CHEZ MOI

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Ma propre bibliothèque

Pour obtenir les informations nécéssaires à la construction de ce site, j'ai, bien sûr, dévoré la plupart des livres sur le sujet. Et comme je suis un peu bibliophile, j'ai décidé d'en acquérir la plupart. Voici une liste exhaustive des ouvrages que je possède et qui m'ont tous bien servi pour mon travail :

Archives des Juges et Avocats, J.Borgé et N.Viasnoff, Ed.Michèle Trinckvel, 1995.

Anatole Deibler, profession bourreau, François Foucart, Ed.Plon, 1992.

Anatole Deibler, l'homme qui trancha 400 têtes, Gérard A. Jaeger, Ed.du Félin, 2001.

Le carnet noir du bourreau, Jean Ker, Ed.Gérard de Villiers, 1989.

les derniers bourreaux, Jean Ker, Ed.Carrère, 1984.

Le métier de bourreau, Jacques Delarue, Ed.Fayard, 1979.

Les grandes affaires criminelles de l'Hérault, André Ferran, Ed.Privat, 1998.

Les grandes affaires criminelles de Toulouse (3ème édition), Roger Merle, Ed.Privat, 1999.

les grandes affaires criminelles de l'Aude, Clément Cartier, Ed.Privat, 1996.

nLa parole est à la défense, Gérard Stevens, 1947.

Les juges, Casamayor, Ed.du Seuil, 1957.

Le juge et l'assassin, René Tavernier et Henri Garet, Presses de la Cité, 1976.

De Ravachol à la Bande à Bonnot, Robert Le Texier, Ed.France-Empire, 1989.

Dictionnaire des assassins, René Réouven, Ed.Denoël, 1986.

Vacher l'éventreur, Jean-Pierre Deloux, Ed.E-Dite, 2000.

Nouvel Almanach du Crime et des Faits Divers, Stéphane Bourgoin, Ed.E-Dite, 2001.

L'affaire Bernardy de Sigoyer (compte rendu sténographique), Ed.Albin Michel, 1948.

Grands procès et affaires criminelles du Lyonnais, Agnès et Daniel Riche, Presses de la Renaissance, 1980.

Grands procès et affaires criminelles de Bourgogne, François Landon, Presses de la Renaissance, 1980.

Criminels hors série, Maurice Périsset, Ed.Plein Sud, 1996.

Ce bon docteur Guillotin et sa simple mécanique, André Soubiran, Librairie Académique Perrin, 1962.

Le bagne à la casse, Jean Lefèvre, Ed.France-Empire, 1981.

Sur les lieux du crime, Lucien Durin, Ed.La Taillanderie, 1991.

Les chauffeurs du Nord, François Vidocq, Club des Editeurs, 1958.

Le dernier jour d'un condamné, Victor Hugo, Librio, 2000.

Histoires criminelles de Bretagne, Jean-François Jamoul, Presses de la Renaissance, 1980.

Hautefaye, l'année terrible, Georges Marbeck, Ed.Robert Laffont, 1982.

La peine de mort, articles parus dans "Le Monde", Librio, 2002.

Le fait divers au XIXème Siècle, Pierre Drachline, Ed.Hermé, 1991.

L'Exécution, Robert Badinter, Le Livre de Poche, 1973.

Tout condamné à mort aura la tête tranchée, Jean-Marc Théolleyre, Ed.Tema, 1977.

Les Monstres, Roger Grenier, Ed.Gallimard, 1953.

Archives de Paris, J.Borgé et N.Viasnoff, Ed.Michèle Trinckvel, 1993.

Les Grands Procès, sous la direction de Nadeije Laneyrie-Dagen, Ed.France Loisirs, 1995.

Poisons et empoisonneurs célèbres, Roland Villeneuve, J'ai Lu, 1968.

La tête d'un homme, Georges Simenon, Ed.Pocket, 1976. (je sais, ca n'apporte rien, mais c'est un excellent roman)

L'Abolition, Robert Badinter, Le Livre de Poche, 2000.

Peines de mort, Martin Monestier, Le Livre de Poche, 1994.

De la haine à la vie, Philippe Maurice, FolioDocuments, 2001.

A History of the Guillotine, Alister Kershaw, Ed.Tandem Books, 1965.

Le pull-over rouge, Gilles Perrault, Le Livre de Poche, 1978.

Réflexions sur la peine capitale, Arthur Koestler et Albert Camus, Folio, 2002.

Lumière sur l'échafaud, A-M Lemonnier, Ed.Ouvrières, 1971.

Dans 5 heures, je verrai Jésus, Jacques Fesch, Ed.Fayard, 1989.

*Les Grands Crimes de l'Histoire 2, Pierre Bellemare et Jean-François Nahmias, Le livre de Poche, 1984.

Les dossiers extraordinaires 1 et 2, Pierre Bellemare et Jacques Antoine, J'ai Lu, 1976.

Un flic à la belle époque, Jean-Emile Néaumet, Ed.Albin Michel, 1998.



Collection à suivre....

Mince de massicot !

Il serait incongru de vouloir recenser chaque livre faisant référence à la guillotine, à une exécution capitale. Définitivement ancrée dans les idées comme un symbole de la Révolution Française, la Veuve est devenue une source d'inspiration courante pour les écrivains. Bien entendu, il s'agit ici de parler de fictions, pas de recueils historiques. Certains pourraient se baser sur des faits historiques, mais c'est en général issu des esprits féconds de nos romanciers...Il y a peu de livres, parlant de la Révolution, qui n'évoquent pas tôt où tard notre Rasoir National.

Difficile de débuter sans évoquer l'immense Victor Hugo, abolitionniste de la première heure. Il eut ce sentiment d'opposition à la Veuve, rappelons-le, à 18 ans, un jour de 1820 où il vit Louvel, assassin du Duc de Berry, mené à l'échafaud. Sa haine pour le meurtrier se mua en pitié pour le patient. Il écrivit par la suite un livre consacré entièrement à ce sujet : "Le Dernier Jour d'un Condamné". Rédigeant là un plaidoyer vibrant contre la mort légale, l'écrivain se met dans la peau d'un condamné, qui, reclus dans sa cellule de Bicêtre, passe les dernières heures de sa vie à se remémorer sa vie et les circonstances qui le mèneront ce soir-là à sa mort.
Hugo ne s'arrêta pas là, toutefois : il raconte, au dernier chapitre de "Quatre-Vingt-Treize", l'exécution d'un des deux personnages principaux. Il fut également l'auteur d'un livre, basé sur un vrai criminel, "Claude Gueux" (que je n'ai personnellement pas lu).

D'autres grands auteursont fait de même : tous ne partageaient pas ces idées profondément abolitionnistes, mais on retrouve deci delà la Veuve.

Henri Beyle, alias Stendhal, fait finir son héros Julien Sorel sous le couperet dans le roman "Le Rouge et le Noir". Il s'inspira pour cette histoire, lui aussi, de faits réels : en l'occurence, un certain Berthet, qui aima et fut aimé d'une femme plus riche que lui, et sur laquelle il tira après leur rupture. La victime, contrairement à Louise de Rénal, ne survécut pas du tout, et Berthet finit sur une place publique grenobloise un jour de 1828.

Honoré de Balzac rapporte l'affaire Tascheron dans "Le Curé de Village". Tascheron, qui tua pour voler, est un petit ouvrier que connaissait bien le curé, héros de ce roman. Attrapé, jugé, et tranché. Balzac se leva nombre de fois contre la guillotine, et pour raisons familiales : un de ses oncles, Louis Balssa, était passé sur l'échafaud à Albi en 1819. Balzac fut un ardent défenseur du notaire Peytel, qui était son ami, et, accusé du meurtre de sa femme et de son domestique, fut également exécuté.

Alexandre Dumas parle d'une "guillotine" dans "Le Comte de Monte-Cristo". Ce n'est pas vraiment notre Veuve, mais il s'agit plutôt d'un modéle amélioré de mannaia italienne. Edmond Dantès, accompagné par son servant et ami, assiste aux préparatifs d'une double exécution capitale dans le Nord de l'Italie. L'un des condamnés aura la tête tranchée par une "guillotine" à lame courbe, et l'autre subira la "mazzolata". Du verbe "amazzare", qui signifie tuer, ce supplice est assez affreux (le bourreau assène deux coups violents de masse sur les tempes du condamné pour éclater la cervelle, puis entaille la gorge du patient vant de la piétiner pour que le sang s'évacue plus vite des carotides tranchées). Seul le condamné à la "mazzolata" subira son sort, le futur etêté sera grâcié par les bons soins de Monte-Cristo...

Dans les années 30, autour de la prison de la Santé, règne l'ombre d'un colosse engoncé dans un manteau, fumant une pipe. Vous reconnaissez sûrement la silhouette du commissaire Jules Maigret, qui résolut tant d'affaires sous la plume du grand Georges Simenon. Dans "La tête d'un homme", il s'oppose à ses supérieurs hiérarchiques en organisant un complot pour faire libérer un homme condamné à mort pour un double assassinat, peu de temps avant son exécution. La fuite de cet homme, que Maigret croit innocent, menera, à pas lents et tortueux,la police vers le véritable coupable, un jeune Tchèque, fou de haine envers l'humanité. Après avoir résolu l'enquête, Maigret se rendra, un matin de janvier, boulevard Arago, assister à la décapitation du machiavélique tueur, à la demande de celui-ci...

Mon regretté Fréderic Dard, qu'on peut considérer comme un des auteurs les plus prolifiques de ce siècle, surtout grâce à la série des livres du Commissaire San-Antonio, parle de temps en temps (du moins jusqu'à 1981) de la guillotine. Il lui arrive de faire la remarque à certain petit bandit, qui s'est fait tatouer avec malice le celèbre "A découper suivant le pointillé" sur la nuque, que cela sera fort utile à Desfourneaux quand il passera sur la bascule à Charlot. Mais surtout, il suit une idée similaire à celle de Maigret, 25 ans après, en tentant, à la veille du matin blême, de sauver un innocent de la guillotine ! Le roman, intitulé "Tout le plaisir est pour moi", n'est pas le meilleur des San-A, mais il est vraiment bon... Avis aux amateurs !

Souvestre et Allain ont créé au début du siècle dernier un des personnages de criminels les plus séduisants et mauvais qu'il puisse exister. Il s'agit de Gurn, alias Fantômas. Arrêté par le commissaire Juve après la tragique affaire Beltham, Gurn passe plusieurs mois dans le quartier des condamnés à mort de la Santé : mais, même en cellule, son esprit diabolique engendrera une affreuse machination. Un acteur tombera dans un guet-apens, organisé avec la maîtresse de Fantômas. Grimé comme Gurn, à moitié étourdi par un narcotique, il essayera, comme dans un cauchemar, de dire qu'il n'est pas celui qu'on croit, mais ce sera bien son sang, et non celui de Fantômas, qui giclera sur le pavé du boulevard Arago...

Steeman, dans "Le condamné meurt à 5 heures", raconte l'histoire de Lazare, un présumé assassin, qui, lui, ne se relèvera pas du tombeau...

Maurice Périsset, auteur de beaucoup de livres sur les affaires criminelles, écrivit "Le banc des Veuves". L'affaire, qui, malgré les dénégations de Périsset, rappelle beaucoup l'affire Ranucci, débute par un résumé des derniers jours de Sébastien Thamois, 19 ans, exécuté pour le meurtre d'une petite fille à Montpellier. Sa mère, Hélène, six ans après la conclusion terrible de cette affaire, se met sur la piste des véritables coupables, deux frères, connaissances de Sébastien. Hélas, cela ne lui rendra pas son fils...

La guillotine dans l'imaginaire

Non contents d'employer régulièrement le sujet d'affaires criminelles authentiques dans la littérature et au cinéma, plusieurs histoires inventent des procès réalistes qui finissent sur l'échafaud.

Date Lieu Nom A Savoir Condamnation Extrait de...
12 mars 1897 Digne Trois bosniaques Ouvriers agricoles dont on retrouva les traces de pas dans l'auberge Monge, non loin de Forcalquier, où la famille entière (le grand-père, le père, la mère et deux garçonnets) avaient été retrouvés massacrés. Seul le petit Séraphin, 3 mois, fut retrouvé indemne dans son berceau. Il s'avéra plus tard qu'ils étaient innocents. décembre 1896 "La maison assassinée", roman de Pierre Magnan
1902 Bellerocaille-en-Rouergue (Aveyron) Thomas Lerecoux, Guez, Riflette et un quatrième Membres de la bande des "chauffeurs de l'Aveyron". Plusieurs meurtres à leur actif, dont celui du fils aîné du bourreau de Bellerocaille ainsi que l'épouse et l'un des fils du couple. Septembre 1901 "Dieu et nous seuls pouvons", roman de Michel Folco
16 octobre 1912 Paris Martine Goudut Etouffa son père en s'asseyant sur son visage. 16 août 1912 "Dieu et nous seuls pouvons", roman de Michel Folco
08 août 1924 Haguenau (Bas-Rhin) Valentina Lombardi "La tueuse d'officiers". Prostituée qui assassina quatre officiers de l'armée qui laissèrent mourir son amant et proxénète Ange Bassignano au front. "Un long dimanche de fiançailles", roman de Sébastien Japrisot, adapté au cinéma, réalisé par Jean-Pierre Jeunet.
janvier 1932 Paris Radek Etudiant, tuberculeux, commit un double meurtre à Monfort-l'Amaury sur les personnes d'une vieille et riche américaine. Il laissa accuser un nommé Joseph Heurtin, qui fut condamné à mort mais sauvé grâce à une enquête supplémentaire de la police. "La tête d'un homme", roman de Georges Simenon, adapté plusieurs fois à l'écran.
1952 Paris Albert Dutoit Médecin, empoisonna sa femme "Nous sommes tous des assassins", film d'André Cayatte
1952 Paris Marcel Bauchet Tua sa fillette de 4 ans à coups de tisonnier car ses pleurs l'empêchaient de dormir. "Nous sommes tous des assassins", film d'André Cayatte
1952 Paris Gilbert "Gino" Bollini Abattit "Pierrot-le-Corse" dans une affaire de vendetta. "Nous sommes tous des assassins", film d'André Cayatte
octobre 1967 Paris François Toledo Etrangla trois prostituées (deux à Paris, une à Nîmes) parce qu'il avait été victime d'impuissance en leur compagnie. 1967 "La vie, l'amour, la mort", film de Claude Lelouch
1973 Montpellier Gino Strabliggi Ancien braqueur de banques, bénéficiant d'une liberté conditionnelle, étrangla un inspecteur de police qui ne croyait pas en sa réinsertion et le harcelait régulièrement. 1973 "Deux hommes dans la ville", film de José Giovanni
1978 Montpellier Sébastien Thamois Kidnappa une fillette et la poignarda. Etait innocent de ce crime, commis par le frère d'un de ses amis. 1978 "Le banc des veuves", roman de Maurice Périsset


"DIEU ET NOUS SEULS POUVONS"

Résumé :

En 1663, dans l'Aveyron, un moine découvre devant son abbaye un nourrisson abandonné, à qui on a arraché le nez. Adopté par une nourrice et son mari, baptisé Justinien Trouvé, l'enfant grandit paisiblement jusqu'à l'âge d'homme, où lui arrive les pires des mésaventures. Après avoir été volé par des saltimbanques, il provoque un pugilat quand il les retrouve, et il est condamné à 20 ans de galères. Mais Beaulouis, son geôlier, conscient qu'il a là un prisonnier de valeur, retarde par tous les moyens son départ aux travaux forcés, jusqu'à lui trouver un poste exceptionnel de bourreau. Justinien s'acquitte si bien de la tâche de rouer vif, qu'un fonctionnaire antipathique déchire la grâce obtenue, obligeant Justinien à conserver son poste de bourreau, sous le nom de Pibrac...

Près de deux siècles et demi après, l'ancien exécuteur Hippolyte Pibrac, septième du nom, voit son fils cadet et sa famille assassinés. Le petit-fils rescapé, Saturnin, sera son seul espoir, le seul à qui il puisse transmettre la "Tradition" ancestrale . Et le vieil homme le formera au dur métier de bourreau, envers et contre tous, même envers le reste de la famille... La création d'un musée de la peine capitale, sa participation à l'exécution des meurtriers de son fils feront jaser, et c'est sur un son de tocsin annonçant la mobilisation générale que le livre s'achève...

Guillotine

Une imagination galopante

Avis aux amateurs : ne cherchez pas Bellerocaille en Aveyron sur la carte de France, vous n'obtiendriez que le néant. Cette ville, ainsi que la pittoresque dynastie des exécuteurs des hautes oeuvres Pibrac, sortent de l'esprit extraordinairement fertile de Michel Folco. Cet ancien parachutiste, journaliste, a écrit ce roman en 1991. On voit néanmoins dans son ouvrage, ainsi que les deux suivants "Un loup est un loup" (1995) et "En avant comme avant!" (2001) une recherche, minutieuse et appliquée, sur des faits historiques tout ce qu'il y a d'authentique. La vie de cette époque y est décrite avec une rare précision, et l'esprit du lecteur n'a que deux pas à faire pour se retrouver dans le cachot, ou bien témoin de l'ignoble mise à mort de Pierre Galine, chef-coq et meurtrier, sur un échafaud écrasé de soleil. Je puis faire la liste de quelques erreurs, bien qu'elles soient minimes et infiniment pardonnables.

En 1902, par exemple, il n'y eut aucune exécution : l'affaire du capitaine Thomas Lerecoux s'inspire des chauffeurs d'Hazebrouck, ou bien des chauffeurs de la Drôme, qui donnèrent lieu à une quadruple et une triple exécution en 1909. La guillotine a quitté la Folie-Régnault dès 1910, après la mort de l'anarchiste Liaboeuf. L'arrivée de Saturnin à Paris se déroulant en automne 1913, on peut se demander pourquoi on parle du futur procès de la Bande à Bonnot, dont les membres furent exécutés en avril, la même année. Anatole Deibler n'exécuta jamais une Martine Goudut, même pas en tant qu'adjoint. Seuls son père, en 1887, et son successeur Desfourneaux, eurent à guillotiner des femmes. Et s'il existe un musée de la peine de mort tel l'oustal Pibrac, qu'on me le dise, je me ferai une joie de m'y rendre.

Par contre, les caractères des gens qui composent le microcosme autour de Deibler sont parfaits : Anatole lui-même et sa passion pour les cirques et les voitures, Rosalie Rogis et son avarice, Louis Rogis et sa jovialité excessive, Desfourneaux et sa méfiance. J'ignore par contre s'il y eut un aide prenommé Yvon. De plus, il n'est pas exagéré de dire qu'au 20ème siècle, le bourreau faisait encore peur. Les vieillards qui se signent sur le passage d'Hippolyte Pibrac ne sont pas des faits erronés. Il est possible, toutefois, qu'il y eut une famille similaire dans un coin de France. Certainement moins interéssants.. Selon les lectures du mois d'octobre 1998, les quatre lecteurs ont adoré : voir http://www.citeweb.net/guidelecture/pouvons.html

En 1993, Christian Fechner, le producteur, rélisa le film "Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu". Ce ne fut pas un grand succès : le film était long, et l'époque des reconstitutions historiques n'était plus. J'eus l'occasion de voir ce film chez moi, durant ma première année d'études, et je me régalai d'un divertissement fort agréable. La fin, legèrement tronquée, me fit un peu tiquer, néanmoins (sans jeu de mot sur Justinien). Au printemps 2001, dans un magazine de cinéma qui parlait du film "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", un chef d'oeuvre à mes yeux, que je découvris l'existence de Michel Folco. Ce dernier, en effet, avait été l'inspirateur du hobby de Nino Quincampoix, à savoir la récupération de photomaton ratés, car le pratiquant lui-même. Je sus donc qu'il était l'auteur du roman "Dieu et nous seuls pouvons", qui avait été adapté au cinéma par Fechner. J'achetai le jour même un exemplaire du roman dans une grande librairie, et le lus dans la journée, captivé (je fis de même, quelques mois après, avec les deux autres opus).

Une histoire de bourreaux, pensez-vous, quel délice !

Je prêtai mon exemplaire à mon oncle, qui le trouva fort bon. J'en lus plusieurs extraits à ma mère durant un long voyage en voiture, elle m'a dit ne pas s'être ennuyée. Le plaisir qui découle d'un livre en fait un bon ou un mauvais ouvrage. Selon moi, celui-ci est un excellent ouvrage populaire, et je tiens à en faire la publicité.



Pour lire un excellent (et drôle, cela va de soi) commentaire de ce livre, rendez-vous sur les pages de "La Plume ou l'Enclume" ! Maître Yodup (le cousin de Yoda) possède un site qui veut la peine d'être visité !