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RHONE-ALPES

Prisons départementales de l'Ain



Département Images Ville Nom Adresse Période Capacité Histoire du lieu Nombre d'exécutions
Ain (01)



Belley Maison d'arrêt Rue Jules Ferry 1840-1952 En 1832, une tentative d'évasion des anciennes prisons, situées au niveau de la Grande-Rue derrière le tribunal (l'actuel Office du Tourisme) incite la municipalité à reconstruire un bâtiment neuf pour accueillir palais de justice et maison d'arrêt. Pour 42.800 francs et 95 centimes, l'architecte Pollet et l'entrepreneur Morel dirigent les travaux à compter de 1838. En 1939, Belley figure dans la liste des établissements où les exécutions pourront avoir lieu, ce qui arrivera à deux reprises. Le 04 juin 1952, la petite maison d'arrêt ferme ses portes et ses occupants sont envoyés à Chambéry. Une partie des lieux accueille une école d'accordéon. Deux : 1950 et 1951 (accomplies dans la cour séparant le bâtiment principal du palais de justice, espace servant de parking sur la 3e photo)
Ain (01)






Bourg-en-Bresse Maison d'arrêt, de justice et de correction 6, rue du Palais 1818-2010 65 places, 15 surveillants (1962) A Bourg, l'histoire pénitentiaire se passe depuis au moins 1466 au même endroit, dans le château des Ducs de Savoie, qui accueille les premières cellules dans ses sous-sols. C'est en 1601, avec la création au sein du palais d'un tribunal présidial et d'un baillage, qu'une partie des lieux est réellement consacrée à l'incarcération des prisonniers, dans des bâtiments jouxtant le couvent des Clarisses. La configuration des lieux, tout sauf pratique, occasionne évasions et épidémies, et à compter de 1758, et ce à plusieurs reprises, des rapports sont rédigés pour évoquer la vétusté des bâtiments. En 1800, et pendant les seize années qui suivent, plusieurs projets sont étudiés pour rénover la prison sans pour autant toucher aux ancestrales murailles du palais des Ducs, mais en 1816, on se rend à l'évidence, et pour construire une maison d'arrêt digne de ce nom, il convient de tout raser, ce qui est fait en 1817. La nouvelle prison est terminée en janvier 1818. De taille réduite - 32 prisonniers -, voisine directe du palais de justice, elle servira près de deux siècles avant que ne soit ouvert le centre pénitentiaire de Bourg, situé au sud-est de la ville. En 2015, la presse informe que les bâtiments seront réhabilités en une résidence, 27 appartements d'une superficie allant de 50 à 205 m² terminés selon toute probabilité fin 2017. Deux : 1920 et 1928
Ain (01) Gex Maison d'arrêt 81, rue de Gex la Ville 1849-1926, 1942-1945 24 places Après près de deux cent cinquante ans à enfermer les prisonniers gessiens dans des cachots, installés dans les caves du tribunal, place de l'Appétit, Gex se dôte d'une prison résolument moderne. Les plans de l'architecte Meunier suivent en effet le modèle philadelphien, pratiquant l'enfermement individuel. Ce sera l'une des premières en France. Elle comprend 24 cellules, le rez-de-chaussée est dédié aux hommes, l'étage aux femmes. Les premiers prisonniers s'y installent en automne 1849. Le décret de septembre 1926 signe la fin de l'établissement, mais durant la Seconde Guerre Mondiale, la prison entre à nouveau en fonctions, servant notamment à l'enfermement de familles juives, comme beaucoup de prisons concernées par la loi de 1926... Fermée pour de bon en 1945, elle sert tour à tour d'entrepôt pour la voirie municipale, d'hôtel de fortune pour militaires, puis à compter de 1977, d'école de musique, avant de devenir en 2014 la bibliothèque municipale. Aucune exécution.
Ain (01) Nantua Maison d'arrêt 3, montée de l'Abbaye 1864-1953 27 places Suite à la décision de construire les nouveaux tribunal et prison, une maison d'arrêt cellulaire voit le jour à Nantua durant l'été 1840. Après huit années de travaux, l'établissement rencontre rapidement des inconvénients majeurs : humidité, défauts de construction, évasions répétées à cause de la hauteur ridicule des murs. On doit se résoudre à construire une nouvelle prison, qui sera achevée en 1864 : de taille réduite, elle répond cette fois à toutes les normes de salubrité. Le décret du 28 avril 1934 ferme les portes de la maison d'arrêt, mais l'endroit sert encore de maison de correction pendant près de vingt ans. Au début de la Seconde guerre mondiale, on y loge des réfugiés espagnols, puis elle est officiellment réouverte après le 25 juin 1942. La prison sera définitivement fermée en 1953. L'endroit sera conservé en l'état : le 12 août 1985 y est inauguré le musée d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura. Aucune exécution
Ain (01) Trévoux Maison d'arrêt 12, montée de Préonde 1881-1990 100 places, 15 surveillants (1962) Votée en 1853, la construction d'une maison d'arrêt à Trévoux sera périlleuse, faite d'expropriations et de matériel défectueux, ce afin de remplacer l'ancienne prison située près de la porte de Lyon, accolée à la cour d'honneur de la sous-préfecture. Il faudra presque trente ans avant que le projet n'aboutisse. La vieille prison, cédée en 1886 à la ville, sera démolie, et son terrain voué à la construction du nouvel hôtel de ville. Prison moderne, équipée de salles de bains, d'une infirmerie dernier cri, d'assez grande capacité - 100 places, et jusqu'à 150 détenus dit-on -, la maison d'arrêt rouge et blanche de Trévoux n'aurait accueilli ses premiers occupants qu'en 1898 (!). Elle est, dans un premier temps, fermée le 28 avril 1934. Ouverte à nouveau durant l'Occupation, le 25 juin 1942, elle est cédée à l'État le 31 août 1946, et continue à servir comme simple maison de correction jusqu'au 30 septembre 1990. Les derniers détenus, au nombre de 32, iront purger leur peine à la nouvelle prison de Villefranche-sur-Saône. Transformée depuis en résidence privée de logements locatifs, elle a été baptisée "Résidence Le Liberté"... Aucune exécution.