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MIDI-PYRÉNÉES

Prisons départementales de l'Aveyron



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Aveyron (12)

Espalion Maison d'arrêt Place Pierre Frontin 1844-1933 Avec ses travaux commencés en 1838, la maison d'arrêt d'Espalion devint l'une des premières prisons cellulaires de France. Voisine du palais de justice, situé place Saint-Georges (la mairie occupant le rez-de-chaussée du bâtiment, avant la fermeture du tribunal vers 2007), la prison, suivant les plans de style néo-classique de l'architecte Etienne Boissonnade, était "confortable" et sûre, composée de deux ailes, destinées à séparer les détenus (à droite) des détenues (à gauche), chacune d'elles équipées de cellules individuelles chauffées, et reliées par une tour formant "rotonde" de surveillance et servant de chapelle le dimanche. En activité un peu moins d'un siècle, son histoire et son architecture lui permirent de ne pas finir sous les coups de masse et les bulldozers. Louée pendant plusieurs années à un ferrailleur qui y stockait ses marchandises, elle fut renovée, bellement restaurée, débarrassée de son mur d'enceinte - mais pas du portail monumental - pour finalement accueillir, à compter de 1978, l'antenne locale du musée du Rouergue, les cellules du premier étage servant de bibliothèque de recherche sur les traditions languedociennes. Aucune exécution
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Millau Maison d'arrêt Avenue de la Gare (actuelle avenue Alfred Merle) 1825-1926 Construite pour remplacer la prison de la Tour Carrée, jugée trop vétuste, la nouvelle prison - à l'angle bas gauche sur la photo - précède de douze ans la fondation du palais de justice, construit boulevard de l'Ayrolle, 400 mètres au Sud. En guise d'entrée, une poterne de style médiéval, empiétant sur le trottoir, permettant d'accéder à une bâtisse formée de deux ailes parallèles à l'avenue. Après sa fermeture, elle servit à divers emplois pendant près d'un demi-siècle, avant d'être... la crèche municipale. Démolie en novembre 1973, au grand soulagement des riverains qui n'appréciaient guère son allure sévère et délabrée, la prison a cédé la place à l'actuel hôtel des postes. Aucune exécution
Aveyron (12) Rodez Prison des Capucins Rue Combarel 1792-2013 97 places, 11 surveillants (1962) L'ancien couvent des Capucins, construit au début du XVIIe siècle, avait comme toutes les abbayes connu la fin de son existence religieuse sous la Révolution, devenant, toujours à l'instar de nombre d'entre elles, un lieu d'enfermement : cependant, il est difficile de trouver en France existence pénitentiaire plus longue que la prison de Rodez, en service plus de deux siècles (seule la prison de Chartres a connu une telle longévité). Comme tout bâtiment non prévu pour servir de prison, il sera rapidement sujet à une vétusté inquiétante, sans pour autant être desaffecté au profit d'une prison moderne et réelle... Si la prison accueillera jusqu'en 1949 des condamnés à mort, elle ne sera le théâtre d'une exécution qu'une seule fois, en 1936 - la précédente mise à mort, en 1910, avait eu lieu non loin de là, devant le palais de justice. Reconnue comme inapte à offrir les conditions d'incarcération souhaitées par le gouvernement, sa fermeture est validée au cours de la première décennie du XXIe siècle. Les détenus sont transférés le 25 juin 2013 à la nouvelle prison située sur la commune de Druelle. Le mur d'enceinte est démoli en avril 2016 ; à l'hiver 2017, destruction et restauration se poursuivent de concert afin de permettre l'édification de logements, d'une maison de retraite et probablement d'un square dans les années à venir. Une exécution en 1936
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Saint-Affrique Maison d'arrêt 10, boulevard de Verdun 1835-1926 L'édification de la prison de Saint-Affrique remonte à une décision prise sous Louis XVIII, à savoir la rénovation de la maison commune, dont six pièces étaient depuis la Révolution réservées à l'enfermement des délinquants et des criminels locaux. Si le nouveau tribunal et la nouvelle mairie devront attendre le Second Empire (respectivement en 1854 et 1861) pour sortir de terre, la nouvelle maison d'arrêt, elle, voit le jour sous le règne de Louis-Philippe, en périphérie de la ville. Dix-neuf ans plus tard, le nouveau palais de justice est construit à l'est de la prison, les deux bâtisses n'étant séparées que par une rue (pas encore baptisée boulevard Aristide-Briand). Il ne fait pas bon y être gardien : le 26 décembre 1887, quatre repris de justice lors d'une tentative d'évasion ligotent et bâillonnent l'épouse du surveillant, et tentent d'étrangler ce dernier avec un fil de fer. Le 02 octobre 1920, la cour d'assises condamne à perpétuité Pierre Sigal, 22 ans, auteur d'un assassinat à la Sabaterie et qui, incarcéré à Saint-Affrique, avait tenté de tuer le gardien-chef ! Dix ans après sa fermeture, en 1936, on profite de son emplacement devenu central pour y installer une auberge de jeunesse, en allant jusqu'à installer cours de tennis et piscine dans les anciennes cours de promenade ! La guerre met un temps fin à ce rôle de ludothèque, mais dès la Libération, les jeunes gens reviennent prendre leurs quartiers dans la vieille prison. Finalement, au début des années 50, la commune rachète les lieux pour en faire le siège des ateliers municipaux, ainsi que la caserne d'habitation des pompiers. Finissant par se rendre à l'évidence, la municipalité décide finalement de la démolition partielle de la prison afin d'agrandir le centre de secours, mais également permettre la construction d'un HLM de sept étages (visible au premier plan à droite sur la première photo). (Informations tirées du site Maison de la mémoire. Aucune exécution
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Villefranche-de-Rouergue Maison d'arrêt 10, quai du Temple -1926 Surnommée "Hôtel des Platanes", la prison de Villefranche, contrairement à beaucoup de prisons construites au XIXe siècle, n'est pas en voisinage direct avec le palais de justice : les deux bâtiments judiciaires restent à distance raisonnable (environ 300 mètres), mais chacun sur une rive opposée de l'Aveyron, la prison faisant vis-à-vis avec le théâtre municipal sur l'autre berge. Desaffectée comme toutes les petites prisons de sous-préfecture, elle sera à nouveau en activité durant la Seconde guerre mondiale, avec le statut de prison militaire, lieu d'enfermement mais principalement de transit pour des détenus politiques et des maquisards. Après sa fermeture définitive, elle devient dans les années 60 maison des syndicats locaux, avant d'être démolie dans les années 1970 pour y construire la nouvelle sous-préfecture. Seule une partie du mur d'enceinte reste encore visible de nos jours. Aucune exécution