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PAYS DE LA LOIRE

Prisons départementales du Maine-et-Loire



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Maine-et-Loire (49)



Angers Maison d'arrêt, de justice et de correction du Pré-Pigeon 1, place Olivier Giran / Rue Bardoul En service depuis 1856 234 places (1962)

245 places (2015).
La prison d'Angers est construite à compter de 1852 sur les plans de l'architecte Lachèse, suivant les idées panoptiques, pour remplacer l'ancien château. En forme de croix, avec une rotonde centrale, et au système d'encellulement individuel, la prison est mise en service après quatre années de travaux. Durant la seconde guerre mondiale, comme beaucoup d'autres établissements pénitentiaires, on y incarcère un grand nombre de résistants, qui sont soit fusillés soit déportés. Dans le chemin de ronde, à la Libération, on procéda à des exécutions de collaborateurs. On y adjoint en 2010 un centre de semi-liberté de 37 places, destiné à ne pas fonctionner trop longtemps, puisqu'en 2017, une nouvelle prison - environ 600 places - devrait ouvrir à Trélazé, et l'ancienne prison du Pré-Pigeon servir à des fins culturelles, mais non encore précisées. La démolition est impossible, car les bâtiments sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1997. Cinq exécutions en 1896, 1934, 1947 et 1949
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Baugé Maison d'arrêt Place Orgerie 1866-1926 Architecte : Rohard. Détruite en 1980, mais les murs ont été conservés en l'état, et les bâtiments sont le siège d'une entreprise. Aucune exécution
Maine-et-Loire (49) Cholet Maison d'arrêt Place du Mail (ex-place de la prison) 1865-1952 Son entrée faisant face à l'arrière du tribunal, la prison de Cholet était un petit bâtiment carré d'un étage, avec deux cours centrales et deux cours arrières, sur un terrain trapézoïdal de 2600 m2. Fermée en 1826, puis ré-ouverte en 1941, elle fut démolie pour laisser place à un parking. La seule trace de sa présence est ses soubassements qui dominent la rue de l'Hôpital en contrebas. Aucune exécution
Maine-et-Loire (49) Fontevraud Maison centrale de l'Abbaye Notre-Dame Place des Plantagenets 1814-1963 Abbaye fondée en 1101 par le moine Robert d'Arbrissel, elle accueille les dépouilles des rois d'Angleterre Henri II et Richard Coeur de Lion. Confisquée en 1790, pillée, elle reste sans occupant pendant 14 ans. En 1804, Napoléon 1er décide d'en faire une maison de détention. Albert Normand, ingénieur des Ponts et Chaussées, procède à un aménagement des lieux, sans modifier les bâtiments originaux - ceux-ci étant toujours en l'état, en 2015 - et réparant certains bâtiments en ruines. Recevant ses premiers détenus en 1812, elle est inaugurée le 03 août 1814. C'est alors l'une des plus grandes - sinon la plus grande - de France, puisque pouvant accueillir au moins 1000 détenus venant de dix-neuf départements proches. Un quartier y est réservé pour les femmes jusqu'en 1850 - elles sont alors envoyées à Rennes. Fontevraud ne tarde pas à avoir la réputation la plus rude des prisons de France - équivalent à Clairvaux, autre abbaye convertie à la même époque -. En 1853, la prison reçoit plus de 1800 détenus. Dès 1840, l'abbaye est classée monument historique. Fermée à tout nouvel occupant en 1963, une quarantaine de prisonniers y demeurent jusqu'en 1985, à qui on confie des travaux d'employés municipaux. Depuis 1975, l'endroit est devenu Centre culturel, lieu de nombreuses manifestations théâtrales ou musicales, et l'on peut visiter les anciens quartiers pénitentiaires. Aucune exécution
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Saumur Maison d'arrêt et de correction 4, rue Haute-Saint-Pierre (actuellement rue Fourrier) 1836-1926 Une trentaine de places A l'instar de sa soeur de Cholet, la prison de Saumur se situait directement derrière le palais de justice, lui-même installé dans la rue Montesquieu. Un an après la construction du tribunal, en 1832, on décide de construire la prison sur l'ancien couvent des Cordeliers pour pallier à la maison d'arrêt de la tour Grenetière, d'une incroyable saleté. L'espace étant réduit, la prison, bâtie en croix grecque, est plus haute (un rez-de-chaussée, deux étages). L'adjudication a lieu le 23 septembre 1833 et ouverte le 23 mars 1836. Le quotidien des occupants est bien meilleur par rapport à Grenetière, mais le maire n'est pas ravi, considérant qu'il aurait mieux fallu conserver des cachots sombres et durs pour des hommes dangereux. Après sa désaffection, les locaux servirent à la conserverie de légumes Devernay, mais la prison a été démolie depuis pour permettre la construction de bâtiments supplémentaires pour le palais de justice : seule une partie de la muraille est encore visible, rue Raspail.
Un lien sur l'histoire de la prison locale
Aucune exécution
Maine-et-Loire



Segré Maison d'arrêt 15, quai Lauingen 1825-1948 Voisine du tribunal, petite, sombre, composée au rez-de-chaussée d'un atelier et de la chapelle, d'un dortoir à l'étage, la prison de Segré resta en service jusqu'en 1926, mais fut ré-ouverte en 1942 afin d'y enfermer des détenues, jusqu'alors détenues à Caen ou à Rennes pour des délits mineurs - vols ou escroqueries alimentaires. Celles qui y séjournèrent s'accordent à reconnaître la prison humide et insalubre . Après être devenu lieu d'hébergement temporaire pour victimes de bombardements en 1948, on en fait des logements sociaux, ce jusqu'en juillet 1973, quand elle est rasée, ainsi que l'ancien tribunal. Sur le parking qui l'a remplacée, on voit encore un reste des murs. Aucune exécution