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PICARDIE

Prisons départementales de l'Aisne



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Aisne (02)




Château-Thierry Centre pénitentiaire 54, avenue de Soissons En service depuis 1890 134 places (2015) La prison de Château-Thierry fut construite selon les plans de l'architecte Van Cléemputte en 1853, mais officiellement ouverte en 1890. Vers les années 1950, suite à la réforme Amor, on en fait un établissement spécial, réservé aux fortes têtes, souvent atteintes de troubles mentaux. Requalifiée en 1986 de "maison centrale sanitaire", elle devient "centre pénitentiaire" en 1994. On songea au début des années 2000 à la fermer définitivement, notamment en raison de la taille des cellules, 6m² au lieu des 7m² préconisés par le comité pour la prévention de la torture. Elle se scinde désormais en un quartier centre de détention (33 places) et un quartier maison centrale dédié à l'incarcération de détenus atteints de troubles psychologiques, ce qui concerne plus de 80% des occupants (101 places). Aucune exécution
Aisne (02)



Laon Maison d'arrêt 4, rue de la Congrégation 1831-1973 100 places, 18 surveillants (1962) Ancien couvent de la Congrégation Notre-Dame Saint-Ignace, servant de pensionnat de jeunes filles, le bâtiment fut construit entre 1624 et 1633. Les tragiques heures de la Révolution française entraînent la fermeture de l'école en 1790, pour servir de poste de garde, puis de salle de vote, mais dès 1792, on se sert des bâtiments vides pour enfermer les prêtres réfractaires. En 1808, on y installe pour la première fois des détenus civils, mais ce n'est qu'en 1831 que l'endroit devient officiellement "maison de justice et d'arrêt de Laon", suite aux travaux dirigés par l'architecte Ménard : murage des fenêtres et construction du mur d'enceinte sont notamment au programme des travaux, lesquels comptent aussi la construction d'une caserne de gendarmerie dans les anciens jardins. L'Occupation lui vaut également ses heures noires, comme le rappelle une plaque : «Le 19 avril 1944, en ce lieu fut fusillé un Résistant Cheminot, René SOVAUX, 20 ans, venu avec trois autres Cheminots délivrer un de leurs camarades condamné à mort, tous du Réseau FTPF de TERGNIER. Les trois autres Résistants furent transférés à la prison de la Santé à PARIS, jusqu’à la libération de la Capitale. Il s’agit de BEGUIN Henri, 20 ans, GOBEAU René, 19 ans, FAUQUET Pierre, 23 ans, tous Héros de la Résistance. Passants, ne les oubliez pas ».L'endroit, classé monument historique en 1926, demeure intouché pendant plus de trente ans après sa fermeture, avant d'être transformé en résidence de standing (43 appartements) par Philippe Tilliet dès 2001. Six exécutions en 1922, 1924, 1927, 1944, 1948 et 1952
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Saint-Quentin "Hôtel des quatre boules" Rue de Longueville 1841-1992 92 places, 21 surveillants (1962) Avec ses 145 cellules, ce bâtiment en Y de 3000 m² comptait trois niveaux. En 1996, pour une vente aux enchères annulée, sa mise à prix est de 450000 francs - moins du tiers du coût estimé pour sa démolition, 1500000 francs. Sept ans après sa fermeture, c'est dans ses couloirs qu'est tourné le film "La Taule", avec Olivier Martinez et Claude Brasseur. Démolie en 2001, on construit des résidences d'habitation à la place. Une plaque commémorative inaugurée en septembre 2010 rappelle qu'un nombre important de résistants y fut enfermé avant d'être déportés ou passés par les armes. Aucune exécution
Aisne (02)

Soissons Maison d'arrêt Angle de la rue Bara et de la Rue Richebourg 1859-1918 En 1857, les délibérations du conseil général évoquent la possibilité de fermer la prison de Soissons, petite et vétuste, afin de construire à sa place une nouvelle brigade de gendarmerie. Le même projet envisage de construire la nouvelle prison sur des terrains voisins. C'est chose faite dans les deux années qui suivent. Donnant sur la grand'place, c'est une petite maison d'arrêt formant angle. Elle sera détruite par les bombardements de la 1ere Guerre Mondiale. Aucune exécution
Aisne (02) Soissons Maison d'arrêt Rue Paul-Deviolaine 1933-1992 40 places (1962) Sur la photo, la prison apparaît en bas à droite, face au lycée - le bâtiment en forme de boomerang. Détruite à la fin des années 90. L'hôtel de police s'y dresse depuis janvier 2001, conservant pour fondations une partie du mur d'enceinte. Aucune exécution
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Vervins Maison d'arrêt Place Sohier 1836-1952 Si, sous l'Ancien Régime, Vervins disposait de trois prisons - celle de l'hôtel de ville, celle de la Tour des Fermes, où ne sont enfermés que les personnes coupables de fraudes financières, et une dernière, annexe, proche du Vieux-Château - l'idée de faire construire une nouvelle prison remonte à 1796. On songe, dans un premier temps, à renover le Château, mais celui-ci est tout sauf pratique pour servir de prison. En 1827, après décision de l'Intérieur, on choisit un emplacement vide, derrière le Vieux-château - servant à la fois de Collège et de Palais de Justice -, pour bâtir les nouvelles geôles sur les plans de l'architecte Simon Noury. Des aléas retardent les travaux, dont la mort de Noury, et ce n'est qu'en 1831, sous la houlette de l'entrepreneur Parmentier-Carlier et de l'architecte Ménard que l'édification commence. Le bâtiment, de facture néo-classique, connaît rapidement des améliorations, tels le rehaussement des murs en 1861. Détruite en 1963, elle a laissé place à une école. Aucune exécution