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MIDI-PYRÉNÉES

Prisons départementales des Hautes-Pyrénées



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Hautes-Pyrénées (65)



Bagnères-de-Bigorre Maison d'arrêt Allées Jean Jaurès 186.-1926 Les prisons de la ville, situées jusque dans les années dans la tour de Mahourat - démolie en 1865 - furent construites à côté du nouveau tribunal, faisant face à l'Adour. Le bâtiment, désormais détruit, a laissé place à des bâtiments commerciaux. Le tribunal, toujours présent, a fermé ses portes en 2005. Aucune exécution
Hautes-Pyrénées (65)

Lourdes Maison d'arrêt 48-50, rue de Bagnères 1846-1926 Jusqu'en 1821, c'était dans un affreux cachot de 16 m², rue des Petits Fossés, qu'on incarcérait les détenus de Lourdes : cette année-là, on délégua à cet effet l'une des tours des remparts de la ville, la tour du Baous, à l'angle de la rue de la Grotte et de la rue des Pyrénées (faisant face à l'hôtel du Rocher). A nouveau pour raison d'insalubrité, la tour est désaffectée sous Louis-Philippe et ses locataires transférés rue de Bagnères, quelque peu isolée du centre-ville, dans une prison cellulaire (?) en forme de T bâtie au centre d'un terrain carré. Les anciennes prisons verront leur destin bousculé : le cachot servit dès 1856 d'hébergement de fortune à une famille indigente, les Soubirous... En 1858, l'Apparition de la Vierge Marie à la jeune Bernadette fera de cette gêole un lieu de pélerinage... au détriment de la tour du Baous, détruite pour faciliter le passage aux véhicules de plus en plus nombreux dans la ville.
Les nouvelles prisons, après moins d'un siècle de service, finiront désertées à leur tour. Servant pendant quelques années de caves à vins, les bâtiments seront en grande partie détruits durant les années 1980 pour y construire une résidence, "Le Clair Soleil"... cependant, une partie ancienne subsiste dans la cour arrière, à l'abri des regards des passants mais pas des occupants de la résidence.

Merci à la page Les Esprits Libres pour leurs photos introuvables !
Aucune exécution
Hautes-Pyrénées (65) L'ancien château comtal de Tarbes Tarbes Château des Comtes de Bigotte Rue du Bourg Vieux (rue du Brauhauban) XVIe siècle-1889 L'ancien donjon comtal fut un mal aimé. Sans qu'on ne puisse vraiment en expliquer la cause, les Comtes préférèrent faire d'autres lieux leurs résidences privilégiées ; pendant le siège de 1370, les Tarbais se réfugient en masse dans le palais épiscopal. On attribua plus tôt que tard des fonctions carcérales au lieu (une chronique de 1614 parle déjà des sessions judiciaires qui y sont tenues par la sénéchaussée, qui y enferme aussi les justiciables. Le donjon, haut de 16 mètres, s'y prêtait assez bien. Cependant, à la fin du XIXe siècle, l'état déplorable de la bâtisse - une partie des lieux sont considérés comme inutilisables en l'état depuis... les années 1500 - et la surpopulation - des cellules pour sept accueillent douze détenus, l'atelier, qui devrait servir à vingt ouvriers au pire, est quotidiennement peuplé par trente-cinq prisonniers - incite les autorités à la construction d'une maison d'arrêt flambant neuve. La désaffection du château sonnait le glas de son existence : malgré l'intervention de la Société académique, aucun plan de sauvegarde ne fut agréé - peut-être voulait-on enfin se débarrasser d'un symbole d'un passé aristocratique révolu ? -, et à compter de mars 1899, le castel tomba sous les coups de M.Bédaumine, marbrier à Aureilhan, qui récupéra les pierres les meilleures pour construire sa propre villa. Durant la démolition, le 25 avril, une muraille s'effondra, tuant deux ouvriers. L'espace ainsi formé servit à construire une mairie neuve donnant sur une belle place (place Jean-Jaurès). De nos jours, une plaque rappelle aux piétons l'histoire du lieu.. Aucune exécution
Hautes-Pyrénées (65) La prison de Tarbes, vue aérienne

La prison de Tarbes, mars 2003

Une autre vue de la maison d'arrêt de Tarbes

Une autre vue de la maison d'arrêt de Tarbes

La prison en cours de construction, le 06 septembre 1887, par Alfred-Nicolas Normand
Tarbes Maison d'arrêt, de justice et de correction 17, rue Eugène-Ténot En service depuis 1889 (ou 1896 ?) 62 places (1962) La maison d'arrêt de Tarbes ressemble beaucoup à sa "soeur" de Montauban, construite à la même époque : en forme de Y, avec une rotonde, sur trois niveaux. Un peu éloignée du palais de justice, elle n'en reste pas moins une prison de centre-ville. Comme toutes les prisons départementales, elle servit durant la guerre à enfermer et torturer des patriotes. Ayant très rarement à recevoir des condamnés à mort, elle verra cependant en 1948 les bourreaux à pied d'oeuvre par deux fois pour conclure l'affaire de la tuerie de Créchets. Trois exécutions en 1948.