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MIDI-PYRÉNÉES

Prisons départementales de l'Ariège



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Ariège (09) Le château de Foix

Château de Foix
Foix Château des comtes de Foix - Maison d'arrêt, de justice et de correction Place du Palais de justice XVIIIe siècle-1864. ? Dominant la ville depuis un petit plateau rocheux, idéal pour observer les arrivées d'éventuels ennemis, le château de Foix a des origines millénaires - on estime que le premier château y fut construit entre 950 et 1000. Passant de mains en mains durant la guerre des Albigeois, il finit par être délaissé à la fin du Moyen Âge, au profit de la ville d'Orthez, siège désormais commun à la vicomté du Béarn et au comté de Foix. Servant de bastion et de caserne, il aurait pu être rasé sous l'ordre de Richelieu, mais par "chance", on lui trouve une valeur lors d'une nouvelle guerre contre l'Espagne éclatant en 1635. On commence alors à s'en servir de prison - on avait déjà, jadis, un cachot dans le château, mais rien de plus. Prison départementale à partir de la Révolution, le château est équipé de grilles et de portes renforcées, et "agrandi" de bâtiments consacrés à l'administration pénitentiaire. Prison aux conditions de vie déplorables, en proie à la surpopulation (près de deux cents détenus en 1859), sans possibilité de séparer prévenus, condamnés, petits voleurs et grands assassins, son état finit par préoccuper la ville. En 1864, une prison neuve est construite en contrebas de la ville, et seuls restent les occupants du dépôt de mendicité... Classé à compter de 1840, on se résoud à reconnaître son importance historique à la fin des années 1800, et après une restauration, en 1930, on y installe le musée départemental. Outre l'histoire de la région à partir du Néolithique, certaines parties pénitentiaires, riches en graffiti de détenus, restent accessibles aux visiteurs. Aucune exécution
Ariège (09) La maison d'arrêt de Foix

Prison de Foix, mai 2003
Foix Maison d'arrêt, de justice et de correction 26, avenue du Général de Gaulle En service depuis 1864. 47 places, 9 surveillants (1962) Très petite (44 détenus sont prévus à l'origine, chiffre monté à 66), elle accueille néanmoins plus de 80 personnes. Les condamnations à mort sont rares dans l'Ariège : la prison accueille un homme en 1898, une femme en 1912, un homme en 1920... Ce n'est qu'en 1928 que la guillotine vient se dresser devant la porte de la prison (il n'y avait pas eu d'exécution depuis 1866). Trois exécutions en 1928, 1948 et 1949.
Ariège (09) Pamiers

Pamiers Maison d'arrêt Rue du Collège 1777-1926 Depuis le règne de Louis XIV, la justice à Pamiers a toujours siégé au même endroit : sur l'ancien Trentat (maison commune), devenu siège du Présidial au XVIIe siècle. Dans le bâtiment, commencé en 1665 mais jamais achevé, se trouvaient tant salles d'audiences que cachots, on y jugeait en "appel" les cas relevant aussi bien de la justice seigneuriale, royale ou municipale, avant d'envoyer les accusés, le cas échéant, vers la cour suprême que représentait le Parlement de Toulouse. Après un siècle, sa taille trop réduite posant problème, le palais est détruit et reconstruit, les travaux prenant fin en 1777. A l'arrière du nouveau Palais de justice, une vraie prison (l'entrée se trouve sur le côté, au niveau de la voiture rouge sur la photo). Le palais de justice servit jusqu'en 2009. Aucune exécution
Ariège (09) Saint-Girons Maison d'arrêt Château des Vicomtes du Couseran - Rue Joseph Pujol -1926 C'est au cours du XIIe siècle, à la scission du Couserans et du Comminges, que les vicomtes du Couserans s'installent à Saint-Girons, dans un château, évidemment, sur les bords du Salat. Reconstruit entre le XVIe et le XVIIe siècle, assez bas, en bastion carré, avec une tour à chaque angle, à la Révolution, le château des ci-devant vicomtes accueille un collège pour quelques années, puis à la fois le tribunal d’instance et la prison locale. Les façades sont classées aux Monuments Historiques le 06 juin 1988. Le bâtiment accueille désormais la bibliothèque municipale Gaston Massat, et présente à ses visiteurs un magnifique cippe de marbre, datant du Ier siècle. Aucune exécution