46 ans, marchand de vins. Le 24 décembre 1863, au 49, rue du Roi-de-Sicile, tente d'assassiner de trois coups de couteau son épouse Anaïs Faure, 32 ans, sage-femme, sept ans après l'avoir chassée du domicile conjugal. Gracié le 12 mars 1864
21 avril 1864 Versailles Pierre-Philibert Henne 23 ans, garçon boucher. Voleur, mauvais payeur, logeant à Port-Villez, menacé d'expulsion à l'été 1863. Trouvant un co-locataire, Jacques Demesse, cordier, 60 ans, qui apportait meubles et garanties, pouvait rester dans la maison. Ses vols finirent par alarmer Demesse, qui manifesta publiquement ses intentions de partir vivre ailleurs. Tue Demesse de deux coups de maillet dans la tête le 18 décembre 1863, dépèce le corps avec un couteau et jette les restes à 800 mètres de chez lui, dans un trou à marne, où ils sont récupérés le 12 janvier 1864. Vola également les vêtements de sa victime, et fut également inculpé de vol de fusil commis à Normandie (Eure) chez M. Prévost en mars 1863. Guillotiné le 30 mai 1864.
09 mai 1864 Douai Pierre-François "Tiot Trotteux" Duwez 46 ans, "sorcier". Après avoir abusé régulièrement de leur crédulité, assassina à coups de pierre le 10 mars 1864 à Quérénaing Jean-François Joseph Prévost et son épouse Joséphine Haussy, bergers, pour ne pas avoir à leur rendre une somme de 800 francs que les Prévost lui avait prêté. Son fils François-Joseph, 20 ans, complice, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Guillotiné à Valenciennes le 23 juin 1864.
18 mai 1864 Paris Désiré-Edmond "Marquis de Couty de" Lapommerais 34 ans, docteur en médecine. Gigolo, escroc, empoisonne le 10 octobre 1861 sa belle-mère Mme Dubizy, avec laquelle il était brouillé depuis ses fiançailles. La cause de la mort est attribuée alors au choléra. Le 17 novembre 1863, empoisonne sa maîtresse Julie de Pauw, qui avait contracté une assurance-vie de 550.000 francs dont il était bénéficiaire, et avait fait de lui son légataire universel. Employait pour ce faire un mélange de nicotine et de digitaline. Guillotiné le 09 juin 1864.
07 juillet 1864 Saint-Brieuc Rose-Marie Angélique Lehoux, épouse Leclère Domestique. Enterre vivant dans un champ de blé à Caulnes son bébé nouveau-né le 1er mai 1864. Pourvoi rejeté le 05 août 1864. Graciée.
07 août 1864 Riom Joseph "Jean" Vincent 37 ans, cultivateur. Assassine d'un coup de fusil rempli de clous le 05 mai 1864 à Combronde Marie Berger, veuve Borot, sa belle-mère qu'il détestait, et met le feu au lit où est étendu le cadavre. Avait également tenté de vitrioler le 29 décembre 1863 à Combronde Anne Roudadoux. Gracié
27 août 1864 Foix Jacques "Matilou" Latour 47 ans, boulanger, malfaiteur. Relégable, s'était évadé à Narbonne en 1862 alors qu'on allait le conduire en Guyane.Tue d'une trentaine de coups de hache chacun, au château de Baillard, commune de La Bastide-de-Besplas, dans la nuit du 25 au 26 février 1864 Alexandre Bugad de Lassalle, 74 ans, propriétaire des lieux, ainsi que ses trois domestiques, Jean Lacanal, 65 ans, Pélagie Becheyre, 55 ans et Raymonde Bergé, 53 ans, avant de cambrioler les lieux. Son complice, François "Hercule" Audouy, 48 ans, artiste forain, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné le 11 septembre 1864.
06 décembre 1864 Beauvais Edouard Mercier 24 ans, maçon. Viole et éventre à coups de couteau Marie Miette, 7 ans, le 16 août 1864 à Creil. Tenta en 1863, le long des fortifications de Paris, de violer une fillette de dix ans qu'il assomma à coups de pierre avant de s'enfuir. Guillotiné à Creil le 23 janvier 1865.
10 janvier 1865 Saint-Brieuc François Le Picard 43 ans, marin-pêcheur. Le 1er novembre 1864, à Plouha, tue à coups de bâton Françoise Martin, veuve Guillermo, 71 ans, sa belle-mère, qu'il détestait, et à qui il devait verser annuellement une rente. Enterre le corps dans son champ. Guillotiné à Plouha le 02 mars 1865.
17 février 1865 Blois Jean Requille PARRICIDE, 19 ans. Tue le 28 décembre 1864 à Chambon sa mère, Anne Requille, 56 ans, de trois coups de bûche sur la tête, vole 14 francs et jette le corps dans la fontaine du village. Guillotiné le 03 avril 1865.
28 février 1865 Aix-en-Provence Charles Blanc 21 ans, cultivateur, voleur récidiviste. A Jouques, le 31 octobre 1864, massacre à coups de crosse de fusil et de pierre Baptistin Goubjet, cultivateur, pour lui voler 138 francs. Alexis Sylvestre Pélissier, 31 ans, cultivateur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié
10 mars 1865 Épinal Antoine Aubel 24 ans, ouvrier menuisier. Etrangle le 22 décembre 1863 à la Chapelle-aux-Bois Jean-Joseph Dusapin pour le voler. Son complice Ballay, aubergiste, 21 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné à Xertigny le 25 avril 1865.
10 mars 1865 Tours Jacques Decouais 42 ans, cultivateur. Tue à la ferme du Petit-Plessis, commune du Riche, dans la nuit du 31 décembre 1864 au 1er janvier 1865 Jeannette Viau, veuve Desécot, 70 ans, d'un coup de marteau sur le crâne, puis vole et met le feu à la ferme. Guillotiné le 13 avril 1865.
16 mars 1865 Saint-Omer Jean-Baptiste Leduc 41 ans, domestique. Marié à une domestique de seize ans son aînée, la délaissa pour s'installer en Angleterre. Devient bigame en épousant Ann Campbell, de douze ans sa cadette, à qui il fait croire qu'il était veuf. Eut trois enfants avec elle, l'aîné mort au berceau. S'ennuie rapidement de l'existence et menace de se suicider ou bien de tuer sa famille. Au cours d'une visite chez sa soeur à Boulogne-sur-Mer en octobre 1864, supplie ses proches de s'occuper de ses enfants : essuie un refus, à cause de ses mensonges et tromperies passées. Le 7 novembre 1864, à Boulogne, noya dans la Liane ses enfants, Henry Campbell, 4 ans et dix mois, et Arthur Campbell, 3 ans et un mois. Guillotiné à Boulogne-sur-Mer le 27 avril 1865.
28 avril 1865 Draguignan Claude-Marius Pourtois 19 ans, domestique. Au service d'une troupe de cirque, le 29 novembre 1864, tue d'une balle en pleine poitrine son collègue Michel Vignaut, domestique, sur la route impériale entre Le Muy et le Puget, sur la commune de Roquebrune, pour le voler. Eugène Arnault, 16 ans, écuyer, est condamné à dix ans de bagne. Grâcié le 15 juin 1865.
29 avril 1865 Orléans Alexandre Houdebine 63 ans, ouvrier tonnelier. Ancien forçat : condamné à dix ans de réclusion pour vol en 1835, puis à vingt ans de travaux forcés pour cambriolage en 1839. Incarcéré au bagne de Toulon, libéré en 1858. Tente d'assassiner à coups de marteau, le 16 février 1863 à la Chapelle-Saint-Mesmin, Mme Meusnier, 78 ans, vigneronne. Assassine à coups de marteau le 16 novembre 1864 Sylvain Desouches, 82 ans, sabotier, route d'Olivet à Orléans. Assassine Jean Courtin, 68 ans, vigneron, le 23 janvier 1865 à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, toujours à coups de marteau. A chaque fois, jette des cendres pour absorber les flaques de sang répandu. Suspecté également d'autres crimes : le 25 octobre 1859, Alexandrine Gomier, veuve Poulain, 59 ans, débitante de tabac, tuée d'un coup de marteau à la tempe à Villeneuve-d'Ingré. Le 21 janvier 1860, Étienne Feuillâtre, 63 ans, vigneron, à Saint-Jean-la-Ruelle. Le 25 juin 1862, Philippe-Joseph Plust, 63 ans, marchand de farine, faubourg Bourgogne à Orléans. Le 21 juillet 1862, tentative d'assassinat sur Mme Dumont, épicière à Olivet, qui survit mais ne peut donner que peu d'indices sur son meurtrier. Guillotiné le 17 juin 1865.
05 juillet 1865 Aix-en-Provence Louis-Pierre Picot 50 ans, marin, cuisinier. Déjà condamné au Havre à deux ans de prison pour outrage public à la pudeur et excitation de mineurs à la débauche. Le 20 mai 1865 à Marseille, viole Alphonse Barrus, 7 ans, avant de le précipiter d'une hauteur de 27 mètres dans la Méditerranée depuis la pointe du Pharo pour ne pas être dénoncé. Le corps est repêché le 27 au niveau du Château-d'If. Guillotiné à Marseille le 02 septembre 1865.
13 juillet 1865 Amiens Alexandre-Nicolas Bocquet 36 ans, ancien domestique chez M.Gaffet. Le 11 juin 1865, à Demuin, assassine à coups de galoche et de manche de fourche sa collègue, Obéline Lemaire, 27 ans, domestique. Comme elle ne se laissait pas intimider par sa violence, il l'avait battue ; congédié pour ce fait, il avait promis de se venger. Gracié le 26 août 1865.
05 août 1865 Douai Constantin Joseph "Grand-Dumoulin" Manesse 52 ans, cultivateur, connu pour sa violence. Au soir du 17 mars 1865, à Favril, massacre à coups de marteau le frère de son épouse, Martial Isidore Largillière, cultivateur, 48 ans, son fils, lui aussi baptisé Martial Isidore, 16 ans, sa fille Bibiane Flore, 20 ans, puis Marie Désirée Largillière, 42 ans, soeur d'Isidore, et Marie Léopoldine, 16 ans, fille de cette dernière ; blesse grièvement de la même façon Julie Lebon, épouse Largillière, 39 ans, seule survivante. Guillotiné à Landrecies le 09 septembre 1865.
07 septembre 1865 Châlon-sur-Saône Joseph Petit PARRICIDE, 18 ans. Tua Françoise Petit, 55 ans, journalière, sa mère, qu'il maltraitait, de trois coups de pioche dans la tête à Sercy le 1er juin 1865. Guillotiné le 21 octobre 1865.
04 novembre 1865 Draguignan Honoré Artaud 40 ans, cultivateur. Détestait sa belle-mère, Henriette Artaud, épouse Rébuffel, 81 ans, qu'il étouffe dans son lit le 25 juillet 1865 à Seillans afin d'en hériter plus rapidement. Gracié le 09 décembre 1865.
16 décembre 1865 Châlon-sur-Saône Henri-Félix Ducré 31 ans, tailleur. Viole et assassine Marguerite Troncy, 6 ans, dans le Bois-Mouton à Oyé, le 06 novembre 1865. Guillotiné le 16 janvier 1866.
11 janvier 1866 Orléans Ambroise-Etienne Potier et Jules Pierre Guichard 51 ans et 27 ans. Accusés par Sylvine-Marguerite Potier, 18 ans, leur fille et maîtresse, d'avoir mis le feu à une maison de leur village après en avoir dérobé les meubles. Sylvine est condamnée à cinq ans de prison, sa mère, Mme Potier, à trois mois de réclusion. Graciés le 14 février 1866, peine commuée en vingt ans de travaux forcés.
13 janvier 1866 Versailles Barthélémy-Étienne "Gabriel" Poncet 28 ans, domestique. Condamné en 1862 pour vol qualifié à douze ans de travaux forcés. S'évade du bagne avec un faussaire, Gatebourse, qui finit dévoré par un caïman, et Poncet retourne au bagne. S'évade une seconde fois en décembre 1864, recueilli par un bateau américain, s'engage en pleine guerre de Sécession dans l'armée du Nord, où il se bat en héros et est blessé trois fois. Revient en France en septembre 1865. Egorge à coups de couteau dans le bois d'Orgemont, commune d'Argenteuil, dans la nuit du 05 au 06 octobre 1865 Thomas Lavergne, 78 ans, ancien employé à l'administration à l'Ile Maurice, pour lui voler une montre en or et sa chaîne. Guillotiné le 08 février 1866.
26 janvier 1866 Chaumont Pierre-Antoine Lefebvre Incendie Pourvoi rejeté le 16 février 1866. Gracié.
14 mars 1866 Paris Jean Castex 46 ans, colporteur. Viole et assassine à coups de pierres le petit Antoine Sorel, 3 ans et demi, le 03 janvier 1866, avenue de Paris à Saint-Denis. Son complice Jean Ternon, 16 ans, est condamné à vingt ans de réclusion en maison de correction. Guillotiné le 10 avril 1866.
16 mars 1866 Nantes Pierre-Marie Harnois PARRICIDE, manoeuvre, 38 ans. Tue de deux coups de hache dans la tête sa mère, Mathurine Maujaret, veuve Harnois, rue Petite-Biesse à Nantes le 23 janvier 1866 et vole 12 francs. Guillotiné le 20 avril 1866.
19 avril 1866 Chaumont Pierre-Hippolyte Pernot 27 ans, domestique. Devenu l'amant de Mme Protoy, fermière à Consigny, en 1864, se ligue avec elle et son fils, Pierre, 16 ans, pour tuer le mari gênant, Paul Protoy, bûcheron. Le 10 octobre 1865, Protoy est assommé par sa femme, frappé à coups de pilon à pommes de terre par son fils et achevé à coups de hache puis étranglé par Pernot. Emprisonnée, Mme Protoy se suicide en s'empoisonnant. Pierre Protoy est condamné à perpétuité. Gracié le 26 mai 1866.
01 mai 1866 Laon Catherine Allée, épouse Leroux A Coucy-la-Ville, le 03 février 1866, tente d'empoisonner avec des galettes au phosphore la veuve Sampité, 83 ans, qui lui avait vendu sa propriété et ses biens à charge pour la femme Leroux de s'occuper d'elle... ce qui lui coûtait à peine - outre le pain et le bois - un franc par semaine. Pourvoi rejeté le 01 juin 1866. Graciée.
18 mai 1866 Riom Barthélémy "Jean-Pierre Granet" Cellier 24 ans, cordonnier. Condamné onze fois pour vagabondage, coups et blessure et tentative d'évasion, incarcéré à la centrale de Riom, devient le leader des détenus rebelles. Le 1er mars, organise une révolte au cours de laquelle il tue le gardien François Lauriat, 46 ans, et le détenu Antoine Garnier, 26 ans, d'un coup de tranchet dans le coeur. Il reprochait à Lauriat de l'avoir empêché de se rendre à l'infirmerie huit jours plus tôt après s'être auto-mutilé, et Garnier d'être un détenu trop docile qui le suppliait de ne pas tuer Lauriat. Guillotiné le 16 juin 1866.
04 juin 1866 Vesoul Virginie Pipert, veuve Petet Bat et noie son gendre. Pourvoi rejeté le 22 juin 1866. Graciée en juillet 1866.
17 juin 1866 Paris Louis-Joseph Philippe 34 ans, ouvrier encadreur. Tueur en série de prostituées, dix victimes probables, condamné pour quatre assassinats. Le 11 avril 1864, égorge à coups de couteau de cuisine Julie Robert, 26 ans, prostituée, au 14 rue Saint-Joseph et vole son porte-feuille. Tue à coups de couteau le 06 novembre 1864 Flore Mage, 32 ans, prostituée, ainsi que son fils Henri, 4 ans. Assassine le 08 janvier 1866, au 54, rue de Ville-l'Evêque - juste au dessus d'un commissariat de police -, Marie-Victorine Bodeux, prostituée. Attaque pour la voler le 11 janvier 1866 au 3 rue d'Erfurth Louise Midy, artiste peintre, tentant de l'étrangler. Arrêté quand il cherche à s'enfuir. Guillotiné le 24 juillet 1866.
22 juin 1866 Brest - Conseil de guerre maritime Jean Lénard, François Thépault, Antoine Carbuccia et Pierre Oillic Maître d'équipage, responsable de la barre, charpentier et matelot, marins à bord du "Foederis-Arca", voilier parti fin le 8 juin 1864 de Sète à destination de Vera Cruz, au Mexique, chargé de liqueur et de vin. Embauchés faute de mieux - nous sommes en période de guerre -, se montrent les plus indisciplinés des matelots. Puisant sans vergogne dans la cargaison, s'attirent les foudres du capitaine Alfred Richebourg et de son second Théodore Aubert, 28 ans. La nuit du 30 juin 1864, Aubert est battu et frappé à la poitrine d'un coup de couteau avant d'être jeté à la mer. Richebourg subit le même sort juste après. A l'aube, à moitié soûl et comprenant que la mutinerie est sans issue, le cuisinier se jette à la mer également. Pour faire croire à un naufrage au cours duquel les victimes ont péri, le bateau est sabordé le 03 juillet. Les neuf survivants ne sont plus que huit, car le mousse Dupré, 11 ans, qui risquait de dénoncer l'affaire, est abandonné au milieu de l'océan à son tour. L'enquête, en septembre 1865, montre des incohérences dans l'affaire, notamment la clarté de la nuit en un soir de lune presque pleine et l'état valide des survivants. Julien Chicot, novice, est le premier à parler. Seul un seul matelot ne sera jamais retrouvé. Les marins Pierri et Tessier et les novices Chicot et Le Clerc sont acquittés. Peine confirmée par le tribunal maritime de révision de Toulon le 07 septembre 1866. Guillotinés le 11 octobre 1866
30 juillet 1866 Paris Louis Collignon 41 ans, relieur. Voulant faire la loi dans la maison de sa soeur, rue de Reuilly à Paris, Marie-Rosalie Collignon, épouse Pouillot, 46 ans, ménagère, il prend son parti dans une affaire familiale : M. Pouillot, veuf de sa première épouse, en avait eu deux enfants. L'aîné avait été placé en apprentissage et la cadette, Célina Pouillot, 9 ans, est maltraitée tous les jours par sa marâtre, ce qui cause des disputes permanentes dans le couple. Le 21 avril 1866, Collignon enlève l'enfant et la noie dans la Seine en la précipitant depuis les quais, au niveau du Pont Napoléon. Marie-Rosalie est condamnée à perpétuité. Gracié le 25 août 1866
07 août 1866 Rouen Théodore-Jules Picard 25 ans, domestique, journalier plusieurs fois condamné, libéré de Gaillon le 30 janvier 1866. Viole au Havre le 14 avril 1866 Hélène Toupin, 12 ans. L'enfant parvient à s'enfuir. Il lui vole 24 centimes. Le 17 avril, à Octeville, s'introduit par effraction chez M. Aubourg et vole 550 francs. Part pour Paris pour faire la fête, revient le 23 avec 136 francs. Le 24 avril, à Beuzeville, cambriole la maison Bailleul, mais doit s'enfuir quand un voisin donne l'alerte. Un passant, Decaens, cherchant à lui interdire de s'enfuir, est menacé d'un couteau. Agresse une passante, Mlle Picot, et la menace de se faire poignarder si elle ne répond pas à sa question : est-elle journalière ? Quelques heures plus tard, à Virville, rentre chez la veuve Vason, au hameau Dufay, en se faisant passer pour un percepteur, et assassine d'un coup de couteau dans le coeur Marie-Rose-Dorothée Levasseur, veuve Hattenville, 77 ans, et s'apprête à faire subir le même sort à son petit-fils Albert Vason, mais celui-ci a donné l'alerte. Couteau à la main, il se défend avant d'être mis à terre d'un coup de râteau et capturé. Guillotiné le 22 septembre 1866.
10 août 1866 Douai Henri-Joseph Gosse 24 ans. Satyre assassin de Constance Elise Derombise, 12 ans, le 12 juin 1866 à Montay. Guillotiné au Cateau le 24 septembre 1866.
05 septembre 1866 Nantes Mathurin Chaneau 25 ans, tailleur d'habits, ancien détenu en maison de correction, condamné à deux ans de prison pour coups et blessures. Viole puis frappe à coups de sabot, poignarde à la gorge avec une épingle et étrangle avec un mouchoir Anne-Marie Portejoie, 10 ans, entre Nantes et Candé, le 1er juillet 1866. Guillotiné le 10 octobre 1866.
06 septembre 1866 Paris Louis-Georges Tellier 23 ans, ouvrier. Le 19 avril 1866, met le feu à son ancienne usine, la fabrique de bougies Besson à Asnières, 53, avenue d'Argenteuil, la détruisant presque entièrement. Grâcié le 01 octobre 1866.
08 septembre 1866 Paris Jean-Michel Bussière 45 ans, ouvrier carrier. Tue à Villejuif le 21 juin 1866 sa maîtresse Marie Gallina, 35 ans, cabaretière, à coups de hachette, à la fois par jalousie et pour la dévaliser. Grâcié le 01 octobre 1866.
03 octobre 1866 Saint-Mihiel François Blanvin 48 ans, équarisseur, déjà condamné cinq fois, notamment pour coups et blessures. Le 31 juillet 1866, à Saint-Mihiel, tente d'étrangler sa compagne, Marguerite Dintinguer, avant de la tuer d'un coup de couteau de cuisine dans la poitrine, parce que celle-ci voulait le quitter. Pourvoi rejeté le 09 novembre 1866. Gracié.
24 octobre 1866 Foix Ferdinand Balagué 39 ans. Abat de quatre balles dans la poitrine le 22 septembre 1866 à Saint-Girons sa soeur Marie Massart pour qu'elle ne touche pas l'héritage parental, puis au cours de sa cavale, tira sur le gendarmes Darbas et blessa le garde-champêtre Hispa. Marie survit huit jours à ses blessures. Guillotiné le 05 décembre 1866.
22 novembre 1866 Rennes Jeanne-Françoise Thomas 34 ans, couturière, prostituée. Tue sa fille nouvelle-née, le 08 septembre 1866 à Saint-Malo, en la jetant sur la grève du haut des remparts. Affirma l'avoir étranglée à la naissance, dans la nuit du 28 au 29 août, mais l'examen médico-légal réfuta cette version. Exécution prévue à Saint-Malo. Graciée le 19 décembre 1866.
10 février 1867 Laon Charles-Sylvestre Demigneaux 48 ans, propriétaire à Montigny-Lerbain. Assassina le 12 juillet 1866 sa femme Marie-Madeleine Aubert, 51 ans, dans leur ferme d'Orval. Guillotiné à Soissons le 18 mars 1867.
16 février 1867 Lyon Ambroise Barrel 31 ans, repris de justice. Etrangle et étouffe en lui écrasant la poitrine sa voisine Anne-Marie Thomasset, veuve Violet, 71 ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1866 à Couzon-au-Mont-d'Or, puis fouille les meubles pour la voler. Mangeant à côté de sa victime, gêné par ses râles, l'achève. Guillotiné le 19 mars 1867.
21 février 1867 Poitiers Louis-Étienne Beaugeard 39 ans, jardinier, ayant passé depuis 1847 quinze ans en prison pour vols, escroqueries et offenses à l'empereur. Libéré le 13 août 1866 du pénitencier de Chiavari. A Coussy-les-Bois, le 22 octobre 1866, viole et égorge Clémentine Pichon, 25 ans, domestique. Guillotiné à Châtellerault le 23 mars 1867.
25 février 1867 Paris Charles-Félix Lemaire 19 ans, serrurier dans l'entreprise paternelle. Le 20 décembre 1866, rue de Chartres, tua de sept coups de couteau sa voisine et future marâtre, Marie-Barbe Boltz, veuve Bainville, 39 ans, blanchisseuse, qui devait épouser Charles-Joseph Lemaire père, 68 ans, le surlendemain. Avoua haïr son père et prévoir de le tuer depuis 18 mois pour l'empêcher de dépenser son argent avec ses maîtresses. Guillotiné le 08 mars 1867.
20 mars 1867 Beauvais Désiré Edouard Sellier 24 ans, ouvrier boutonnier. Trouvant le 25 février 1867 trois garçonnets cherchant des balles dans le champ de manoeuvres de Beauvais, commune d'Allonne, les fait boire du vin et leur donne de l'argent pour aller acheter des pétards. Resté seul avec le petit Arthur Lainé, 10 ans, l'attire dans un petit bois, l'enivre, le déshabille, l'éventre à coups de couteau, le viole et finalement lui plante son couteau dans la gorge. L'enfant survécut juste assez de temps pour l'identifier. Guillotiné le 29 avril 1867.
06 avril 1867 Versailles Victor Pivost PARRICIDE, 35 ans, jardinier. Frappe à coups de marteau et étrangle avec une corde son père Eloi Pivost, 65 ans, jardinier, le 29 décembre 1866 à Livry-Gargan, pour le voler. Sa femme et complice, Marie-Félicité Raveaux, épouse Pivost... Guillotiné le 11 mai 1867.
04 mai 1867 Valence Antoine Laffont 45 ans, cultivateur. Le 09 mars 1867, à Réauville, tue à coups de fourche puis de pierre Michel Gras, 54 ans, garde-forestier, pour se venger de deux procès-verbaux que le garde lui avait dressé dix ans plus tôt. Gracié le 08 juin 1867
14 juin 1867 Besançon - Conseil de guerre Jean-Pierre Malcer Chasseur au 15e bataillon de chasseurs à pied. Assassine en mai 1867 à Besançon, alors qu'ils sont tous deux en prison pour détournement de munitions, son ami Gaillot de sept coups de couteau, un en pleine poitrine et six dans le visage. Fusillé le 11 août 1867.
17 juin 1867 Besançon - Conseil de guerre Michel Pfeiffer Clairon au 62e régiment de ligne. Le 06 mai 1867, à Dijon, ayant en état d'ivresse sonné les fourriers au lieu des caporaux, est puni par l'adjudant Gresset. Pris d'une crise de rage, frappe Gresset de deux coups de couteau, le blessant à l'abdomen et à la cuisse gauche. Gracié le 15 septembre 1867.
26 juin 1867 Évreux Louis-François Léopold Villemont 30 ans, journalier à Biarre. Le 03 mars 1867, à Guitry, blesse de deux coups de revolver à la poitrine et à la tête son ancien employeur, M. Doré, cultivateur, avant de le frapper à coups de couteau. La victime survit. Villemont voulait se venger d'avoir été licencié sans qu'on lui ait réglé 45 francs d'indemnités. Gracié le 06 août 1867.
09 juillet 1867 Nice Marthe Tordo, épouse Clérissy PARRICIDE, 37 ans, cultivatrice. Dans la nuit du 30 au 31 mars 1867, à Tourrette, tue d'un coup de bâton dans la tête son père, Paul Antoine Tordo, âgé de 79 ans, et affirme qu'il a été assassiné par des cambrioleurs. Guillotinée le 26 août 1867 à Tourrette-Levens.
11 juillet 1867 Moulins Jacques Boulanger 74 ans, fendeur. Condamné en 1843 par la cour d'assises de la Creuse aux travaux forcés à perpétuité pour tentative d'assassinat sur son beau-père, gracié après avoir purgé vingt ans de bagne, vient s'installer à Nocq. Invité chez les frères Antoine et Louis Sarrassat, 65 et 55 ans, sabotiers à Mesples, le 29 mars 1867, frappe les deux frères à coups de hache dans la tête, puis menace la domestique, Mlle Auberger, qui parvient à s'enfuir et à donner l'alerte. Louis décède dans la soirée, Antoine survit. Crime commis dans le but de s'emparer de leur argent. Guillotiné le 21 août 1867.
16 août 1867 Laon Louis-Nicolas Hennequin 45 ans, charpentier. A Berzy-le-Sec, le 23 mai 1867, tue à la naissance le second enfant né de ses relations incestueuses avec sa fille Louise, dite "Lucie", 24 ans, en lui écrasant la tête sous sa cuisse, puis en l'étouffant avec un jupon, avant d'enterrer le corps dans la grange. Cette dernière est condamnée à douze ans de travaux forcés. Exécution prévue à Soissons. Gracié le 22 septembre 1867.
08 septembre 1867 Le Puy-en-Velay Victoire Veysseyre, épouse Julien 35 ans, sage-femme. Arrêtée pour avoir, le 26 janvier 1867 au Puy-en-Velay, causé la mort d'une fillette d'un an et demi qu'elle gardait en nourrice. Sa mère, Virginie Vincent, avait accouché en secret chez la Julien, qui avait accepté de cacher l'enfant, né d'une relation adultère. Avait tué la fille de son mari, la petite Marie Julien, 2 ans, le 3 janvier 1861, de la même façon, et également avec quatre autres enfants... Graciée le 23 octobre 1867.
26 octobre 1867 Paris Jean-Charles Alphonse "Davinain" Avinain 68 ans, ancien boucher. Condamné en 1848 aux travaux forcés, passe 18 ans au bagne de Guyane, revient à Paris en 1866. Attire dans un piège similaire deux marchands de graines et de fourrage : le 17 mars 1867, rue des Chasseurs à Asnières, tue à coups de pierre Isidore Vincent, 28 ans, marchand à Croissy-Beaubourg, dépèce son cadavre et le jette dans la Seine. Le 26 juin 1867, dans un hangar de Courbevoie bordant la Seine, tue M.Duguet, 75 ans, cultivateur à Longepierre, de dix-sept coups de marteau, dépèce son corps et le jette dans le fleuve. Chaque crime lui rapporte environ 11.000 francs. Guillotiné le 28 novembre 1867.
27 octobre 1867 Alençon Charles-Alexandre Crestot 26 ans, cultivateur à Mamers, deux fois condamné pour outrage à la pudeur et tentative d'évasion. Assassine à coups de pieu le 15 mai 1867 à Chemilly le clerc d'huissier Armand Fresnel, 33 ans pour le voler. Son père et complice Alexandre-Marin Crestot, 60 ans, lui aussi jugé par le passé pour attouchements sur enfant et acquitté en 1853 par les assises de la Sarthe, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Gracié le 27 novembre 1867.
05 novembre 1867 Draguignan François Romano 38 ans, postillon. Blessa le 1er juin 1867 à Draguignan sa femme Marie Guilhem, 38 ans, en l'égorgeant et en se blessant lui-même au cou pour faire croire qu'il avait été victime de son épouse avant qu'elle ne se suicide. Elle survit jusqu'au 07 juin. Gracié le 14 décembre 1867.
07 novembre 1867 Besançon Joseph "La Montagne" Legros 37 ans, bûcheron, cultivateur. Voleur déjà condamné, au cours d'un cambriolage, assassina d'un coup de hache dans la gorge Pierre-François Demandre, 81 ans, après avoir massacré sa domestique Joséphine Gillet, 32 ans, dans le nuit du 06 au 07 avril 1867, à Rigney, pour dérober environ 10.000 francs en louis d'or. Guillotiné le 07 décembre 1867.
14 novembre 1867 Blois Pierre-Casimir Farneau 23 ans, ouvrier agricole connu pour sa violence. Assassina les époux Herpin, 63 et 53 ans, demeurant au "Chêne-Vert", à Souvigny-en-Sologne, dans la nuit du 03 au 04 août 1867 à coups de coutre de charrue pour voler environ 700 francs. Guillotiné le 18 décembre 1867.
27 novembre 1867 Caen François-Honoré Juhel 40 ans, sans profession, vivant à Crouay. Usant de faux pour rembourser les 14.000 francs de dettes accumulées, menacé de mort par l'un de ses créanciers et voisins, le tanneur Pierre Bernard, l'assassine le 24 août 1867. Guillotiné à Bayeux le 30 décembre 1867.
15 décembre 1867 Chartres Jean-Pierre Breckler 22 ans, vendeur de peaux de lapin, effectuant son service dans le 25e régiment de ligne. Assassine à coups de bâton, le 19 août 1867 à Ver-les-Chartres Mme Colas, 67 ans, cabaretière, pour lui voler 107 sous et égorge M.Chauveau, facteur, qui venait au secours de la première victime. Fusillé le 16 janvier 1868 - ordre de Napoléon III, considérant que le crime avait été commis par un militaire.
16 décembre 1867 Aix-en-Provence Félice Nardi, Giacomo "Tretoc" Mulateri, Antonio Quaranta et Giovanni "Petrucci" Codda Zabetta 27 ans, pharmacien, 40 ans, tanneur, 30 ans, terrassier et 35 ans, ébéniste, membres d'une bande de voleurs italiens de grand chemin dont Codda était le chef. Attaquent le 30 mars 1867, route du Canet près de Marseille le laitier Fiandino, le frappent d'un coup de pierre et volent 22 francs. Le 1er mai, au quartier Camp-Major entre Marseille et Aubagne, attaque la maison de Jean-Baptiste Bérenger, agressant au passage sa fille, Rosine Camoin, qui les a vus en embuscade. Bérenger et son fils Polycarpe sont battus à coups de bâton, et blessés d'un coup de revolver et de couteau. Jean-Baptiste doit rester convalescent trois semaines pour s'en remettre. Près de Nice, dans la nuit du 14 au 15 juin, attaquent successivement plusieurs charretiers sur la grande route. Alors que les époux Vital sont assaillis, leur domestique Eloi Arnaud, qui tente de les défendre, est abattu de deux coups de feu à la poitrine et au bras, puis achevé de deux coups de couteau dans les reins. Dans la nuit du 02 au 03 août 1867, se postent à l'entrée sud d'Aix, lieu-dit "Albertas" et attaquent les passants et les diligences. Alors qu'ils attaquent le cocher Martin, la diligence de Marseille à Apt leur passe tout à côté, mais ne daigne pas s'arrêter face à leurs menaces. Un coup de feu atteint M. Maurin, passager circulant à côté du cocher, en pleine poitrine. Il meurt juste avant d'entrer dans Aix. Il faut associer à cela au moins une dizaine de cambriolages commis sur la même période, parfois avec menaces et violences. Oggero et Trivero sont condamnés à vingt ans de travaux forcés. Cinq autres sont condamnés à des peines allant de quinze à huit ans de bagne. Seul Malesti est acquitté. Mulateri grâcié, les trois autres guillotinés à Marseille le 27 janvier 1868.
18 décembre 1867 Annecy François-Basile Vicquery 26 ans, ouvrier agricole, originaire de Brusson (Val d'Aoste). Coupable de vols, de faux et usage de faux, attire, le 12 août 1867, le père Jean-Marie Mariaz, 61 ans, curé de Vallorcine, dans un guet-apens, l'assomme à coups de gourdin avant de le jeter depuis le pont de la Mollietaz dans le torrent de l'Eau Noire. Au prebsytère, menace Hélène Jacquet, la bonne du curé, et fouille les lieux, sans trouver d'argent mais en dérobant une montre. Le curé, contre toute attente, survit à l'épreuve et peut dénoncer et reconnaître son assaillant, qui est arrêté dès le lendemain. Guillotiné à Chamonix le 30 janvier 1868.
26 décembre 1867 Laon François-Alexandre Rahault 42 ans, vigneron. Tue à coups de pic à Pavant le 21 octobre 1867 son cousin Louis-Auguste Rahault, manouvrier, puis va abandonner le cadavre dans les bois des Allois où il est retrouvé le 30 octobre. Sa complice et maîtresse, Marie-Louise Nouveau, veuve Rahault, manouvrière, 31 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Gracié le 21 janvier 1868.
29 février 1868 Grenoble Constantino Verdoya 23 ans, ouvrier maçon, Piémontais. Le 19 décembre 1867, à Saint-Blaise-de-Buis, frappe de 80 coups de stylet la veuve Garin, puis la jette dans le puits avant de piller la maison. La veuve Guérin survit et le dénonce. Gracié le 09 avril 1868.
13 mars 1868 Beauvais Charles-Adolphe Longé Déjà condamné en 1851 à cinq ans de travaux forcés pour incendie volontaire, puis à sept ans de réclusion en 1858 pour vol qualifié. Assassina à coups de marteau, de bûche, de pied et de mains, le 1er décembre 1867 à Beauvais, profitant d'une tempête terrible, deux sexagénaires, Florentin Millet et Mme Delacroix, pour voler au moins 250 francs et une broche en or, avant de tenter d'incendier la maison en faisant brûler la paillasse. Guillotiné le 22 avril 1868.
23 mars 1868 Toulon - Conseil de guerre Fidel Gustave Désiré Dassonville 25 ans, caporal au 3e régiment d'infanterie de ligne. Assassina d'un coup de fusil dans le dos Jean-Marie Le Boulch, 32 ans, son sergent, le 05 mars 1868 à Toulon. Avait été surpris en état d'ivresse dans la caserne par le sergent, et craignait qu'une nouvelle punition n'entraîne sa dégradation. Arrêt cassé.
11 avril 1868 Marseille - Conseil de guerre Fidel Gustave Désiré Dassonville 25 ans, caporal au 3e régiment d'infanterie de ligne. Assassina d'un coup de fusil dans le dos Jean-Marie Le Boulch, 32 ans, son sergent, le 05 mars 1868 à Toulon. Avait été surpris en état d'ivresse dans la caserne par le sergent, et craignait qu'une nouvelle punition n'entraîne sa dégradation. Condamné en première instance par le conseil de guerre de Toulon, arrêt cassé. Fusillé à Toulon le 18 mai 1868
06 mai 1868 Bastia Léon-Armand Aubin 29 ans, détenu à Coti-Chiavari. Assassine pour le voler un cultivateur de Carbuccia. Gracié le 24 juin 1868.
11 juin 1868 Vannes Mathurin Lodého 30 ans, journalier. Assomma à coups de barre de fer avant de l'égorger à coups de couteau sa femme Jeanne-Marguerite Lino, 27 ans, le 01 avril 1868 à Vannes, et tenta de récidiver deux jours plus tard à Kerno sur la personne de son beau-père Joseph Lino, qu'il blesse seulement au bras. Guillotiné le 24 juillet 1868.
25 juillet 1868 Bourg-en-Bresse Jean-François Blanc-Gonnet 32 ans, sans profession. Etrangle le 25 mai 1868 Aimée-Clémentine Rolland de Ravel, épouse Ferrand, 58 ans, à Conzieu, sa mère adoptive, parce que celle-ci se serait opposé à ses fiançailles avec l'une de ses domestiques, puis vole des bijoux. Guillotiné le 05 septembre 1868.
06 août 1868 Brest - Conseil de guerre François-Noël Montfort Soldat de 2e classe, assassinat et vol d'une femme. Fusillé le 01 octobre 1868
08 août 1868 Colmar Martin Reguette 26 ans, déjà condamné à trois reprises. Assomme et étrangle, le 29 juin 1868 dans la forêt de Thannenkirch M.Laurent, 67 ans, pour lui voler 550 francs. Apprenant cette somme au détour d'une conversation dans une auberge, passa la journée à l'enivrer avant de l'attirer dans un guet-apens. Guillotiné le 16 septembre 1868.
12 août 1868 Rouen Désiré Maillard 21 ans, ouvrier bitumier, déjà condamné deux fois pour vols. Assassine à coups de couteau M.Beaugendre, propriétaire de l'auberge des Acacias, à Graville-Saint-Honorine, le 15 avril 1868, et tente de faire subir le même soir à Mme Beaugendre pour les voler. Son complice Cante, 26 ans, ouvrier bitumier, est condamné à perpétuité. Gracié le 27 septembre 1868
23 août 1868 Limoges Léonard Clédassou Cultivateur à Peyrat-le-Château, connu comme violent et voleur. Epouse le 29 janvier 1867 Jeanne Mazin et touche une dot de 600 francs. Le 28 février suivant, profitant du sommeil de son beau-père, Léonard, maçon à Eymoutiers, lui vole 1.100 francs. Mazin se rendant compte du larcin le force, par obligation notariée, à le rembourser. Tentant par plusieurs escroqueries de faire annuler ce remboursement, finit par assassiner Mazin d'un coup de maillet de menuisier le 07 mars 1868 et enterre le corps dans un champ. Ses complices présumés, Lerousseau et Pénicaud, sont acquittés. Guillotiné à Eymoutiers le 28 septembre 1868.
11 septembre 1868 Brest - Conseil de guerre Édouard Mathis 20 ans, matelot de 3e classe. Tenta de tuer un second maître de timonerie à bord du pénitencier maritime l'Hercule, où il était détenu. Fusillé le 09 octobre 1868
24 octobre 1868 Quimper Jules-François Le Corre 34 ans, marin. Poignarde en plein coeur, le 27 juillet 1868 à Brest son épouse Marie-Cécile, née Le Dall, 26 ans, qu'il soupçonnait d'adultère. Gracié le 27 novembre 1868
27 novembre 1868 Lyon Jean-Marie Berlioz-Arthaud 20 ans, chef de bande, prisonnier. Poignarde mortellement d'un coup de couteau en plein coeur le gardien Millet, dans la prison de Perrache, le 5 octobre 1868, parce qu'il le détestait. Condamné le 23 novembre 1868 à vingt ans de travaux forcés pour vols multiples, ses complices condamnés à des peines allant de 15 ans de travaux forcés à trois ans de prison. Grâcié le 26 décembre 1868.
08 décembre 1868 Saint-Omer Fénélon Delfolie 22 ans, journalier. Auteur de 14 incendies volontaires à Sauchy-Cauchy en trois mois, provoquant pour 100.000 francs de dégâts. Ne forme pas de pourvoi en cassation. Exécution prévue à Arras. Gracié
17 février 1869 Metz François Dusausset 34 ans, menuisier. Mari violent et alcoolique, égorge d'un coup de rasoir sa femme Sophie, née Jaudin, et tente d'assassiner de trois coups à la gorge son beau-frère Pierre dans la nuit du 30 au 31 décembre 1868 à Rombas. Grâcié le 17 mars 1869.
18 février 1869 Poitiers Jean-Auguste Babin 42 ans, domestique. Assassine dans la nuit du 19 au 20 août 1868 à Poitiers les époux Gas, restaurateurs, à coups de revolver et de poignard afin de les voler, et jette Mme Gas dans un puits. Arrêt cassé le 26 mars 1869.
10 mars 1869 Saint-Omer Alfred-Joseph Legrand 23 ans. Agresse à coups de bâton Jean-Pierre Petit, 60 ans, cultivateur à Couin, au soir du 22 novembre 1868, à mi-chemin entre Couin et Souastre pour le voler, alors que celui-ci revient du marché au grain d'Arras. Guillotiné le 07 avril 1869.
03 avril 1869 Paris Charles-Edmond Firon 33 ans, ancien employé aux chemins de fer de l'Ouest. Assassine à coups de couteau de cuisine le 11 janvier 1869, 34, rue Monthabor, Coelina Nagy, domestique, lors d'un cambriolage. Mme Nagy était une amie de sa mère, et sa bienfaitrice. Accusé de recel, Michel-Joseph Rezé, 40 ans, est acquitté. Grâcié le 06 mai 1869.
08 avril 1869 Nice Joseph Icard 22 ans, cordonnier, déjà condamné en 1863 pour avoir tiré un coup de fusil sur un garde-champêtre, et en 1868 pour avoir fait usage d'une arme à feu lors d'une rixe. Tenta de tuer à coups de pistolet et de pierre le 27 janvier 1869, sur la route de Vintimille à Sospel, M.Pellegrini, marchand de bestiaux Piémontais, pour le voler. Son complice Antoine Palanca, 21 ans, chaudronnier, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Arrêt cassé
le 01 mai 1869.
Rejugé
à Aix-en-Provence
le 27 mai 1869,
condamné aux travaux forcés à perpétuité et Palanca, pour la seconde fois, à vingt ans de bagne.
15 avril 1869 ?? René Erasme et François-Edouard Legros ??
28 avril 1869 Reims Pierre-Jules "Louis" Diot Bonnetier. Assomme mortellement et défigure à coups de crosse de fusil, le 14 décembre 1868 chemin de Villeneuve à Pleurs, M. Jollard, ancien maire de la commune, contre lequel il avait gardé rancune depuis que Jollet avait fourni aux policiers, lors d'une précédente enquête, les plus mauvais renseignements à son sujet. Le corps n'est retrouvé que le 02 janvier, enterré dans un fossé d'irrigation à plus d'un kilomètre du lieu du crime. Théodore Diot, frère et complice de Jules, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Guillotiné
le 16 juin 1869.
14 mai 1869 Paris César-Auguste "Paul" Hertzwiller 20 ans, serrurier. Au cours d'une orgie homosexuelle, étrangle le 4 mars 1869 M. Malassigné, marchand de vin au 52, Grande-Rue des Batignolles, avant de piller son appartement. Désiré Bosquet, 17 ans, fumiste, est condamné à douze ans de travaux forcés, Hippolyte Derlon, 22 ans, et Maingot, 20 ans, fumistes, sont condamnés à dix ans de bagne. Constant Kauffman, 18 ans, fumiste, à sept ans de prison. Deflandre, dit "Laramée", 19 ans, fumiste et Auguste Brun, 17 ans, employé de commerce, sont acquittés Gracié le 09 juin 1869.
08 juin 1869 Saint-Omer Marie-Ursuline Guilmain, veuve Cléton 67 ans, ménagère. A Bomy, bat, torture et affame Rosa, 4 ans, la fille de son gendre Dumont, qui avait épousé sa fille Zélie en secondes noces. L'enfant décède le 03 février 1869 après avoir été battue à coups de pied dans le ventre et de coups sur la tête. Zélie Cléton, épouse Dumont, 28 ans, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Graciée.
17 juin 1869 Saintes Jean-Auguste Babin 42 ans, domestique. Assassine dans la nuit du 19 au 20 août 1868 à Poitiers les époux Gas, restaurateurs, à coups de revolver et de poignard afin de les voler, et jette Mme Gas dans un puits. Condamné en première instance par les assises de la Vienne, arrêt cassé. Guillotiné
à Poitiers
le 19 juillet 1869
15 juillet 1869 Paris Pierre-Désiré Momble 49 ans, ancien marinier. Ivre, tue le 7 mai 1869 rue Compoise à Saint-Denis Mme Padieux, épouse Gagnon, couturière, 32 ans, sa maîtresse et son fils Arthur, onze ans, à coups de hache. Guillotiné
le 05 août 1869.
07 août 1869 Rouen Jean-Guillaume Canu 54 ans, domestique à Ancretteville. Massacre en mars 1869 au hameau des Grandes-Dalles, commune de Saint-Pierre-en-Port, Mme Lefrançois, 79 ans, veuve d'un capitaine au long cours, en la défigurant et l'éventrant à coups de couteau pour la voler. Guillotiné
le 19 septembre 1869
08 août 1869 Pau Manuel-Pascal Murillo 49 ans, cordonnier, Espagnol. Dans la nuit du 19 au 20 mars 1869, lors d'un cambriolage, pénètre dans la maison du docteur Dithrubide, à Sare, et passant par la chambre des domestiques, éventre d'un coup de couteau Martin Dargaïts. Ses complices, Esteban Erremundeguy et Francisco Rios, restent en fuite. Gracié
le 25 septembre 1869.
17 août 1869 Paris - Conseil de Guerre Jean-Philippe Ranchon Soldat au 8e de ligne. Abat d'une balle de fusil en pleine poitirine le sergent-major Blin, 25 ans, le 13 juillet 1869, parce que ce dernier lui avait fait des reproches qu'il trouvait injustes. Fusillé à Orléans le 04 octobre 1869
11 septembre 1869 Saint-Omer Charles Augustin "Apollinaire" Carpentier 32 ans, bonnetier à Puisieux. Le 15 juillet 1869, entre Bucquoy et Mailly, abat d'un coup de pistolet dans la tête Alfred Boulant, cultivateur à Puisieux (Somme), qui revenait du marché d'Arras pour lui voler 700 francs. Guillotiné
à Arras
le 19 octobre 1869
23 octobre 1869 Quimper Yves Nicot 43 ans, sans profession, voleur récidiviste. Trancha la gorge, le 29 mai 1869 à deux kilomètres de Bannalec, de Véronique Le Gall, épouse Jaffré, fermière de Bannalec qui l'avait pris en voiture en revenant du marché de Quimper. Il lui déroba une centaine de francs, gagnés sur la vente d'avoine au marché. Guillotiné
le 02 décembre 1869.
28 octobre 1869 Draguignan Michele Parnolo 26 ans, journalier, Napolitain. Poignarde à quatre reprises avec un stylet Timothée Lis, le 22 août 1869, au Pont-du-Las, près de Toulon. Motif : Parnolo dérangeait une procession, notamment les jeunes filles et Lis s'était permis de lui en faire le reproche. Blesse également M.Riché à la cuisse droite quand celui-ci cherche à intervenir au secours de Lis. Exécution prévue
à Toulon.
Gracié
le 08 décembre 1869.
12 novembre 1869 Colmar Ferdinand-Jean Altenmeyer 25 ans. Tue le 23 août 1869 Joseph Vermuth, 18 ans, co-détenu à la centrale d'Ensisheim, d'un coup de rasoir qui le décapite presque. Guillotiné
à Ensisheim
le 20 décembre 1869.
13 novembre 1869 Angoulême Pierre Léau 62 ans, voleur récidiviste. Tue le 18 juin 1869 à Malaville à coups de pioche dans la tête Pierre Gauthier, 75 ans, pour lui voler 45.000 francs. Gracié
le 05 janvier 1870.
27 novembre 1869 Versailles Michel Potard 53 ans. Abat à coups de fusil sa nièce par alliance, Olympe Sizain, 30 ans, à Triel le 19 août 1869, et blesse sa soeur Ernestine Sizain, 28 ans. Il avait été leur amant et elles avaient mis un terme à leur relation. Gracié
le 15 janvier 1870.
11 décembre 1869 Beauvais Clément-Modeste Bellières PARRICIDE, 33 ans. Le 24 octobre 1869, tente de mettre le feu à la maison familiale, tue son père à coups de couteau et de poing, et cherche à tuer sa mère et son frère réfugiés dans la maison. Guillotiné
le 24 janvier 1870
29 décembre 1869 Paris Jean-Baptiste Troppmann 20 ans, mécanicien. Empoisonna Jean Kinck, 43 ans, industriel de Roubaix, avec de l'acide prussique (du cyanure) au château de Herrenfluh le 24 août 1869. Tente d'obtenir, avec un faux, une procuration sur les finances de la famille, mais son plan échouant, massacre à coup de pelle, de pioche et de couteau Gustave Kinck, le fils aîné, le 17 septembre dans un champ de Pantin. Le 19 septembre 1869, dans un autre champ de Pantin, massacre le reste de la famille : Mme Hortense Rousselle, épouse Kinck, 39 ans, enceinte de six mois, de 29 coups de couteau, Alfred, 6 ans, égorgé de trois coups de couteau, la tête broyée d'un coup de pioche, Marie, 2 ans, éventrée et la tête cassée à la pioche, Emile, 13 ans, est battu à mort puis étranglé, Achille, 8 ans, a eu le visage et le torse lardé de coups de couteau et Henri a reçu un coup de pioche en plein front. Certains d'entre eux ne moururent que parce qu'on les enterra vifs. Guillotiné
le 19 janvier 1870.
Tribunal maritime spécial


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