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RHÔNE-ALPES

Prisons départementales du Rhône



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Rhône (69) Vue satellite

La prison St-Paul













Lyon Maison d'arrêt Saint-Paul 33, Cours Suchet 1830-2009 267 places, 115 surveillants (1962) Jumelée avec la maison de correction Saint-Joseph. Lyon, troisième ville de France, se distingue comme Paris et Marseille par son grand nombre d'affaires criminelles. Aussi, la Veuve vint souvent à deux pas de l'entrée de la prison Saint-Joseph, cours Suchet (sur votre gauche, sur la photo satellite). Les prisons jumelles (bien que d'architecture différentes), séparées par une rue, furent ouvertes en 1880, situées dans le quartier de Perrache. En 1883, Gonnachon y fut le premier guillotiné. En 1894, Busseuil, puis Caserio, l'assassin du président Carnot, y perdirent la tête. Deux jeunes apaches en 1900, puis des exécutions simples en 1917, 1918, 1919, 1926 et enfin 1939. Le 24 janvier de cette année-là, Anatole Deibler, sans le savoir, guillotinait son dernier condamné. La veuve ne devait pas cesser de chômer dans cette ville (en 1943, 1944, 1950). En 1958, Guyenot fut le dernier exécuté dans l'enceinte de la prison Saint-Paul. Les prisons sont actuellement en cours de fermeture définitive. 344 prisonniers pouvaient y co-habiter (en réalité, en 2003, ce chiffre dépassait les 870...)
Rhône (69) Lyon Maison d'arrêt Saint-Joseph 12, quai Perrache 1830-2009 270 places, 58 surveillants (1962) Aucune exécution
Rhône (69) Le fort Montluc

Le fort Montluc

Le fort Montluc
Lyon Prison Militaire Montluc 4, rue Jeanne Hachette 1921-2009 116 places, 41 surveillants (1962) 24 places, souvent 60 détenus. En 1958, les tribunaux militaires commencent à juger et à condamner à mort les membres du FLN responsables d'actes terroristes et de meurtres. Ces condamnés sont incarcérés dans la prison militaire de Montluc, ouverte en 1920, et restée tristement célèbre pour avoir été le siège de la Gestapo de Klaus Barbie sous l'Occupation. Pendant cette époque, et également après la Libération, on y emprisonna les condamnés à mort politiques avant de les mener au poteau d'exécution. En 1960, la guillotine revient à Lyon pour deux condamnés du FLN, Aït et Charchari. Ils seront près d'une dizaine, cette année-là, à être guillotinés dans l'enceinte du fort Montluc. Décision est prise de procéder à toutes les exécutions capitales dans l'enceinte de cette prison, plus éloignée des habitations (malgré quelques HLM non loin de là), et donc moins accessible à des regards indiscrets. Dans les années 80, après l'abolition de la peine de mort, la prison fut sous les feux de l'actualité quand on y emprisonna Klaus Barbie avant, pendant et après son jugement (il y mourut en 1990). Désormais, elle est vouée à l'emprisonnement des femmes (capacité : 24 places, détenues...64 en juillet 2003) Devenue prison pour femmes avant sa désaffection en février 2009, sert de lieu d'entraînement pour la police. Seize exécutions en 1958, 1959, 1960, 1961, 1964 et 1966.
Rhône (69) Villefranche-sur-Saône Maison d'arrêt et de justice Rue de la République -1926 Construite entre Palais de justice et gendarmerie. Aucune exécution